la croix
(1) Ce que Jésus a accompli sur la croix
« Il (Jésus) a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et subsistait contre nous, et il l’a éliminé en le clouant à la croix. Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant d’elles par la croix » (Colossiens 2. 14-15). Jésus-Christ a détruit la puissance du péché.
« Lui qui n’a point commis de péché et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude, lui qui injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement. Lui qui a porté nos péchés, lui-même, en son corps sur le bois, afin que nous vivions pour la justice, lui par les meurtrissures duquel vous avez été guérit. Car vous étiez des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le berger et le gardien de vos âmes » (1 Pierre 2. 22-25).
Sur la croix Jésus s’est fait malédiction pour nous, afin de nous en délivrer car il est écrit : « maudit celui qui est pendu au bois » (Galates 3 : 13).
Jésus-Christ était sans péché c’est-à-dire Saint et Juste, donc la malédiction n’avait pas de prise sur sa vie. Mais Dieu l’a fait devenir péché pour nous, en même temps, Il est pour nous devenu malédiction, pour nous en délivrer. Lui seul avait cette capacité. Cette délivrance de la malédiction que nous offre Jésus, nous en voyons un premier résultat avec l’un des brigands repentant. Celui-ci dit : « pour nous c'est justice, car nous recevons ce qu’on mérité nos crimes, mais celui ci (Jésus) n’a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit : en vérité tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23 : 41-43)
Image d’un tribunal :
Nous étions des accusés, assis sur le banc des accusés. Nous avions une dette envers Dieu, dont nous étions incapables de nous en libérer. En offrant sa vie, Jésus-Christ a payé pour nous et Il est devenu notre Avocat. Maintenant nous avons la possibilité de vivre en justifiés, par la grâce de Dieu, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est à dire que nous pouvons nous asseoir sur le banc des justifiés où se trouve Jésus, c'est-à-dire le banc des justes en Jésus. Maintenant que nous sommes justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par Jésus-Christ. Le prix est payé.
Avant d'être Avocat, Jésus s'est tenu sur le banc des accusés, en portant nos péchés. Il en a subi la sentence, c'est-à-dire la peine de mort. Toutefois à cause du fait que Jésus est Saint, n'a jamais péché ou connu le péché, la mort n'a pu le retenir dans le tombeau. Il en est ressorti vivant, ressuscité. Maintenant, le Père l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes. Nous pouvons dire, que maintenant, Jésus est assis sur le banc des justifiés. Il nous offre sa Justice et sa Sainteté, et il plaide pour nous en qualité d'Avocat.
Avant d'accepter Jésus comme notre Seigneur et notre Sauveur, nous nous tenions assis sur le banc des accusés. La Bible nous dit que la sentence que nous méritions et qui nous attendait, c'est la mort éternelle en Enfer. C'est-à-dire que nous étions condamnés à être séparés de Dieu éternellement. Par la repentance de nos péchés et par la foi en Jésus, Dieu nous accorde le pardon et il nous met au bénéfice de sa Justice acquise par Jésus, en nous déclarant juste par grâce.
Romains 3 : 24-25 : « Nous sommes gratuitement justifiés (ou déclarés justes) par la grâce, par le moyen de la rédemption ou du rachat qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné à être par son sang pour ceux qui couvraient victime expiatoire afin de montrer sa justice. Il montre aussi sa justice dans le temps présent de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. »
Éphésiens 2 : 8-9 : « Car, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient point de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personnes ne se glorifient ».
Lire aussi : (2) Deux possibilités s'offrent à nous
La Justice et l'Amour de Dieu à la croix
Nous êtres humains, savons-nous pourquoi Dieu notre Créateur a t-il bien voulu descendre du ciel en son Fils unique Jésus-Christ pour mourir pour nous à la croix, pour expier nos péchés, et pour ressusciter le troisième jour ? La réponse à cela c'est que Dieu est Juste, il ne tolère pas le péché, Il est Saint. Aussi, Dieu est Amour, Dieu veut nous sauver parce qu'Il nous aime d'un Amour parfait et parce qu'Il a un plan merveilleux pour notre vie, pour ta vie aussi. C'est pourquoi, la mort de Jésus-Christ à la croix était uniquement nécessaire que dans le sens suivant :
Si Dieu s'était préoccupé seulement de satisfaire sa Justice, Il nous aurait laissé mourir pour nos péchés. Cela aurait était juste parce que Dieu hait le péché mais son Amour pour nous l'a empêché de le faire.
D'autre part, si Dieu s'était laissé gouverner uniquement par son Amour, Il aurait fermé les yeux sur le péché pour toujours. Mais à cause de sa Justice, cela non plus n'était pas une option. Le péché devait être puni, devait être condamné.
C'est à la croix que ces deux attributs de Dieu se sont manifestés dans un parfait équilibre : l'Amour suprême a été manifesté et la Justice a été satisfaite. Dans la perspective de Dieu, la croix était nécessaire à cause de son Amour et de sa Justice.
Ce que Dieu a fait pour nous dépasse notre compréhension. Nous ne pouvons pas comprendre parfaitement comment le Dieu Créateur, tout en demeurant Dieu, a démontré une si grande compassion pour ses créatures rebelles. Oui Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, est devenu un être humain sans péché et a subi la mort sur la croix et est ressuscité. C'est incroyable. Les voies de Dieu sont au dessus de nos voies. Tout ce qu'on peut faire, c'est de croire que rien n'est impossible avec Dieu. On doit se soumettre à la Parole de Dieu et à sa volonté.
La croix de Jésus-Christ dans notre vie
Je suis crucifié avec Christ, et ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi, ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi (Galates 2 : 20)
Pour nos péchés, Jésus a été crucifié sur la croix au Calvaire, à Golgotha. Le sacrifice de Jésus-Christ à la croix de Golgotha est le plus beau cadeau que Dieu nous a offert. Vous en rendez-vous compte ! Dieu notre Père Céleste nous a offert son Fils unique en sacrifice afin que nous puissions avoir la vie éternelle (Jean 3 : 16), et tout cela par grâce car Dieu nous aime d'un parfait amour. Oui, Dieu nous a offert son Fils Jésus car Il veut que nous soyons tous sauvés et que nous vivions avec Lui pour l'éternité. Il fallait qu’une personne sainte, sans péché, paye pour tous les péchés des êtres humains, et Jésus-Christ est Celui que Dieu a choisi, et Il a obéit à son Père.
« En effet, comme par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul, beaucoup seront rendus justes. Or la loi est intervenue pour que la faute soit amplifiée, mais là où le péché s’est amplifié, la grâce a surabondé. De la sorte, comme le péché a régné avec la mort, ainsi la grâce règne par la justice, pour la vie éternelle par Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 5 : 19-21).
Beaucoup de ceux qui se disent chrétiens savent que Jésus-Christ est mort pour nos péchés, parce qu'on leur a enseigné cela dans les églises, mais combien s’approprient pour eux-mêmes ce parfait sacrifice de Jésus, pour leur propre vie ? Combien ont reçu la révélation de la croix et en connaissent vraiment la signification ?
Dieu veut que nous venions à Lui chaque jour pour une révélation fraîche de l'importance de la croix de Jésus. Cela est merveilleux, plus nous allons vers Lui, plus Dieu nous bénit de sa révélation par le Saint-Esprit. Nous devons chaque jour demander dans notre culte personnel, avec Jésus, qu’il nous révèle un peu plus de la valeur de son sacrifice par le Saint-Esprit. Cela est important. La révélation nous apportera l’amour et le feu pour toucher les personnes qui ne connaissent pas Jésus, Amen.
Rendons-nous compte que le Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est descendu de son Ciel de gloire, là où Il était avec Dieu son Père, pour venir dans ce monde et être maltraité, flagellé, humilié, et mourir pour nous sur une croix. Mais tout cela, Jésus l’a fait par obéissance à Dieu le Père, car c’est par grâce que Dieu nous a sauvés. Dieu nous aime et veut nous voir vivre libérés de la loi du péché de la mort.
Le puissant Amour de Jésus sur la croix
Au pied de la croix de Jésus, l'être humain est vu au naturel, jouant son rôle abominable, et cela dans les conditions sociales les plus variées : Juif ou étranger, barbare ou civilisé, pauvre ou riche, laïque ou religieux.
Pilate, le magistrat romain qui occupe le siège de l'autorité civile, responsable d'exercer la justice, condamne Jésus-Christ, Celui qu'il a reconnu “juste” (Luc 23. 4). Les hommes de loi et les prêtres du peuple juif (le clergé de l'époque) cherchent des témoignages mensongers contre Jésus, et la foule qui les entoure, d'accord avec eux, élève la voix contre Jésus-Christ, Celui qui ne leur a fait que du bien. Les simples passants l'injurient. Les disciples, qui avaient été si près de Lui, abandonnent lâchement Jésus leur Maître à l'heure du danger.
Au milieu de cette indignité humaine, écoutons Jésus prier : “Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font” (Luc 23. 34). Dans son “Amour éternel” (Jérémie 31. 3), Jésus invoque pour ses ennemis la circonstance atténuante de l'ignorance. Et pourtant, chacun n'a-t-il pas agi en connaissance de cause ? Oh, quelle noblesse et quelle dignité de la part de notre Sauveur !
Pendant trois heures, abandonné par Dieu son Père, suspendu à la croix dans d'indescriptibles souffrances, Jésus accepte, Lui, le Saint et le Pur, d'être identifié au péché pour nous, et de subir de la part de Dieu le châtiment que nous méritions, vous et moi.
C'est de cette manière que le Seigneur Jésus-Christ a manifesté son puissant Amour pour nous à la croix. C'est là que Jésus est mort pour chaque être humain, et trois jours après, Jésus ressuscita, prêt à sauver parfaitement quiconque qui croit et qui met sa confiance en Lui.
Nous êtres humains, Voulons-nous chacun accepter cet Amour merveilleux de Dieu, de Jésus Christ.
Nous savons que Jésus est mort cloué sur une croix, et c’est l’évènement le plus significatif de l’histoire humaine. Si la croix en dit beaucoup sur Dieu, elle confirme principalement son grand Amour pour l’humanité. La croix est la démonstration la plus éclatante et publique à la fois de la Justice et de l’Amour de Dieu. Son désir est de restaurer sa relation avec l’humanité qui a été brisée et détruite par la désobéissance et la rébellion humaines.
La vie et la mort de Jésus-Christ incarnent cet amour sacrificiel qui a culminé au sacrifice de Dieu sur la croix. En mourant à la croix pour toute l’humanité, Dieu a montré son grand Amour pour l’être humain. L’Amour divin qui se donne dans la personne de Jésus à la croix permet la restauration de la relation entre Dieu et l’humanité.
Or, Dieu en nous connaissant même mieux que nos proches, a décidé de nous aimer. Malgré notre rébellion, Dieu nous aime. En nous offrant son Fils Jésus-Christ pour qu'Il meure à la croix et qu'Il ressuscite, Dieu nous a tellement aimé alors que nous étions ses ennemis : "Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous". (Romains 5. 8). Quand nous n’étions pas aimables, ni dignes de recevoir tant d’attention, Jésus nous a pourtant aimés au point de mourir pour nous. Jésus a pris notre obscurité pour nous donner sa lumière.
L’amour de Dieu n’a pas toléré ce qui nous séparait de Dieu : notre péché. Le jugement qu’entraînait le péché, Christ s’en est chargé. Dieu a ainsi montré la grandeur et la profondeur de son amour. À la croix, nous faisons face à la vulnérabilité divine : L’Amour de Dieu, révélé à la croix, est don de soi et jugement du péché en même temps. Dieu nous a aimés quand nous n’étions pas aimables. Un si grand Amour ne peut que provoquer une chose en nous : la transformation de notre être à la ressemblance de Jésus, Fils de Dieu.
Notre sujet de fierté
"Qu'il ne m'arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre Seigneur Jésus, par laquelle le monde m'est crucifié, et moi au monde" (Galates 6. 14)
Chacun dans ce monde tire sa fierté de quelque chose, pour les uns, ce sera la réussite sociale, pour d'autres, les enfants, la voiture, la maison, les voyages... Et pour nous, enfants de Dieu, quel est notre sujet de fierté ? Pour l'apôtre Paul, c'était la croix du Seigneur Jésus-Christ. N'est-ce pas étonnant ? La croix n'est-elle pas plutôt quelque chose de honteux ? Pourquoi alors l'apôtre Paul en était-il fier au meilleur sens du terme, non pas pour se vanter, mais pour s'y attacher, le tenir pour un grand trésor ?
Parce que la mort de Jésus-Christ sur la croix et sa résurrection est le coeur du christianisme. A la croix a été réglée la question du péché, du mal, question qui hante l'esprit des êtres humains. A la croix, Dieu a montré son amour suprême (Romains 5 : 8). A la croix, Jésus a remporté la victoire sur toutes les forces du mal (Colossiens 2 : 15). Par la croix, Dieu met de côté notre ancienne vie centrée sur nous-même, dont les motifs ne sont que "le moi" sous une autre forme de vie qui est centrée que sur Dieu même, que sur Jésus même.
Alors peut s'exprimer la vie nouvelle que nous avons reçue par la foi en Jésus-Christ. Nous trouvons notre bonheur à aimer Dieu, à aimer notre prochain, et à accomplir le bien, la volonté de Dieu. La croix de Jésus-Christ le Messie est le secret de la vie pour les enfants de Dieu qui peut dire : "je ne vis plus, moi, mais c'est Jésus Christ qui vit en moi" (Galates 2 : 20). Nous suivons Celui qui, par Amour pour nous, a "enduré la croix" (Hébreux 12 : 2). Sa croix devient une ligne de démarcation, elle nous met du côté du Vainqueur : Jésus-Christ.
La croix et l'oeuvre de Jésus à la croix
IL est important de se réveiller certes mais ne pas se risquer de s’endormir de nouveau, alors il faut marcher selon le Saint-Esprit, dans la lumière et dans la victoire de Jésus Christ. La spirale "péché, confession, péché" est à proscrire. Tout chrétien réveillé doit continuer de marcher dans la victoire en gardant un esprit de repentance et pas de chute permanente et de repentance permanente. La croix, c’est la repentance et la marche dans la victoire et la justice.
1) LA CROIX :
Il n’y a rien en dehors de la croix, c’est la porte d’entrée aux bénédictions de Dieu. La puissance de la croix est celle de Dieu pour ceux qui sont sauvés, ceux qui sont morts à la croix et ressuscités avec Christ. "Pour moi Frères lorsque je suis allée chez vous ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous sinon Jésus Christ et Jésus Christ crucifié" (1 Corinthiens 2. 1-2).
Si on enlève la croix, l’Évangile n’a plus aucune puissance, car Jésus est venu mourir à la croix. C’était le chemin tracé pour être glorifié et tout le reste est passé à la croix. Notre vie doit être basée sur Jésus Christ crucifié et ressuscité. Quand nous serons auprès de Jésus dans le Ciel, nous verrons ses marques de crucifixion. Sans la croix, il n’y a rien de l’œuvre de Jésus Christ, ni la puissance de Dieu qui puisse se manifester.
"Car la parole de la croix est folie pour ceux qui périssent mais pour nous qui sommes sauvés, elle est puissance de Dieu" (1 Corinthiens 1. 18). Nous devons comprendre Jésus Christ crucifié et ressuscité et accepter l’œuvre de la croix en nous (la mort au péché). C’est dans la croix que Jésus Christ a répondu à tous nos besoins. Jésus a dit tout est accompli. La croix n’est pas dépassé, elle est réalité dans la vie chrétienne et ne peut en être dissocié.
2) L’œuvre de Jésus-Christ à la croix :
Jésus fut crucifié sur la croix et nous avec Lui à la croix. Tous nos problèmes viennent de notre chair souillée par le péché. La mort est dans la chair et Dieu veut faire mourir notre chair. Même nos qualités humaines doivent être placées sur la croix pour servir à la gloire de Dieu. Nous devons servir notre mort en Christ par la foi.
La prédication de la croix est celle de la mort de la chair en Jésus Christ qui aboutit à la vie de résurrection de Jésus. Le problème de la chair a été réglé à la croix. L’œuvre du Saint Esprit est de nous le révéler.
Jésus a dit : "Je m’en vais, je ne vous laisse pas orphelins... je vous enverrais le Saint Esprit qui vous conduira dans la vérité" (Jean 14. 18, 26). Nous pouvons mener une vie sans pécher, une vie de victoire, parce que le Saint Esprit nous aura révélé l’œuvre parfaite de la croix et de la résurrection.
Il est important de croire que l’on est mort et crucifié avec Jésus ainsi l’on peut marcher dans la victoire. Jésus Christ ne nous a pas sauvés pour que nous menions une vie de défaite mais de victoire. "Parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde et voici la victoire qui triomphe du monde. C’est notre foi en Jésus Christ crucifié" (1 Jean 5. 4). "Le chrétien est un ancien pécheur repenti qui est mort en sa vie passé et qui est ressuscité en la vie nouvelle de Christ. Et par la foi, il marche dans cette nouveauté de vie" (Romains 7. 6). "Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair mais sous celle de l’Esprit si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ il ne lui appartient pas" (Romains 8. 9).
Si nous sommes réellement des enfants de Dieu, nous devons marcher selon l’Esprit c’est un choix à faire. La chair est la cause de tous les problèmes dans nos vies, nos églises, nos familles, nos nations. Si celle-ci n’est pas crucifiée, c’est une porte ouverte à Satan et aux démons. Pour lutter contre Satan, il faut être sur le terrain de la croix, celui de la Victoire. Quelqu’un qui est crucifié en Christ et ressuscité avec Lui, doit mettre en pratique la Parole de Dieu en obéissant au Seigneur Jésus. La chair est rebelle à Dieu et à sa Parole, raison pour laquelle nous ne devons pas le laisser nous dominer.
Il est important de se charger chaque jour de sa croix pour manifester les œuvres de Jésus Christ et être un témoignage dans sa famille, sa nation, l’Église. Ce n’est plus nous enfants de Dieu qui vivons de nous-mêmes, mais c'est Jésus-Christ qui vit en nous. Nous ne devons plus être alliés de la chair. Jésus Christ nous a donné une nouvelle nature et nous ne devons plus céder au péché. C’est nous qui devons dominer sur notre chair et nous pouvons résister aux tentations.
La croix a un double langage :
- Le plein pardon pour nos péchés par le sacrifice de Jésus Christ (tous nos péchés) et ses défauts.
- La mort de la vieille nature qui nous fait pécher.
Il est important de comprendre ces vérités par une intelligence spirituelle comme Dieu le veut afin de ne pas rester dans la mort.
1 Thessaloniciens 5. 23 : Dieu va nous sanctifier le corps, l’âme et l’Esprit, il faut qu’ils soient irréprochables. Dieu veut :
- Changer nos pensées pour les remplacer par les pensées de Christ (2 Corinthiens 10. 5)
- Changer nos sentiments (joie, amour, paix)
- Changer notre volonté : non pas ma volonté Seigneur mais la tienne
- Changer le corps pour une guérison (force nouvelle, santé, pour faire ses œuvres).
C’est Dieu qui opère cette œuvre en nous, et nous devons croire, Christ habite en nous pour nous transformer. Dieu veut que ses enfants acceptent librement de faire sa volonté, certes nous sommes différents mais Christ habite en tous avec toutes nos capacités et nous pouvons manifester la nature de Christ. Dieu a promis de nous changer à la parfaite stature de Christ.
3) La croix va agir par l’œuvre du Saint-Esprit en nous :
- Dans les membres se trouvent les péchés grossiers de la chair (sexuels, adultère, gloutonnerie, bestiaux). La croix va agir pour que nous menions une vie de sainteté.
- Dans l’âme : les péchés subtils (pensées impures, égoïstes, sentiments de haine de volonté)
- Dans l’Esprit
Toutes ces choses doivent être éliminées par la croix. L’œuvre du Saint Esprit est de nous révéler où se trouve encore cette nature charnelle.
« Il n’y a aucune créature qui soit invisible, tout est mis à nu et terrassé aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte » (Hébreux 4. 12). Le Saint Esprit nous connait et voit tout, son rôle est de nous aider et de nous montrer ce qui est charnel et qui doit être mis à mort et amené à la croix (incrédulité, égoïsme). Ce n’est plus notre propre esprit qui doit nous diriger, mais c'est le Saint-Esprit qui vit en nous.
Les souffrances de Jésus-Christ et la croix
Les souffrances de Jésus-Christ :
A l'âge de 33 ans, Jésus a été condamné à la peine de mort. En ce temps-là, la crucifixion était "la pire" des morts. C'était seulement les pires criminels qui se faisaient crucifier. Cependant, cela a été plus horrible pour Jésus, contrairement aux autres criminels condamnés à la crucifixion, Jésus devait être cloué à Sa croix.
Les clous étaient enfoncés dans Ses poignets et non dans Ses paumes comme il est souvent dépeint. Il y a un tendon dans le poignet qui allonge l'épaule. Les Romains savaient que s'ils poignardaient les clous sur le poignet, ce tendon se couperait petit à petit, forçant Jésus à utiliser les muscles de Son dos pour qu'Il puisse se soutenir et pour qu'Il puisse respirer. Ses deux pieds étaient cloués ensembles. Ainsi, Il était obligé de se soutenir à l'aide du seul clou qui était enfoncé dans Ses pieds.
Jésus ne pouvait pas se soutenir avec Ses jambes à cause de la douleur donc, Il était obligé d'alterner entre cambrer Son dos en arrière, et ensuite ses jambes pour pouvoir respirer. Imaginons la lutte, la douleur, la souffrance et le courage de Jésus.
Pouvons-nous imaginer ce genre de souffrance ?
Quelques minutes avant qu'Il ne meure, Jésus arrêta de saigner. Il faisait tout simplement couler de l'eau.
Dans les images communes, nous voyons des blessures sur Ses mains, et ses pieds et même la blessure sur le coté. Mais est-ce que nous réalisons vraiment que ces blessures ont été faites sur Son corps ? Un marteau qui enfonce de longs clous dans le poignet, les pieds qui s'empiètent et même de longs clous sur la cambrure, ensuite, un garde romain qui le transperce avec un pique. Mais avant les clous et le pique, Jésus a été frappé fouetté et battu. Le fouet a été si sévère que cela a déchiré la chair de son corps. La couronne d'épine était profondément enfoncée dans son crâne. La plupart des hommes n'auraient pas survécu à tout cela .
Il n'avait plus de sang pour saigner, mais seulement de l'eau coulait de Ses blessures (Jean 19. 34).
Le corps humain d'un adulte possède environ 6 litres de sang. Jésus a fait couler tout les 6 litres de sang qu'il possédait; Il avait trois clous enfoncés dans Ses membres, et une couronne d'épines sur sa tête, et au-delà de cela, un soldat romain Lui a enfoncé le pique à son côté.
Tout cela sans mentionner l'humiliation qu'Il subit lorsqu'Il portait Sa lourde croix sur au moins 2 kilomètres, pendant que la foule se moquait de Lui et Lui crachait dessus.
Jésus a dû subir cette expérience et est allé jusqu'à mourir sur la croix, pour que le péché originel depuis le jardin d'Éden soit pardonné, et que nous puissions avoir un accès libre à Dieu. Pour que tous nos péchés sans exception soient pardonnés.
Tous ceux qui croient en la vertu du sacrifice expiatoire de Jésus Christ peuvent alors dire : “Voici ce qu’est l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime d’expiation pour nos péchés” (1 Jean 4. 10).
La croix… pour ôter la colère de Dieu :
“Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci: lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. À plus forte raison, ayant été maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui!” (Romains 5. 8, 9)
"Par sa mort sur la croix, le Christ les a tous réunis en un seul corps et les a réconciliés avec Dieu ; par la croix, Il a détruit la haine." La Bible, (Éphésiens 2. 16)
« Par sa mort sur la croix, le Christ les a tous réunis en un seul corps et les a réconciliés avec Dieu ; par la croix, Il a détruit la haine. » (Ephésiens 2. 16)
“Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme et de toute ta pensée” (Matthieu 22. 37). Tel est le commandement fondamental de Dieu donné à l'être humain. Mais personne n’a pu, ni voulu, faire de Dieu le centre de sa vie, de sa volonté, de ses aspirations. Le constat divin est sans appel: “Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu” (Romains 3. 23).
Le péché fondamental de l'être humain est donc de ne pas obéir à ce premier commandement. C’est un outrage à l’autorité du seul Dieu Souverain, une trahison envers le Créateur des cieux et de la terre, envers celui qui est infiniment digne de respect, à qui on doit obéir.
En considérant cela, le plan divin d’admettre des êtres humains dans sa Gloire paraît ainsi impossible à accomplir. En effet, Dieu ne peut pas agir comme si l’être humain n’était pas pécheur, pas coupable de péché, comme s’il ne s’était pas révolté contre Lui. Rebelle, l’être humain mérite la mort, car : “Le salaire du péché, c’est la mort” (Romains 6. 23).
Mais Dieu, parfaitement Saint et Juste, est aussi le Dieu d’Amour. C’est pourquoi, Dieu envoie son propre Fils qui s'est fait Homme sur cette terre, un Homme absolument sans péché, en qui Il trouvera son plaisir. Jésus-Christ est ainsi qualifié pour devenir le substitut recherché par Dieu pour subir sa juste Colère à la place du pécheur qui se repent.
Sur la croix, Jésus l’Homme Saint et parfait prend sur Lui tous nos péchés. Il reçoit durant les trois heures de ténèbres le châtiment de nos péchés que nous avions mérité. Il ôte le péché de devant Dieu.
La Colère divine s’est détournée des êtres humains qui croient en Jésus. Dieu leur est devenu propice et son plan peut s’accomplir : en Jésus Christ, les êtres humains ont accès à la faveur de Dieu et à sa présence. Bénédiction immense, ils reçoivent le droit d’être appelés enfants de Dieu.
La Parole de la croix de Jésus Christ
Le message fondamental de la Bible, celui que nous retrouvons dans la bouche de tous les prophètes de l'Ancien Testament, comme dans la prédication des et disciples de Christ dans le Nouveau Testament c'est : Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié. (1 Corinthiens 1. 17-25).
La réalité historique de la crucifixion de Jésus-Christ ne fait aucun doute.
Les religieux d'Israël n'ont pas compris le sens de la mort du Christ sur la croix, ils attendaient un messie-roi et non un messie souffrant. Ils ont perçu sa crucifixion comme scandaleuse, la croix était alors un instrument de malédiction, selon qu'il est écrit dans la loi de Moïse : "celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu" (Deutéronome 21. 23).
Ils n'ont pas compris que Jésus venait effectivement accomplir la prophétie, comme le serviteur de l'Éternel, annoncé par le prophète Ésaïe (Ésaïe 53. 1-3).
"Je n'ai pas honte de l'évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit" (Romains 1. 16)
"La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais à nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu" (1 Corinthiens 1. 18)
Beaucoup admirent la vie du Christ et la morale chrétienne, mais refusent d'accepter la rédemption, autrement dit la nécessité d'un salut. Pourtant, nous avons besoin, non de règles morales, ni d'amélioration, mais d'abord d'une nouvelle naissance, et la croix de Christ seule répond à notre état devant Dieu. Avant d'être notre modèle, Jésus Christ doit être notre Sauveur.
Dieu a tiré le monde du néant par la parole de sa puissance. “Il a parlé, et la chose a été ; il a commandé, et elle s'est tenue là” (Psaume 33. 9). Mais pour détruire les œuvres du diable, pour abolir le péché et annuler la mort, sa juste conséquence, et pour nous préserver du jugement redoutable que le péché entraîne, Oh quelle puissance a dû être déployée ! Quand Christ a été cloué à la croix, Dieu a exercé toute la rigueur de son jugement sur Lui à cause de nos péchés. Là, Jésus-Christ s'est offert pour l'abolition du péché par son sacrifice. Là, Jésus a triomphé par sa mort, et a rendu “impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le diable” (Hébreux 2. 14). La résurrection de Jésus est la preuve de son triomphe parfait.
C'est ainsi que Jésus Christ crucifié et ressuscité est Lui-même la Puissance de Dieu pour sauver celui qui croit et qui met sa confiance en Lui. La Parole de la croix fait connaître l'œuvre que Jésus-Christ a accomplie. Reçue dans le cœur par la foi, elle fait passer des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de la puissance de Satan à Dieu.
Quelle œuvre étonnante ! Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant le salut des âmes, création nouvelle et spirituelle, est au-dessus de la création matérielle. Voilà pourquoi la parole de la croix est appelée “la puissance de Dieu”.
“Nous prêchons Christ crucifié, pour les Juifs occasion de chute, pour les nations folie, mais pour ceux qui sont appelés, aussi bien Juifs que Grecs, Jésus Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu” (1 Corinthiens 1. 23, 24).
Pour la race humaine, rien n'est plus important que la croix du Christ. C'est à la croix qu'aboutissent tous les plans de Dieu pour pardonner à l'humanité coupable. Là sont déployées de la manière la plus magistrale sa sagesse et sa puissance l’œuvre qui y fut accomplie est la base de toute bénédiction. La croix est et elle demeurera éternellement le monument indestructible de l'Amour de notre Dieu Sauveur.
Les souffrances expiatoires du Christ, du Messie
La Bible nous présente différents aspects des souffrances de Jésus-Christ : celles qu’Il a endurées de la part des hommes et celles qu’Il a endurées de la part de Dieu. Objet de la haine des êtres humains, Jésus a souffert pour la justice ; mais aussi, tout au long de son chemin, considérant la misère des êtres humains et leurs œuvres mauvaises. Jésus a souffert parce qu’Il est la Lumière ; et d’autre part, constatant les douloureuses conséquences du péché, Jésus a souffert en sympathie.
Mais Jésus a connu, sur la croix, des souffrances d’un caractère bien différent : là, Il a été « fait péché pour nous » et « a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes » (2 Corinthiens 5. 21 ; 1 Pierre 3. 18). À cette heure suprême, Dieu a dû détourner sa face de Lui et l’abandonner ! Les souffrances des trois heures sombres étaient nécessaires pour que fût réglée la question du péché, pour que fût posée la base sur laquelle repose l’accomplissement de tous les conseils de Dieu, pour que Dieu fût pleinement glorifié dans un monde où Il avait été déshonoré par la désobéissance du premier homme.
Les douleurs d'un crucifié sont atroces, et Jésus les a traversées comme tous ceux qui ont enduré le même supplice. Mais elles ne peuvent se comparer aux souffrances morales que Jésus a dû subir de la part de Dieu quand il “a porté nos péchés en son corps sur la croix” (1 Pierre 2. 24). Pendant les trois dernières heures où Jésus a été cloué sur la croix, une nuit surnaturelle a envahi le pays, de sorte que personne n'a pu voir ce qui se passait entre le Dieu Saint et son Fils Jésus, notre Sauveur.
Dieu a “les yeux trop purs pour voir le mal” (Habakuk 1. 13), sa nature a le péché en horreur, sa Sainteté le repousse, et sa Justice le frappe. Le roi David avait pu dire : “Je n'ai pas vu le juste abandonné” par Dieu (Psaume 37. 25); et pourtant Jésus, le seul Juste qui a vécu sur la terre, l'a été, parce qu'il se présentait chargé de nos péchés, les assumant comme les siens. Alors, Dieu a exécuté sur Jésus le jugement que nous méritions. Quelle détresse nous révèle le cri de Jésus qui marque la fin de ces heures : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?” (Matthieu 27. 46).
Jésus-Christ a souffert une mort horrible, douloureuse et inhumaine sur la croix. D’un côté, Il est le Fils de Dieu ; de l’autre il a souffert comme un être humain et a connu la douleur et la mort spirituelle en subissant le châtiment de nos péchés. À travers sa souffrance et sa mort sur la croix, Jésus nous a sauvés de la mort éternelle et a obtenu pour nous le pardon de tous nos péchés.
Avec cette mort atroce, Jésus a expié pour nous tous nos péchés qu'Il porta sur Lui et Dieu a confirmé cela à travers la résurrection de Jésus. Tout au long de sa vie, Jésus nous a montré qu’il aime l’humanité. Oui, Jésus a manifesté cet Amour pour nous tout particulièrement sur la croix, où il prît tous nos péchés sur lui-même (Hébreux 9. 28).
La croix sur laquelle Jésus innocent a été exécuté de manière cruelle est le lieu où Jésus a subi l’humiliation et l’abandon le plus total. Le Christ, notre Rédempteur, a choisi la croix afin de porter le péché du monde et de souffrir leurs conséquences infinies. Ainsi, par son amour parfait, Jésus ramene à Dieu tous ceux qui se repentent et qui croit en Lui.
Jésus a pu montrer son amour de manière plus exceptionnelle en se laissant clouer pour nous sur la croix. La croix était le moyen d’exécution le plus honteux et le plus cruel. Jésus est entré ainsi dans les souffrances les plus profondes de l’humanité.
Au pied de la croix, nous découvrons l'horreur du péché et l'inflexible Sainteté de Dieu. Nous y découvrons aussi l'Amour de Dieu envers nous et l'Amour du Seigneur Jésus qui a accepté une telle souffrance, une telle mort violente, un tel abandon, pour que nous puissions vivre avec Lui dans la gloire du Ciel, du Paradis, pendant l'éternité.
“À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang... à lui la gloire et la force aux siècles des siècles !” (Apocalypse 1. 5, 6)
Les deux aspects de l'oeuvre de la croix (2)
Les deux aspects de la Croix vont plus loin que la mort physique de Jésus sur la croix. Et Jésus commence donc immédiatement à leur parler, non de SA Croix, mais de LEUR Croix :
« Alors Jésus dit à Ses disciples : Si quelqu'un veut venir après Moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il Me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de Moi la trouvera » (Matthieu 16. 24, 25).
Un jour, Pierre s'est élevé contre la mort du Seigneur Jésus et a essayé d'empêcher Sa crucifixion. Le Seigneur Jésus a répondu que non seulement le Maître doit être crucifié, mais tous ceux qui désirent le suivre doivent aussi nécessairement porter leur Croix.
Pierre a finalement appris cette leçon, et il est temps que nous l'apprenions aussi. Jésus est en même temps notre Substitut et notre Exemple. Jésus est en même temps notre Sauveur et notre Seigneur. Jésus est en même temps la Porte Étroite et le Chemin Étroit.
Si nous avons un doute concernant les raisons d'un manque de puissance, d'un manque de joie, d'un manque de fidélité, d'un manque « d'Esprit-et-de-Vérité » aujourd'hui, nous n'avons qu'à examiner l'attitude réelle d'une personne vis-à-vis de la Croix. La Croix est-elle pour elle une chose DONT Jésus l'a sauvé ou une chose POUR laquelle Jésus l'a sauvée ?
La présence ou l'absence de fruits peuvent nous en dire long. Car il n'y aura jamais, et il ne pourra jamais y avoir de fruits en abondance sans une acceptation des deux aspects de la Croix.
Quelqu'un posera bien sûr la question : Jésus peut-Il être Sauveur sans être Seigneur ? Pouvons-nous accepter le salut sans accepter la vie de disciple ? Pouvons-nous entrer par la Porte mais ne pas continuer sur le Chemin ? Et ce qui est sous-jacent c'est vraiment cela : pouvons-nous faire la prière du pécheur, vivre comme il nous plaît, et aller quand même au Ciel quand nous mourrons ?
La question en elle-même est assez révélatrice de celui qui la pose. Si l'on considère qu'il faut deux poutres pour faire une croix, on peut dire qu'une poutre ne suffit pas. Si nous n'acceptons qu'une partie des aspects de la Croix, alors nous n'avons pas réellement accepté la Croix.
Si nous continuons de prêcher un évangile facile et d'emmener les pêcheurs à un Jésus facile en leur faisant prier une prière facile, alors nous sommes coupables de propager un autre évangile, un faux évangile, une Porte sans Chemin.
Le jeune homme riche est venu vers Jésus avec la même préoccupation : que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? Sa préoccupation première était d'aller au Ciel après sa mort. Pour beaucoup de chrétiens c'est l'objectif ultime et la motivation qui sous tend tout ce qu'ils font.
En réalité, Jésus parle comparativement peu à propos « d'aller au ciel quand nous mourrons. ». Mais Il a beaucoup à dire au sujet de l'obéissance à la volonté de Dieu et au fait de porter du fruit pendant notre vie sur terre.
Au jeune homme riche qui voulait être sauvé, Jésus a proposé une vie de disciple et non le salut : « Jésus, l'ayant regardé, l'aima, et lui dit : Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-Moi. Mais, affligé de cette parole, cet homme s'en alla tout triste; car il avait de grands biens. Jésus, regardant autour de Lui, dit à Ses disciples: Qu'il sera difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le Royaume de Dieu! » (Marc 10. 21-23). Jésus n'a pas dit « combien c'est FACILE d'entrer dans le Royaume de Dieu », mais « combien c'est DIFFICILE».
Les deux aspects de la Croix sont quelque chose de difficile pour les riches comme pour les pauvres. Beaucoup repartent tristes et affligés à la pensée de prendre la croix en tant que disciple. C'est pour cette raison que seule une partie des deux aspects de la Croix est prêchée le plus souvent.
Le jeune homme riche aurait facilement accepté Jésus en tant que son Substitut - parce que cela implique de façon subtile qu'il n'aurait pas à mourir puisque Jésus est mort sur la Croix. Mais comme toutes les suggestions de l'adversaire, cela n'est qu'une demi-vérité. La vérité complète est que l’œuvre de la Croix a deux aspects, et nous avons à accepter les deux ou aucun, mais nous ne pouvons pas garder l'un et écarter l'autre.
Nous devons nous dire que si nous considérons le salut comme incluant la vie de disciple, alors peu de gens seraient sauvés. C'est exactement le cas. Et c'est précisément ce que Jésus voulait dire quand Il dit : « Peu le trouvent » (Matthieu 7. 14b).
Alors, que devons-nous faire ? Devrions-nous continuer à prodiguer un faux réconfort à ceux qui n'acceptent pas de porter leur croix, à renoncer à eux-mêmes et à suivre Jésus ? En aucune façon. Au lieu de cela, efforçons-nous de montrer, par notre exemple, que le seul chemin pour accéder à la Vie est de passer à travers la Mort ; la seule façon de régner avec Christ est de souffrir avec Lui ; que ce ne sont pas ceux qui entendent, mais ceux qui entendent et mettent en pratique qui sont Ses vrais disciples.
Que le Seigneur Jésus Lui-même nous montre que ces choses sont vraies. Amen.
"Toi qui as fait de grandes choses, ô Dieu, qui est comme toi ?" (Psaume 71. 19). A toi, Jésus, nul n’est semblable, car toi seul est la vérité ; Tout, dans ta Personne adorable est amour, grandeur et beauté.
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