la croix
Le seul Juste a été condamné
Jésus Christ a été crucifié il y a près de 2000 ans. Toutes les catégories sociales étaient représentées lors de sa condamnation et de sa mise à mort.
Un gouverneur romain, Hérode, l'a méprisé et outragé. Les chefs religieux juifs l'ont poursuivi jusqu'à l'assigner devant un tribunal pour un procès inique. La foule a consenti en ajoutant : « Qu'il soit crucifié ! » (Matthieu 27. 22). L'empire dominant de l'époque, par la voix de son représentant Pilate, a condamné le Juste, et les soldats romains l'ont ignoblement bafoué, brutalisé puis cloué sur une croix. Même un des malfaiteurs qui étaient crucifiés avec lui l'a insulté (Marc 15. 32). Mais pourquoi donc tant de haine ?
Jésus est Juste et Saint, Il est Dieu fait homme, et les œuvres qu'il faisait, parce qu'elles étaient l'expression de l'Amour divin, ne pouvaient que condamner celles des êtres humains et ils n'ont pas pu supporté cette lumière éclairant leurs mauvaises actions.
Ces faits sont anciens, mais le monde est toujours dans les ténèbres morales, et le cœur humain toujours aussi méchant. Cependant, l'œuvre parfaite de Jésus Christ à la croix sépare les êtres humains en deux catégories : ceux qui restent dans les ténèbres, et ceux qui, en acceptant sincèrement Jésus comme leur Sauveur et Seigneur, deviennent enfants de Dieu, “enfants de lumière” (Éphésiens 5. 8).
De quel côté sommes-nous ? Est-ce du côté de ceux qui rejettent Jésus Christ parce qu'ils ne peuvent pas supporter la lumière qui émane de sa Personne et de sa Vie, ou est-ce que nous acceptons la Grâce que Jésus apporte à celui qui se reconnaît pécheur et accepte le parfait sacrifice de Jésus sur la croix ?
La croix de Jésus Christ
La croix est le symbole du Christianisme et de la foi chrétienne. Au temps de Jésus-Christ, la croix était un moyen d'exécution cruel qu'utilisaient les Romains. C'était donc la pire humiliation, un objet de honte et de rejet.
L'apôtre Paul dit dans 1 Corinthiens 1 : 23-24, que « la croix est un scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs ». La croix de Christ est l'expression de l'amour de Dieu : « Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés » (1 Jean 4 : 10). C'est sur la croix que Jésus a accompli l'œuvre de la rédemption divine.
George MacLeod a écrit ces mots :
"Jésus n'a pas été crucifié dans une cathédrale entre deux cierges, mais sur une croix entre deux terroristes (brigands), près d'une décharge publique, près d'un croisement de routes tellement fréquentées, au point que le titre qu'on a donné à Jésus sur la croix a dû être inscrit en 3 langues (Jean 19. 20) : en Hébreux, la langue des religieux de l'époque, en Latin, la langue des "barbares" de l'époque et en Grec, la langue des savants de l'époque.
C'était le genre d'endroit où les cyniques ne retenaient plus leurs allusions vulgaires ou leurs jurons et où les soldats pariaient sur tout et sur rien. C'est là que Jésus est mort et c'est pour eux tous et pour le monde entier qu'Il est mort sur la croix." Jésus inspire profondément, étire Son corps torturé par les clous des Romains, avant de s'écrier : "Tout est accompli" (Jean 19. 30)
Qu'est ce qui venait d'être accompli ? La longue histoire du plan de notre rédemption. La mission de Jésus sur la terre venait de s'accomplir. Son travail de Salut et l'équipement de ses ambassadeurs était accompli.
Le sang avait coulé, le sacrifice avait été consommé. La malédiction liée au péché du monde entier a été abolie. Le dard de la mort arraché. Tout était maintenant fini, accompli, achevé, pour que tout être humain qui croit puisse être sauvé.
Ces mots sont exactement les mêmes que ceux qui étaient inscrits sur le reçu indiquant le règlement définitif d'une dette à cette époque. Restait-il encore quelque chose à payer ? Non, la dette était acquittée entièrement.
La croix de Jésus est comme un comptoir d'échange. A cet endroit Dieu enlève de nos épaules le fardeau de nos péchés et le place sur celles de Jésus Christ. Et Dieu prend "Son manteau de Justice" pour nous en couvrir les épaules.
Quel échange précieux !
Et comment l'obtenir ? En travaillant très dur ? Absolument pas !
Nous l'obtenons seulement par la foi, en faisant confiance à Jésus-Christ et à Lui seul. Jésus est ressuscité et vivant pour toujours.
Le prix payé par le Dieu d'Amour sur la croix
« J'ai livré le bien-aimé de mon âme en la main de ses ennemis » (Jérémie 12. 7). « [Dieu] n'a pas épargné son propre Fils, mais… l'a livré pour nous tous » (Romains 8. 32). « Étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils » (Romains 5. 10)
Jésus a été cloué sur la croix, et ceux qui assistaient à ce “spectacle” se moquaient de Lui sans retenue. Les chefs religieux lancent à Dieu un défi : « Il s'est confié en Dieu, qu'il Le délivre maintenant s'Il tient à Lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu » (Matthieu 27. 43).
Jésus se confie en Dieu, ses ennemis eux-mêmes le savent. Il est le Fils de Dieu, ses œuvres l'ont prouvé. Et Dieu a déclaré à deux reprises qu'il a trouvé son plaisir en Jésus son Fils (Matthieu 3. 17, 17. 5).
“Qu'il le délivre… s'il tient à lui !” : Dieu ne va-t-il pas relever immédiatement ce défi ? Les laissera-t-ils supposer qu'Il ne tient pas à son Fils bien-aimé ?
Mais Jésus reste sur la croix. Aucune voix ne se fait entendre du ciel. Les moqueries continuent, Dieu laisse faire…
Puis des ténèbres couvrent le pays pendant trois heures, et Jésus pousse ce cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Marc 15. 34). Par ces paroles, Jésus proclame aux oreilles de tous que le Dieu Saint en qui Il se confiait l'a abandonné. Mais il reste son Dieu, celui qu'Il n'a cessé d'aimer, même pendant ces heures terribles. Est-ce possible ? Rien ne peut expliquer cette scène, sinon ces deux expressions : « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8), et : « Toi, tu es saint » (Psaume 22. 3).
Voilà le prix que le Dieu d'Amour a payé sur la croix pour offrir le salut aux êtres humains coupables et révoltés contre Lui. Dans ces heures ténébreuses, Jésus-Christ était chargé de tous nos péchés pour les expier pour nous. Le Dieu Saint et Juste l'a frappé pour nous et l'abandonna durant ses trois dernières heures sur la croix. Tout cela est arrivé pour que tous ceux qui croient et mettent leur confiance en Jésus soient pardonnés de tous leurs péchés et qu'ils aient la Vie Éternelle.
Jésus-Christ souffrit sur la croix
Jésus souffrit sur la croix. Ses souffrances qui avaient leur source dans son Amour, nous trouvons le Sauveur toujours avec son Père, bien que occupé avec Lui de la coupe qu’il avait à boire : son obéissance brillait dans toute sa perfection. Jésus n’est pas encore abandonné de Dieu, quoiqu’il ait à faire avec son Père au sujet de cette coupe caractérisée par le fait qu’il est abandonné de Dieu. « Père, délivre-moi de cette heure ; mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure. Père, glorifie ton nom ». Ici, Jésus reçoit la réponse à son obéissance jusqu’à la mort en jugement, dans une réelle et complète victoire, et dans l’éclatante manifestation de la révélation de l’amour ; bien que le monde, en même temps, y trouve son jugement. Mais à Gethsémané tout s’obscurcissait, c’était la puissance des ténèbres et l’agonie plus profonde du Seigneur proclamée dans ses quelques paroles si puissantes et dans cette sueur qui était comme des grumeaux de sang découlant en terre (Luc 22, 41-44). L’obéissance toutefois est parfaite. Le tentateur est entièrement vaincu et le nom de Jésus suffit pour faire reculer et pour renverser tous ses adversaires (Jean 18, 6). Pour autant qu’il s’agit de ceux-ci et de l’étendue de la puissance de Satan, Jésus est libre ; mais le Père lui avait donné la coupe à boire : Jésus s’offre lui-même volontairement pour la boire, montrant autant de puissance que jamais, afin qu’il ne perdît aucun de ceux que le Père lui avait donnés. Scène merveilleuse d’obéissance et d’amour ! Quelles que fussent ses souffrances, ce qui avait amené là le Sauveur, c’était le libre mouvement d’un cœur d’homme en grâce, mais d’un homme parfait selon l’Esprit en obéissance envers Dieu. « La coupe que le Père m’a donnée à boire, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18, 11). Jésus rencontre la puissance de la mort, en tant qu’elle était la puissance de l’Ennemi ; il passe au travers, et l’ayant ainsi renversée, il s’avance dans le chemin béni d’une obéissance de bonne volonté, prenant maintenant la coupe elle-même de la main de son Père. Jamais nous ne pourrons trop méditer sur le chemin que Christ a suivi ici. Nous pouvons nous arrêter à le considérer sous tous ses aspects et apprendre ainsi ce qu’aucun autre moment, ni aucune autre scène ne peut nous dire, — une perfection qui s’apprend de Lui, et de Lui seul.
Le péché lui-même a dû être pour le Seigneur une source continuelle de douleur. Si Lot affligeait son âme juste de tout le mal qu’il voyait et entendait, lui si éloigné de Dieu par sa marche, que n’a pas dû souffrir le Seigneur quand il a passé au travers de ce monde ! Je ne doute pas qu’étant toujours parfaitement à la place où Dieu voulait qu’il fût, le Sauveur n’ait été, non pas dans une certaine mesure seulement, mais par la nature même de ses sentiments, plus calme que l’homme juste de Sodome : néanmoins il était angoissé par le péché. « Il les regarda tout à l’entour avec colère, étant attristé de l’endurcissement de leur cœur » (Marc 3, 5). Son Amour parfait était ici, sans doute, un soulagement pour lui, mais cet Amour n’ôtait pas la souffrance qu’il adoucissait. Si à ces mots : « Ô génération incrédule et perverse, jusques à quand vous supporterai-je ? » — il ajoute : « Amène ici ton fils » (Luc 9, 41), l’incrédulité n’en était pas moins sentie par lui. Cependant il était dans une terre aride, altérée et sans eau, et il en avait le sentiment alors même que son âme était remplie aussi comme de moëlle et de graisse. Plus il était saint et plus il aimait, et plus le péché était affreux pour lui, le péché dans lequel son peuple aussi marchait « comme des brebis sans pasteur ».
Les douleurs des hommes, également, étaient par le cœur celles de Jésus. « Il a porté leurs langueurs et leurs maladies ». Quelque affliction, quelque douleur qu’il ait rencontré dans son chemin, il n’en est aucune qu’il n’ait porté sur son cœur comme sienne : « dans toutes leurs angoisses, il a été en angoisse ». Ce n’était pas à la légère que, même comme un homme vivant, il appliquait le remède : il portait dans son âme ce qu’il ôtait par sa puissance, — (car tout était le fruit du péché dans l’homme) — seulement c’était en grâce. Il porta le péché lui-même aussi, mais ceci, nous l’avons vu, eut lieu sur la croix ; ce fut l’obéissance, et non pas la sympathie. Dieu le fit être péché pour nous, lui qui ne connut pas de péché : tout le reste, c’étaient les sympathies de l’amour bien que ce fût la souffrance. L’amour a amené Jésus à la croix, nous le savons, mais dans ses souffrances sur la croix, Il n’eut pas la joie présente d’un service d’amour. Sur la croix, il n’avait pas affaire avec l’homme, mais en obéissance, il souffrait à sa place, et pour lui, de la part de Dieu. La souffrance était donc sans mélange, sans adoucissement : la croix n’était pas pour Jésus l’activité de sa bonté, mais l’abandon de Dieu ; mais toutes ses souffrances dans ses voies envers les hommes, quelles qu’elles aient été, ont été le fruit direct de l’amour qui agissait d’une manière sensible sur son âme ; il sentait pour d’autres, et à leur sujet ; et dans un monde de péché, ce sentiment se traduisait pour lui en souffrance constamment, — mais ce sentiment, c’était l’amour. Puissent nos âmes en goûter la douceur ! En échange de son amour, le Sauveur a pu être haï ; mais l’exercice actuel et présent de l’amour a une douceur et un caractère qui lui sont propres et qu’aucune forme des souffrances dont il peut être la source, ne lui ôte jamais : et en Jésus cet exercice a été parfait. Je ne veux pas dire certainement qu’une juste indignation ne remplissait pas son âme quand l’occasion l’appelait et que cette sainte colère éclatait en malédictions telles que l’amour parfait seul peut en prononcer.
Une autre source de douleur — (car à quelle coupe d’amertume Christ n’a-t-il pas bu ?) — était peut-être plus humaine. Insultes, mépris, tromperies, efforts incessants de le surprendre dans ses paroles, brutalité et cruelle moquerie… tout cela me s’appesantissait pas sur une âme insensible, bien qu’elle fut divinement patiente. Je ne dis rien de l’abandon, de la trahison, du reniement : « il a cherché quelqu’un qui eût compassion de lui, mais il n’y en a point eu, et des consolateurs, mais il n’en a point trouvé » (Psaume 69, 20) ; mais je parle ici de ce qui a pesé de tout son poids sur tous les sentiments délicats de la nature de Jésus comme homme. L’opprobre brisa son cœur, il fut le sujet des chansons des ivrognes ; sans doute Jéhovah connaissait son opprobre et sa honte, et son ignominie ; tous ses ennemis étaient devant lui ; — mais Christ traversa tout. Aucune perfection divine me le sauva de la souffrance, mais il traversa toutes les douleurs dans sa divine perfection et par elle. Je ne pense pas qu’il y ait eu un seul sentiment humain — et en Lui demeuraient tous les sentiments délicats d’une âme parfaite — qui en Christ n’ait pas été violé et foulé aux pieds. Tout cela n’était rien sans doute au prix de la colère de Dieu : sous le poids de cette colère les hommes et leurs voies étaient oubliés ; mais les souffrances n’étaient pas moins réelles alors ; et même lorsque, anticipant la coupe de la colère, il désirait du moins avoir auprès de lui ses disciples trop confiants en eux-mêmes, afin qu’ils veillassent avec lui, il ne put que les trouver endormis à son retour. Tout était douleur, mais l’exercice de l’amour ; et celui-ci, à la fin, doit faire place pour l’obéissance dans la mort où la colère de Dieu effaça par la profondeur de la douleur dont elle était la source, la haine et l’iniquité de l’homme. Tel fut Christ. Toutes les douleurs furent concentrées dans sa mort, où, ni les consolations d’un amour actif, ni la communion avec son Père, ne pouvaient apporter aucun soulagement ou être pour un moment entremêlées avec cette terrible coupe de colère ; là, promesses, droits à la gloire royale, tout fut abandonné par Jésus, afin qu’il reçût tout de nouveau, infailliblement, en gloire de la main du Père, avec une gloire plus élevée et plus excellente que celle qu’il avait réellement jamais eue, mais dans laquelle maintenant il allait entrer comme homme.
Jésus-Christ, sur le chemin de la croix
Les non-dits peuvent surprendre :
Jésus-Christ étonna Pilate, Hérode et les leaders Juifs en ne disant absolument rien lors de son procès. Jésus ne dit rien car Il ne craignait rien. Il n'implora pas la clémence ni même ne réclama la justice. Tous les mensonges des faux témoins ne purent Le décider à plaider sa cause. Jésus était Lui-même la Parole. Jésus ne dirait pas ce qu'ils attendaient qu'Il dise et n'argumenterait pas avec eux.
Pilate Lui demanda s'Il était bel et bien le Roi des Juifs mais Jésus répondit simplement : « Tu le dis » (Matthieu 27 : 11) ; Jésus lui donna une réponse en aucun cas élaborée et ne chercha pas à se justifier.
Jésus savait que l'autorité de Ses ennemis n'était que temporaire, ceux-ci pensaient avoir fait la prise du siècle. mais, en réalité ils n'étaient que des marionnettes dans les mains du diable.
De toute éternité, Jésus-Christ savait que Sa destinée pour sauver les êtres humains serait la torture, les moqueries et une mort atroce sur la Croix ; mais Jésus savait également qu'après cette bataille, Il vaincrait pour toujours la mort et le monde en serait alors transformé.
Lors du dernier souper avec Ses disciples, Jésus les choqua en leur disant que l'un d'entre eux Le trahirait. Scandalisés, ils se demandèrent qui pourrait être ce traître. Jésus l'identifia ensuite en lui offrant de Sa propre main un morceau trempé en disant: « Ce que tu fais, fais-le promptement » (Jean 13 : 27). Aucun des disciples de Jésus ne savait ce que Judas avait l'intention de faire, mais Jésus le savait. Judas le traître avait la voie libre pour sortir dans la nuit et pour planifier Son arrestation avec les prêtres. En leur faisant connaître que c'est Judas qui le trahirait, Jésus donna le signal de Sa propre arrestation. Jésus ne paniquait pas devant Ses ennemis; Il avait complètement le contrôle de la situation.
L'apôtre Jean fait un rapport étonnant du ministère final de Christ en commençant par les propos suivants: « Jésus, savait que son heure était venue de passer de ce monde au Père » (Jean 13 : 1). Jésus savait que Sa route finirait par Le conduire à Jérusalem, Gethsémané, le Prétoire et Golgotha et qu'Il irait sur ce chemin en ayant une pleine détermination et de la dignité. Avant de se diriger vers Gethsémané, le jardin où Jésus savait qu'Il serait arrêté, Jésus et Ses disciples chantèrent même des cantiques (Matthieu 26 : 30).
Le moment venu, Jésus fut arrêté par une foule conduite par Judas, armée d'épée et de batons. Ceux-ci livrèrent Jésus aux soldats romains qui le brutalisèrent. Lorsque le corps de Jésus fut réduit à une ruine ensanglantée par les flagellations et les traitements brutaux qu'Il endura des soldats, Il chancela sous le poids de la Croix qu'Il avait porter en chemin car elle était devenue trop lourde pour Lui. Et pourtant, là aussi, Jésus ne dit rien. Il était "l'homme de douleurs".
Les "femmes de Jérusalem" - pas Ses disciples, mais des femmes de la ville – émues et touchées, pleurèrent en voyant ce que Jésus-Christ devait endurer en allant vers une mort si cruelle sur la croix. Mais Jésus leur dit : "Ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et vos enfants" (Luc 23 : 28). Jésus savait que, plus tard, Jérusalem allait passer par des tribulations inconnues jusque-là.
Jésus, essaya-t-Il d'éviter la Croix ?
Certaines personnes sont de cet avis en regardant la scène de Gethsémané où Jésus priait : « Père, s'il est possible, éloigne cette coupe de moi » (Luc 22 : 42). Jésus savait tout à fait que la fin de Sa vie terrestre serait effroyable.
Mais lorsque Jésus demanda à Dieu son Père "d'éloigner cette coupe de Lui", parlait-Il vraiment de la croix ? Jésus avait laissé la Gloire pour venir dans ce monde en devenant un être humain, tout en restant Saint et Parfait, afin de sauver la race humaine par Son sacrifice sur la croix. Alors, Jésus demandait-Il vraiment à Dieu de changer Sa volonté maintenant qu'Il était sur terre et que le temps de l'accomplissement du plan divin était venu ?
Rappelons-nous que Jésus a dit aussi : « Et moi quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12 : 32). La Bible ajoute : « En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir » (Jean 12 : 33). Jésus parla de glorifier le Père et cette gloire était Son triomphe sur la Croix. Le triomphe de Jésus sur la croix (démontré par sa résurrection) était un acte absolument nécessaire pour vaincre définitivement tous ses ennemis. La mort de Jésus sur la croix ne peut jamais être considéré comme une défaite.
A Gethsémané, Jésus dit qu'Il était "troublé dans Son esprit". Matthieu rapporte ces paroles de Jésus : « Mon âme est triste jusqu'à la mort » (Matthieu 26 : 38). Ceci n'était pas de la peur. Jésus le Fils de Dieu s'était de plein gré placé dans cet état entre la vie et la mort; Il serait élevé comme Seigneur et Sauveur du monde, et son expérience irait au-delà de tout ce que l'être humain peut comprendre. Sur la croix, les puissances de l'enfer et de la mort confrontèrent Jésus dans une dernière tentative désespérée pour empêcher l'accomplissement de son œuvre.
Que Lui arrivait-Il maintenant ?
La mort imminente de Jésus devint de plus en plus tangible alors qu'Il se promenait dans le jardin de Gethsémané, loin des disciples, et qu'Il priait : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux mais ce que tu veux » (Matthieu 26 : 39). « Étant en agonie, Jésus priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre » (Luc 22 : 44).
Jésus y avait deux raisons à cette agonie : Premièrement, le péché du monde entier commençait à peser sur Lui, comme les Écritures l'avaient annoncé, et deuxièmement, Jésus devait porter Lui-même jusqu'à sa mort sur la croix le fardeau effroyable de nos péchés pour en subir le châtiment. C'était l'heure la plus cruciale de l'Histoire humaine. Et nous pouvons être certain que Satan attaqua Jésus physiquement et Le plongea dans une angoisse indescriptible. Rappelons-nous que Satan avait cherché de tuer Jésus dès Sa naissance et avait même essayé d'empêcher Sa naissance (Matthieu 2). Maintenant à Gethsémané, c'était l'assaut final : essayer de faire mourir Jésus dans le jardin, ce qui ferait échouer Sa victoire sur la mort, planifiée par Dieu par le biais de la crucifixion.
Jésus-Christ, Tout-Puissant, savait qu'Il devait accomplir la Parole de Dieu et donner Sa vie pour nous. Jésus est l'Agneau de Dieu qui mourut pou nos péchés. Sa mort à la croix était nécessaire. « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » (Galates 3 : 13).
Après Sa résurrection, Jésus dit à Ses disciples que tout – y compris Ses souffrances et Sa mort – avait été annoncé par les Écritures : « …il fallait que s'accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes … ainsi il est écrit que le Christ souffrirait …» (Luc 24 : 44-46).
Oui Dieu soit loué ! Jésus a triomphé et remporté la victoire qui nous conduit vers le Salut éternel. Jésus a vaincu pour toujours l'enfer, la mort et Satan dans une bataille unique. Il se réjouit de tout ce qu'Il a accompli comme un guerrier se réjouit durant le combat. Il nous a dit : "Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et que ne peuvent tuer l'âme …" (Matthieu 10 : 28).
Lorsque dans la bataille, on sait que la Victoire nous attend, alors on ne connaît pas la peur. Ainsi notre précurseur du Salut éternel, notre Seigneur des seigneurs, c'est Jésus Christ. Amen !
Jésus-Christ fut crucifié
Christ crucifié est un des messages fondamentaux de la Bible, celui que nous retrouvons dans la bouche des prophètes de l'Ancien Testament, comme dans la prédication des apôtres et disciples de Christ dans le Nouveau Testament c'est : "Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié". "Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. Nous prêchons un Christ mis en croix. Les Juifs crient au scandale. Les Grecs, à l’absurdité. Mais pour tous ceux que Dieu a appelés, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Christ que nous prêchons manifeste la puissance et la sagesse de Dieu" (voir 1 Corinthiens 1. 17-25).
La réalité historique de la crucifixion de Jésus-Christ ne fait aucun doute, ce qui fait débat c'est "pourquoi" ? Les religieux d'Israël n'ont pas compris le sens de la mort du Christ sur la croix, ils attendaient un messie-roi et non un messie souffrant. Ils ont perçu sa crucifixion comme scandaleuse, la croix était alors un instrument de malédiction, selon qu'il est écrit dans la loi de Moïse : "Celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu" (Deutéronome 21. 23). "Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois" (Galates 3. 13). Ils n'ont pas compris que Jésus venait effectivement accomplir la prophétie, comme le serviteur de l'Éternel, annoncé par le prophète : "Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Éternel ? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas" (Ésaïe 53. 1-3).
Scandale pour les uns, folie pour d'autres, incompréhension pour la plupart, la croix de Christ renferme pour ceux qui croient le pouvoir du salut de Dieu. "Nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs" (1 Corinthiens 2. 23-24). Ce qui peut nous étonner, c'est le choix de Dieu pour cette forme de supplice. Pourquoi la crucifixion ? Le Fils de l'Homme, Jésus, aurait pu subir la lapidation, châtiment courant pour le peuple juif. Il aurait pu être décapité ou subir une autre mort. Il a fallu qu'Il subisse l'ignominie, la souffrance terrible, physique et morale de la croix, que les romains utilisaient pour supplicier les malfaiteurs et ceux qu'ils considéraient comme opposés au régime. La crucifixion est le choix délibéré de Dieu pour le sacrifice de son Fils, car elle comporte plusieurs aspects concernant l'œuvre de notre salut et elle a été clairement annoncée par les prophètes et tout particulièrement par David, dans le Psaume 22 : "Et moi, je suis un ver et non un homme, L’opprobre des hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, Ils ouvrent la bouche, secouent la tête: Recommande-toi à l’Éternel ! L’Éternel le sauvera, Il le délivrera, puisqu’il l’aime! -Oui, tu m’as fait sortir du sein maternel, Tu m’as mis en sûreté sur les mamelles de ma mère; Dès le sein maternel j’ai été sous ta garde, Dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. Ne t’éloigne pas de moi quand la détresse est proche, Quand personne ne vient à mon secours! De nombreux taureaux sont autour de moi, Des taureaux de Basan m’environnent. Ils ouvrent contre moi leur gueule, Semblables au lion qui déchire et rugit. Je suis comme de l’eau qui s’écoule, Et tous mes os se séparent; Mon cœur est comme de la cire, Il se fond dans mes entrailles. Ma force se dessèche comme l’argile, Et ma langue s’attache à mon palais; Tu me réduis à la poussière de la mort. Car des chiens m’environnent, Une bande de scélérats rôdent autour de moi, Ils ont percé mes mains et mes pieds. Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils observent, ils me regardent; Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique. Et toi, Éternel, ne t’éloigne pas! Toi qui es ma force, viens en hâte à mon secours !"
Il y a dans les paroles du psalmiste une prophétie bouleversante de ce qui s'est produit lors de la crucifixion de Jésus.
D'autres prophètes ont aussi annoncé la manière dont le Messie de Dieu devait mourir en expiant les péchés des êtres humains. "Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né" (Zacharie 12. 10). "Des laboureurs ont labouré mon dos, Ils y ont tracé de longs sillons" (Psaumes 129. 3). Lorsque nous considérons les souffrances de Christ : moqueries, humiliations, coups, flagellation, couronne d'épines, foule haineuse et déchaînée, abandon de ses disciples et finalement la honte de la crucifixion, supplice habituellement réservé aux pires malfaiteurs, nous comprenons les paroles des prophètes qui parlent d'ignominie, d'humiliation, d'abaissement, d'un visage défiguré, de malédiction. La croix, avec tout ce qui a précédé la crucifixion, a été l'instrument de supplice qui pouvait le mieux convenir à un tel sacrifice pour le salut des pécheurs. Un sacrifice par lequel les péchés les plus horribles trouvent leur expiation. En quoi la croix de Christ est-elle une puissance de Dieu ? Si nous voulons comprendre le sens profond de la croix, il nous faut réaliser la gravité du péché dans ses conséquences. De même si nous voulons comprendre la gravité du péché, il nous faut considérer l'intensité douloureuse des souffrances et de la mort de Jésus.
La nécessité du parfait sacrifice de Jésus pour que nous soyons sauvés des conséquences tragiques de nos péchés :
La crucifixion de Jésus nous révèle les conséquences tragiques du péché et la nécessité d'une œuvre exceptionnelle pour les réparer. Évidemment, cela ne peut apparaître qu'à quelqu'un qui croit, quelqu'un dont le cœur va être touché par la prédication du Christ crucifié. A une époque où sont banalisés les péchés les plus graves, ne parlons pas des autres, nous devons acquérir la notion de la gravité de tout péché. Le salaire, ce que mérite le péché, c'est la mort, non seulement la mort physique, avec son cortège de souffrances, de maladies, d'infirmités, mais surtout la mort spirituelle, mais la perdition éternelle, appelé dans l'Apocalypse "la seconde mort" : "L’étang de feu, c’est la seconde mort" (Apocalypse 20. 14). "Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort" (Apocalypse 21. 8).
"Déjà, étant pécheurs par nature, nous sommes spirituellement morts par nos offenses et par nos péchés" (Éphésiens 2. 1). "Vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Vous étiez éloignés…" (Éphésiens 2. 12). La sentence est sans appel : "Le salaire du péché, c’est la mort" (Romains 6. 23). Et elle s'applique à tous sans exception : "Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3. 23). "Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul" (Romains 3. 9-10). De plus il est aussi écrit, et c'est le constat divin, que le prix du rachat de notre vie est trop cher pour que nous puissions l'acquitter : "Mais aucun homme n’a les moyens de racheter à Dieu la vie d’un autre homme ou de lui verser le prix de sa propre vie. Le prix de leur vie est trop cher à payer, il faut y renoncer une fois pour toutes" (Psaume 49. 7-8). Seul un sacrifice d'une valeur exceptionnelle a pu payer le prix de notre rachat. Ce sacrifice exceptionnel, c'est la vie même du Fils de Dieu, l'Agneau de Dieu, sans péché, sans défaut, sans tache. "Ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache" (1 Pierre 1. 18, 19). Oui, il est bien clair qu'aucun autre sacrifice, aucune autre offrande, que seul le sacrifice et l'offrande de la propre vie de Jésus-Christ sur la croix, ne pouvait suffire au rachat de nos âmes.
À la naissance et à la crucifixion de Jésus
À la naissance de Jésus Christ, le Fils de Dieu, en pleine nuit le ciel s'illumine, et un ange du Seigneur annonce ce grand sujet de joie : « Aujourd'hui… vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2. 11). À la crucifixion de Jésus, sur la croix du Calvaire, en plein midi, le ciel s'assombrit, et pendant trois heures, des ténèbres envahissent le pays (Matthieu 27. 45).
Le jour de la naissance de Jésus, une multitude d'anges louent Dieu : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et sur la terre, paix » (Luc 2. 14). Mais, sur la croix, à la fin des trois heures de silence et d'obscurité profonde, Jésus s'écria d'une voix forte : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27. 46)
Que s'est-il passé ? La joie de Bethléem a-t-elle disparu dans le déchaînement de la méchanceté humaine contre le Fils de Dieu ? Non, assurément pas. Il est écrit : « À cause de la joie qui était devant Lui, Jésus, qui est sans péché, a enduré la croix, ayant méprisé la honte » (Hébreux 12. 2). À Gethsémané, le Seigneur Jésus, en pleine communion avec son Père, a accepté de prendre à son compte nos péchés comme s'ils étaient siens (Psaume 40. 12). Quand Dieu Juste et Saint a fait tomber sur son Fils Jésus le châtiment que nos péchés méritaient, et que Jésus a été abandonné par Dieu sur la croix, le cri de Golgotha a traduit sa souffrance infinie. Mais il a été suivi d'un puissant cri de victoire : « Tout est accompli » (Jean 19. 30). Maintenant, Jésus-Christ est ressuscité. L'œuvre est faite : le Seigneur Jésus voit à l'avance la multitude d'hommes et de femmes rachetés et délivrés par son parfait sacrifice à la croix. C'est la joie de Jésus-Christ, le Bon Berger, qui porte sur son cœur sa brebis sauvée (Luc 15. 6).
L'importance de la croix de Jésus Christ
"Portant lui-même la croix, Jésus sortit et alla au lieu-dit du Crâne, appelé en hébreu Golgotha, où ils le crucifièrent" (Jean 19. 17-18).
"Il a fait la paix par le sang de sa croix" (Colossiens 1. 20).
Bon nombre de nos concitoyens possèdent un crucifix ou le portent en pendentif. Que signifie-t-il pour eux ? La croix à laquelle ils pensent ne serait-elle qu'un bijou ? Quel est le sens véritable de la croix ?
La croix, instrument de supplice sur lequel on attachait autrefois les malfaiteurs condamnés à mort, nous rappelle la mort de Jésus-Christ le Fils de Dieu venu sauver les êtres humains de leur état de perdition. La crucifixion du Christ, du Messie, a été l'évènement le plus important et le plus solennel de tous les temps, car c'est là qu'on trouve, d'une part, la plus grande manifestation de l'Amour divin et, d'autre part, la plus affreuse démonstration du mal qui habite le cœur de l'être humain. La créature n'a-t-elle pas déclaré coupable et mis à mort son Créateur, Jésus Christ, le seul Juste, venu sur la terre pour nous faire connaître l'Amour parfait de Dieu et la Grâce divine ?
A la croix, Dieu déclare en fait qu'il n'a rien trouvé de bon en l'être humain et qu'Il l'a entièrement condamné. Nous devons être ainsi convaincus qu'en nous il n'habite point de bien (Romains 7. 18) et que seule l'œuvre de Jésus-Christ, le Sauveur, nous réconcilie avec le seul vrai Dieu trois fois Saint (Colossiens 1. 20). Mais quant à celui qui se refuse à recevoir et à croire ces affirmations consignées dans la Bible, celle-ci nous dit que “la colère de Dieu demeure sur lui” (Jean 3. 36).
“La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu” (1 Corinthiens 1. 18). Auquel de ces deux groupes appartenons-nous chacun ?
Jésus s'est offert en sacrifice parfait
Jésus, l'Agneau de Dieu, parfait et sans tâche, a été rejeté de la société, hué par la foule, condamné par les pouvoirs religieux et civil. Il a terminé sa vie terrestre sur une croix dans le mépris et l'échec apparent. Il a accepté la mort sous une forme des plus humiliantes.
Mais la réalité morale est tout autre. Jésus s'est livré par Amour pour être notre parfait Remplaçant sous le Jugement de Dieu. Ainsi l'amour le plus sublime est caché sous l'acte le plus ignoble des êtres humains. Tel est le mystère de l'Amour de Dieu : le Père donne le Fils pour être le Sauveur du monde !
Par Amour, notre Sauveur Jésus-Christ a accepté volontairement de venir dans ce monde. Il est né dans une étable. Il a grandi et à 30 ans, il commença son ministère, enseigna le chemin du Salut, faisant du bien et guérissant les malades... Le peuple ne pouvant plus supporter la Lumière que manifestait Jésus, le livrèrent aux soldats romains. Ceux-ci Le maltraitèrent atrocement, se moquant de Lui. Enfin, ils le clouèrent sur une croix de honte entre deux malfaiteurs. Oui, Jésus se laissa maltraiter d'une terrible manière sans dire un mot, et jusqu'à mourir sur la croix. Après trois jours dans le tombeau, Jésus ressuscita, il vainquit la mort. Jésus-Christ est la résurection et la Vie et la mort ne peut absolument rien contre Lui.
Oui, l'Évangile ne s'est pas arrêté à la croix. Le troisième jour après la crucifixion de Jésus, Dieu ressuscite Jésus et Lui donne la première place dans la Gloire. Sur la terre, Dieu peut alors répandre sa Grâce, et sauver tous ceux qui croient et mettent leur confiance en Jésus-Christ et en son sacrifice parfaitement accompli sur la croix. Le Saint Esprit vient remplir le cœur de tous ceux qui reçoivent Jésus dans leur vie comme Seigneur et Sauveur personnel. Oui, le Saint-Esprit les remplit d'une puissance de justice, d'amour et de vie qui atteste que Jésus est vivant dans leur vie et qu'Il est le Vainqueur.
En Justice, et à cause de l'Amour parfait de Dieu pour les êtres humains, le Seigneur Jésus-Christ sera bientôt vu par tous au milieu du trône de Dieu dans le ciel, célébré par d'innombrables personnes rachetées par son sacrifice, et heureuses pour l'éternité.
Dans la honte, la gloire de Jésus a brillé
Sur la croix.
A toi, Jésus, fut la victoire
Sur la croix.
A toi, durant l'éternité,
Soit force, honneur et majesté
Pour le Triomphe remporté
Sur la croix.
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L’offrande parfaite de Jésus-Christ, Dieu fait Homme, Parfait et Saint
Jésus a cheminé dans un monde ennemi, souillé par le péché, Il y est entré pur et sans tache, Il put donc au terme du chemin se présenter à Dieu pur et sans tache, faire l’offrande du corps qu’Il a reçu… Quel contraste avec les victimes autrefois offertes sous la loi ! — Cette « offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » nous raconte l’excellence infinie, la perfection, la gloire de Celui qui, Dieu sur toutes choses béni éternellement, a été ici-bas un homme, le seul Homme parfait, le seul qui pouvait s’offrir en sacrifice pour le péché. Et rien ne fait ressortir aussi glorieusement la perfection de l’Homme Christ Jésus que le fait qu’Il ait pu être cette Victime sainte, cette « seule offrande », qui nous a « rendus parfaits à perpétuité ».
Jésus le Saint et le Juste a dû être « fait péché pour nous » (2 Corinthiens 5. 21) durant les trois heures sombres et Il n’a pu l’être que parce qu’il était le Saint et le Juste. Victime sainte, Jésus a subi alors le Jugement que nous avions mérité et qui eût été notre part pour l’éternité sans qu’il nous soit jamais possible de l’épuiser. Lui, Saint Agneau de Dieu, a épuisé ce jugement, « Il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » (Hébreux 9. 26). L’expiation accomplie, son sang répandu, son corps a été placé dans le sépulcre, « un sépulcre neuf, dans lequel personne n’avait jamais été mis » (Jean 19. 41). Dieu prit soin de Jésus, Celui qui a achevé l’œuvre qu’Il lui avait donnée à faire, Il maintient la gloire de sa Personne. Alors se trouve accompli ce que le Psalmiste avait écrit bien longtemps à l’avance : « Tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption » (Psaume 16. 10). — Puis, ressuscité dans ce corps formé par Dieu, offert à Dieu — Jésus se manifeste à ses disciples : d’une part, Il peut leur dire : « Voyez mes mains et mes pieds ; — que c’est moi-même : touchez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai » et d’autre part, Il entre dans la pièce où les disciples étaient, bien que les portes en fussent fermées (Luc 24. 39 ; Jean 20. 19). Quarante jours après sa Résurrection, c’est son Ascension glorieuse et notre foi Le contemple maintenant là-haut, dans le Ciel même (voir Hébreux 2. 9), éternellement Dieu et éternellement Homme. Bientôt, de nos propres veux, nous Le verrons dans ce corps glorifié (voir Apocalypse 5. 6) et, déjà nous l'adorons en esprit et en vérité. Au Ciel, voyant le profond mystère de son anéantissement, de son abaissement et de son sacrifice, sans fin, nous L’exalterons d'éternité en éternité !
L'oeuvre de la croix de Jésus-Christ
"C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps; Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j’ai dit: Voici, je viens Dans le rouleau du livre il est question de moi Pour faire, ô Dieu, ta volonté. Après avoir dit d’abord: Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché ce qu’on offre selon la loi, il dit ensuite: Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes" (Hébreux 10. 5-10).
La croix de Jésus-Christ est une œuvre de rédemption, d'expiation, de justification et de réconciliation :
- Un sacrifice de rédemption :
C'est le prix payé par Jésus pour notre rachat. Nous étions vendus, esclaves du péché auquel nous nous sommes livrés. "Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché" (Romains 7. 14). "Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres…" (Éphésiens 2. 1).
Nous étions, par le péché, tombés sous le pouvoir du diable et des puissances des ténèbres. Nous étions destinés au châtiment éternel. Alors par son sacrifice sur la croix, Jésus nous a rachetés, délivrés de nos péchés, du diable et de toutes les puissances de l'enfer. "En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce..." (Éphésiens 1. 7). "A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! Amen !" (Apocalypse 1. 5).
La rédemption est un acte de délivrance, de libération. Jésus nous a réellement délivrés, libérés du pouvoir de condamnation et de domination du péché et de ses conséquences. Il y a dans les souffrances de Christ un pouvoir infinie de restauration pour celui qui croit en Lui. "Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris" (Ésaïe 53. 4-5). "Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris" (1 Pierre 2. 24-25).
La croix de Christ a été le lieu où Jésus a détruit tout ce qui nous condamnait, tout ce qui nous oppressait, nous liait, nous asservissait, nous courbait : le pouvoir du péché, le pouvoir de la maladie et des infirmités, le pouvoir démoniaque, la crainte de la mort et finalement la mort elle-même.
- Un sacrifice d'expiation :
Nous devons encore comprendre que les fautes doivent être expiées, un châtiment doit être infligé au coupable. Sur le plan spirituel, nos péchés doivent aussi être expiés par un châtiment et ce châtiment que nous devrions subir est tombé sur Jésus-Christ. C'est le principe de la substitution : "Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous." (Ésaïe 53. 3-6) "Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses; il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix" (Colossiens 2. 13-15). Si nous doutons encore de l'Amour de Dieu, rappelons cette parole : "Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous" (Romains 5. 8).
La croix de Jésus-Christ est le moyen choisi par Dieu pour faire l'expiation de nos péchés, afin de purifier par son sang ceux qui croient en LUI. C'est l'unique moyen de salut… on ne peut pas le remplacer ou lui associer quelque chose d'autre. "Il n'y a de salut en aucun autre qu'en Jésus. Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés" (Actes 4. 12). Les œuvres et les offrandes que nous pourrions faire, les sacrifices ou les souffrances que nous pourrions endurés, ne peuvent nous sauver. "Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie" (Éphésiens 2. 8). Nous l'avons compris le sacrifice de Jésus-Christ sur la croix est l'œuvre unique de salut, de rédemption, de délivrance, de justification, de réconciliation avec Dieu, dans laquelle il nous faut croire ; et cette glorieuse réalité est offerte à tous. "Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier" (1 Jean 2. 2). "Nous avons été été lavés, mais nous avons été sanctifiés, mais nous avons été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu" (1 Corinthiens 6. 11). C'est pourquoi la prédication de Jésus-Christ crucifié est une puissance de Dieu car elle produit dans le cœur de ceux qui l'entendent la foi au moyen de laquelle nous recevons le salut (Romains 10. 10-17).
- Un sacrifice de justification :
Nous sommes toujours dans le principe de la substitution : "Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit" (1 Pierre 3. 18). "Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu" (2 Corinthiens 5. 21). Nous savons ce qu'est "être justifié", lorsque le coupable est blanchi de la faute qui lui était imputée. En ce qui concerne notre situation devant Dieu, nous sommes réellement coupables à cause de nos péchés et il est pratiquement impossible de paraître justes. Être justifié, c'est être blanchi, lavé. Or Dieu nous dit que nous sommes justifiés au moyen du Sang de Jésus-Christ. "Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ" (Romains 3. 24). A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère" (Romains 5. 9). "Le sang de Jésus Christ, le fils de Dieu, nous purifie de tout péché" (1 Jean 1. 7). "Le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !" (Hébreux 9. 14). "Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ…" (Romains 8. 1).
- Un sacrifice de réconciliation :
Il faut savoir que le péché rend ennemi de Dieu : "Dieu a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel" (Colossiens 1. 20-23). Par sa nature souillée, le péché nous sépare de Dieu qui est Saint. C'est une notion dont nous devrions être conscients, celle de la Sainteté de Dieu et de notre propre souillure. "Souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ" (Éphésiens 2. 12, 13). "Nous pouvons maintenant nous approcher de Dieu avec confiance, car nous avons au moyen du sang de Jésus une libre entrée dans la présence de Dieu" (Hébreux 10. 19).
Tant que nous demeurons fondés et inébranlables dans la foi, et que nous ne nous détournons pas de l'espérance de l'Évangile, nous sommes assurés de trouver dans le sacrifice du Seigneur Jésus-Christ, une parfaite réconciliation avec Dieu afin qu'il puisse "nous faire paraître devant lui, saints, irrépréhensibles et sans reproche" (Colossiens 1. 20). Que le Seigneur ouvre les yeux de notre cœur afin que nous comprenions le sens et la valeur de son sacrifice sur la croix et dire avec l'apôtre : "Si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi" (Galates 2. 20).
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