la croix
Jésus devait être élevé sur une croix
Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Jean 3. 14-15
Dans ce verset cité, Jésus annonce sa mort par cette parole étonnante : «Il faut que le Fils de l'homme soit élevé». Oui, Jésus allait être élevé sur une croix pour y laisser sa vie. Il devait connaître les souffrances de la croix et la honte de la mort d'un malfaiteur. “Maudit est quiconque est pendu au bois”, était-il écrit dans la Loi. Sur la croix, Jésus allait connaître la malédiction divine (Galates 3. 13).
Autrefois, dans le désert, alors que des serpents mordaient mortellement les Hébreux, Moïse avait dressé une perche où était suspendu un serpent d'airain, afin que tous ceux du peuple qui étaient mordus puissent être sauvés (Nombres 21. 4-9). Pour cela, ils devaient seulement regarder vers le serpent d'airain fixé sur la perche, image de la croix.
Nous sommes tous atteints par la blessure mortelle du péché. Pour obtenir la Vie Éternelle, il suffit de croire au Seigneur Jésus crucifié et ressuscité, et l'accepter dans son cœur comme seul Seigneur et Sauveur. Il suffit d'un seul regard de foi vers Jésus qui est Celui que Dieu donne pour notre salut. Il ne s'agit pas de faire des œuvres, il ne s'agit pas non plus de regarder à nous-mêmes, à nos sentiments. Ce ne sont pas les autres, ce n'est pas l'Église, qui peuvent nous sauver de la mort éternelle. Il faut se repentir et croire au Seigneur Jésus, chacun personnellement.
Jésus est mort pour nous donner la vie. Maintenant, Il vit et prend en charge éternellement tous ceux qui ont mis leur confiance en Lui. Cet ami fidèle qui est Jésus, le connaissez-vous personnellement ?
Le grand message de la croix de Jésus-Christ
Le cœur du christianisme est la Bible. Le cœur de la Bible est la croix, et le cœur de la croix est le cœur même de Dieu : un cœur rempli de la compassion la plus tendre pour l'être humain coupable et vagabond; un cœur qui fut percé et brisé pour expier nos péchés, et nous pardonner. Ayons une vision claire de l’œuvre merveilleuse que Jésus a accomplie sur la croix, et expérimentons de façon réelle et profonde sa Toute Puissance capable de transformer Notre vie.
La mort de Jésus sur la croix est le spectacle à la fois le plus terrible et le plus glorieux qu'aient jamais vu les êtres humains. La Bible dit : "La prédication de la mort du Christ sur la croix, est une folie aux yeux de ceux qui se perdent; mais pour nous qui sommes sauvés elle est la puissance même de Dieu" (1 Corinthiens 1. 18). Quelle parole ! Mais si nous voulons recevoir ce message de la croix dans toute sa plénitude, nous devons prendre connaissance de tout ce que la Bible dit à ce sujet.
Le grand message de la croix, même s'il est prêché dans toute sa plénitude, sera toujours une folie pour ceux qui se perdent. Si quelqu'un ne voit pas la sagesse infinie et la puissance de Dieu à travers la mort de Jésus sur la croix, c'est le signe qu'il est en train de périr. Le message de la croix, c'est l'annonce de l'Amour et de la Grâce de Dieu pour chacun de nous êtres humains. Voyons ensemble et saisissons la signification profonde de ce message de la croix.
Premièrement, le message de la croix révèle ce que Dieu pense de la Sainteté et du péché. La croix montre d'une part la Sainteté de Jésus qui a atrocement souffert, et d'autre part l'abjection du péché à cause duquel Jésus a souffert. Jésus avait déclaré : "Vraiment, je vous l'assure, tout homme qui commet le péché est esclave du péché" (Jean 8. 34). Et Il avait dit aussi : "Qui d'entre vous peut m'accuser d'avoir commis une seule faute ?" (Jean 8. 46).
D'après l'enseignement de la Parole de Dieu, le péché et l'esclavage sont inévitablement liés. Il n'y a aucune liberté authentique là où il n'y a pas eu rupture avec le péché. Jésus n'a jamais commis de péché, c'est ce que la Bible ne cesse de proclamer, car, s'Il l'avait fait, Il serait passé sous la domination du péché, et Il aurait perdu du même coup sa qualité de Messie et sa capacité de mourir sans défaut, pour vous, sur la croix.
Le Christ Jésus est Saint, innocent, séparé des pécheurs, dit la Bible. Et pourtant, Lui, le Saint, dont le caractère et les paroles nous ont révélé le Dieu invisible et éternel, a porté nos péchés dans son propre corps et fut mis à mort par la main des impies. Dieu le Père dans sa Sainteté a condamné sur la croix de notre Seigneur Jésus-Christ qui porta tous nos péché. Comme les ténèbres n'ont absolument rien de commun avec la lumière, l'esprit mauvais et corrompu de l'être humain ne peut avoir aucune communion avec l'Esprit Saint de Dieu. Le message de la croix, c'est donc la victoire de la Sainteté d'une part, et la défaite et la destitution du péché, d'autre part.
Deuxièmement, le message de la croix révèle l'Amour infini de Dieu et le sacrifice qu'Il a fait pour nous sauver. Dieu le Père a donné son Fils Jésus au monde qui l'ont livré à la mort honteuse de la croix. Sans la mort de son Fils sur la croix, nous n'avons aucun espoir d'être sauvé. La Bible dit : "C'est en Lui seul (Jésus) que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n'a jamais donné le nom d'aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés" (Actes 4. 12).
La croix représente donc l'Amour de Dieu le Père et le sacrifice de Dieu le Fils, Jésus dit : "Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils" (Jean 3. 16). Le Christ, Lui aussi nous a aimés, et Il s'est livré Lui-même à Dieu pour nous libérer de l'esclavage de nos péchés et nous faire sortir de la prison de nos vices et de nos passions. Le message de la croix est celui d'un Amour infini et immérité. Seul Dieu pouvait aimer un monde pécheur au point de livrer à la mort sur la croix son Fils unique pour nous sauver. Seul, Dieu le Fils pouvait nous aimer au point de donner son âme sans tache en sacrifice pour toutes nos fautes. Les souffrances et le sacrifice de Jésus-Christ sont la preuve et l'expression de l'intensité de l'Amour infini de Dieu.
Troisièmement, le message de la croix révèle la Justice et la paix de Dieu. La Bible dit clairement que Jésus s'est offert en sacrifice sur la croix pour la Gloire de Dieu. La croix ne représente donc pas seulement l'Amour infini, mais aussi la Justice infinie et la réconciliation possible avec Dieu, basée sur cette justice. Tout ce qui est contre nous aux yeux du seul Dieu Juste, et qui fait obstacle à votre réconciliation avec Dieu, a été en quelque sorte cloué à la croix. Cela veut dire que tous nos péchés ont été pris en charge par le Christ, qui a souffert et qui est mort sur la croix pour nous. La croix a donc été le point de rencontre entre la Justice de Dieu (qui a condamné notre péché en faisant tomber la punition sur le Christ) et la paix de Dieu, une paix qui peut vient dans notre cœur si nous recevons le Christ comme votre Sauveur.
Pour conclure, le message de la croix révèle le Salut de Dieu et sa Puissance. La croix symbolise la prodigieuse Puissance de Dieu. Tous ceux qui croient en la mort de Jésus pour eux et demeurent en quelque sorte sous l'ombre du Christ, expérimentent la Puissance de Dieu, capable de les sauver parfaitement. Soyons prêts à croire, comme le dit la Bible, que le sang de Jésus, le Fils de Dieu, nous purifie de tout péché, alors approchons-nous de Lui maintenant dans la prière, avec une pleine confiance. Confessons-Lui nos péchés, abandonnons-les, et nous allons voir notre vie transformée par la Puissance de Dieu. Car c'est bien de cela dont il est question.
Un chrétien, c'est quelqu'un dont le cœur a été purifié, et dont l'existence a été changée par la Toute Puissance de Dieu ; c'est quelqu'un capable de marcher dans la vérité, dans la pureté, dans la sainteté. Jésus seul a la puissance de le faire dans notre vie. Des millions et des millions de personnes à travers le monde, depuis des siècles, peuvent en témoigner.
De la même manière qu'après avoir donné sa vie à la croix, Jésus a connu la Gloire de la Résurrection, de même nous devons renoncer à toute notre souillure, tous nos péchés, afin de goûter une vie nouvelle, à l'honneur et à la Gloire de Dieu. Le message de la croix, c'est l'annonce que quiconque croit, parvient au salut grâce à la puissance de Dieu. Dans toute notre faiblesse et notre impuissance, dans notre dénuement, nous pouvons saisir en cet instant, avec la main de notre foi, le secours et le Salut de Dieu.
Le seul Juste a été condamné
Jésus Christ a été crucifié il y a près de 2000 ans. Toutes les catégories sociales étaient représentées lors de sa condamnation et de sa mise à mort.
Un gouverneur romain, Hérode, l'a méprisé et outragé. Les chefs religieux juifs l'ont poursuivi jusqu'à l'assigner devant un tribunal pour un procès inique. La foule a consenti en ajoutant : « Qu'il soit crucifié ! » (Matthieu 27. 22). L'empire dominant de l'époque, par la voix de son représentant Pilate, a condamné le Juste, et les soldats romains l'ont ignoblement bafoué, brutalisé puis cloué sur une croix. Même un des malfaiteurs qui étaient crucifiés avec lui l'a insulté (Marc 15. 32). Mais pourquoi donc tant de haine ?
Jésus est Juste et Saint, Il est Dieu fait homme, et les œuvres qu'il faisait, parce qu'elles étaient l'expression de l'Amour divin, ne pouvaient que condamner celles des êtres humains et ils n'ont pas pu supporté cette lumière éclairant leurs mauvaises actions.
Ces faits sont anciens, mais le monde est toujours dans les ténèbres morales, et le cœur humain toujours aussi méchant. Cependant, l'œuvre parfaite de Jésus Christ à la croix sépare les êtres humains en deux catégories : ceux qui restent dans les ténèbres, et ceux qui, en acceptant sincèrement Jésus comme leur Sauveur et Seigneur, deviennent enfants de Dieu, “enfants de lumière” (Éphésiens 5. 8).
De quel côté sommes-nous ? Est-ce du côté de ceux qui rejettent Jésus Christ parce qu'ils ne peuvent pas supporter la lumière qui émane de sa Personne et de sa Vie, ou est-ce que nous acceptons la Grâce que Jésus apporte à celui qui se reconnaît pécheur et accepte le parfait sacrifice de Jésus sur la croix ?
La croix de Jésus Christ
La croix est le symbole du Christianisme et de la foi chrétienne. Au temps de Jésus-Christ, la croix était un moyen d'exécution cruel qu'utilisaient les Romains. C'était donc la pire humiliation, un objet de honte et de rejet.
L'apôtre Paul dit dans 1 Corinthiens 1 : 23-24, que « la croix est un scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs ». La croix de Christ est l'expression de l'amour de Dieu : « Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés » (1 Jean 4 : 10). C'est sur la croix que Jésus a accompli l'œuvre de la rédemption divine.
George MacLeod a écrit ces mots :
"Jésus n'a pas été crucifié dans une cathédrale entre deux cierges, mais sur une croix entre deux terroristes (brigands), près d'une décharge publique, près d'un croisement de routes tellement fréquentées, au point que le titre qu'on a donné à Jésus sur la croix a dû être inscrit en 3 langues (Jean 19. 20) : en Hébreux, la langue des religieux de l'époque, en Latin, la langue des "barbares" de l'époque et en Grec, la langue des savants de l'époque.
C'était le genre d'endroit où les cyniques ne retenaient plus leurs allusions vulgaires ou leurs jurons et où les soldats pariaient sur tout et sur rien. C'est là que Jésus est mort et c'est pour eux tous et pour le monde entier qu'Il est mort sur la croix." Jésus inspire profondément, étire Son corps torturé par les clous des Romains, avant de s'écrier : "Tout est accompli" (Jean 19. 30)
Qu'est ce qui venait d'être accompli ? La longue histoire du plan de notre rédemption. La mission de Jésus sur la terre venait de s'accomplir. Son travail de Salut et l'équipement de ses ambassadeurs était accompli.
Le sang avait coulé, le sacrifice avait été consommé. La malédiction liée au péché du monde entier a été abolie. Le dard de la mort arraché. Tout était maintenant fini, accompli, achevé, pour que tout être humain qui croit puisse être sauvé.
Ces mots sont exactement les mêmes que ceux qui étaient inscrits sur le reçu indiquant le règlement définitif d'une dette à cette époque. Restait-il encore quelque chose à payer ? Non, la dette était acquittée entièrement.
La croix de Jésus est comme un comptoir d'échange. A cet endroit Dieu enlève de nos épaules le fardeau de nos péchés et le place sur celles de Jésus Christ. Et Dieu prend "Son manteau de Justice" pour nous en couvrir les épaules.
Quel échange précieux !
Et comment l'obtenir ? En travaillant très dur ? Absolument pas !
Nous l'obtenons seulement par la foi, en faisant confiance à Jésus-Christ et à Lui seul. Jésus est ressuscité et vivant pour toujours.
Le prix payé par le Dieu d'Amour sur la croix
« J'ai livré le bien-aimé de mon âme en la main de ses ennemis » (Jérémie 12. 7). « [Dieu] n'a pas épargné son propre Fils, mais… l'a livré pour nous tous » (Romains 8. 32). « Étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils » (Romains 5. 10)
Jésus a été cloué sur la croix, et ceux qui assistaient à ce “spectacle” se moquaient de Lui sans retenue. Les chefs religieux lancent à Dieu un défi : « Il s'est confié en Dieu, qu'il Le délivre maintenant s'Il tient à Lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu » (Matthieu 27. 43).
Jésus se confie en Dieu, ses ennemis eux-mêmes le savent. Il est le Fils de Dieu, ses œuvres l'ont prouvé. Et Dieu a déclaré à deux reprises qu'il a trouvé son plaisir en Jésus son Fils (Matthieu 3. 17, 17. 5).
“Qu'il le délivre… s'il tient à lui !” : Dieu ne va-t-il pas relever immédiatement ce défi ? Les laissera-t-ils supposer qu'Il ne tient pas à son Fils bien-aimé ?
Mais Jésus reste sur la croix. Aucune voix ne se fait entendre du ciel. Les moqueries continuent, Dieu laisse faire…
Puis des ténèbres couvrent le pays pendant trois heures, et Jésus pousse ce cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Marc 15. 34). Par ces paroles, Jésus proclame aux oreilles de tous que le Dieu Saint en qui Il se confiait l'a abandonné. Mais il reste son Dieu, celui qu'Il n'a cessé d'aimer, même pendant ces heures terribles. Est-ce possible ? Rien ne peut expliquer cette scène, sinon ces deux expressions : « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8), et : « Toi, tu es saint » (Psaume 22. 3).
Voilà le prix que le Dieu d'Amour a payé sur la croix pour offrir le salut aux êtres humains coupables et révoltés contre Lui. Dans ces heures ténébreuses, Jésus-Christ était chargé de tous nos péchés pour les expier pour nous. Le Dieu Saint et Juste l'a frappé pour nous et l'abandonna durant ses trois dernières heures sur la croix. Tout cela est arrivé pour que tous ceux qui croient et mettent leur confiance en Jésus soient pardonnés de tous leurs péchés et qu'ils aient la Vie Éternelle.
Jésus-Christ souffrit sur la croix
Jésus souffrit sur la croix. Ses souffrances qui avaient leur source dans son Amour, nous trouvons le Sauveur toujours avec son Père, bien que occupé avec Lui de la coupe qu’il avait à boire : son obéissance brillait dans toute sa perfection. Jésus n’est pas encore abandonné de Dieu, quoiqu’il ait à faire avec son Père au sujet de cette coupe caractérisée par le fait qu’il est abandonné de Dieu. « Père, délivre-moi de cette heure ; mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure. Père, glorifie ton nom ». Ici, Jésus reçoit la réponse à son obéissance jusqu’à la mort en jugement, dans une réelle et complète victoire, et dans l’éclatante manifestation de la révélation de l’amour ; bien que le monde, en même temps, y trouve son jugement. Mais à Gethsémané tout s’obscurcissait, c’était la puissance des ténèbres et l’agonie plus profonde du Seigneur proclamée dans ses quelques paroles si puissantes et dans cette sueur qui était comme des grumeaux de sang découlant en terre (Luc 22, 41-44). L’obéissance toutefois est parfaite. Le tentateur est entièrement vaincu et le nom de Jésus suffit pour faire reculer et pour renverser tous ses adversaires (Jean 18, 6). Pour autant qu’il s’agit de ceux-ci et de l’étendue de la puissance de Satan, Jésus est libre ; mais le Père lui avait donné la coupe à boire : Jésus s’offre lui-même volontairement pour la boire, montrant autant de puissance que jamais, afin qu’il ne perdît aucun de ceux que le Père lui avait donnés. Scène merveilleuse d’obéissance et d’amour ! Quelles que fussent ses souffrances, ce qui avait amené là le Sauveur, c’était le libre mouvement d’un cœur d’homme en grâce, mais d’un homme parfait selon l’Esprit en obéissance envers Dieu. « La coupe que le Père m’a donnée à boire, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18, 11). Jésus rencontre la puissance de la mort, en tant qu’elle était la puissance de l’Ennemi ; il passe au travers, et l’ayant ainsi renversée, il s’avance dans le chemin béni d’une obéissance de bonne volonté, prenant maintenant la coupe elle-même de la main de son Père. Jamais nous ne pourrons trop méditer sur le chemin que Christ a suivi ici. Nous pouvons nous arrêter à le considérer sous tous ses aspects et apprendre ainsi ce qu’aucun autre moment, ni aucune autre scène ne peut nous dire, — une perfection qui s’apprend de Lui, et de Lui seul.
Le péché lui-même a dû être pour le Seigneur une source continuelle de douleur. Si Lot affligeait son âme juste de tout le mal qu’il voyait et entendait, lui si éloigné de Dieu par sa marche, que n’a pas dû souffrir le Seigneur quand il a passé au travers de ce monde ! Je ne doute pas qu’étant toujours parfaitement à la place où Dieu voulait qu’il fût, le Sauveur n’ait été, non pas dans une certaine mesure seulement, mais par la nature même de ses sentiments, plus calme que l’homme juste de Sodome : néanmoins il était angoissé par le péché. « Il les regarda tout à l’entour avec colère, étant attristé de l’endurcissement de leur cœur » (Marc 3, 5). Son Amour parfait était ici, sans doute, un soulagement pour lui, mais cet Amour n’ôtait pas la souffrance qu’il adoucissait. Si à ces mots : « Ô génération incrédule et perverse, jusques à quand vous supporterai-je ? » — il ajoute : « Amène ici ton fils » (Luc 9, 41), l’incrédulité n’en était pas moins sentie par lui. Cependant il était dans une terre aride, altérée et sans eau, et il en avait le sentiment alors même que son âme était remplie aussi comme de moëlle et de graisse. Plus il était saint et plus il aimait, et plus le péché était affreux pour lui, le péché dans lequel son peuple aussi marchait « comme des brebis sans pasteur ».
Les douleurs des hommes, également, étaient par le cœur celles de Jésus. « Il a porté leurs langueurs et leurs maladies ». Quelque affliction, quelque douleur qu’il ait rencontré dans son chemin, il n’en est aucune qu’il n’ait porté sur son cœur comme sienne : « dans toutes leurs angoisses, il a été en angoisse ». Ce n’était pas à la légère que, même comme un homme vivant, il appliquait le remède : il portait dans son âme ce qu’il ôtait par sa puissance, — (car tout était le fruit du péché dans l’homme) — seulement c’était en grâce. Il porta le péché lui-même aussi, mais ceci, nous l’avons vu, eut lieu sur la croix ; ce fut l’obéissance, et non pas la sympathie. Dieu le fit être péché pour nous, lui qui ne connut pas de péché : tout le reste, c’étaient les sympathies de l’amour bien que ce fût la souffrance. L’amour a amené Jésus à la croix, nous le savons, mais dans ses souffrances sur la croix, Il n’eut pas la joie présente d’un service d’amour. Sur la croix, il n’avait pas affaire avec l’homme, mais en obéissance, il souffrait à sa place, et pour lui, de la part de Dieu. La souffrance était donc sans mélange, sans adoucissement : la croix n’était pas pour Jésus l’activité de sa bonté, mais l’abandon de Dieu ; mais toutes ses souffrances dans ses voies envers les hommes, quelles qu’elles aient été, ont été le fruit direct de l’amour qui agissait d’une manière sensible sur son âme ; il sentait pour d’autres, et à leur sujet ; et dans un monde de péché, ce sentiment se traduisait pour lui en souffrance constamment, — mais ce sentiment, c’était l’amour. Puissent nos âmes en goûter la douceur ! En échange de son amour, le Sauveur a pu être haï ; mais l’exercice actuel et présent de l’amour a une douceur et un caractère qui lui sont propres et qu’aucune forme des souffrances dont il peut être la source, ne lui ôte jamais : et en Jésus cet exercice a été parfait. Je ne veux pas dire certainement qu’une juste indignation ne remplissait pas son âme quand l’occasion l’appelait et que cette sainte colère éclatait en malédictions telles que l’amour parfait seul peut en prononcer.
Une autre source de douleur — (car à quelle coupe d’amertume Christ n’a-t-il pas bu ?) — était peut-être plus humaine. Insultes, mépris, tromperies, efforts incessants de le surprendre dans ses paroles, brutalité et cruelle moquerie… tout cela me s’appesantissait pas sur une âme insensible, bien qu’elle fut divinement patiente. Je ne dis rien de l’abandon, de la trahison, du reniement : « il a cherché quelqu’un qui eût compassion de lui, mais il n’y en a point eu, et des consolateurs, mais il n’en a point trouvé » (Psaume 69, 20) ; mais je parle ici de ce qui a pesé de tout son poids sur tous les sentiments délicats de la nature de Jésus comme homme. L’opprobre brisa son cœur, il fut le sujet des chansons des ivrognes ; sans doute Jéhovah connaissait son opprobre et sa honte, et son ignominie ; tous ses ennemis étaient devant lui ; — mais Christ traversa tout. Aucune perfection divine me le sauva de la souffrance, mais il traversa toutes les douleurs dans sa divine perfection et par elle. Je ne pense pas qu’il y ait eu un seul sentiment humain — et en Lui demeuraient tous les sentiments délicats d’une âme parfaite — qui en Christ n’ait pas été violé et foulé aux pieds. Tout cela n’était rien sans doute au prix de la colère de Dieu : sous le poids de cette colère les hommes et leurs voies étaient oubliés ; mais les souffrances n’étaient pas moins réelles alors ; et même lorsque, anticipant la coupe de la colère, il désirait du moins avoir auprès de lui ses disciples trop confiants en eux-mêmes, afin qu’ils veillassent avec lui, il ne put que les trouver endormis à son retour. Tout était douleur, mais l’exercice de l’amour ; et celui-ci, à la fin, doit faire place pour l’obéissance dans la mort où la colère de Dieu effaça par la profondeur de la douleur dont elle était la source, la haine et l’iniquité de l’homme. Tel fut Christ. Toutes les douleurs furent concentrées dans sa mort, où, ni les consolations d’un amour actif, ni la communion avec son Père, ne pouvaient apporter aucun soulagement ou être pour un moment entremêlées avec cette terrible coupe de colère ; là, promesses, droits à la gloire royale, tout fut abandonné par Jésus, afin qu’il reçût tout de nouveau, infailliblement, en gloire de la main du Père, avec une gloire plus élevée et plus excellente que celle qu’il avait réellement jamais eue, mais dans laquelle maintenant il allait entrer comme homme.
Jésus-Christ, sur le chemin de la croix
Les non-dits peuvent surprendre :
Jésus-Christ étonna Pilate, Hérode et les leaders Juifs en ne disant absolument rien lors de son procès. Jésus ne dit rien car Il ne craignait rien. Il n'implora pas la clémence ni même ne réclama la justice. Tous les mensonges des faux témoins ne purent Le décider à plaider sa cause. Jésus était Lui-même la Parole. Jésus ne dirait pas ce qu'ils attendaient qu'Il dise et n'argumenterait pas avec eux.
Pilate Lui demanda s'Il était bel et bien le Roi des Juifs mais Jésus répondit simplement : « Tu le dis » (Matthieu 27 : 11) ; Jésus lui donna une réponse en aucun cas élaborée et ne chercha pas à se justifier.
Jésus savait que l'autorité de Ses ennemis n'était que temporaire, ceux-ci pensaient avoir fait la prise du siècle. mais, en réalité ils n'étaient que des marionnettes dans les mains du diable.
De toute éternité, Jésus-Christ savait que Sa destinée pour sauver les êtres humains serait la torture, les moqueries et une mort atroce sur la Croix ; mais Jésus savait également qu'après cette bataille, Il vaincrait pour toujours la mort et le monde en serait alors transformé.
Lors du dernier souper avec Ses disciples, Jésus les choqua en leur disant que l'un d'entre eux Le trahirait. Scandalisés, ils se demandèrent qui pourrait être ce traître. Jésus l'identifia ensuite en lui offrant de Sa propre main un morceau trempé en disant: « Ce que tu fais, fais-le promptement » (Jean 13 : 27). Aucun des disciples de Jésus ne savait ce que Judas avait l'intention de faire, mais Jésus le savait. Judas le traître avait la voie libre pour sortir dans la nuit et pour planifier Son arrestation avec les prêtres. En leur faisant connaître que c'est Judas qui le trahirait, Jésus donna le signal de Sa propre arrestation. Jésus ne paniquait pas devant Ses ennemis; Il avait complètement le contrôle de la situation.
L'apôtre Jean fait un rapport étonnant du ministère final de Christ en commençant par les propos suivants: « Jésus, savait que son heure était venue de passer de ce monde au Père » (Jean 13 : 1). Jésus savait que Sa route finirait par Le conduire à Jérusalem, Gethsémané, le Prétoire et Golgotha et qu'Il irait sur ce chemin en ayant une pleine détermination et de la dignité. Avant de se diriger vers Gethsémané, le jardin où Jésus savait qu'Il serait arrêté, Jésus et Ses disciples chantèrent même des cantiques (Matthieu 26 : 30).
Le moment venu, Jésus fut arrêté par une foule conduite par Judas, armée d'épée et de batons. Ceux-ci livrèrent Jésus aux soldats romains qui le brutalisèrent. Lorsque le corps de Jésus fut réduit à une ruine ensanglantée par les flagellations et les traitements brutaux qu'Il endura des soldats, Il chancela sous le poids de la Croix qu'Il avait porter en chemin car elle était devenue trop lourde pour Lui. Et pourtant, là aussi, Jésus ne dit rien. Il était "l'homme de douleurs".
Les "femmes de Jérusalem" - pas Ses disciples, mais des femmes de la ville – émues et touchées, pleurèrent en voyant ce que Jésus-Christ devait endurer en allant vers une mort si cruelle sur la croix. Mais Jésus leur dit : "Ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et vos enfants" (Luc 23 : 28). Jésus savait que, plus tard, Jérusalem allait passer par des tribulations inconnues jusque-là.
Jésus, essaya-t-Il d'éviter la Croix ?
Certaines personnes sont de cet avis en regardant la scène de Gethsémané où Jésus priait : « Père, s'il est possible, éloigne cette coupe de moi » (Luc 22 : 42). Jésus savait tout à fait que la fin de Sa vie terrestre serait effroyable.
Mais lorsque Jésus demanda à Dieu son Père "d'éloigner cette coupe de Lui", parlait-Il vraiment de la croix ? Jésus avait laissé la Gloire pour venir dans ce monde en devenant un être humain, tout en restant Saint et Parfait, afin de sauver la race humaine par Son sacrifice sur la croix. Alors, Jésus demandait-Il vraiment à Dieu de changer Sa volonté maintenant qu'Il était sur terre et que le temps de l'accomplissement du plan divin était venu ?
Rappelons-nous que Jésus a dit aussi : « Et moi quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12 : 32). La Bible ajoute : « En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir » (Jean 12 : 33). Jésus parla de glorifier le Père et cette gloire était Son triomphe sur la Croix. Le triomphe de Jésus sur la croix (démontré par sa résurrection) était un acte absolument nécessaire pour vaincre définitivement tous ses ennemis. La mort de Jésus sur la croix ne peut jamais être considéré comme une défaite.
A Gethsémané, Jésus dit qu'Il était "troublé dans Son esprit". Matthieu rapporte ces paroles de Jésus : « Mon âme est triste jusqu'à la mort » (Matthieu 26 : 38). Ceci n'était pas de la peur. Jésus le Fils de Dieu s'était de plein gré placé dans cet état entre la vie et la mort; Il serait élevé comme Seigneur et Sauveur du monde, et son expérience irait au-delà de tout ce que l'être humain peut comprendre. Sur la croix, les puissances de l'enfer et de la mort confrontèrent Jésus dans une dernière tentative désespérée pour empêcher l'accomplissement de son œuvre.
Que Lui arrivait-Il maintenant ?
La mort imminente de Jésus devint de plus en plus tangible alors qu'Il se promenait dans le jardin de Gethsémané, loin des disciples, et qu'Il priait : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux mais ce que tu veux » (Matthieu 26 : 39). « Étant en agonie, Jésus priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre » (Luc 22 : 44).
Jésus y avait deux raisons à cette agonie : Premièrement, le péché du monde entier commençait à peser sur Lui, comme les Écritures l'avaient annoncé, et deuxièmement, Jésus devait porter Lui-même jusqu'à sa mort sur la croix le fardeau effroyable de nos péchés pour en subir le châtiment. C'était l'heure la plus cruciale de l'Histoire humaine. Et nous pouvons être certain que Satan attaqua Jésus physiquement et Le plongea dans une angoisse indescriptible. Rappelons-nous que Satan avait cherché de tuer Jésus dès Sa naissance et avait même essayé d'empêcher Sa naissance (Matthieu 2). Maintenant à Gethsémané, c'était l'assaut final : essayer de faire mourir Jésus dans le jardin, ce qui ferait échouer Sa victoire sur la mort, planifiée par Dieu par le biais de la crucifixion.
Jésus-Christ, Tout-Puissant, savait qu'Il devait accomplir la Parole de Dieu et donner Sa vie pour nous. Jésus est l'Agneau de Dieu qui mourut pou nos péchés. Sa mort à la croix était nécessaire. « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » (Galates 3 : 13).
Après Sa résurrection, Jésus dit à Ses disciples que tout – y compris Ses souffrances et Sa mort – avait été annoncé par les Écritures : « …il fallait que s'accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes … ainsi il est écrit que le Christ souffrirait …» (Luc 24 : 44-46).
Oui Dieu soit loué ! Jésus a triomphé et remporté la victoire qui nous conduit vers le Salut éternel. Jésus a vaincu pour toujours l'enfer, la mort et Satan dans une bataille unique. Il se réjouit de tout ce qu'Il a accompli comme un guerrier se réjouit durant le combat. Il nous a dit : "Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et que ne peuvent tuer l'âme …" (Matthieu 10 : 28).
Lorsque dans la bataille, on sait que la Victoire nous attend, alors on ne connaît pas la peur. Ainsi notre précurseur du Salut éternel, notre Seigneur des seigneurs, c'est Jésus Christ. Amen !
Jésus-Christ fut crucifié
Christ crucifié est un des messages fondamentaux de la Bible, celui que nous retrouvons dans la bouche des prophètes de l'Ancien Testament, comme dans la prédication des apôtres et disciples de Christ dans le Nouveau Testament c'est : "Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié". "Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. Nous prêchons un Christ mis en croix. Les Juifs crient au scandale. Les Grecs, à l’absurdité. Mais pour tous ceux que Dieu a appelés, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Christ que nous prêchons manifeste la puissance et la sagesse de Dieu" (voir 1 Corinthiens 1. 17-25).
La réalité historique de la crucifixion de Jésus-Christ ne fait aucun doute, ce qui fait débat c'est "pourquoi" ? Les religieux d'Israël n'ont pas compris le sens de la mort du Christ sur la croix, ils attendaient un messie-roi et non un messie souffrant. Ils ont perçu sa crucifixion comme scandaleuse, la croix était alors un instrument de malédiction, selon qu'il est écrit dans la loi de Moïse : "Celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu" (Deutéronome 21. 23). "Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois" (Galates 3. 13). Ils n'ont pas compris que Jésus venait effectivement accomplir la prophétie, comme le serviteur de l'Éternel, annoncé par le prophète : "Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Éternel ? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas" (Ésaïe 53. 1-3).
Scandale pour les uns, folie pour d'autres, incompréhension pour la plupart, la croix de Christ renferme pour ceux qui croient le pouvoir du salut de Dieu. "Nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs" (1 Corinthiens 2. 23-24). Ce qui peut nous étonner, c'est le choix de Dieu pour cette forme de supplice. Pourquoi la crucifixion ? Le Fils de l'Homme, Jésus, aurait pu subir la lapidation, châtiment courant pour le peuple juif. Il aurait pu être décapité ou subir une autre mort. Il a fallu qu'Il subisse l'ignominie, la souffrance terrible, physique et morale de la croix, que les romains utilisaient pour supplicier les malfaiteurs et ceux qu'ils considéraient comme opposés au régime. La crucifixion est le choix délibéré de Dieu pour le sacrifice de son Fils, car elle comporte plusieurs aspects concernant l'œuvre de notre salut et elle a été clairement annoncée par les prophètes et tout particulièrement par David, dans le Psaume 22 : "Et moi, je suis un ver et non un homme, L’opprobre des hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, Ils ouvrent la bouche, secouent la tête: Recommande-toi à l’Éternel ! L’Éternel le sauvera, Il le délivrera, puisqu’il l’aime! -Oui, tu m’as fait sortir du sein maternel, Tu m’as mis en sûreté sur les mamelles de ma mère; Dès le sein maternel j’ai été sous ta garde, Dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. Ne t’éloigne pas de moi quand la détresse est proche, Quand personne ne vient à mon secours! De nombreux taureaux sont autour de moi, Des taureaux de Basan m’environnent. Ils ouvrent contre moi leur gueule, Semblables au lion qui déchire et rugit. Je suis comme de l’eau qui s’écoule, Et tous mes os se séparent; Mon cœur est comme de la cire, Il se fond dans mes entrailles. Ma force se dessèche comme l’argile, Et ma langue s’attache à mon palais; Tu me réduis à la poussière de la mort. Car des chiens m’environnent, Une bande de scélérats rôdent autour de moi, Ils ont percé mes mains et mes pieds. Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils observent, ils me regardent; Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique. Et toi, Éternel, ne t’éloigne pas! Toi qui es ma force, viens en hâte à mon secours !"
Il y a dans les paroles du psalmiste une prophétie bouleversante de ce qui s'est produit lors de la crucifixion de Jésus.
D'autres prophètes ont aussi annoncé la manière dont le Messie de Dieu devait mourir en expiant les péchés des êtres humains. "Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né" (Zacharie 12. 10). "Des laboureurs ont labouré mon dos, Ils y ont tracé de longs sillons" (Psaumes 129. 3). Lorsque nous considérons les souffrances de Christ : moqueries, humiliations, coups, flagellation, couronne d'épines, foule haineuse et déchaînée, abandon de ses disciples et finalement la honte de la crucifixion, supplice habituellement réservé aux pires malfaiteurs, nous comprenons les paroles des prophètes qui parlent d'ignominie, d'humiliation, d'abaissement, d'un visage défiguré, de malédiction. La croix, avec tout ce qui a précédé la crucifixion, a été l'instrument de supplice qui pouvait le mieux convenir à un tel sacrifice pour le salut des pécheurs. Un sacrifice par lequel les péchés les plus horribles trouvent leur expiation. En quoi la croix de Christ est-elle une puissance de Dieu ? Si nous voulons comprendre le sens profond de la croix, il nous faut réaliser la gravité du péché dans ses conséquences. De même si nous voulons comprendre la gravité du péché, il nous faut considérer l'intensité douloureuse des souffrances et de la mort de Jésus.
La nécessité du parfait sacrifice de Jésus pour que nous soyons sauvés des conséquences tragiques de nos péchés :
La crucifixion de Jésus nous révèle les conséquences tragiques du péché et la nécessité d'une œuvre exceptionnelle pour les réparer. Évidemment, cela ne peut apparaître qu'à quelqu'un qui croit, quelqu'un dont le cœur va être touché par la prédication du Christ crucifié. A une époque où sont banalisés les péchés les plus graves, ne parlons pas des autres, nous devons acquérir la notion de la gravité de tout péché. Le salaire, ce que mérite le péché, c'est la mort, non seulement la mort physique, avec son cortège de souffrances, de maladies, d'infirmités, mais surtout la mort spirituelle, mais la perdition éternelle, appelé dans l'Apocalypse "la seconde mort" : "L’étang de feu, c’est la seconde mort" (Apocalypse 20. 14). "Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort" (Apocalypse 21. 8).
"Déjà, étant pécheurs par nature, nous sommes spirituellement morts par nos offenses et par nos péchés" (Éphésiens 2. 1). "Vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Vous étiez éloignés…" (Éphésiens 2. 12). La sentence est sans appel : "Le salaire du péché, c’est la mort" (Romains 6. 23). Et elle s'applique à tous sans exception : "Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3. 23). "Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul" (Romains 3. 9-10). De plus il est aussi écrit, et c'est le constat divin, que le prix du rachat de notre vie est trop cher pour que nous puissions l'acquitter : "Mais aucun homme n’a les moyens de racheter à Dieu la vie d’un autre homme ou de lui verser le prix de sa propre vie. Le prix de leur vie est trop cher à payer, il faut y renoncer une fois pour toutes" (Psaume 49. 7-8). Seul un sacrifice d'une valeur exceptionnelle a pu payer le prix de notre rachat. Ce sacrifice exceptionnel, c'est la vie même du Fils de Dieu, l'Agneau de Dieu, sans péché, sans défaut, sans tache. "Ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache" (1 Pierre 1. 18, 19). Oui, il est bien clair qu'aucun autre sacrifice, aucune autre offrande, que seul le sacrifice et l'offrande de la propre vie de Jésus-Christ sur la croix, ne pouvait suffire au rachat de nos âmes.
À la naissance et à la crucifixion de Jésus
À la naissance de Jésus Christ, le Fils de Dieu, en pleine nuit le ciel s'illumine, et un ange du Seigneur annonce ce grand sujet de joie : « Aujourd'hui… vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2. 11). À la crucifixion de Jésus, sur la croix du Calvaire, en plein midi, le ciel s'assombrit, et pendant trois heures, des ténèbres envahissent le pays (Matthieu 27. 45).
Le jour de la naissance de Jésus, une multitude d'anges louent Dieu : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et sur la terre, paix » (Luc 2. 14). Mais, sur la croix, à la fin des trois heures de silence et d'obscurité profonde, Jésus s'écria d'une voix forte : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27. 46)
Que s'est-il passé ? La joie de Bethléem a-t-elle disparu dans le déchaînement de la méchanceté humaine contre le Fils de Dieu ? Non, assurément pas. Il est écrit : « À cause de la joie qui était devant Lui, Jésus, qui est sans péché, a enduré la croix, ayant méprisé la honte » (Hébreux 12. 2). À Gethsémané, le Seigneur Jésus, en pleine communion avec son Père, a accepté de prendre à son compte nos péchés comme s'ils étaient siens (Psaume 40. 12). Quand Dieu Juste et Saint a fait tomber sur son Fils Jésus le châtiment que nos péchés méritaient, et que Jésus a été abandonné par Dieu sur la croix, le cri de Golgotha a traduit sa souffrance infinie. Mais il a été suivi d'un puissant cri de victoire : « Tout est accompli » (Jean 19. 30). Maintenant, Jésus-Christ est ressuscité. L'œuvre est faite : le Seigneur Jésus voit à l'avance la multitude d'hommes et de femmes rachetés et délivrés par son parfait sacrifice à la croix. C'est la joie de Jésus-Christ, le Bon Berger, qui porte sur son cœur sa brebis sauvée (Luc 15. 6).
L'importance de la croix de Jésus Christ
"Portant lui-même la croix, Jésus sortit et alla au lieu-dit du Crâne, appelé en hébreu Golgotha, où ils le crucifièrent" (Jean 19. 17-18).
"Il a fait la paix par le sang de sa croix" (Colossiens 1. 20).
Bon nombre de nos concitoyens possèdent un crucifix ou le portent en pendentif. Que signifie-t-il pour eux ? La croix à laquelle ils pensent ne serait-elle qu'un bijou ? Quel est le sens véritable de la croix ?
La croix, instrument de supplice sur lequel on attachait autrefois les malfaiteurs condamnés à mort, nous rappelle la mort de Jésus-Christ le Fils de Dieu venu sauver les êtres humains de leur état de perdition. La crucifixion du Christ, du Messie, a été l'évènement le plus important et le plus solennel de tous les temps, car c'est là qu'on trouve, d'une part, la plus grande manifestation de l'Amour divin et, d'autre part, la plus affreuse démonstration du mal qui habite le cœur de l'être humain. La créature n'a-t-elle pas déclaré coupable et mis à mort son Créateur, Jésus Christ, le seul Juste, venu sur la terre pour nous faire connaître l'Amour parfait de Dieu et la Grâce divine ?
A la croix, Dieu déclare en fait qu'il n'a rien trouvé de bon en l'être humain et qu'Il l'a entièrement condamné. Nous devons être ainsi convaincus qu'en nous il n'habite point de bien (Romains 7. 18) et que seule l'œuvre de Jésus-Christ, le Sauveur, nous réconcilie avec le seul vrai Dieu trois fois Saint (Colossiens 1. 20). Mais quant à celui qui se refuse à recevoir et à croire ces affirmations consignées dans la Bible, celle-ci nous dit que “la colère de Dieu demeure sur lui” (Jean 3. 36).
“La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu” (1 Corinthiens 1. 18). Auquel de ces deux groupes appartenons-nous chacun ?
/image%2F0237794%2F20150128%2Fob_54bc49_evangile.jpg)
/image%2F0237794%2F20201127%2Fob_30cab0_moi.jpg)