la croix
Ce qui fait l'importance de la croix de Jésus
La perfection, la permanence, et la centralité de ce que Jésus-Christ a accompli à la croix sont les sujets de fierté par excellence de l'apôtre Paul qui ne se glorifie « de rien d’autre que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ » (Galates 6. 14). La croix de Jésus est incontournable ! Mais pourquoi donc ? Parce qu'elle révèle son importance dans ces quatre domaines majeurs ci-dessous.
La croix de Jésus est un sacrifice :
La première raison majeure de l’importance de la croix de Jésus est que Jésus est « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29, voir aussi 1 Jean 2. 2, 1 Pierre 1. 2, 2 Corinthiens 5. 21, Romains 3. 25). La lettre aux Hébreux présente Jésus comme le grand-prêtre accomplissant le sacrifice du grand jour du pardon (voir Lévitique 16). L’Ancien Testament mentionne toute une série de sacrifices en particuliers dans le livre de Lévitique. Certains étaient quotidiens (Lévitique 14. 12) ou correspondaient à des fêtes (Pâque, Prémices, Tabernacles, etc.). D’autres étaient conditionnés par des circonstances particulières : la culpabilité (Lév 14. 12), la consécration (Lév 1. 9), l’expiation (Lév 16), l’inauguration de l’alliance (Exode 24), etc... En mourant sur la croix, Christ a accompli tous ces sacrifices. Il les récapitule… et les abolit ! « Une fois pour toutes » est le grand accent de la lettre aux Hébreux, le sacrifice de Christ est parfait, il ne peut pas être renouvelé (Hébreux 7. 27, 9. 12, 10. 10). Vouloir le faire serait porter atteinte à ce que Christ a accompli ! Donc inutile de vouloir ajouter nos propres sacrifices, de quelque nature qu’ils soient ! Pour bien comprendre la notion du sacrifice de Jésus, il faut comprendre l’importance du sang. Il est interdit à la consommation parce que réservé au culte, plus précisément aux sacrifices. La plupart des sacrifices étaient sanglants, car « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9. 22). Le sang représente la vie (Lév 17. 11, 14), et la mort est la conséquence du péché (Genèse 2. 17, Romains 6. 23). Dans l’ancienne alliance, c’est un animal qui est offert pour l’être humain, qui se substitue à lui. Mais voilà, « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés » (Hébreux 10. 4). Alors que faire ? C’est Jésus, Dieu devenu homme, qui l’accomplit pour tous ceux qui croient en Lui (Marc 10. 45), une fois pour toute. En conséquence, le péché est expié (1 Jean 1. 7), Dieu nous est à nouveau propice (Hébreux 2. 17, 1 Jean 2. 2, 4. 10). Ou pour le dire simplement, le péché est enlevé, Dieu nous est à nouveau favorable. Le péché a porté atteinte à son honneur, le sacrifice apaise sa légitime colère (Jean 3. 36). Nous pouvons donc être en paix !
La croix de Jésus est une rançon :
La deuxième raison majeure de l’importance de la croix est qu'elle est également une rançon (Matthieu 20. 28, Marc 10. 45). Cette réalité plonge ses racines dans l’Ancien Testament. La notion de rançon comporte deux idées, celle d’un prix qui est payé, d’une transaction, mais surtout celle de la libération, comme conséquence. On pouvait racheter une propriété perdue (Lév 25. 25), un parent en esclavage (Lév 25. 48), une veuve sans enfants (en l’épousant, Ruth 3. 13), une esclave en vue du mariage (Lév 19. 20), etc... Le principe est qu’il y a substitution légale sur la base d’un lien familial. C’est le devoir du « plus proche parent » de racheter, ou parfois de venger la vie (le « vengeur du sang », Nombres 35. 19) de son proche parent qui ne peut pas le faire. Dieu applique aussi ce principe pour son peuple. Le livre de l’Exode rapporte que le peuple d’Israël est libéré de l’Égypte par une victoire. Dieu rachète Israël, son « fils premier-né » au prix des premiers-nés d’Égypte (Exode 4. 22-23, Michée 6. 4). Dans le livre d’Ésaïe, Dieu apparaît à plusieurs reprises comme le Rédempteur, c’est-à-dire celui qui paye un prix pour racheter son peuple (Ésaïe 43. 14, 44. 6, 24, etc...). Il est touchant de constater que par le prix payé par Christ à la croix, sa vie, Dieu intervient pour nous en tant que « plus proche parent » ! C’est la réalité de la « rédemption », ou plus simplement, du rachat. Jésus rachète nos transgressions (Hébreux 9. 15), par son sang (Éphésiens 1. 7). Paul souligne le « grand prix payé » pour cette libération (1 Corinthiens 6. 20). Et cette Rédemption est éternelle (Hébreux 9. 12), c’est à dire parfaite ! Inutile donc de vouloir payer nous-mêmes, la totalité de la « somme » qui nous libère a déjà été versée ! Le but est de devenir un peuple qui appartienne en propre à Dieu. Ce changement de vie se manifeste par des « œuvres bonnes » (Tite 2. 14) et le fait de servir Dieu (Galates 4. 5, 1 Pierre 1. 18-19). C’était déjà le cas pour le peuple d’Israël lors de la libération d’Égypte. A nous, peuple libéré par Christ, de reprendre le flambeau ! Une précision encore. Si la croix est bien victoire sur le diable, elle n’est pas la rançon payée au diable ! Il n’y a aucun droit.
La croix de Jésus est un châtiment :
La troisième raison majeure de l’importance de la croix de Jésus est que la croix est un châtiment qui nous donne la paix (Ésaïe 53. 5). L’aspect juridique de l’œuvre de la croix est fondamental pour la doctrine chrétienne. A tort, Jésus a été condamné par un tribunal. Le sanhédrin l’a accusé de se dire Fils de Dieu (Matthieu 27. 11). Pilate, le gouverneur romain qui l’a condamné à mort, l’a accusé de se faire roi d’Israël, le Messie fils de David (Matthieu 26. 63). C’est Paul qui développe tout particulièrement le rapport à la loi de la mort de Jésus. Comme il nous est impossible de satisfaire les exigences de la loi (Romains 3. 20), nous sommes pécheurs, déclarés coupables, donc condamnables (Romains 8. 3). Que faire de l’acte d’accusation ? « L’acte rédigé contre nous… est supprimé en le clouant à la croix » (Colossiens 2. 14). Nous sommes acquittés et maintenant justifiés, déclarés justes, par le sang de Christ, c’est-à-dire par sa mort sur la croix (Romains 5. 9). Par la justification, nous sommes sauvés de la condamnation et du châtiment. Par sa mort, Jésus annule les droits de la loi sur nous (Galates 3. 13). Donc plus aucune raison d’avoir mauvaise conscience, plus aucune œuvre à produire pour être sauvé ! Mais n’oublions pas. Nous sommes acquittés au Tribunal de Dieu et du châtiment de nos péchés parce que Jésus, le Fils de Dieu, est mort pour nous et a pu prendre sur Lui tous nos péchés. Oui, Saint et Innocent de tout péché, « Jésus le Juste est mort pour des injustes » (1 Pierre 3. 18). Mais cet acquittement, cette justification, ne concernent que ceux qui ont la foi en Jésus-Christ pour leur salut (Romains 3. 28). Pour tous ceux qui ne croient pas en Jésus ou qui L'ont négligé, ce sera malheureusement la condamnation, le châtiment éternel en Enfer (Matthieu 25. 46).
La croix de Jésus est unique :
Si l’œuvre de la croix est toute suffisante, parfaite, y aurait-il néanmoins une alternative ? Non ! Aucun autre sacrifice, même pas ceux de l’ancienne alliance pourtant ordonnés par Dieu, ne peut donner le salut. Aucune autre rançon que celle payée par Jésus-Christ à la croix pour notre libération ne permet d’échapper à la Colère de Dieu. Aucune œuvre, si ce n’est celle de Christ, ne peut nous libérer de la condamnation du péché pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu. Il n’y a pas d’autre chemin vers le Père (Jean 14. 6), pas d’autre Médiateur entre Dieu et les êtres humains (1 Timothée 2. 8). Il n’est donc pas étonnant que Pierre ait affirmé ceci devant le sanhédrin : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4. 12).
Se soumettre à la croix
PRISONNIER DE L'AMOUR
« Paul, prisonnier du Christ Jésus… » (PHILÉMON 1. 1)
C'est une chose glorieuse d'être prisonnier du Seigneur, car dans nos liens nous trouvons la liberté. Dans notre faiblesse nous trouvons la force. Dans notre folie nous trouvons la sagesse. Dans notre pauvreté, nous trouvons la prospérité. En perdant tout on retrouve tout. En abandonnant toutes choses, nous héritons de toutes choses. En acceptant la sentence de mort, nous trouvons la Vie du Seigneur Jésus.
Étendons nos mains et permettons à Jésus de nous habiller et de nous conduire là où Il veut que nous allions, dans la voie que nous ne choisirions pas pour nous-mêmes, car c'est la Voie Étroite, et c'est le chemin de la bénédiction.
Soumettre à la Croix
« Ô mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; néanmoins, non pas comme je veux, mais comme tu veux. (MATHIEU 26. 39).
Sa sueur s'est mêlée à ses larmes et il s'est battu trois fois avec lui-même avant de pouvoir régler le problème, mais une fois qu'il a été réglé, il n'a opposé aucune résistance et en quelques heures tout a été accompli.
Oh ! C'est là qu'il nous manque aujourd'hui ! Combien de temps allons-nous donner des coups de pied et lutter contre les piqûres ?
Combien de temps allons-nous discuter et nous plaindre contre Dieu et résister à ses relations avec nous ?
Si nous devons mourir pour vivre vraiment, occupons-nous de mourir ! Si nous devons être crucifiés pour avoir la Vie de Résurrection, alors soumettons-nous simplement et finissons-en !
SOUMETTRE D'ABORD, PUIS RÉSISTER
« Dieu résiste aux orgueilleux, mais rend grâce aux humbles. Soumettez-vous DONC à Dieu. Résistez au diable et il fuira loin de vous » (JACQUES 4. 6, 7).
Tant de fois nous essayons de résister, mais nous sommes vaincus. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous essayons de résister au diable avant de nous être soumis à Dieu. Il y a un bon ordre qui doit être respecté sans faute.
Premièrement, nous devons comprendre le principe selon lequel Dieu résiste aux orgueilleux mais donne grâce aux humbles. C'est la base de tout ce que nous faisons.
Deuxièmement, le mot « donc » signifie que ceux qui apprennent ce principe agiront en conséquence.
S'ils comprennent la vérité qui vient d'être énoncée, ils se soumettront « donc » à Dieu. Troisièmement, en raison de leur soumission à Dieu, ils trouveront que le diable fuit chaque fois et partout où ils lui opposent une résistance.
Le mot « fuir » signifie « s'enfuir dans la terreur ». Merveilleux ! Comme c'est délicieux de voir le diable terrifié nous fuir, au lieu de l'inverse !
CRUCIFIE "EN TANT QUE" NOUS
"Ceux qui appartiennent au Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs" (GALATES 5. 24).
L'Écriture dit que ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié (au passé) la chair avec ses passions et ses désirs. Personne ne peut se suicider par crucifixion. Quelqu'un d'autre doit nous clouer à la Croix.
La chair ne peut pas se crucifier elle-même. Mais Jésus a déjà fait ce que nous ne pouvions pas faire. Plus tôt nous cesserons d'essayer de nous crucifier nous-mêmes, plus tôt nous pourrons nous glorifier de l'œuvre achevée de la Croix et en témoigner dans nos vies. Remarquez que Paul ne se contente pas de dire que Jésus a été crucifié pour nous. C'est certainement vrai en soi. Mais il y a plus. Non seulement Jésus a été crucifié POUR nous, mais il a été crucifié COMME nous.
Dieu considère que nous avons été crucifiés aussi sûrement que si nous étions là, recevant les clous dans nos mains et nos pieds.
Nous avons été crucifiés avec lui parce que Dieu nous a placés en lui au moment où il a été crucifié.
IL FAIT CE QUE VOUS NE POUVEZ PAS
« Nous avions la sentence de mort en nous-mêmes, que nous ne devons pas nous fier à nous-mêmes, mais à Dieu qui ressuscite les morts. (2 CORINTHIENS 1)
Sachez que le Christ n'est pas là pour vous aider à devenir une meilleure personne, mais pour vous rendre si faible en vous-même et si malade de votre propre chemin que vous ne pouvez rien faire d'autre que de lui faire confiance pour faire ce que vous réalisez enfin que vous ne pouvez pas faire.
Peu importe si quelque chose que « nous ne pouvons pas faire » est de nous sauver, de contrôler notre tempérament, de nous entendre avec les autres, d'élever nos enfants ou de surmonter une habitude lubrique.
Le cours est le même. Après de nombreuses tentatives et échecs, nous réalisons enfin que nous ne pouvons pas, alors nous nous en remettons à la miséricorde de Dieu et lui faisons confiance pour faire ce que nous ne pouvons pas faire.
La véritable puissance de la croix de Jésus
La croix de Jésus-Christ est unique. La croix est aussi d'une véritable puissance, pour au moins trois raisons :
1) Parce que Jésus était innocent : Sur cette croix, Jésus n’était pas en train de mourir comme un criminel parmi les autres. Il n’a fait aucun mal. Il est innocent. Il n’a jamais péché. Il ne méritait pas de mourir sur cette croix. Jésus est Saint, et sur la croix, Il n’était donc pas en train de mourir à cause d’un mal qu’Il aurait commis, mais à cause des péchés que les humains ont commis. Jésus porta nos péchés et mourut pour nous qui sommes coupables d'avoir péché. Il donne sa vie, pour sauver. Il porte la condamnation pour son peuple. Jésus meurt pour nous. Il prend sur Lui nos péchés pour nous couvrir de sa Justice. Quelle puissance !
2) Parce que Jésus a porté la colère de Dieu pour nous : Il faut regarder plus loin que les souffrances physiques. Oui, sur cette croix Jésus souffrit terriblement dans son corps, et c’est ce qui fait que la croix évoque une faiblesse humainement parlant. Mais au-delà de ça, Jésus souffrit surtout dans son âme sainte au-dedans de Lui-même. Il prit sur Lui la Colère de Dieu – sa juste réaction face à ce qui est mal. Jésus la porta pour nous et Il la détourne totalement de quiconque croit véritablement en Lui. Quelle puissance !
3) Parce que Jésus n’est pas resté sur cette croix : Il ne faut pas s’arrêter à la croix. Jésus n’est pas resté mort – Il est ressuscité. Ce que Jésus a fait sur la croix était pleinement efficace pour régler le problème du péché, c’est pourquoi Il est revenu à la vie. En le faisant, Jésus a vaincu la mort, le péché et les puissances des ténèbres. Quelle puissance !
La Puissance de la croix de Jésus a détruit l'acte qui nous condamnait :
Pour nous qui sommes maintenant enfants de Dieu, notre condamnation était autrefois scellé dans l'Enfer éternel, mais à la Croix de Jésus, quelque chose de glorieux s’est passé dans le Ciel : "Jésus a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous et il l’a détruit en le clouant à la croix" (Colossiens 2 : 14).
Par la Grâce de Dieu, nous avons reçu le pardon de nos péchés. Car sur la Croix, c’est Jésus Christ qui devint péché pour nous, ce sont nos péchés qu'Il porta dans son corps. L'acte qui nous condamnait a été cloué, publiquement devant les hommes mais aussi devant Dieu et devant l’accusateur de nos âmes, qui est Satan. Ne nous laissons plus accuser pour notre passé, ni pour nos péchés si nous avons demandé pardon à Dieu. Croyons que l’acte d’accusation qui nous condamnait a été détruit définitivement et éternellement à la Croix.
Oui, à la croix, il y a eu vraiment une destruction et une annulation de l’acte qui nous condamnait. Quand nous avons cru dans la puissance de l’œuvre de Christ à la croix, l’acte de condamnation écrit contre nous a été détruit pour toujours ; par contre, un livre a été ouvert, c'est le Livre de la Vie où le Seigneur écrivit notre nom. Et au jour, où Jésus-Christ reviendra, il fera l’appel de tous ses bien-aimés dont le nom est écrit dans le Livre de Vie.
Jouissons de la paix infinie que nous offre Jésus-Christ au travers de la Croix.
La puissance qui réside dans la croix de Jésus
La croix de Jésus occupe la place centrale dans l'événement du Salut. Elle est au cœur de l'histoire de la relation de Dieu avec l'humanité. Aussi, d'objet de torture qu'elle est, la croix devient sujet de gloire, sujet de fierté. « C'est dans la croix de Jésus-Christ que je me glorifie », dit l'apôtre Paul (Galates 6. 14). Il poursuit en nous invitant à nous approprier la dynamique de la croix. S'approprier la dynamique de la croix, c'est crucifier en nous « le monde », c'est-à-dire tout ce qui s'oppose à Dieu, tout ce qui est d'inspiration terrestre (les œuvres de la chair de Galates 5. 19). Nous identifier à l'œuvre de la croix, c'est réaliser que la puissance et la fatalité du péché sont désormais rompues. Ainsi la croix n'est plus seulement un événement historique qui s'est déroulé en Palestine vers l'an 30 de notre ère. Désormais, elle occupe une place particulière dans la vie des enfants de Dieu. « Je suis crucifié avec le Christ », dit l'apôtre Paul (Galates 2. 19). Jésus lui-même désigne la croix comme ce qui caractérise toute personne qui veut Le suivre (Matthieu 10. 38 ; Marc 8. 34 ; Luc 14. 27). Signe de la puissance de Dieu, signe aussi de sa miséricorde, la croix constitue un appel à aller jusqu'aux frontières sans limite de l'amour. Elle invite au pardon; elle entraîne à ouvrir les bras, à se laisser percer le cœur, à laisser jaillir la vie.
Dans cette dynamique, la croix devient source de salut et de victoire. « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » (Colossiens 2. 20, 3. 3). Puisque vous êtes morts, vous n'êtes plus assujettis au péché et à ses passions destructrices, vous êtes vivants pour Dieu (Romains 6. 11). L'épître de Romains au chapitre 7 développe magistralement cette lumineuse dynamique.
Nous pouvons vivre une vie nouvelle selon les critères du Royaume : Victoire sur la mort (Colossiens 2. 13 ; Romains 6. 23), Victoire sur le péché (1 Pierre 2. 24), Victoire sur le diable et les puissances des ténèbres (Hébreux 2. 14 ; 1 Jean 3. 8). La croix du Christ a inauguré une nouvelle économie dans la relation entre Dieu et les êtres humains, une nouvelle dynamique qui s'étend à tous les êtres humains (Romains 5. 18) et qui portera pleinement ses fruits lorsque Dieu prendra possession de son Royaume.
Pour l'instant nous sommes encore dans le temps de la persévérance, le temps de l'attente, le temps où le Salut est encore en espérance. « Car c’est en espérance que nous sommes sauvés.... Or, l’espérance ne trompe point, car l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 8. 24, 5. 5).
Victoire sur le péché à la croix
Nous avons aussi besoin de venir à la croix et y monter chaque fois que nous sommes tentés par les convoitises et les passions de notre chair. La victoire sur le péché ne vient pas suite à nos performances spirituelles (prière, jeûne, méditation des Écritures, lecture et visionnement d’enseignement spirituel). Toutes ces choses sont bonnes en soi, mais ce serait alors une sanctification par les œuvres après avoir été sauvés par la foi, ce sera un non-sens. Tout est grâce, par le moyen de la foi ; tant le salut que la sanctification ; la victoire vient quand on s’associe à Jésus sur le croix.
Paul déclare : « Ceux qui sont unis à Jésus-Christ crucifient le vieil homme… qui est la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5. 24). Être unis à Jésus-Christ, c’est s’unir à Lui sur la croix dans sa souffrance, sa mort et sa résurrection. Paul explique aux Philippiens que cette union était le but de sa vie, qu’il voulait expérimenter dans son union avec Jésus ses souffrances et sa puissance de résurrection (Philippiens 3. 10).
Quand Paul dit qu’il a été crucifié avec Christ, il ne parle pas seulement de son vieil homme, de sa chair avec ses désirs et ses passions, il parle de son être entier, avec ses émotions, ses désirs, sa volonté aussi. C’est Jésus qu’il invite à venir vivre en lui, il pense comme Jésus-Christ (voir Philippiens 2. 5), il souffre des mêmes choses que Lui, il se réjouit aussi des mêmes choses que Lui, il veut les mêmes choses que Lui. Ce n’est plus lui (Paul) qui vit mais c'est Christ qui vit en lui, il est mort et sa vie est cachée en Christ, il ne vit plus pour lui-même mais pour Jésus, Celui qui est ressuscité d’entre les morts. L’amour de Christ le presse (Voir Galates 2. 20 et 2 Corinthiens 5. 16). Voilà la « croixsens » spirituelle ; alors que le « moi » diminue, Jésus prend de plus en plus de place en nous (Voir Jean. 3. 31).
L’obéissance de renoncer à soi et s’abandonner à Dieu ne vient pas sans souffrance (Hébreux 5. 8). C’est pénible de mourir mais la nouvelle vie qui en résulte apporte une joie céleste de ressuscité. C'est le fruit de l’Esprit qui fait qu’il est possible en tout temps de se réjouir dans le Seigneur même au milieu des souffrances, comme Paul le faisait en prison avec Silas.
Dans cette perspective, la croix n’est pas juste la porte d’entrée mais reste au centre de la vie chrétienne. C’est pourquoi, l'apôtre Paul disait aux chrétiens de Corinthe et de Galatie : "J’ai décidé parmi vous de ne rien savoir d’autre chose que de Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié" (1 Corinthiens 2. 2). "Pour ma part, jamais je ne vais me vanter de quoi que ce soit, si ce n’est que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ par qui le monde est crucifié pour moi comme je le suis pour le monde" (Galates 6. 14).
Que le Seigneur nous donne à tous l’intelligence et la capacité divine pour notre croissance spirituelle alors la croix prendra de plus en plus son sens dans nos vies.
L’apôtre Paul a reçu la révélation de la croix. La majorité des chrétiens ne comprennent que la partie du pardon des péchés dans la révélation de la croix. Ils n’ont pas compris comment vivre victorieusement à chaque jour de leur vie par la puissance de la croix. "Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu" (1 Corinthiens 1. 18).
La prédication de la croix est une puissance de Dieu ! Si nous plaçons notre foi dans l’œuvre de la croix et que nous disons : « Il y a bientôt 2000 ans, le Seigneur Jésus a non seulement payé pour la dette de nos péchés pour que nous soyons pardonnés, mais en même temps Jésus a payé pour que nous marchons dans la victoire sur le péché ». C’est alors que nous recevrons l’intervention du Saint-Esprit qui nous donnera la capacité de marcher dans la victoire. C’est seulement à ce moment-là que la victoire nous appartient.
Si chacun de nous dit : « Oui j’ai été pardonné de mes péchés mais je vais avoir la victoire sur le péché, si je prie, si je lis ma Bible et si je vais à l’église ». Toutes ces choses que le Seigneur Jésus nous demande de faire sont bonnes, nous ne devons pas placer notre foi dans la performance de ces choses là. Voilà la révélation que l’apôtre Paul a reçu. Il a réalisé que la loi était passée, qu’on était dans une dimension de la grâce. Il a compris que ce n’est pas par la pratique de bonnes choses qu’il peut obtenir la victoire, c’est plutôt en mettant sa foi sur ce que Jésus a fait il y a 2000 ans quand Il a tout accompli sur la croix.
C’est alors que le Saint-Esprit vient nous donner la capacité de marcher dans la victoire, cela ne vient pas de notre chair. Et là, le combat n’est plus contre le péché, c’est le combat de la foi ; c’est notre seul combat ! L’ennemi essaie toujours de nous faire détourner les yeux de la croix pour les fixer sur d’autres choses mais, en Jésus, nous sommes gagnants dans le combat de la foi si nous revenons toujours à la croix et disons : « Jésus a payé il y a bientôt 2000 ans pour nos péchés, nous ne luttons pas simplement contre le péché, nous luttons dans la foi et nous gardons notre foi dans l’œuvre de la croix, nous ne plaçons pas notre foi ailleurs que dans ce que Jésus a fait pour nous, nous ne plaçons pas notre foi dans nos pratiques spirituelles pour avoir la victoire sur le péché ».
"Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié" (1 Corinthiens 2. 2).
"Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde" (Galates 6. 14).
L'apôtre Paul avait reçu du Seigneur Jésus que la croix était la connexion pour notre puissance dans la vie chrétienne : "Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix" (Colossiens 1. 15). Jésus a triomphé des démons à la croix, tout est là, et c’est la révélation que l’apôtre Paul a reçu.
Le scandale et la folie de la croix (2)
La croix, lieu de l’expiation… sacrifice substitutif du Christ
Voici les principales expressions du Nouveau Testament utilisées pour présenter la croix du Christ : Sacrifice (Éphésiens 5. 2) ‑ Donner sa vie (Jean 10. 18 ; 1 Jean 3. 16) ‑ Rançon (Matthieu 20. 28) ‑ Mort pour les pécheurs (Romains 5. 6, 8 ; 1 Corinthiens 15. 3 ; 2 Corinthiens 5. 14-15 ; 1 Thessaloniciens 5. 9-10 ; Hébreux 2. 9 ; 10. 5) – Offrande (Matthieu 20. 28) – En expiation (Romains 3. 25 ; 1 Jean 2. 2 ; 4. 10).
Jésus est le sacrifice – Il est l’expiation, Il est la rançon – Jésus a donné sa vie pour nous… Ces affirmations illustrent l’œuvre du Christ. Encore faut-il bien les comprendre. Quelles images ces expressions produisent-elles en nous ? A qui Jésus a-t-Il donné sa vie ? A qui la rançon a-t-elle été payée ? Dieu est-Il sanguinaire ? A-t-Il besoin de sang pour apaiser sa Colère ? Jésus est-Il la victime innocente, le bouc émissaire offert à la Colère divine ? Jésus est-il débiteur du diable ?
De nombreux chrétiens ont été troublés par les réponses maladroites apportées à ces questions. On ne peut comprendre l’œuvre sacrificielle du Christ que si on la relie étroitement à l’Amour de Dieu. Il n’y a jamais eu d’instrumentalisation de Jésus, comme si le sacrifice de Jésus apaisait le châtiment de Dieu sanguinaire. Au contraire, l’apôtre Paul précise, que lors de la Passion de Jésus, c’est Dieu qui était en Christ. "Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation (2 Corinthiens 5. 19).
« Le prix [de la mort de Jésus] n’est payé à personne : il manifeste l’Amour de Dieu pour les pécheurs. (…) Le sang du Christ n’est pas le prix que Jésus a dû payer pour les coupables impuissants pour que Dieu soit « satisfait », mais la preuve suprême, la plus onéreuse qu’on puisse imaginer, d’un Amour sans mesure du Père et de son Fils unique pour ses enfants bien-aimés. (…) La vie du Fils de l’Homme, Médiateur du salut, n’est pas un objet de négociation entre Dieu et les êtres humains, ou entre Dieu et Jésus. La rançon n’est versée à personne… La mort de Jésus sur la croix est l’accomplissement ultime du service et de la mission qui lui avait été confiés pour la réalisation du Royaume de Dieu. (…) La mort de Jésus a été le sacrifice de son existence… à sa mission. (…) La mort purificatrice et salvatrice du Serviteur Jésus, quoique non recherchée ni provoquée, est une mort consentie par Lui-même et intégrée au dessein d’Amour du Père (…) L’Amour total de Jésus… voilà… ce qui l’a conduit à se livrer pour chacun de nous.(…) Le dessein de Dieu n’était pas de faire payer à son Fils, même consentant, la dette des pécheurs, mais de nous réconcilier avec Lui par le don fraternel que ce Fils a fait de sa vie, et de nous donner ainsi la preuve d’un Amour total immérité ».
« Dieu lui-même se fait solidaire de l’être humain, Dieu descend dans l’humanité et s’identifie avec lui. C’est Lui-même qui est la victime en son Fils Jésus. C’est Dieu Lui-même qui se fait Homme, ou, pour mieux dire encore, qui devient l’Homme même, afin de pouvoir porter le fardeau des êtres humains. Réellement, c’est Dieu, en son Fils Jésus-Christ, qui transpirait du sang à Gethsémané, Lui qui fut flagellé au prétoire, Lui qui rendit sur la croix le dernier soupir : « Dieu était en Jésus-Christ, réconciliant le monde avec Lui ». Mais Dieu qui est Amour nous explique qu'Il est le Dieu qui, en son Fils Jésus, mourut pour ses créatures et ressuscita. C'est Lui le seul Dieu auquel l’humanité puisse croire ».
« La croix n’est pas le résultat, ni le prix d’un vil marchandage avec le diable, encore moins un troc trompeur… elle n’est pas une punition infligée par un Dieu-gendarme à un Christ doucereux ; elle n’est pas l’œuvre d’un Christ débordant de tendresse qui arrache notre salut des mains d’un Père réfractaire… Elle est le lieu où le Dieu Juste et Aimant s’est humilié pour devenir en Jésus et par Lui, chair, péché et malédiction pour nous, de manière à pouvoir nous sauver sans faire la moindre concession aux exigences de sa nature ».
La mort de Jésus est l’expression ultime de son Amour. Par son Amour infini, Il a partagé la condition humaine jusque dans ses abîmes les plus abjects pour venir l’habiter de sa lumineuse présence. Désormais, aucun domaine de l’existence humaine ne lui échappe. En particulier Jésus est venu habiter la réalité dramatique de la mort (spirituelle, séparation d’avec son Père et physique) pour que désormais la mort elle-même n’échappe plus à sa souveraineté. Devant un tel mystère, devant tant d’amour nous ne pouvons que nous agenouiller et adorer.
La victoire de la Croix… triomphe du Christ
"Il a effacé l’acte rédigé contre nous en vertu des prescriptions légales, acte qui nous était contraire ; il l’a enlevé en le clouant à la croix ; il a dépouillé les principats et les autorités, et il les a publiquement livrés en spectacle, en les entraînant dans son triomphe" (Colossiens 2. 13-15).
La croix occupe la place centrale dans l’événement du salut. Elle est au cœur de l’histoire de la relation de Dieu avec l’humanité. Aussi, d’objet de torture qu’elle est, elle devient sujet de gloire, sujet de fierté. « C’est dans la croix de Jésus-Christ que je me glorifie » dit l’apôtre Paul (Galates 6. 14). Il poursuit en nous invitant à nous approprier la dynamique de la croix. S’approprier la dynamique de la croix, c’est crucifier en nous « le monde », c’est-à-dire tout ce qui s’oppose à Dieu, tout ce qui est d’inspiration terrestre (les œuvres de la chair de Galates 5. 19). Nous identifier à l’œuvre de la croix, c’est réaliser que la puissance et la fatalité du péché sont désormais rompues. Ainsi la croix n’est plus seulement un événement historique qui s’est déroulé en Judée/Palestine vers l’an 30 de notre ère. Désormais elle occupe une place particulière dans la vie des enfants de Dieu. « Je suis crucifié avec le Christ », dit l’apôtre Paul (Galates 2. 19). Jésus Lui-même désigne la croix comme ce qui caractérise toute personne qui veut le suivre (Matthieu 10. 38 ; Marc 8. 34 ; Luc 14. 27). Signe de la puissance de Dieu, signe aussi de sa miséricorde, la croix constitue un appel à aller jusqu’aux frontières sans limite de l’amour. Elle invite au pardon ; elle entraîne à ouvrir les bras, à se laisser percer le cœur, à laisser jaillir la vie.
Dans cette dynamique, la croix devient source de salut et de victoire. « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » (Colossiens 2. 20 ; 3. 3). Puisque vous êtes morts, vous n’êtes plus assujettis au péché et à ses passions destructrices, vous êtes vivants pour Dieu (Romains 6. 11). L’ensemble du chapitre 7 de la lettre aux Romains développe magistralement cette lumineuse dynamique.
Victoire sur la mort (Colossiens 2. 13 ; Romains 6. 23) … Victoire sur le péché (1 Pierre 2. 24) … Victoire sur le diable et les puissances des ténèbres (Hébreux 2. 14 ; 1 Jean 3. 8) … vous pouvez vivre une vie nouvelle selon les critères du Royaume de Dieu. La croix du Christ a inauguré une nouvelle économie dans la relation entre Dieu et les êtres humains, une nouvelle dynamique qui s’étend à tous les êtres humains (Romains 5. 18) et qui portera pleinement ses fruits lorsque Dieu prendra possession de son Royaume.
Pour l’instant nous sommes encore dans le temps de la persévérance, le temps de l’attente, le temps où le salut est vécu en espérance. « Car c’est en espérance que nous sommes sauvés…. Or, l’espérance ne trompe point, car l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 8. 24, 5. 5).
Le scandale et la folie de la croix (1)
"Nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens" (1 Corinthiens 1. 23).
La croix est devenue un objet de décoration. On la porte autour du cou, parfois en boucle d’oreille, elle indique le sommet des montagnes. ça ne choque personne. Mais imaginez porter une chaise électrique en pendentif. Imaginez qu'il y ait sur un sommet un instrument qui servant à décapiter les condamnés à mort par la chute d'un couperet qui glisse entre deux montants verticaux. Ce serait pour le moins bizarre, macabre.
Dans l’Antiquité, la croix était le pire des châtiments, une forme d’exécution de la plus haute cruauté, empruntée aux barbares. La croix était réservée aux sujets de classe inférieure. Cicéron, célèbre orateur romain, parle de la croix comme du supplice des esclaves, cruel et méprisant. Les citoyens romains en étaient, en principe, exemptés. La croix était une infamie, un sujet de honte, de dégoût. Les Romains évoquaient encore avec horreur la crucifixion de 6.000 esclaves suite à la révolte de Spartacus en 71 avant Jésus-Christ. Des condamnés cloués sur des croix, sur les 195 km de la route nommée "la via Appia" qui menait à Rome. La croix a été pour les premiers chrétiens une redoutable interrogation. Comment leur Maître a-t-il pu subir une mise à mort aussi dégradante, infâme, douloureuse, cruelle et sadique ? Les premières représentations de la croix n’apparaissent qu’à la fin de l’Antiquité.
La croix, au cœur de l’enseignement des Apôtres
"Car j’ai décidé de ne rien savoir parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié" (1 Corinthiens 2. 2).
Ceux qui vous imposent la circoncision sont des gens qui veulent faire bonne figure devant les hommes. Ils n’ont qu’un seul but : éviter d’être persécutés à cause de la mort du Christ sur la croix (Galates 6. 12).
Les premiers chrétiens étaient placés devant un choix difficile. Quel aspect de la vie du Christ faut-il mettre en évidence ? Faut-il mettre l’accent sur le Christ qui fait des miracles, le Christ qui fait des miracles, qui guérit ? Faut-il valoriser le Christ, le logos qui incarne la sagesse humaine, ou le Christ qui enseigne et révèle les mystères du Royaume de Dieu ? Faut-il mettre la priorité sur l’enseignement éthique du Sermon sur la montagne : « Ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse » ? (Voir Matthieu 7. 12). Faut-il mettre l’accent sur le Christ qui donne un nouvel éclairage à la loi de Moïse ? Tous ces aspects sont importants. Or ils sont universels, partagés par d’autres religions. Aucun n’est spécifiquement chrétien. Le cœur, la centralité de la foi chrétienne, c’est la Croix du Christ, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont sauvés, elle est la puissance même de Dieu, l’expression même de la sagesse de Dieu.
La croix, point de rencontre entre Dieu et les êtres humains
"Car la vie de la chair est dans le sang… c’est le sang qui, par la vie, fait l’expiation" (Lévitique 17. 11).
"La première alliance elle-même n’a pas été inaugurée sans effusion de sang. D’ailleurs, selon la loi, presque tout est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon" (Hébreux 9. 18, 22).
Pourquoi la centralité de la croix ? Il y va de notre salut. Il y va de notre réconciliation avec Dieu. La question du salut a préoccupé, voire hanté toutes les générations humaines… sauf la nôtre. Nous sommes probablement l’une des premières générations dans l’histoire de l’humanité à avoir mis cette question de côté. C’est ce qui rend le témoignage chrétien si difficile…
De tout temps, les êtres humains ont considéré le salut comme le fruit de leurs efforts. A force de piété, d’efforts, de pratiques religieuses, de sacrifices offerts à Dieu, ils espèrent pouvoir obtenir ses faveurs. Ainsi l’être humain a mis en place de nombreux systèmes religieux de nature à nourrir sa piété pour lui permettre de franchir la distance qui le sépare de Dieu.
Pourquoi le Christ devait-il mourir ? A cause de la gravité du péché
"Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3. 23).
"Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter" (Ésaïe 59. 2).
La notion de péché est difficile à entendre pour nos semblables car elle est chargée d’un poids de culpabilité morale que l’on trouve inapproprié. Pour l’hébreu, péché signifie simplement « rater la cible, échouer ». Chaque humain peut se reconnaître dans cette définition. Il y a toujours de l’inachevé, de l’échec dans toute vie humaine. Prenons cet exempla : Dieu nous a offert un bateau pour la traversée d'un océan en lieu sûr. Il nous a dit : "Ne traversez pas à la nage. Venez dans mon bateau". Et l’humanité a refusé l'offre de Dieu par orgueil en pensant être capable de s’en sortir par elle-même. Et dans la foulée, elle a désobéi au Dieu Créateur en ne montant pas dans le bateau. Or nous sommes bien trop mauvais nageurs pour espérer traverser un océan. La seule issue possible c’est la mort. Le péché, c’est le refus de l’Amour de Dieu, la rébellion contre Lui, la prétention à pouvoir vivre sans Lui, à pouvoir prendre sa place.
Mais au milieu de l’océan, la croix vient comme un radeau, comme une planche de salut. La croix est le moyen unique et absolument nécessaire que Dieu nous offre pour être sauvé. A la croix, Dieu exprime pleinement et parfaitement sa Colère et son Amour, sa Sainteté et sa Grâce. A la croix, le péché est condamné, éradiqué, et les pécheurs sont sauvés et réconciliés avec leur Créateur. La croix est à la fois « l’instrument du jugement de Dieu » et le lieu où nous sommes graciés. Sans le sacrifice du Christ à la croix, pas de grâce en notre faveur, pas de justice qui puisse nous être attribuée.
Pourquoi Jésus-Christ devait-Il mourir sur la croix ? Dieu ne peut-il pas simplement pardonner ? Lui qui nous appelle aussi à pardonner. Pourquoi la croix est-elle absolument nécessaire à notre pardon et à notre salut ? Certains affirment que Dieu n’a pas besoin de la croix pour nous pardonner. Ils affirment avec raison que Dieu est Amour et qu’il nous pardonne par grâce. Mais ils prétendent ensuite, à tort, que la mort du Christ sur la croix ne serait qu’un symbole, une image de l’étendue de l’Amour de Dieu. Au contraire, la croix du Christ est une nécessité absolue pour que nous puissions être réconciliés avec Dieu et être sauvés pour la vie éternelle. La croix est précisément le lieu historique où l’Amour et la Grâce de Dieu s’expriment en notre faveur. A cause de la gravité du péché et de la sainte Majesté de Dieu, sans la croix il n’y aurait jamais eu de réconciliation et de salut.
"Car il a plu à Dieu de faire habiter en lui [Jésus-Christ] toute plénitude et, par lui, de tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Quant à vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis, dans votre façon de penser et par vos œuvres mauvaises, il vous a maintenant réconciliés, par la mort de son Fils, dans son corps humain, pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche" (Colossiens 1. 19-22).
A SUIVRE...
La croix : une double preuve
Dieu est Droit, Juste Saint et Pur. Il ne pouvait pas accepté le mal qui était entré dans le monde par Satan, pas plus qu'il ne pouvait accepter le mal qui était entré dans l'humanité par Adam. Agir ainsi aurait conduit Dieu a trahir son caractère et à corrompre sa nature : ce qui ne peut jamais arriver.
Mais Dieu est aussi Amour. Il a crée l'être humain pour l'aimer et être aimé de lui. Alors pour Dieu, juger l'être humain pour le mal qui habite en lui reviendrait à détruire l'objet même de son amour. C'était là un dilemme de portée divine mais selon son histoire, ce moment avait été prévu avant la création et prédit au travers des âges.
La croix sur laquelle Jésus Christ a été cloué révèle tout à la fois la preuve de la haine de l'être humain et de l'Amour de Dieu.
En effet, lorsque Jésus était sur la terre, Il a passé de lieu en lieu en faisant du bien (Actes 10 : 38). Mais, au lieu que l'être humain reconnaisse Jésus-Christ comme étant Celui qui est venu lui révéler le Chemin du Salut pour le sauver parfaitement, l'être humain L'a haï et a cherché à se débarrasser de Lui. Ainsi, Jésus a été condamné, et cloué sur une croix entre deux malfaiteurs. Aucune voix ne s'est élevée pour dénoncer cet acte odieux. Jésus-Christ crucifié est la terrible démonstration de ce dont les êtres humains sont capables du fait de leur nature pécheresse.
Pourtant, à la croix, Dieu nous révèle son Amour infini pour les êtres humains, qui pourtant, se sont rebellés contre Lui. Dieu est le Dieu de grâce, et à la fois, le Dieu Saint et parfaitement Juste qui ne peut voir le mal sans le punir. Dieu nous l'a démontré en nous offrant son propre Fils Jésus qu'Il abandonna sur la croix pour nous pendant trois heures terribles.
Mais pourquoi Dieu le Père a-t-il fait passer son Fils Jésus-Christ par ces trois heures d’abandon à la croix ? Pour que Dieu puisse à la fois révéler son Amour, sa Grâce, sa Justice et sa Sainteté, une victime acceptable, c'est-à-dire sans péchés (seul Jésus était capable de l’être) devait subir la condamnation que nous méritons à cause de nos péchés. Mais pas seulement pour les actes commis, mais la racine qui produit ces péchés devait être aussi jugée et mise à mort. Et elle l’a été, car Jésus-Christ s’est identifié sur la croix, dans sa mort, à notre nature pécheresse, cette racine de mal. Et pour nous sauver, Jésus porta sur Lui tous nos péchés et Il a subi pour nous sur la croix l'horrible condamnation de Dieu. Oui, le Seigneur Jésus, notre Sauveur, a entièrement payé notre dette. Dieu en est parfaitement satisfait, car sa Sainteté l’est, sa Justice a été rendue en la Personne de notre Sauveur Jésus notre Rédempteur (celui qui nous a rachetés). Dans sa Grâce et son Amour infinis, Dieu nous donne alors la vie éternelle en son Fils Jésus. "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jean 3. 16).
Oui, c’est à la croix que l’on voit que ce qui est incompatible est rendu compatible !
Devant un tel acte de la part des êtres humains qui ont crucifié Jésus le Fils de Dieu, Dieu le Père est resté silencieux, Il n'a pas jugé définitivement ceux qui s'en sont rendus coupables. Même cloué sur la croix, Jésus Christ a demandé à Dieu le Père de pardonner à ceux qui Le crucifiaient : “Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font” (Luc 23. 34). Ce pardon s'étend aussi à tous les êtres humains qui allaient se repentir de leurs péchés et recevoir l'offre de la Vie Éternelle en Jésus.
Oui, alors que la haine des êtres humains se déchaînait, Jésus a donné sa vie par Amour pour sauver tous ceux qui se repentent de leurs péchés, qui s'en détourne, et qui croient à son parfait sacrifice. A la croix, Jésus prit nos péchés sur Lui-même, Il subit le châtiment pour nos péchés et Il mourut pour nous. A la croix, la Justice de Dieu fut satisfaite et son Amour fut pleinement manifesté. Jésus a donné la preuve que rien ne pouvait altérer son parfait Amour pour les êtres humains : Jésus a accepté que Dieu fasse tomber sur Lui le châtiment que méritaient tous nos péchés. Sur la croix, Jésus a dit : “Tout est accompli” (Jean 19. 30).
Le cœur humain ne s'est pas amélioré au fil des siècles, mais l'Amour de Jésus reste parfaitement efficace et inchangé. Jésus nous aime tous et Il désire sauver quiconque accepte et reçoit ce grand Salut qu'il offre encore aujourd'hui.
Le vrai sens de la croix
« Je n’ai pas voulu savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié » (1 Corinthiens 2. 2).
Cette parole souligne que l’œuvre de la Croix est l’essentiel du message contenu dans l’Évangile. Nous voulons parler de la la Croix, non pas l’objet religieux que l’on pourrait serrer sur son cœur ou placer sur un mur de notre maison, mais de l’œuvre que Jésus y a accomplie. La Croix demeure le signe indestructible du christianisme. Pour l’être humain, en général, la Croix dégage quelque chose de mystérieux.
Pourquoi la Croix ? Pourquoi une Croix fut dressée il y a deux mille ans ? Pour en faire mourir un Innocent, un Juste : Jésus-Christ.
La Croix et tout ce qu’elle représente restent pour beaucoup un point d’interrogation, une œuvre incompréhensible, une folie, un acte irraisonnable, un mystère à la raison humaine. La Bible va même à dire que "la Croix est une folie pour ceux qui ne croient pas" (1 Corinthiens 1. 18). Parce que la nature de l'être humain, son cœur, ses sentiments n’ont pas changé. Sa nature est caractérisée, nous dit la Bible, par le péché.
Le monde est ce qu’il est, avec son cortège d’injustices, de malheurs, de chagrins, de violences, d’égoïsme, en raison de la nature humaine marquée par la séparation d’avec le Dieu vivant et vrai. Tous les efforts pour bâtir un monde meilleur, en dehors de la Croix, sont vains. La Croix est donc un scandale et une folie pour la raison humaine.
Pourtant, la Bible démontre que la croix est le seul point de réconciliation entre le Dieu Très Saint et Créateur de l’être humain, séparé de Lui à cause du péché. Seule la foi peut saisir cette vérité. La Croix est l’unique réconciliation, l’unique direction véritable. Ainsi, l’œuvre de la Croix, par Jésus le Sauveur du monde, représente l’unique sauvetage pour chacun d’entre nous êtres humains.
Oui, la grandeur du péché nécessita un remède d’une valeur inestimable. Dieu n’a pas moins fait que de donner ce qu’Il avait de plus cher, Jésus son Fils unique. Et Jésus est venu dans ce monde, non seulement pour révéler le Père et pour faire du bien par l’opération de divers miracles, mais aussi, pour que par son sacrifice à la croix, Il rétablisse la communion entre les êtres humains et le Dieu trois fois saint.
Le seul moyen de sauver les êtres humains de leurs péchés se trouve sur une colline solitaire en forme de crâne. Sur une Croix est pendu un voleur, sur une autre, un meurtrier, et entre eux, le Fils de Dieu portant une couronne d’épines. Le sang coule de ses mains et de ses pieds, jaillit de son côté percé, perle au-dessus de ses yeux, tandis que ceux qui sont là, devant Lui, le ricanent et le raillent.
Le Prince de la paix, Celui devant lequel les anges se courbent et se voilent la face est là, ensanglanté et abandonné sur la Croix. Qui infligea cette hideuse torture à Jésus venu nous enseigner l’amour et la paix ? Vous et moi, chers amis, car nous sommes tous, selon les déclarations de la Parole de Dieu, des pécheurs. Mais Dieu nous aime et Il nous l’a prouvé par le don de son Fils bien-aimé, Jésus-Christ. Lorsque Jésus était cloué sur la Croix, Dieu le Père a fait retomber sur Lui l’iniquité de l’humanité entière, c’est pourquoi un prophète de la Bible déclare, en parlant de Jésus : “Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités, le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.” (Ésaïe 53. 5).
Aux yeux de Dieu, tout péché mérite condamnation, mérite un jugement, et sur la Croix, portant le péché de l’humanité, Jésus a subi pour nous le jugement et la Colère de Dieu. C’est pourquoi l'apôtre Paul dit : “Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous.” (2 Corinthiens 5. 21). Quelle Bonne Nouvelle ! Toute notre dette envers Dieu a été transférée sur Jésus-Christ qui a payé tout ce que nous devions. Quel Amour manifesté en Jésus ! Mais quelle souffrance pour Dieu le Père au moment de la crucifixion de son Fils Jésus ! Chaque clou enfoncé dans les mains et les pieds du Christ s’enfonçait aussi dans le cœur de Dieu. Il l’a fait pour nous, pour vous, pour moi, pour nos enfants, pour notre famille, pour notre monde.
Vous imaginez vous donner en sacrifice votre propre fils ? C’est ce que Dieu a fait pour chacun de nous, afin que nous soyons pardonnés, purifiés, afin que nous recevions la foi, afin que nous recevions aussi la vie éternelle. Croyez que s’il avait été possible de sauver l’humanité par un autre moyen, Dieu l’aurait fait. D’ailleurs, Jésus n’a-t-Il pas dit dans une prière : “Père, s’il est possible que cette coupe s’éloigne de moi, toutefois pas ce que je veux, mais ce que tu veux” (Luc 22. 42).
La Croix est le signe indestructible du christianisme, il n’y a pas d’Évangile sans Croix, pas de bonne nouvelle, pas de pardon, pas de transformation possible sans l’œuvre de la Croix.
La Croix, c’est le salut de l’humanité, car le sang de Jésus a été versé, et la Bible dit que sans le sang de Jésus, nous ne pouvons être pardonnés. Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché.
Cessons donc nos vains efforts pour être transformés par nous-mêmes, abandonnons-nous à Jésus, croyons dans tout ce qu’Il a accompli pour chacun de nous sur la Croix. Réalisons notre état de péché et de séparation devant Dieu, et découvrons son Amour. Oui, Il veut que vous puissiez Lui parler tel un enfant parle à son père. Laissons-nous purifier, nettoyer dans notre être intérieur et laver par le sang de Jésus.
Bien sûr, cela peut nous paraître bien symbolique, mais faisons cette expérience : remettons-nous entre les mains de Jésus notre Bon Berger. Jésus a tout accompli sur la Croix pour que nous soyons sauvés. Laissons-nous aimer par Dieu, laissons-nous transformer par le Seigneur Jésus, aimons-Le comme Il nous le demande, sans faire pression, et nous verrons que notre vie va changer, grâce à l’œuvre de Jésus sur la Croix.
Jésus-Christ l'a crié pour nous
Sur la croix, Jésus s'est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27. 46)
Quelle serait la réaction de chacun de nous si nous devions monter sur une estrade et nous tenir debout, en pleine lumière, afin de regarder une projection vidéo de chaque péché que nous avons commis dans notre vie jusqu'à aujourd'hui ? Chaque mouvement de colère, chaque action égoïste, chaque attitude critique, chaque élan de jalousie, chaque penchant caché. Certainement, notre désir le plus cher serait d'aller nous cacher !
Jésus-Christ a souffert bien pire que cela : la Bible dit qu'Il « a porté lui-même nos péchés en son corps sur la croix afin que nous puissions cesser de vivre pour le péché et que nous commencions à vivre pour ce qui est juste » (1 Pierre 2. 24). Mourir pour des péchés qu'on a même pas commis est terrible. Mais imaginons un instant ce que Jésus-Christ a enduré : Lui qui est Saint, Pur et qui hait le péché, a accepté volontairement de prendre sur Lui tous nos péchés et de les confesser comme siens. En plus de cela, durant ses trois dernières heures de vie sur la croix, Jésus a été abandonné par Dieu son Père et a subi l'horrible châtiment de tous les péchés du monde. Sur la croix, Jésus s'est écrié : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" (Matthieu 27. 46). Oui, Jésus fut réellement abandonné sur la croix par Dieu le Père dont Il ne voyait plus sa face ; pour que QUICONQUE se repent de ses péchés, s'en détourne et place sa confiance en Jésus, ne soit jamais abandonné par Dieu en Enfer pour y subir le châtiment éternel de ses propres péchés ; mais qu'il ait la Vie Éternelle et qu'il aille vivre éternellement dans le Paradis, dans la Gloire de Dieu. Amen !!!
L'apôtre Paul se sert du même mot quand il écrit : « Démas m'a abandonné... et il est parti... » (2 Timothée 4. 10). Paul avait cherché Démas et n'avait pu le trouver car celui-ci avait disparu à l'étranger. De même sur la croix, Jésus, le Fils de Dieu, avait cherché Son Père ce jour-là sans pouvoir Le trouver.
David se serait-il trompé lorsqu'il écrivit : « Je n'ai jamais vu le juste abandonné » (Psaume 37. 25) ? Non ! À ce moment précis, sur la croix, Jésus-Christ n'était pas un juste aux yeux de Dieu. Pourquoi ? - Parce qu'à la croix, Jésus portait pour nous tous nos péchés sur Lui. Nous pouvons dire que sur la croix, aux yeux de Dieu, Jésus était un menteur, un alcoolique, un voleur, un criminel, etc... ; car Jésus avait pris tous les péchés de l'humanité sur Lui. Cela nous gêne-t-il de voir ces mots associés à Son Nom ? Jésus pourtant a fait bien plus : Il s'est mis au compte de tous ces gens et à notre compte aussi. La Bible nous dit : « (Jésus) Celui qui n'a point connu le péché, Dieu l'a fait devenir péché pour nous afin que nous devenions en Lui justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5. 20).
Alors, par un acte qui a dû déchirer Son cœur avec une profonde douleur, Dieu le Père a déversé sur son Fils unique Jésus-Christ, son juste Jugement et sa juste Colère contre les péchés du monde. Et Jésus les a entièrement subi sur la croix du Calvaire.
Oui, sachons que lorsque Jésus s'est écrié sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? », c'est pour que quiconque qui se repent et se détourne de ses péchés, quiconque qui reçoit dans sa vie Jésus comme seul Seigneur et Sauveur et qui se confie en son parfait sacrifice à la croix, ait la Vie Éternelle et aille dans la Gloire de Dieu au Ciel pour l'éternité. Alors il n'aura jamais à le crier lui-même en Enfer !
La croix : le prix de la Victoire !
Au centre de l’Histoire, une croix a été dressée. Là, se rencontrent le temps et l’éternité, le Créateur et la créature.
À la croix, Dieu le Créateur prouve son Amour envers l'être humain sa créature. « Alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous » (Romains 5 : 8). Oui, Dieu a un Amour sans limites pour les êtres humains, Il nous l'a prouvé en envoyant son Fils Jésus-Christ qui s'est volontairement fait homme en venant dans ce monde. Et plus encore, Jésus Christ a accepté de mourir pour nous de la manière la plus déshonorante que ses propres créatures aient inventée : la croix !
C'est pourquoi, chaque être humain doit accepter de s'identifier à Jésus-Christ, l'Agneau de Dieu qui s'est offert en sacrifice pour expier tous nos péchés. Jésus est mort sur la croix, pour chaque être humain, pour que quiconque qui s’approprie et qui place sa confiance en son parfait sacrifice à la croix, reçoive la Vie Éternelle. Le parfait sacrifice de Jésus à la croix est le seul moyen pour que la dette de nos péchés soit entièrement réglée et que nous soyons désormais déclarés justes devant Dieu.
La croix est la main de réconciliation que Dieu Lui-même, en Jésus, tend à l'être humain, sa créature révoltée. Prêcher Jésus, qui est le Dieu cloué en croix par ses créatures, peut sembler une folie. Mais, étrangement, c’est la démonstration de la puissance et de la sagesse divines !
Dans sa lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul ne voulait savoir autre chose que cela (1 Corinthiens 2 : 2). Paul allait pourtant y consacrer le plus long chapitre parlant de la résurrection (1 Corinthiens 15). Car c’est la résurrection de Jésus-Christ qui garantit l’efficacité de Sa crucifixion à la croix. La crucifixion de Jésus n’était pas seulement l’ultime offrande pour le péché – ce qui assure le pardon – ; mais encore, la résurrection de Jésus est la preuve suprême de la Victoire du Christ sur la mort. Depuis la croix, par la foi, nous contemplons déjà la Victoire définitive de Dieu sur le mal.
Oui, la Victoire de Jésus est confirmée et proclamée par sa résurrection. Désormais les puissances mauvaises, qui ont été dépouillées de leurs armes et de leur dignité, sont placées sous ses pieds et Lui sont soumises. La Victoire de Jésus s'étend au fur et à mesure que, par la puissance de l'Esprit, l'Église élargit son champ d'action. Si quelqu'un se repent des ses péchés, croit en Christ et place toute sa confiance en Lui, il naît de nouveau et reçoit le pardon pour tous ses péchés passés, présents et futurs. Mais aussi, il passe des ténèbres à la lumière et du pouvoir de Satan à Dieu. « Il est délivré du pouvoir des ténèbres et transporté dans le royaume du Fils de son amour » (Colossiens 1 : 13). Dans chaque véritable conversion à Dieu, il y a une confrontation de puissance : le Diable veut tenir l'âme, Christ veut la sauver. Il ne reste qu'à l'être humain de crier vers Dieu, car « quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé… » (Actes 2 : 21, Romains 10 : 13).
La Victoire de Jésus sera consommée lors de Son glorieux Retour : Jésus est sur le Trône, assis à la droite de Dieu, mais Il attend que ses ennemis soient devenus son marchepied (Hébreux 10 : 13). En ce jour, tout genou fléchira et toute langue confessera qu'Il est Seigneur (Philippiens 2 : 9-11). Le diable sera jeté dans l'étang de feu et de soufre, ainsi que la mort et le séjour des morts (Apocalypse 20 : 10, 14). Le dernier ennemi qui sera vaincu c'est la mort (1 Corinthiens 15 : 26). Quand toute domination, toute autorité et toute puissance auront été abolis, Jésus le Fils de Dieu remettra le Royaume à Dieu son Père, et Dieu sera tout en tous (1 Corinthiens 15 : 24, 28). Amen !!!
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