Qu'est-ce qui vous vient à l'esprit lorsque vous entendez le mot "ambassadeur"? Peut-être vous imaginez-vous un dignitaire respecté qui représente les intérêts de son pays à l'étranger. "Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu" (2 Corinthiens 5. 20)
Jésus s'est sacrifié par amour pour nous
1. O Christ ! quelle immense douleur, Quelle angoisse t'accable !
Quel poids de honte et de malheur Sur ta tête adorable !
Toutes mes fautes, tous mes péchés, sont sur Toi ;
Tu les portes pour moi !
1. Viens, mon âme ! et contemple Un objet sans exemple :
Le Dieu Sauveur en croix. On le frappe, ou l'outrage,
On lui crache au visage : Il expire enfin sur le bois !
2. Dans ce profond abîme, Dis-moi, Sainte Victime !
Pourquoi tu descendis. Toi, le Saint et le Juste,
Du bien, modèle auguste, Quels crimes as-tu donc commis ?
3. C'est moi que la justice Condamnait au supplice,
Moi qui devais mourir. Les tourments, les blessures,
Les coups, les meurtrissures, C'est moi qui devais les souffrir.
4. Tu te mets à ma place, Et ta croix change en grâce
Ma condamnation. Sur ta tête sacrée,
D'épines couronnée, Tu portas ma confusion.
5. Je te suis redevable, Mon Sauveur adorable !
De tout ce que je suis. Mon âme et tout mon être
À toi seul doivent être : C'est le droit que tu t'es acquis.
___________________________.
1. Jésus, ô nom qui surpasse 2. Jésus, c'est l'Amour suprême 3. Qui pleura sur ceux qui pleurent? | 4. Jésus, par qui Dieu pardonne, 5. Oh! penche-toi sur ma couche 6. Attire, ô Sauveur, attire |
Dieu seul sauve l'être humain de ses péchés
Dieu est Saint, Juste et Amour. L'être humain par contre est pécheur. La Bible nous dit que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Le péché a créé un fossé qui sépare l’être humain de Dieu puisque le Dieu trois fois Saint ne peut pas entretenir une relation réelle avec les êtres humains pécheurs. Le péché n’éloigne pas seulement l’être humain de Dieu, il a également un salaire qui est la séparation éternelle d’avec Dieu.
Bien que tous les êtres humains soient pécheurs et méritent à juste titre le jugement et le châtiment de Dieu, Dieu, Lui, nous aime d'un Amour infini. La Grâce de Dieu et son parfait Amour pour nous sont tellement grands qu’Il a envoyé son Fils unique Jésus-Christ, qui est l'Agneau de Dieu, pour venir mourir sur la croix où chacun de nous aurait dû mourir. Jésus a payé le prix de nos péchés. Il a versé son sang divin et innocent pour que des pêcheurs comme nous puissent être pardonnés. Il a établi le pont par-dessus le fossé qui séparent l’être humain de Dieu et a ouvert une nouvelle voie par laquelle les êtres humains pécheurs peuvent être réconciliés avec Dieu. Jésus a fait tout cela sur la croix et il est ressuscité des morts. Dieu est satisfait de l'œuvre parfaite de son Fils Jésus-Christ en faveur des pécheurs. Dès lors, Jésus vit à jamais pour pardonner à tous les pécheurs qui se repentent sincèrement de leurs péchés, les abandonnent et Le reçoivent comme Seigneur et Sauveur de leur vie. Jésus-Christ veut recevoir chaque être humain maintenant, Il veut nous donner une vie nouvelle et écrire notre nom dans le Livre de vie afin que nous ne périssions jamais.
Nous sommes des ambassadeurs de Christ
Notre nouvelle identité
En tant que croyants en Jésus, c’est cela notre identité : nous sommes tous des ambassadeurs de Christ ! Mais pour saisir pleinement le poids de ce titre, nous devons le comprendre dans le contexte de 2 Corinthiens 5.17-21.
Une nouvelle création
Au verset 17, Paul qualifie toute personne en Christ de « nouvelle création ». Cela comprend chaque croyant, et non pas seulement un groupe d’élite composé de pasteurs, d’anciens, de diacres/diaconesses, ou de missionnaires outre-mer. Il s’agit plutôt d’un titre qui convienne à chacun d’entre nous pour qui « les choses anciennes sont passées » et pour qui « toutes choses sont devenues nouvelles » (v. 17). Mais quelles sont ces choses anciennes ? Notre culpabilité et notre condamnation, notre ancien mode de vie lorsque nous étions contrôlés par la chair. Et quelles sont ces choses nouvelles ? Nos dispositions, nos priorités, notre vision du monde. Cela ne signifie pas que nous ne continuons pas à pécher, mais plutôt que nous ne prenons plus plaisir à notre péché de la même manière qu’auparavant. Lorsque nous trébuchons et tombons, nous trouvons notre joie en nous tournant vers notre Sauveur pour qu’il nous pardonne et nous restaure.
Christ nous a réconciliés avec Lui-même
Le verset 18a nomme ensuite la source de cette vérité« Tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par Christ… » Nous étions en inimitié avec Dieu à cause de notre péché. Par son œuvre de réconciliation, Christ a mis fin à cet éloignement. Nous verrons comment il l’a fait au verset 21. Ce qu’il est important de noter, c’est que cela a eu lieu à l’initiative de Dieu. Il est l’agent initiateur. Aucun acte de volonté humaine n’aurait pu y parvenir.
Christ nous a donné le ministère de la réconciliation
Il ne s’est pas seulement contenté de nous réconcilier. Il nous a ensuite engagés comme ses artisans de paix. Il nous a « donné le ministère de la réconciliation » (v. 18b). Paul réaffirme cette notion dans le verset 19 : "Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation".
Ayant assuré notre réconciliation, Christ fait de nous les messagers de la grande opération de réconciliation de Dieu. Cela nous amène au cœur de cette discussion au verset 21. À la lumière de notre transformation d’ennemis de Dieu en alliés, Paul fait cette déclaration: « Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ… » Ce n’est pas une invitation ou une suggestion. C’est une réalité. L’apôtre poursuit: « … comme si Dieu exhortait par nous ».
Pourquoi nous ?
Cette phrase soulève deux questions importantes : tout d’abord, pourquoi Dieu choisit-il de faire appel à nous ? Il aurait pu choisir les anges pour être ses ambassadeurs. À un moment donné, Dieu a même donné à un âne une voix pour parler (Nombres 22. 28), et à une autre occasion, Jésus a dit que si les enfants ne le louaient pas, les pierres mêmes crieraient (Luc 19. 40). Néanmoins, dans son infinie sagesse, le Seigneur a désigné des hommes et des femmes rachetés pour témoigner aux nations de sa croix, de sa résurrection, de son ascension et de sa gloire à venir.
Pourquoi devons-nous supplier?
La deuxième question qui se pose est la suivante: pourquoi devons-nous supplier, appeler, implorer? Si Dieu est Souverain, les perdus ne parviendront-ils pas à la foi sans de tels efforts? La réponse se trouve dans l’état de nos cœurs. Les êtres humains sont par nature hostiles à Dieu, qu’ils en soient conscients ou non. Ils aiment leur péché et ne souhaitent pas l’abandonner. Notre proclamation de l’Évangile devrait donc exalter la beauté et la valeur suprême de Christ au-dessus des plaisirs bas et éphémères de ce monde. Il nous incombe donc de faire preuve d’exégèse à la fois de nos Bibles et de notre culture, afin de lancer l’appel le plus attrayant possible, tout en confiant nos efforts à notre Dieu souverain. Ce passage expose ainsi magnifiquement l’œuvre de collaboration qu’est la réconciliation: Dieu réconcilie en Christ, et au nom de Christ nous supplions.
Le grand échange
Paul conclut ce passage en verset 21 par l’un des versets les plus théologiquement riches du corpus paulinien : Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.
Sur la croix, Jésus a porté dans son corps la sentence de mort que nos péchés méritaient. Le Père a traité son propre Fils comme s’il avait commis nos péchés, afin qu’il puisse à jamais nous considérer comme si nous avions vécu sa vie parfaite. En d’autres termes, nous portions autrefois des haillons putrides de péché et de honte. Et Jésus n’a pas seulement lavé la souillure du péché qui nous collait à la peau, il nous a aussi revêtus de la robe royale de sa justice. C’est ce grand échange que les théologiens appellent l’expiation par substitution pénale.
Jésus a du travail pour nous
En Christ, Dieu nous a réconciliés à un grand prix. Et il l’a fait pour que nous soyons ses ambassadeurs de la réconciliation. Jésus a du travail pour nous. Voyager à travers le monde en tant que diplomate étranger pour son pays d’origine peut sembler être un travail sympa. Mais représenter notre grand Seigneur et Sauveur ainsi que son royaume éternel dépasse de loin toute mission terrestre de ce type. Adoptons notre identité de nouvelles créatures et d’ambassadeurs de la réconciliation, pour le bien des perdus, la joie de nos âmes et la glire de Dieu.
Gethsémané : Le grand combat de Jésus-Christ
Sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre (Luc 22 : 44b)
Adam et Eve ont succombé à la tentation, à la séduction de Satan dans le jardin d'Éden. C'est un jardin de délices, d'abondance des biens, de condition idéal pour vivre. Et c'est dans ce jardin qu'Adam et Eve ont soumis leur volonté à celui qui va dominer sur eux par un mensonge, et leur voler l'autorité que Dieu leur avait donnée « dominez sur… ». Dieu les chasse de ce jardin, ils vont connaître l’exil. Avant de fermer l’accès au jardin d’Eden par des chérubins qui agitent une épée flamboyante, Dieu donne une promesse à Eve : Je mettrai inimitié entre toi (le serpent) et la femme (Eve), entre ta postérité et sa postérité : celle–ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon (Genèse 3 : 15).
Nous, nous savons que la postérité de la femme désigne Jésus-Christ. Dans le jardin de Gethsémané se vit un moment très important dans la réalisation de cette promesse à travers le combat de Jésus, la postérité d’Ève. Oui, dans le jardin nommé Gethsémané, Jésus le Fils de Dieu va soumettre sa volonté à Dieu son Père pour reprendre à Satan ce qu’il nous a volés. Pour cela Jésus va manifester : l’obéissance, la soumission de sa volonté au Père, l’humilité. C’est le contraire de l’attitude d’Adam. Jésus devient et manifeste qu’Il est le nouvel Adam, Celui qui vient d’en-haut.
Est-il étonnant que le Seigneur Jésus subisse cet épreuve dans ce lieu : son sang commence à couler avec sa sueur, comme des grumeaux à cause de la frayeur et des angoisses dans son âme. « Mon âme est triste jusqu'à la mort » (Matthieu 26 : 38). Jésus attendait du soutien de la part de ses disciples les plus proches, mais Il les trouve endormis de tristesse. Alors dans ce jardin, Jésus va lutter seul pour soumettre sa volonté à son Père afin de nous sortir de l'esclavage de Satan, de la rébellion, de l'indépendance, de l'orgueil, et de redonner à son Père une famille rachetée. Nous croyons que le plus grand combat dans la vie de Jésus, dans sa vie d'homme s'est déroulé à Gethsémané. Jésus savait que l’heure de son sacrifice était venue : Lui le Fils de l'homme allait être livré aux mains des pécheurs. Jésus sait que ceux qui viennent l’arrêter vont surgir dans quelques instants.
Jésus, l’Agneau de Dieu prie dans le jardin de Gethsémané : « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre » (Luc 22 : 42 à 44). Jésus était « en agonie », le péché du monde va le séparer de son Père pour la première fois de son existence. Il sait qu’Il va bientôt être arrêté, accusé, outragé, torturé, moqué, fouetté, crucifié, tué. Il sait qu’Il va donner son sang précieux pour sauver le monde. Oui Jésus était « en agonie » et « sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombent à terre ». Les gouttes de sang dans la sueur de Jésus nous parlent d’obéissance et de soumission, et nous appellent à suivre son exemple.
Dans le jardin de Gethsémané, Jésus demande à Dieu son Père que la volonté de Dieu son Père soit faite. Oui, Jésus-Christ obéissait à son Père et Lui soumettait sa volonté : « S’étant mis à genoux, Jésus pria, disant : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne (Luc 22 : 41b et 42). « Il s'éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! (Matthieu 26 : 42, 44) «… Il les quitta, et, s'éloignant, il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles » : « Que ta volonté soit faite! », « Que ta volonté soit faite! », « Que ta volonté soit faite! »
Jésus choisit la volonté de Dieu son Père au-dessus de Sa propre volonté. Il choisit l’arrestation, la moquerie, la torture, les fausses accusations, le jugement. Il choisit l’outrage, la nudité, la souffrance, le mépris, la crucifixion, la mort. Pourquoi ? Parce que Jésus choisit la volonté du Père au-dessus de Sa propre volonté : « Voici, je viens … pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Hébreux 10 : 7)
Cette prière est non seulement la plus difficile que Jésus ait jamais prononcé, mais elle est aussi la prière la plus importante qu’Il a adressée à son Père, la plus importante des supplications ! « Que ta volonté soit faite ! » Cette prière de Jésus dans le jardin de Gethsémané est la plus importante de toutes les prières que les hommes ont fait monter vers Dieu. Car cette prière : « Que ta volonté soit faite ! » a conduit à la plus grande Victoire de toute l’éternité, la Victoire de Jésus sur Satan, sur le péché, sur la mort et sur l'enfer.
Oui, ces grumeaux de sang de Jésus nous parlent : Jésus a soumis sa volonté à son Père pour que nous soyons sauvés; mais aussi pour nous inviter à soumettre notre volonté à notre Père Céleste, afin que sa volonté s'accomplisse dans nos vies. Avant d'appartenir à Jésus notre volonté était particulièrement rebelle à Dieu, à sa Parole. Maintenant nous avons reçu la liberté de soumettre notre volonté au Père, car en Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur, nous en avons la capacité.
Coupable ou non coupable ?
La plupart des êtres humains se prétendent justes : « Oh ! Moi je n'ai jamais fait de mal à personne, disent-ils, Je n'ai rien à me reprocher, j'ai toujours été honnête... ». Ainsi ces personnes n'ont aucun sentiment de culpabilité devant le seul vrai Dieu trois fois Saint. Comment donc peuvent-elles connaître le pardon de leurs péchés que Dieu veut les offrir puisqu'elles considèrent qu'elles n'en ont pas besoin ? Jésus a dit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal ; je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Marc 2. 17)
Pourquoi ces personnes ne se sentent-elles pas coupables devant Dieu ? Parce qu'elles disent que :
- Dieu est bon : D'abord parce que ces personnes Le considèrent comme le Dieu bon et indulgent. « Le bon Dieu » dit-on en parlant de Lui et elles ne réalisent pas qu'Il est aussi le Dieu Saint et parfaitement Juste. La Bible déclare que Dieu a les yeux trop purs pour voir le mal (Habakuk 1. 13). Celui ou celle qui se croit juste ne se voit pas comme Dieu le voit. Il a peut-être une bonne conduite aux yeux de ses semblables, accomplissant des oeuvres utiles pour la société... mais quelque soit l'opinion que ces personnes ont d'eux-mêmes, le constat du Dieu trois fois Saint (Esaie 6. 3, Apocalypse 4. 8) qui sonde les coeurs et les pensées ne peut changer : « Il n'y a pas de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3. 23)
- Ce n'est pas si grave, après tout ! : Une autre raison pour laquelle la plupart des personnes ne se sentent pas coupables devant Dieu, c'est qu'elles minimisent le péché. Un petit mensonge, ce n'est pas si grave, pense-t-elles, d'autant plus s'il peut être utile : c'est un « pieux mensonge », comme on dit. Pour ces personnes, bien des choses ne sont pas un péché alors qu'en réalité, elles le sont. Elles ne les considèrent pas comme Dieu les voit. Ces personnes commettent des infractions à la loi divine sans même quelquefois s'en rendre compte, la conscience étant endormie. Et si elles sont conscientes de la faute, elles se justifient en mettant en avant des circonstances atténuantes.
- Ni vu ni connu : D'autres personnes encore pensent que le péché non connu et qui ne nuit pas à autrui ne peut avoir de conséquence. Pourtant l'orgueil, la jalousie, la convoitise, les mauvaises pensées, tout ce qui est fait dans le plus grand secret... Dieu le voit. « Il n'existe aucune créature qui soit cachée devant Dieu, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous avons affaire » (Hébreux 4. 13). Dieu voit dans le secret et un jour, tout sera mis en lumière. « Il n'y a rien de caché qui ne sera révélé, ni rien de secret qui ne sera connu. » (Luc 12. 2)
Alors, coupable ou non coupable ?
Au Tribunal de Dieu où tout est enregistré, quel est le verdict ? Quelle que soit la pensée de l'être humain au sujet de lui-même, la sentence divine est rendue : « Tout le monde est coupable devant Dieu » puisque « tous ont péché » (Romains 3. 19, 23)
Sommes-nous donc tous condamnés ? NON ! Car le seul vrai Dieu qui est Saint et parfaitement Juste est aussi le Dieu d'Amour. « Dieu a tant aimé le inonde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean 3. 16)
Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, quitta le Ciel pour venir volontairement sur la terre, pour donner sa vie en rançon sur la croix pour le pardon des péchés de quiconque croit. Oui, sur la croix, Jésus a subi le terrible Jugement divin qui devait nous atteindre tous. « Celui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui » (2 Corinthiens 5. 21)
Alors, comment peut-on être déclarés non coupables et échapper à la condamnation que nous méritons tous ? En reconnaissant notre culpabilité devant Dieu, en se repentant de tous nos péchés et en croyant que Jésus-Christ a souffert et est mort pour nos péchés après en avoir subi pour nous le Jugement. C'est alors que nous avons cette certitude : « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ » (Romains 8. 1)
L'Amour de Dieu nous a donné Jésus,
Et par Jésus la paix fut faite ;
De la justice satisfaite Les droits sur nous ne s'exigeront plus.
Oh ! Quel bonheur !
Seigneur, par ta bonté, L'accès aux cieux nous est facile ;
Et le chrétien, d'un coeur tranquille, S'y rend heureux, car il est racheté.
Que signifie Jesus a accompli toute Justice
La Justice de Dieu est l'expression de tout ce que Dieu demande et approuve. Elle est manifestée de façon absolue en Jésus-Christ Lui-même, qui a satisfait pour nous à toutes les exigences de la loi : Par sa substitution, Jésus s’est fait justice pour nous. Jésus a satisfait pleinement à toutes les obligations de la loi parce qu'elle était dans son cœur et non dans son intelligence, comme les Pharisiens ou beaucoup d’entre nous. Pour Jésus, elle était une loi d'amour, et non une loi d’obligation ou d’interdit. Jésus connaissait le Père, les Pharisiens ne le connaissaient pas le Père.
Nous, le connaissons nous ? Obéir à une loi d’amour dans le cœur change tout. « Car la lettre tue » c’est à dire la loi dans la tête « mais l’Esprit vivifie », c'est-à-dire la loi dans le cœur. (2 Corinthiens 3. 6).
Jésus est vraiment Celui qui a accompli toute justice. Quand ? Et où ?
Quand nous posons la question à des personnes non enseignées, elles nous répondent spontanément : à la croix. Si nous cherchons dans les évangiles et observons bien les événements qui se manifestent autour de la croix, nous verrons que ce n'est pas exact. Quand Jésus était sur la croix, le ciel s’est fermé. Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachtani ? C’est–à–dire, Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as–tu abandonné ? (Matthieu 27 : 45-46).
Oui, Jésus a accompli toute justice lors de son baptême : "Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui. Mais Jean s'y opposait, en disant : C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens à moi ! Jésus lui répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi toute justice ou tout ce qui est juste, (selon les versions). Et Jean ne lui résista plus. Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau, et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui -ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection" (Matthieu 3 : 13 à 17).
Comment Jésus a-t-il accompli toute justice en demandant le baptême ?
Le baptême prêché par Jean était un baptême de repentance, afin de préparer les cœurs à l’arrivée prochaine de Jésus. Jean-Baptiste disait : "Repentez-vous car le royaume de Dieu est proche". Des foules entières venaient confesser leurs péchés
Jésus avait-il besoin de repentance ? Non, puisqu'il n'a pas connu le péché.
Jésus est venu non pour abolir la loi, mais pour l’accomplir. Le baptême annoncé ou prêché par Jean représente la fin de la loi et le début d’une ère nouvelle.
Le dernier acte à accomplir pour que la loi soit observée ou pratiquée totalement par Jésus. Jésus s’y est soumis volontairement en mesurant l’importance de son acte d’obéissance. Là, nous constatons que le Ciel s’est ouvert, alors que sur la croix, le Ciel s’est fermé. Lors du baptême, le Ciel s’ouvre et Dieu le Père déclare : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui j’ai mis toute mon affection ». Dieu le Père donne son attestation, son sceau sur cette obéissance de Jésus de se conformer à la loi.
Imaginons l’étonnement des gens qui étaient présents. Depuis plus de 400 ans, le ciel était fermé et personne n’avait plus entendu la voix de Dieu.
Enfin c'est là que pour la première fois, Jésus s'est identifié à nous pécheurs, sans être coupable. C'est là qu'il a commencé à mourir à lui-même. Ce jour là, il a commencé à prendre le joug de la mort sous lequel nous étions. Si Jésus avait raté ce premier rendez-vous, toute sa mission aurait échoué et l'œuvre accomplie sur la croix n'aurait servi à rien.
Il fallait un juste qui accomplisse totalement la loi pour qu'elle cesse de nous accuser, de nous rendre coupable devant Dieu.
"Jesus a effacé l'acte accusateur (de la loi) dont les ordonnances nous condamnaient, et qui subsistait contre nous. Et il l’a éliminé en le clouant à la croix". (Colossiens 2 : 14).
Comment Jésus aurait-il éliminé ce document accusateur, en le clouant à la croix si Lui-même avait été transgresseur de la loi ? "Car quiconque observe toute la loi mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous" (Jacques 2 : 4). Jésus avait bien compris toutes ces choses.
C'est comme si l'un d'entre nous, païens de nature, décide d'embrasser le judaïsme. Il devra accomplir toute la loi. Comment le pourra t'il s'il n'a pas été circoncis le huitième jour ? Telle que la loi l’ordonne. Jamais il n'y arrivera puisqu'il a raté le premier commandement de la loi.
La Bonne Nouvelle la voici : Christ a été circoncis pour moi :
"C'est en lui que vous avez été circoncis d'une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair" (Colossiens 2 :10)
Ayant été enseveli avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l'a ressuscité des morts. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendu à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses. (Colossiens 2. 13)
Il en aurait été de même pour Jésus s'il n'était pas passé par le baptême de repentance pour s'identifier à nous. C'est bien là, et ce jour-là que Jésus a accompli « toutes justices ». Ce jour là, le ciel s'est ouvert et la voix du Père s'est fait entendre à nouveau. Par sa voix « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3. 17), Dieu le Père atteste l’identité de Jésus son Fils. Il approuve son obéissance sa soumission à la loi en recevant le baptême de repentance.
Le ciel est resté ouvert sur sa vie jusqu’à la croix. Ce jour là, Jésus est devenu la porte par laquelle le Royaume de Dieu va se manifester avec des miracles, des guérisons, des captifs libérés, des aveugles qui voient, des sourds qui entendent.
Le diable vint le tenter pendant un jeûne de quarante jours. Cette tentation ressemble à un championnat du monde de boxe qui se déroule en 15 rounds. Son adversaire a pris la fuite lorsqu'il fut vaincu d'affilé dans les trois premiers rounds.
Les couronnes
« Réjouissons-nous, et faisons éclater notre joie, et donnons-lui gloire; car les noces de l’Agneau sont venues, et son épouse s’est parée. Et il lui a été donné d’être vêtue d’un fin lin, pur et éclatant, car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints. » (Apocalypse 19. 7-8)
1. La couronne de vie sera pour ceux qui aiment Jésus même dans la souffrance : « Ne crains pas ce que tu vas souffrir… Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie » (Apocalypse 2. 10). « Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation, car après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment » (Jacques 1. 12). C’est une couronne réservée à ceux qui sont capables de supporter des souffrances, qui restent fidèles jusqu’à la mort et qui aiment le Seigneur Jésus par-dessus tout. C’est entre autres la couronne qui sera réservée aux martyrs. Dans certains pays, la persécution est très intense. Jésus va en tenir compte lorsqu’Il recevra ces enfants de Dieu dans sa Gloire.
2. La couronne de gloire sera donnée à ceux qui consacrent leur vie au service de Dieu : « Paissez le troupeau de Dieu volontairement, non pour un gain sordide… mais en étant les modèles du troupeau. Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de gloire. » (1 Pierre 5. 2-4). Jésus a prévu une couronne spéciale pour ceux qui s’investissent et se consacrent à l’œuvre de Dieu : les anciens, les pasteurs, les serviteurs de Dieu, ect... ils ne recherchent pas de gloire ici-bas ; car elle leur sera réservée là-haut. Ces personnes ont renoncé à leur situation et à leur bon salaire pour se consacrer pleinement à prendre soin des brebis du Seigneur Jésus. Ils ne seront pas oubliés au Ciel, et Jésus leur remettra cette couronne de gloire.
3. La couronne de joie est réservée à ceux qui gagnent des âmes pour le Seigneur : « C’est pourquoi, mes bien-aimés et très chers frères, vous qui êtes ma joie et ma couronne… » (Philippiens 4. 1) « Qui est notre espérance, notre joie, notre couronne ? N’est-ce pas vous, devant le Seigneur lors de son avènement ? » (1 Thessaloniciens 2. 19-20). Il y a des enfants de Dieu font tout pour gagner des âmes à Christ : ils témoignent, ils distribuent la Parole de Dieu, ils prient… Ils ont la passion des âmes ! C’est pour eux que le Seigneur a réservé cette couronne de joie, car ils ont réjoui le cœur de Jésus en allant proclamer la Bonne Nouvelle de l'Évangile et sauver des âmes.
4. La couronne de justice sera pour ceux qui auront aimé son Avènement : « La couronne de justice m’est réservée… et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son avènement » (2 Timothée 4. 8). Que veut dire aimer son Avènement ? Il faut y penser chaque jour et même, il nous est demandé de hâter cet avènement. Comment ? Il faut que l’Évangile soit annoncé au monde entier, et que toute langue et toute tribu entende cette bonne nouvelle. Autrement dit, c’est l’esprit missionnaire qui sera honoré par cette couronne. Que faisons-nous pour la mission, pour que l’Évangile atteigne rapidement les extrémités du monde ?
5. La couronne incorruptible ira à ceux qui auront marché dans la sanctification : « Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinence, et ils le font pour une couronne corruptible, mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible … mais je traite durement mon corps… » (1 Corinthiens 9. 25-27). L’enfant de Dieu doit marcher dans la sanctification ; il s’interdit certains plaisirs de ce monde à cause du Royaume de Dieu. Aujourd’hui, les médias, les amis de ce monde cherchent à corrompre nos pensées et notre comportement. À nous de nous abstenir des souillures de ce monde. Notre récompense sera grande : une couronne incorruptible sera spécialement réservée à ceux qui tiennent leur corps et leur langue soumis à la Parole de Dieu.
Les noces de l’Agneau : de grands moments de fête ! « Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-Lui gloire, car les noces de l’Agneau sont arrivées et son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir de fin lin, éclatant, pur… ce sont les œuvres justes des saints » (Apocalypse 19. 7-9). L’Église de Jésus-Christ, revêtue de ses plus belles parures distribuées lors du Tribunal de Christ, fêtera Celui qui l’a sauvée, rachetée et récompensée.
Le sceau et les arrhes du Saint-Esprit
"Christ… en qui aussi ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse qui est les arrhes de notre héritage, pour la rédemption de la possession acquise, à la louange de sa gloire" (Éphésiens 1. 13, 14).
Deux fonctions du Saint Esprit ont une importance essentielle pour chaque enfant de Dieu : le Saint Esprit est le sceau divin sur ceux qui ont cru à l’évangile et qui sont devenus enfants de Dieu, et Il est également les arrhes de leur héritage à venir.
Comme sceau, le Saint Esprit met sa marque son sceau sur les enfants de Dieu comme appartenant à Dieu ; en même temps, il indique que l’œuvre de la rédemption est accomplie en eux. Ce n’est pas la nouvelle naissance, mais plutôt un sceau sur ceux qui sont déjà nés de nouveau. La présence en nous du Saint Esprit comme sceau nous donne l’assurance que nous appartenons à Christ et que nous ne pourrons jamais être perdus. Même si nous l’attristons, le Saint Esprit ne nous quittera jamais ; en effet, nous avons été “scellés pour le jour de la rédemption” (Éphésiens 4. 30). Le jour de la rédemption désigne ici la résurrection du corps, par conséquent le Saint Esprit sera toujours avec nous.
Le Saint Esprit, désigné comme les arrhes de l’héritage du croyant, présente un autre aspect de son action. Le mot arrhes a le sens de garantie, ce qui donne la pensée d’un gage ou d’un acompte lors d’un achat. Ainsi le Saint Esprit, le Consolateur (Jean 14. 16, 26), est venu pour nous faire connaître les “richesses insondables du Christ” (Éphésiens 3. 8) avant que nous en héritions effectivement. Voilà pourquoi Il est appelé les arrhes de notre héritage. Le serviteur d’Abraham donnant à Rebecca “des objets d’argent et des objets d’or” présente cela en figure (Genèse 24. 53). Tandis qu’elle marchait à travers le désert pour aller à la rencontre d’Isaac, Rebecca avait déjà la preuve tangible de sa grandeur et de ses richesses. Ces dons étaient un avant-goût et un gage de ce qu’elle allait obtenir en héritage avec lui, c’est-à-dire “tout” (Genèse 24. 36 ; 25. 5).
Par le sceau du Saint Esprit, nous savons que nous appartenons à Christ et par les arrhes de l’Esprit, nous apprenons que ce qui est à Christ nous appartient aussi ! Quelle bénédiction d’avoir le témoignage et l’assurance du Saint Esprit que nous sommes la possession de Christ Lui-même et que nous hériterons de toutes choses avec Lui ! “En lui, nous avons aussi été faits héritiers” (Éphésiens 1. 11).
Étre déclaré juste devant Dieu
"[Christ] est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité" (2 Corinthiens 5. 15)
"[Dieu] est juste et… justifie celui qui est de la foi en Jésus" (Romains 3. 26)
La Bible déclare que le péché nous sépare de Dieu, et que ceux qui pèchent en récoltent le salaire, c'est-à dire la mort (Romains 6. 23). Or tous les êtres humains ont péché et par conséquent sont coupables devant Dieu. Cela nous amène à la question : pourquoi l'être humain pèche-t-il ? Parce que de nature, son cœur est mauvais. “Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable” (Jérémie. 17. 9). “C'est du dedans, du coeur des êtres humains, que sortent mauvaises pensées, fornications, vols, meurtres, adultères, cupidité, méchancetés, fraude, impudicité, oeil méchant, injures, orgueil, folie”, dit le Seigneur Jésus (Marc 7. 21, 22).
Après avoir désobéi à Dieu, le premier homme, Adam, a transmis sa nature de pécheur à tous ceux qui appartiennent à sa famille, donc à toute l'humanité. Alors Dieu a envoyé sur la terre, son Fils Jésus-Christ, qui s'est fait homme, appelé “le second homme” (1 Corinthiens 15. 47) ; afin que par son sacrifice, par sa mort sur la croix, Il offre la Vie Éternelle à tous ceux qui croient en Lui. Tous ceux qui acceptent sincèrement le Seigneur Jésus dans leur coeur et mettent leur confiance en Lui seul pour être sauvés, reçoivent le pardon de leurs péchés. Déclarés justes par Dieu, ils peuvent dire: “Nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ” (Romains 5. 1). Oui, pour nous enfants de Dieu, il n'y a plus de condamnation. Car, étant couverts de la parfaite Justice de Jésus-Christ, nous sommes justifiés aux yeux de Dieu et Il nous déclare éternellement non-coupables. Tout cela est dû au fait que, par la foi que nous avons en Jésus-Christ, Il nous a parfaitement sauvés par son oeuvre à la croix de Golghota.
Par nature, un vrai chrétien, un enfant de Dieu né de nouveau, n'est pas meilleur que les autres, mais il reçoit à sa conversion une nouvelle nature divine, celle de Jésus-Christ son Seigneur et son Sauveur. Il a le bonheur d'avoir la vie éternelle, mais aussi la responsabilité, de laisser vivre en Lui cette vie nouvelle qui est divine.
Proclamons la Vérité de l'Évangile
“Proclame la Parole de Dieu avec insistance, que l’occasion soit favorable ou non…” (2 Timothée 4. 2).
Avant son exécution, l’apôtre Paul écrit à son protégé, Timothée, pour l’encourager à prêcher la Vérité avec fermeté, “avec insistance” même. Pourquoi Paul trouve-t-il si important d’adjurer Timothée à enseigner la vraie doctrine ? Il explique : “le temps viendra où les gens ne voudront plus écouter le véritable enseignement (la saine doctrine). Mais ils suivront leurs mauvais penchants, et ils s’entoureront d’une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre. Ils fermeront leurs oreilles à la vérité…” (2 Timothée 4. 3-4). En écrivant ces lignes, Paul ne faisait que suivre l’avertissement de Jésus Lui-même : “Car de faux christs et de faux prophètes se lèveront ; ils accompliront des signes impressionnants et des prodiges pour égarer, si possible, même ceux que Dieu a choisis” (Matthieu 24. 24).
Aujourd’hui nous voyons d’année en année une érosion de l’enseignement de la “saine doctrine” ancrée dans la Parole de Dieu. Une conférence sur la louange remplira des salles, mais essayez de faire de même avec un séminaire sur des sujets comme la sainteté divine, le besoin de pureté dans le mariage, ou encore la nécessité de la repentance dans toute conversion ; vous risquez d’avoir quelques difficultés à attirer des foules !
Nous enfants de Dieu devons osez prêcher sur le coût à payer pour devenir disciple de Jésus ou sur l’exigence de porter sa croix chaque jour, même si nous risquons d’être vite taxé de “légaliste” ! Mieux vaut, si nous souhaitons faire plaisir à notre auditoire, prêcher sur l’Amour divin, la grâce et le pardon des péchés.
Mais savez-vous que dans l’expression “saine doctrine” (v. 3), la racine du mot “saine” a donné le mot hygiénique ? En d’autres termes prêcher la vérité biblique engendre une bonne santé et apporte la guérison.
Paul nous parle de chrétiens de Corinthe qui s’étaient détournés de la vérité biblique. Il écrit : “C’est pour cette raison que beaucoup… sont malades et faibles, et que plusieurs sont morts. Si nous commencions par nous examiner nous-mêmes, nous éviterions de tomber sous le jugement de Dieu…” (1 Corinthiens 11. 31-32).
Notre responsabilité est de proclamer la vérité divine telle que la Bible nous la présente. “Ils étaient assidus à l’enseignement des apôtres, à la communion fraternelle…” (Actes 2. 42).
Quels conseils l’apôtre nous offre-t-il pour demeurer ancrés dans la vérité ?
- Au lieu de débattre sur des points de doctrine, efforçons-nous de nous en tenir à ce que la Bible nous enseigne.
Jésus est la Vérité et notre foi tourne autour de cette affirmation. Accepter un compromis entre ce que la Parole de Dieu nous affirme et les opinions prévalentes dans notre société, ou suggérer que la vérité biblique doit s’adapter à notre époque ou encore chercher une interprétation “symbolique” à des passages de la Bible qui sont clairs et dénués de toute ambiguïté, tout ceux-la sont des preuves d’un aveuglement spirituel. Et Satan est celui qui introduit le doute en questionnant la véracité de la Parole de Dieu.
Lorsque Jésus déclare : “Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ce que Je dis” (Jean 18. 37), Pilate répond comme tant de personnes aujourd’hui : “Qu’est-ce que la vérité ?” (v. 38). N’oublions pas que notre responsabilité est de connaître et d’enseigner la vérité (Osée 4. 6 et Tite 2. 1).
Ne négligeons pas la vérité telle qu’elle est énoncée dans la Bible. La pensée contemporaine est axée sur un axiome simple : “il n’y a pas de vérité absolue, mais plusieurs vérités”, que la philosophie enseigne comme étant une évidence incontournable. Or Paul ne s’adresse pas à des incroyants, mais à Timothée à qui revient le devoir d’enseigner la vérité biblique.
Les pasteurs qui ne croient pas en la vérité “littérale” de la Bible auront bien du mal à prêcher la vérité dans toute sa profondeur. L’apôtre les décrit comme des gens qui souffrent de démangeaisons d’oreille (v. 3) ! C’est la raison pour laquelle “ils détourneront leurs oreilles de la vérité” (v. 3).
Ne tombons pas dans le piège qui consiste à “diluer” la vérité, sous quelque prétexte que ce soit. Proclamer la vérité est au cœur de notre mission en tant que croyant en Jésus notre Seigneur et Sauveur. Or “proclamer” suggère que notre voix doit être à la fois forte et pleine d’autorité.
“Nations, écoutez la parole du Seigneur, et proclamez-la dans les îles lointaines !” (Jérémie 31. 10).
Dans le mot proclamer, du latin proclamare, nous trouvons à l’origine les mots clamer et clameur, d’où le sens de crier, d’annoncer à très haute voix une nouvelle importante.
Alors que nous connaissons la Vérité, en la Personne de Jésus, pourquoi ne proclamons-nous pas davantage notre assurance de Le connaître et par là même de détenir la vérité ? Jésus expliqua à Ses disciples : “Lorsqu’un homme fort et bien armé garde sa propriété, ses biens sont en sûreté. Mais si un homme plus fort que lui survient et le bat, il lui enlève toutes les armes auxquelles il se fiait, et il peut distribuer le butin qu’il lui a pris…” (Luc 11. 21-22).
Satan peut être un “fort”, mais nous savons que Jésus a remporté la Victoire à la Croix suivie de Sa résurrection. Ne doutons pas, ne manquons pas d’assurance, au contraire, proclamons la vérité sans craindre les critiques et les sarcasmes.
Un jour Jésus noure Sauveur viendra et ce jour-là tout genou pliera devant Lui, avec joie pour beaucoup d’entre nous, par force pour tous ceux qui n'ont pas cru.
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