sacrifice de jesus
Le seul Agneau de Dieu pour nos péchés
"Voilà l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde" ! (Jean 1 : 29). Cette expression d'adoration de Jean Baptiste évoque toute la souffrance que Jésus allait endurer, et toute la perfection de Sa personne.
« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3 : 16).
Seul le sacrifice de Jésus, l'Agneau de Dieu, est parfaitement suffisant pour effacer complètement tous les péchés de quiconque se reconnaît être un pécheur ne pouvant pas se sauver par lui-même, se repent de tous ses péchés et place toute sa confiance en Jésus-Christ seul pour son salut.
Sur la terre, Jésus a été de plus en plus seul puisque, au moment de son arrestation, même les disciples L'ont laissé. Pourtant Jésus, qui nous aime d'un Amour parfait et infini, a enduré volontairement sans aucune plainte les coups, le fouet, les crachats, les injures et les douleurs atroces de la crucifixion. Bien plus encore, sur la croix, Jésus s'écrit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27 : 46). Oui, Jésus-Christ, le seul homme Juste et Saint qui a vécu sur la terre, fut abandonné par Dieu au plus fort de la détresse, à cause de tous nos péchés qu'Il portait volontairement sur Lui pour nous sur la croix. Jésus a connu cet abandon parce qu'Il endurait pour nous la Colère de Dieu contre nos propres péchés. Ensuite au troisième jour, Jésus-Christ vainquit la mort, Il est ressuscité, vivant éternellement et prêt à sauver parfaitement tous ceux qui place leur confiance en Lui.
C'est donc parce que Jésus-Christ est l'Agneau de Dieu qu'Il est le parfait Sauveur d'une multitude innombrable de croyants de toute nation et de toute langue. N'oublions jamais que sans la mort de Jésus en sacrifice pour nos péchés et sans la résurrection de Jésus, il n'y aurait pas eu aucun espoir de Salut pour nous êtres humains.
C'est parce que Jésus est l'Agneau de Dieu qu'il est le Seigneur de l'Univers, le seul qui soit digne d'ouvrir le livre des révélations de Dieu au sujet de la terre (Apocalypse 5 : 5-7), pour juger avec Justice la terre habitée (Actes 17 : 31) et pour établir le Royaume de Dieu, un Royaume de paix et de justice universelles.
Gethsémané, Golgotha
Et Jésus porta, Lui la sainte victime,
Aux heures sombres de la croix,
Le jugement de notre crime,
Tout le poids du divin courroux.
Le prix payé par le Dieu d'Amour sur la croix
« J'ai livré le bien-aimé de mon âme en la main de ses ennemis » (Jérémie 12. 7). « [Dieu] n'a pas épargné son propre Fils, mais… l'a livré pour nous tous » (Romains 8. 32). « Étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils » (Romains 5. 10)
Jésus a été cloué sur la croix, et ceux qui assistaient à ce “spectacle” se moquaient de Lui sans retenue. Les chefs religieux lancent à Dieu un défi : « Il s'est confié en Dieu, qu'il Le délivre maintenant s'Il tient à Lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu » (Matthieu 27. 43).
Jésus se confie en Dieu, ses ennemis eux-mêmes le savent. Il est le Fils de Dieu, ses œuvres l'ont prouvé. Et Dieu a déclaré à deux reprises qu'il a trouvé son plaisir en Jésus son Fils (Matthieu 3. 17, 17. 5).
“Qu'il le délivre… s'il tient à lui !” : Dieu ne va-t-il pas relever immédiatement ce défi ? Les laissera-t-ils supposer qu'Il ne tient pas à son Fils bien-aimé ?
Mais Jésus reste sur la croix. Aucune voix ne se fait entendre du ciel. Les moqueries continuent, Dieu laisse faire…
Puis des ténèbres couvrent le pays pendant trois heures, et Jésus pousse ce cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Marc 15. 34). Par ces paroles, Jésus proclame aux oreilles de tous que le Dieu Saint en qui Il se confiait l'a abandonné. Mais il reste son Dieu, celui qu'Il n'a cessé d'aimer, même pendant ces heures terribles. Est-ce possible ? Rien ne peut expliquer cette scène, sinon ces deux expressions : « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8), et : « Toi, tu es saint » (Psaume 22. 3).
Voilà le prix que le Dieu d'Amour a payé sur la croix pour offrir le salut aux êtres humains coupables et révoltés contre Lui. Dans ces heures ténébreuses, Jésus-Christ était chargé de tous nos péchés pour les expier pour nous. Le Dieu Saint et Juste l'a frappé pour nous et l'abandonna durant ses trois dernières heures sur la croix. Tout cela est arrivé pour que tous ceux qui croient et mettent leur confiance en Jésus soient pardonnés de tous leurs péchés et qu'ils aient la Vie Éternelle.
Jésus-Christ mourut sur la croix pour nos péchés
Nous sommes par nature sous l’esclavage du péché :
Le péché, ce n'est pas seulement enfreindre un règlement, mais c’est une blessure infligée à Dieu, aux autres et à nous mêmes. « Quiconque se livre au péché est esclave du péché », dit Jésus dans Jean 8. 34. On peut être complètement dominé par la colère, la jalousie, l’arrogance, l’orgueil, l’égoïsme etc... En définitive, « le salaire du péché c’est la mort » (Romains 6. 23). C'est la mort spirituelle qui, si l'être humain ne se repent pas et ne naît pas de nouveau par l'action du Saint-Esprit en lui, aboutit à une séparation éternelle d’avec Dieu en Enfer.
La Bonne Nouvelle écrite dans la Bible, c’est que Dieu nous aime et qu’il ne nous abandonne pas au gâchis que nous avons nous-mêmes causé dans nos vies à cause du péché. Dieu est venu sur terre, en la personne de son Fils Jésus, pour mourir pour nous sur la croix. C’est ce qu’annonce, plusieurs siècles avant la naissance du Christ, le prophète Ésaïe, qui décrit sa passion et sa mort : "Or c’était nos souffrances qu’il portait, et nos douleurs dont il était accablé. …Il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix s’est abattu sur lui et dans ses blessures nous trouvons la guérison" (Ésaïe 53. 5).
Pourquoi Jésus est-Il mort sur la croix ?
Dieu nous aime d'un amour infini, c’est la raison fondamentale de cette mort. Dans la Bible, l’apôtre Paul dit que : « Le Christ est mort pour nos péchés » (1 Corinthiens 15. 3-4), « Jésus m’a aimé, et c’est pourquoi il s’est livré pour moi » (Galates 2. 20).
Le sacrifice de Christ et ses conséquences pour le croyant :
Car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu. (1 Pierre 3. 18)
Le Sauveur Jésus, l'homme sans péché, a bu la “coupe” de la colère de Dieu (Luc 22. 41-44 ; Jean 18. 11). “Il plut à l’Éternel de le meurtrir; il l'a soumis à la souffrance”, lorsqu'il a livré son âme en sacrifice pour le péché (Ésaïe 53. 10). “L'Éternel a fait tomber sur lui l'iniquité de nous tous” (Ésaïe 53. 6). Quelle en est la conséquence ? Jésus est mort sous le poids de nos péchés. Et qu'est devenu le péché ? Il est complètement ôté. Non pas que le péché ait été traité légèrement, mais il a été ôté par le sacrifice de Christ Jésus qui les a expiés.
Ainsi, avant même le jour du Jugement, Dieu a parfaitement réglé, à la croix de Christ, la question du péché. Certes, il y aura un jour de jugement et ceux qui ne croient pas en Jésus trouveront là leur condamnation éternelle. Mais pour ceux qui croient en Jésus, le Jugement a déjà été subi par Christ. Dieu doit juger les pécheurs ; mais s'il n'y avait que cela, où serait son Amour ? Si Dieu négligeait le péché, où serait sa Sainteté ? Ce ne serait pas de l'amour mais de l'indifférence au mal. Jésus-Christ a pris nos péchés en son propre corps sur le bois (1 Pierre 2. 24), Il en est mort et Il est ressuscité absolument sans péchés. Maintenant, la question de la Justice n'est donc pas seulement soulevée : elle est entièrement réglée.
Ainsi, si le péché a été un jugement pour Christ, pour nous enfants de Dieu, il n'en résulte que la grâce, en Christ et par Christ. Si Dieu devait aborder le sujet de nos péchés au jour du Jugement, nous serions tous perdus. Mais, Dieu l'a déjà traité en son Fils Jésus-Christ, qui a été “blessé pour nos transgressions… meurtri pour nos iniquités” (Ésaïe 53. 5) ; et maintenant une grâce sans mélange en découle. Non seulement la Colère sans merci de Dieu est tombée sur Jésus-Christ crucifié, mais après avoir ôté le péché, Jésus a pleinement satisfait le parfaite Justice de Dieu. Dieu n'est plus pour le croyant en Jésus un Juge ou un vengeur, mais un libérateur de la mort et de toutes les conséquences du péché que Christ a prises sur Lui-même.
« Par la mort de Jésus sur la croix, nous sommes justifiés » :
« Justification », c’est un terme judiciaire. Vous êtes devant un tribunal, accusé d’un délit et acquitté à la fin, vous êtes justifié. Dieu doit être juste, il ne peut pas dire : « vos fautes n’ont pas d’importance ». Mais dans son Amour, Dieu est venu en la personne de son Fils Jésus-Christ, » pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Matthieu 20. 28). En réalité, c’est Dieu Lui même qui est cloué au bois de la croix : car « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui » (2 Corinthiens 5. 19). Avec Jésus, Dieu nous parle, en personne, du sein de notre condition humaine, après en avoir éprouvé toute la souffrance.
Comment la mort de Jésus sur la croix il y a près de 2000 ans peut-elle avoir un effet sur notre vie aujourd’hui ?
Jésus-Christ est infini, Il n'a ni commencement, ni fin. C'est pourquoi, sa mort sur la croix est d'une valeur infinie et éternelle. Tous les êtres humains de tous les temps peuvent bénéficier de l’œuvre parfaite de Jésus à la croix. Tous, c’est vous et c’est moi. Même si vous aviez été seul au monde, Jésus serait mort pour vous. C’est notamment ce que Jésus explique dans la parabole de la brebis perdue : « Si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les 99 autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?. Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits ne se perde (Matthieu 18 : 12-14).
Quand nous considérons la croix dans cette optique, tout change. La vie, nous-mêmes, les choses, les évènements, tout se transfigure à nos yeux. Chaque être humain est libre d’y associer, ou de dire : « Non, merci, je préfère ne pas y croire ». Nous avons aussi ce choix de dire oui à Dieu pour le cadeau merveilleux qu’Il nous offre à travers la mort de Jésus pour le pardon de nos péchés. Dieu ne nous sauve pas sans notre « oui ». A chaque être humain de dire OUI à son offre gratuite de la Vie Éternelle en Jésus.
Pourquoi ?
Que les êtres humains s'interrogent, et que des pourquoi viennent souvent sur nos lèvres, cela ne nous étonne pas. Mais que ce même mot "Pourquoi ?" se trouve exprimé par Jésus, Celui qui connaît toutes choses et à qui rien n'est impossible, nous ne comprenons pas.
Et pourtant c'est cette question que Jésus a adressée à Dieu son Père lorsqu'Il était sur la croix, expiant les péchés de toute l'humanité : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27. 46). Jésus a été abandonné sur la croix par Dieu, Celui qu'Il avait servi avec tant de fidélité ; abandonné au moment même où, par son sacrifice, Il Le glorifiait de la manière la plus excellente, abandonné à l'heure la plus angoissante qu'Il ait jamais connue ; cela paraît inexplicable. En effet, David avait pu constater : « Je n'ai pas vu le juste abandonné » (Psaume 37. 25). Mais Jésus, connaissant les exigences de la Sainteté divine, avait accepté de prendre sur Lui tous les péchés du monde et ses conséquences, les confessant comme siens. Dans les paroles prophétiques du Psaume 22, nous l'entendons dire, non seulement : « Pourquoi m'as-tu abandonné ? » mais ensuite : « Toi, tu es saint » (Psaumes 22. 1, 3). Jésus ne pouvait pas être épargné car le Dieu Saint et Juste devait détourner sa face de Celui qui avait accepté de porter sur Lui tous les péchés du monde entier et qui allait mourir pour nous tous êtres humains qui avons péché. Puisque le Seigneur Jésus-Christ est l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, notre Remplaçant, il fallait qu'Il subisse pour nous le terrible jugement de nos péchés que nous méritions, pour que par le moyen de la foi en Lui, nous soyons sauvés de tous nos péchés, de la mort éternelle, et que nous ayons la Vie Éternelle avec Lui dans Sa Gloire.
Nous êtres humains, pouvons-nous passer indifférents devant la croix ? Le « pourquoi » que Jésus a prononcé laissera-t-il nos cœurs froids ? Y a-t-il eu une douleur plus grande comme celle de Jésus sur la croix ? Répondons alors à son « pourquoi » en lui disant : Seigneur Jésus-Christ, c'était pour moi, c'était pour chaque être humain ayant vécu sur la terre. Merci Jésus pour ton parfait sacrifice à la croix.
L'agonie de Jésus-Christ à Gethsémané
« Pourtant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé. Et nous, nous l'avons considéré comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, il était blessé à cause de nos péchés, brisé à cause de nos fautes: la punition qui nous donne la paix est tombée sur lui, et c'est par ses blessures que nous sommes guéris. Nous étions tous comme des brebis égarées, chacun suivait sa propre voie; et l'Éternel a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous ». (Esaïe 53. 4-6)
« Christ aussi a souffert, et ce une fois pour toutes, pour les péchés. Lui le juste, il a souffert pour des injustes afin de vous amener à Dieu ». (1 Pierre 3. 18)
Jésus venait de prendre son dernier repas avec ses disciples. Selon sa coutume, Il s'était rendu à la montagne des Oliviers accompagné de ses disciples. Lorsqu'Il fut arrivé à cet endroit, Jésus leur dit : "Priez pour ne pas céder à la tentation". Puis Jésus s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre se mit à genoux et pria. L'endroit où Jésus se rendait pour prier s'appelait Gethsémané. Le mot Gethsémané signifie littéralement "pressoir à olives". Cela rappelle symboliquement un outil à "pression", parce que Jésus va ici subir intérieurement une énorme pression.
Ecoutons sa prière ! Jésus dit : « Père, s'il est possible que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas comme je veux, mais ce que tu veux. » (Matthieu 26. 42). Jésus allait vivre une expérience qu'Il a appelée "la coupe". Qu'y avait-il dans cette coupe pour que Jésus demande au Père, si c'était possible, de l'éloigner de Lui ?
La pollution produite par le péché, ou si vous préférez la contamination du péché, se trouvait dans cette coupe. « En effet, celui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a fait devenir péché pour nous » (2 Corinthiens 5. 21). Jésus est sans péché, sans tache, Il est l'Agneau de Dieu mais Il va être fait péché pour nous. Tout ce que le péché représente sur la terre, c'est-à-dire tous les péchés du monde, va être déposé sur le Seigneur Jésus-Christ.
Non seulement il y avait dans cette coupe la souillure du péché, mais il y avait aussi dans cette coupe le châtiment du péché. Il est écrit dans Ésaïe 53. 10 : "L'Eternel a voulu le briser par la souffrance...". Frères et soeurs en Jésus "Dieu n'a pas épargné son propre Fils." (Romains 8. 32). Dieu a déversé pleinement sa Colère sur Lui, lorsque Jésus-Christ accepta de prendre notre place au Calvaire.
Jésus, le Fils de Dieu qui est dans le sein du Père depuis toute éternité, non seulement Il subit sur la croix l'abandon de Dieu, mais Il devint l'objet du dégoût et de la Colère de Dieu à l'égard du péché. Tous les péchés du monde se trouvaient dans cette coupe.
Nous ne pouvons même pas imaginer jusqu'à quel point le Seigneur Jésus-Christ a souffert intérieurement. Il n'est pas étonnant que là dans le jardin, à genoux sur le sol et saisi d'angoisse, Jésus dise : "Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe," alors que "sa sueur qui était devenue comme des caillots de sang qui tombaient par terre." (Luc 22. 44). Dieu resta silencieux à sa prière, démontrant ainsi qu'il n'y avait pas d'autre solution que celle de la croix. "Parce que les péchés ne sont pardonnés que si du sang est répandu." (Hébreux 9. 22). C'est alors que le Seigneur Jésus dit : "Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne." (Luc 22. 42).
"Jésus étant en agonie, priait avec plus d'insistance" (Luc 22. 44). Le mot "agonie" sous-entend l'idée d'un combat intense. Jésus est en agonie, c'est-à-dire qu'il est en train de lutter. Avec qui lutte-Il ? Pas avec Dieu le Père, puisqu'Il veut faire la volonté de son Père. Pas avec Satan, Satan n'a rien à voir dans cela. Avec qui lutte-t-Il donc ? Avec son humanité.
Bien-aimés, "Christ aussi a souffert, et ce une fois pour toutes, pour les péchés, lui le juste, pour des injustes." (1 Pierre 3. 18). Jésus a vu chacun de nous, Il a vu notre besoin et Il a dit : "Il n'y a pas de prix trop élevé à payer pour les sauver". Oui, Jésus est passé par de grandes souffrances intérieures pour nous sauver.
Ce que la croix nous a apporté
"Christ aussi a souffert une fois." Oui, Il "a souffert une fois pour toutes." Non pas deux fois, mais une seule fois. Ce qui signifie que cela n'arrivera plus jamais. Lorsqu'il est mort sur la croix, il a dit: "Tout est accompli." (Jean 19. 30). Ce qui veut dire que les exigences de la loi ont été remplies. Notre dette a été payée.
Qu'est-ce que Jésus a dit sur la croix avant de mourir ? "Tetelestaï," c'est-à-dire "tout est accompli", la dette a été payée." Lorsque le diable vient nous troubler, puisque Jésus est mort pour nous, nous pouvons lui dire : "Tu vois ça ? C'est le document qui confirme que ma dette a été payée." Oui, Dieu nous a pardonné tous nos péchés.
"Autrefois, vous étiez spirituellement morts à cause de vos péchés et parce que vous étiez des incirconcis, des païens. Mais maintenant Dieu vous a fait revivre avec le Christ. Dieu nous a pardonné nos péchés. Il a annulé le document qui nous accusait et qui était contraire par ses dispositions; il l'a supprimé en le clouant à la croix." (Colossiens 2. 13-14).
Pâques : l'action de la délivrance de Dieu
La première pâque a été instituée lors de la sortie du peuple d’Israël de l’Égypte. Dieu demanda une action de foi, personne n’avait vu ou entendu une chose pareille. Dieu donna un avertissement à Moïse, et il demanda que tout le peuple devait le faire. "Parlez à toute l’assemblée d’Israël, et dites : Le dixième jour de ce mois, on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour chaque maison" (Exode 12. 3).
Il devait prendre un agneau sans défaut, un agneau ou un chevreau parfait. "Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an; vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau" (Exode 12. 5).
Il leur demanda de mettre le sang sur leur cadre de porte. Le fait d’appliquer le sang était un geste d’obéissance et salutaire. Chaque maison devait l’appliquer. "On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux (poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera" (Exode 12. 7).
Le sang de l’agneau de la Pâque, leur permettait d’être épargnés du jugement de Dieu contre les faux dieux de ce monde. (ce que les hommes mettent leur confiance). "Cette nuit-là, je passerai dans le pays d’Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’aux animaux, et j’exercerai des jugements contre tous les dieux de l’Égypte. Je suis l’Éternel" (Exode 12. 12).
La protection de Dieu était pourvue par le sang de l’agneau. Ceux qui le mettaient, cela leur permettait de conserver la vie. "Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez?; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d’Égypte" (Exode 12. 13).
Dieu voulait que ce message se perpétue, c’est pour cela qu’il en a fait une fête perpétuelle. "vous conserverez le souvenir de ce jour, et vous le célébrerez par une fête en l’honneur de l’Éternel; vous le célébrerez comme une loi perpétuelle pour vos descendants" (Exode 12. 14).
Qu’est-ce que cette fête nous annonce aujourd’hui ? Nous ne sommes plus dans l’Ancienne Alliance. Par contre nous avons vu que les fêtes annoncent quelque chose du plan de Dieu. "qui sont une ombre des choses à venir ; mais le corps est du Christ" (Colossiens 2. 17).
Jean Baptiste ayant vu la colombe descendre sur Jésus annonça que Jésus est l’Agneau de Dieu. (le Messie qui ôte le péché du monde). "le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde" (Jean 1. 29).
Il parla par le Saint-Esprit, basé sur la Parole de Dieu sur la Venue du Messie décrit dans Ésaïe 53. 7-8 : "Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ?".
Jésus à été mis à mort la journée de la fête de la pâque. Le même jour que le sang avait été mis sur le cadre de porte. Jésus a versé son sang. La fête de Pâques annonçait une prophétie de la mort du Messie qu’il verserait son sang pour tous ceux qui croient en Lui afin que l’on soit sauvé. L’apôtre Pierre nous rappelle que notre rachat a été grâce au sang précieux de notre Sauveur Jésus-Christ. "Sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous" (1 Pierre 1. 18-20).
Grâce au sang versé de Christ, nous avons été rachetés. Il nous a donné un nouveau départ. On Lui appartient, nous sommes pardonnés, et même Il nous délivrera de la colère à venir. "Et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir" (1 Thessaloniciens 1. 10).
Maintenant vue que le Christ, qui est notre Pâque à été immolé. Nous sommes exhortés à vivre cette nouvelle vie, en faisant disparaître ce qui est de notre ancienne vie. "Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé" (1 Corinthiens 5. 7).
Depuis 2000 ans, la fête de Pâque prend le vrai sens voulu par Dieu, il nous a présenté l’Agneau de Dieu, son Fils Jésus-Christ, mort pour nous sauvé. Nous sommes aussi exhortés aussi à célébrer la fête de la Pâque d’une manière pure et vraie. "Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité" (1 Corinthiens 5. 8).
Jésus-Christ souffrit sur la croix
Jésus souffrit sur la croix. Ses souffrances qui avaient leur source dans son Amour, nous trouvons le Sauveur toujours avec son Père, bien que occupé avec Lui de la coupe qu’il avait à boire : son obéissance brillait dans toute sa perfection. Jésus n’est pas encore abandonné de Dieu, quoiqu’il ait à faire avec son Père au sujet de cette coupe caractérisée par le fait qu’il est abandonné de Dieu. « Père, délivre-moi de cette heure ; mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure. Père, glorifie ton nom ». Ici, Jésus reçoit la réponse à son obéissance jusqu’à la mort en jugement, dans une réelle et complète victoire, et dans l’éclatante manifestation de la révélation de l’amour ; bien que le monde, en même temps, y trouve son jugement. Mais à Gethsémané tout s’obscurcissait, c’était la puissance des ténèbres et l’agonie plus profonde du Seigneur proclamée dans ses quelques paroles si puissantes et dans cette sueur qui était comme des grumeaux de sang découlant en terre (Luc 22, 41-44). L’obéissance toutefois est parfaite. Le tentateur est entièrement vaincu et le nom de Jésus suffit pour faire reculer et pour renverser tous ses adversaires (Jean 18, 6). Pour autant qu’il s’agit de ceux-ci et de l’étendue de la puissance de Satan, Jésus est libre ; mais le Père lui avait donné la coupe à boire : Jésus s’offre lui-même volontairement pour la boire, montrant autant de puissance que jamais, afin qu’il ne perdît aucun de ceux que le Père lui avait donnés. Scène merveilleuse d’obéissance et d’amour ! Quelles que fussent ses souffrances, ce qui avait amené là le Sauveur, c’était le libre mouvement d’un cœur d’homme en grâce, mais d’un homme parfait selon l’Esprit en obéissance envers Dieu. « La coupe que le Père m’a donnée à boire, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18, 11). Jésus rencontre la puissance de la mort, en tant qu’elle était la puissance de l’Ennemi ; il passe au travers, et l’ayant ainsi renversée, il s’avance dans le chemin béni d’une obéissance de bonne volonté, prenant maintenant la coupe elle-même de la main de son Père. Jamais nous ne pourrons trop méditer sur le chemin que Christ a suivi ici. Nous pouvons nous arrêter à le considérer sous tous ses aspects et apprendre ainsi ce qu’aucun autre moment, ni aucune autre scène ne peut nous dire, — une perfection qui s’apprend de Lui, et de Lui seul.
Le péché lui-même a dû être pour le Seigneur une source continuelle de douleur. Si Lot affligeait son âme juste de tout le mal qu’il voyait et entendait, lui si éloigné de Dieu par sa marche, que n’a pas dû souffrir le Seigneur quand il a passé au travers de ce monde ! Je ne doute pas qu’étant toujours parfaitement à la place où Dieu voulait qu’il fût, le Sauveur n’ait été, non pas dans une certaine mesure seulement, mais par la nature même de ses sentiments, plus calme que l’homme juste de Sodome : néanmoins il était angoissé par le péché. « Il les regarda tout à l’entour avec colère, étant attristé de l’endurcissement de leur cœur » (Marc 3, 5). Son Amour parfait était ici, sans doute, un soulagement pour lui, mais cet Amour n’ôtait pas la souffrance qu’il adoucissait. Si à ces mots : « Ô génération incrédule et perverse, jusques à quand vous supporterai-je ? » — il ajoute : « Amène ici ton fils » (Luc 9, 41), l’incrédulité n’en était pas moins sentie par lui. Cependant il était dans une terre aride, altérée et sans eau, et il en avait le sentiment alors même que son âme était remplie aussi comme de moëlle et de graisse. Plus il était saint et plus il aimait, et plus le péché était affreux pour lui, le péché dans lequel son peuple aussi marchait « comme des brebis sans pasteur ».
Les douleurs des hommes, également, étaient par le cœur celles de Jésus. « Il a porté leurs langueurs et leurs maladies ». Quelque affliction, quelque douleur qu’il ait rencontré dans son chemin, il n’en est aucune qu’il n’ait porté sur son cœur comme sienne : « dans toutes leurs angoisses, il a été en angoisse ». Ce n’était pas à la légère que, même comme un homme vivant, il appliquait le remède : il portait dans son âme ce qu’il ôtait par sa puissance, — (car tout était le fruit du péché dans l’homme) — seulement c’était en grâce. Il porta le péché lui-même aussi, mais ceci, nous l’avons vu, eut lieu sur la croix ; ce fut l’obéissance, et non pas la sympathie. Dieu le fit être péché pour nous, lui qui ne connut pas de péché : tout le reste, c’étaient les sympathies de l’amour bien que ce fût la souffrance. L’amour a amené Jésus à la croix, nous le savons, mais dans ses souffrances sur la croix, Il n’eut pas la joie présente d’un service d’amour. Sur la croix, il n’avait pas affaire avec l’homme, mais en obéissance, il souffrait à sa place, et pour lui, de la part de Dieu. La souffrance était donc sans mélange, sans adoucissement : la croix n’était pas pour Jésus l’activité de sa bonté, mais l’abandon de Dieu ; mais toutes ses souffrances dans ses voies envers les hommes, quelles qu’elles aient été, ont été le fruit direct de l’amour qui agissait d’une manière sensible sur son âme ; il sentait pour d’autres, et à leur sujet ; et dans un monde de péché, ce sentiment se traduisait pour lui en souffrance constamment, — mais ce sentiment, c’était l’amour. Puissent nos âmes en goûter la douceur ! En échange de son amour, le Sauveur a pu être haï ; mais l’exercice actuel et présent de l’amour a une douceur et un caractère qui lui sont propres et qu’aucune forme des souffrances dont il peut être la source, ne lui ôte jamais : et en Jésus cet exercice a été parfait. Je ne veux pas dire certainement qu’une juste indignation ne remplissait pas son âme quand l’occasion l’appelait et que cette sainte colère éclatait en malédictions telles que l’amour parfait seul peut en prononcer.
Une autre source de douleur — (car à quelle coupe d’amertume Christ n’a-t-il pas bu ?) — était peut-être plus humaine. Insultes, mépris, tromperies, efforts incessants de le surprendre dans ses paroles, brutalité et cruelle moquerie… tout cela me s’appesantissait pas sur une âme insensible, bien qu’elle fut divinement patiente. Je ne dis rien de l’abandon, de la trahison, du reniement : « il a cherché quelqu’un qui eût compassion de lui, mais il n’y en a point eu, et des consolateurs, mais il n’en a point trouvé » (Psaume 69, 20) ; mais je parle ici de ce qui a pesé de tout son poids sur tous les sentiments délicats de la nature de Jésus comme homme. L’opprobre brisa son cœur, il fut le sujet des chansons des ivrognes ; sans doute Jéhovah connaissait son opprobre et sa honte, et son ignominie ; tous ses ennemis étaient devant lui ; — mais Christ traversa tout. Aucune perfection divine me le sauva de la souffrance, mais il traversa toutes les douleurs dans sa divine perfection et par elle. Je ne pense pas qu’il y ait eu un seul sentiment humain — et en Lui demeuraient tous les sentiments délicats d’une âme parfaite — qui en Christ n’ait pas été violé et foulé aux pieds. Tout cela n’était rien sans doute au prix de la colère de Dieu : sous le poids de cette colère les hommes et leurs voies étaient oubliés ; mais les souffrances n’étaient pas moins réelles alors ; et même lorsque, anticipant la coupe de la colère, il désirait du moins avoir auprès de lui ses disciples trop confiants en eux-mêmes, afin qu’ils veillassent avec lui, il ne put que les trouver endormis à son retour. Tout était douleur, mais l’exercice de l’amour ; et celui-ci, à la fin, doit faire place pour l’obéissance dans la mort où la colère de Dieu effaça par la profondeur de la douleur dont elle était la source, la haine et l’iniquité de l’homme. Tel fut Christ. Toutes les douleurs furent concentrées dans sa mort, où, ni les consolations d’un amour actif, ni la communion avec son Père, ne pouvaient apporter aucun soulagement ou être pour un moment entremêlées avec cette terrible coupe de colère ; là, promesses, droits à la gloire royale, tout fut abandonné par Jésus, afin qu’il reçût tout de nouveau, infailliblement, en gloire de la main du Père, avec une gloire plus élevée et plus excellente que celle qu’il avait réellement jamais eue, mais dans laquelle maintenant il allait entrer comme homme.
Jésus-Christ, sur le chemin de la croix
Les non-dits peuvent surprendre :
Jésus-Christ étonna Pilate, Hérode et les leaders Juifs en ne disant absolument rien lors de son procès. Jésus ne dit rien car Il ne craignait rien. Il n'implora pas la clémence ni même ne réclama la justice. Tous les mensonges des faux témoins ne purent Le décider à plaider sa cause. Jésus était Lui-même la Parole. Jésus ne dirait pas ce qu'ils attendaient qu'Il dise et n'argumenterait pas avec eux.
Pilate Lui demanda s'Il était bel et bien le Roi des Juifs mais Jésus répondit simplement : « Tu le dis » (Matthieu 27 : 11) ; Jésus lui donna une réponse en aucun cas élaborée et ne chercha pas à se justifier.
Jésus savait que l'autorité de Ses ennemis n'était que temporaire, ceux-ci pensaient avoir fait la prise du siècle. mais, en réalité ils n'étaient que des marionnettes dans les mains du diable.
De toute éternité, Jésus-Christ savait que Sa destinée pour sauver les êtres humains serait la torture, les moqueries et une mort atroce sur la Croix ; mais Jésus savait également qu'après cette bataille, Il vaincrait pour toujours la mort et le monde en serait alors transformé.
Lors du dernier souper avec Ses disciples, Jésus les choqua en leur disant que l'un d'entre eux Le trahirait. Scandalisés, ils se demandèrent qui pourrait être ce traître. Jésus l'identifia ensuite en lui offrant de Sa propre main un morceau trempé en disant: « Ce que tu fais, fais-le promptement » (Jean 13 : 27). Aucun des disciples de Jésus ne savait ce que Judas avait l'intention de faire, mais Jésus le savait. Judas le traître avait la voie libre pour sortir dans la nuit et pour planifier Son arrestation avec les prêtres. En leur faisant connaître que c'est Judas qui le trahirait, Jésus donna le signal de Sa propre arrestation. Jésus ne paniquait pas devant Ses ennemis; Il avait complètement le contrôle de la situation.
L'apôtre Jean fait un rapport étonnant du ministère final de Christ en commençant par les propos suivants: « Jésus, savait que son heure était venue de passer de ce monde au Père » (Jean 13 : 1). Jésus savait que Sa route finirait par Le conduire à Jérusalem, Gethsémané, le Prétoire et Golgotha et qu'Il irait sur ce chemin en ayant une pleine détermination et de la dignité. Avant de se diriger vers Gethsémané, le jardin où Jésus savait qu'Il serait arrêté, Jésus et Ses disciples chantèrent même des cantiques (Matthieu 26 : 30).
Le moment venu, Jésus fut arrêté par une foule conduite par Judas, armée d'épée et de batons. Ceux-ci livrèrent Jésus aux soldats romains qui le brutalisèrent. Lorsque le corps de Jésus fut réduit à une ruine ensanglantée par les flagellations et les traitements brutaux qu'Il endura des soldats, Il chancela sous le poids de la Croix qu'Il avait porter en chemin car elle était devenue trop lourde pour Lui. Et pourtant, là aussi, Jésus ne dit rien. Il était "l'homme de douleurs".
Les "femmes de Jérusalem" - pas Ses disciples, mais des femmes de la ville – émues et touchées, pleurèrent en voyant ce que Jésus-Christ devait endurer en allant vers une mort si cruelle sur la croix. Mais Jésus leur dit : "Ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et vos enfants" (Luc 23 : 28). Jésus savait que, plus tard, Jérusalem allait passer par des tribulations inconnues jusque-là.
Jésus, essaya-t-Il d'éviter la Croix ?
Certaines personnes sont de cet avis en regardant la scène de Gethsémané où Jésus priait : « Père, s'il est possible, éloigne cette coupe de moi » (Luc 22 : 42). Jésus savait tout à fait que la fin de Sa vie terrestre serait effroyable.
Mais lorsque Jésus demanda à Dieu son Père "d'éloigner cette coupe de Lui", parlait-Il vraiment de la croix ? Jésus avait laissé la Gloire pour venir dans ce monde en devenant un être humain, tout en restant Saint et Parfait, afin de sauver la race humaine par Son sacrifice sur la croix. Alors, Jésus demandait-Il vraiment à Dieu de changer Sa volonté maintenant qu'Il était sur terre et que le temps de l'accomplissement du plan divin était venu ?
Rappelons-nous que Jésus a dit aussi : « Et moi quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12 : 32). La Bible ajoute : « En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir » (Jean 12 : 33). Jésus parla de glorifier le Père et cette gloire était Son triomphe sur la Croix. Le triomphe de Jésus sur la croix (démontré par sa résurrection) était un acte absolument nécessaire pour vaincre définitivement tous ses ennemis. La mort de Jésus sur la croix ne peut jamais être considéré comme une défaite.
A Gethsémané, Jésus dit qu'Il était "troublé dans Son esprit". Matthieu rapporte ces paroles de Jésus : « Mon âme est triste jusqu'à la mort » (Matthieu 26 : 38). Ceci n'était pas de la peur. Jésus le Fils de Dieu s'était de plein gré placé dans cet état entre la vie et la mort; Il serait élevé comme Seigneur et Sauveur du monde, et son expérience irait au-delà de tout ce que l'être humain peut comprendre. Sur la croix, les puissances de l'enfer et de la mort confrontèrent Jésus dans une dernière tentative désespérée pour empêcher l'accomplissement de son œuvre.
Que Lui arrivait-Il maintenant ?
La mort imminente de Jésus devint de plus en plus tangible alors qu'Il se promenait dans le jardin de Gethsémané, loin des disciples, et qu'Il priait : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux mais ce que tu veux » (Matthieu 26 : 39). « Étant en agonie, Jésus priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre » (Luc 22 : 44).
Jésus y avait deux raisons à cette agonie : Premièrement, le péché du monde entier commençait à peser sur Lui, comme les Écritures l'avaient annoncé, et deuxièmement, Jésus devait porter Lui-même jusqu'à sa mort sur la croix le fardeau effroyable de nos péchés pour en subir le châtiment. C'était l'heure la plus cruciale de l'Histoire humaine. Et nous pouvons être certain que Satan attaqua Jésus physiquement et Le plongea dans une angoisse indescriptible. Rappelons-nous que Satan avait cherché de tuer Jésus dès Sa naissance et avait même essayé d'empêcher Sa naissance (Matthieu 2). Maintenant à Gethsémané, c'était l'assaut final : essayer de faire mourir Jésus dans le jardin, ce qui ferait échouer Sa victoire sur la mort, planifiée par Dieu par le biais de la crucifixion.
Jésus-Christ, Tout-Puissant, savait qu'Il devait accomplir la Parole de Dieu et donner Sa vie pour nous. Jésus est l'Agneau de Dieu qui mourut pou nos péchés. Sa mort à la croix était nécessaire. « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » (Galates 3 : 13).
Après Sa résurrection, Jésus dit à Ses disciples que tout – y compris Ses souffrances et Sa mort – avait été annoncé par les Écritures : « …il fallait que s'accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes … ainsi il est écrit que le Christ souffrirait …» (Luc 24 : 44-46).
Oui Dieu soit loué ! Jésus a triomphé et remporté la victoire qui nous conduit vers le Salut éternel. Jésus a vaincu pour toujours l'enfer, la mort et Satan dans une bataille unique. Il se réjouit de tout ce qu'Il a accompli comme un guerrier se réjouit durant le combat. Il nous a dit : "Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et que ne peuvent tuer l'âme …" (Matthieu 10 : 28).
Lorsque dans la bataille, on sait que la Victoire nous attend, alors on ne connaît pas la peur. Ainsi notre précurseur du Salut éternel, notre Seigneur des seigneurs, c'est Jésus Christ. Amen !
Les bienfaits du sang précieux de Jésus
Le précieux sang versé sur la croix par notre divin Sauveur Jésus-Christ a au moins 7 résultats bénis pour les enfants de Dieu. A ceux-là sont liés 7 titres glorieux de Jésus-Christ, ainsi que nous le verrons ci-après :
1. « En Lui (Jésus) nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés » (Colossiens 1 : 14). Quel bonheur de savoir que nous sommes pardonnés de tous nos péchés, justifiés par l'oeuvre impérissable de Jésus qui s'est donné pour nous à la croix de Golgotha. Dans cette perspective, Jésus est NOTRE SAUVEUR et nous pouvons nous réjouir de ce « qu'il n'y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Lui » (Romains 8 : 1).
2. « Celui qui nous aime et nous a lavés de nos péchés dans son sang » (Apocalypse 1 : 5). « Par ses meurtrissures nous sommes guéris » (Esaie 53 : 5). L'âme humaine, atteinte par le péché, est si gravement malade que dans la pensée du seul vrai Dieu trois fois Saint, elle est déjà morte spirituellement. En vertu toutefois du sang de Jésus versé à la croix du Calvaire, elle peut être éternellement régénérée, guérie et sauvée. C'est la Nouvelle Naissance. Dans ce sens, Jésus est le GRAND MÉDECIN envoyé de Dieu et son œuvre parfaite, accomplie sur la croix, est le remède divin pour l'humanité atteinte de la maladie mortelle du péché ; oui le sang de Jésus est le remède pour quiconque place sa confiance en Jésus.
3. « Vous avez été rachetés de votre vaine conduite... par le sang précieux de Christ » (1 Pierre 1 : 18-19). « Tu as racheté pour Dieu, par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation » (Apocalypse 5 : 9). L'être humain pécheur est esclave de Satan, captif de ses passions. Il a fallu les souffrances, la mort et la résurrection de Jésus-Christ, le Fils éternel de Dieu, pour que la parfaite Justice de Dieu soit satisfaite à l'égard de quiconque croit et place sa confiance en Jésus. Le prix énorme de notre rachat a été payé entièrement. Jésus-Christ a bu la coupe de douleur et de la malédiction (Matthieu 26 : 39), et maintenant Il nous offre la coupe de la délivrance et de la bénédiction (1 Corinthiens 10 : 16). Cela nous fait savoir que Jésus est NOTRE RÉDEMPTEUR.
4. Jésus dit : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jean 6 : 56). Il faut - « manger et boire » -, c'est-à dire s'approprier personnellement Jésus-Christ et son œuvre parfaite à la croix, de telle sorte qu'ils fassent vraiment partie de nous-mêmes. Lors de l'institution de la Pâque, dans Exode 12, le verbe « manger » est répété 7 fois en rapport avec l'agneau qui devait être sacrifié. La foi qui sauve n'est pas seulement une conviction intellectuelle, mais une adhésion totale de l'être entier. Dans la communion de Jésus-Christ « L'AGNEAU DE DIEU qui ôte le péché du monde » (Jean 1 : 29), nous recevons vie et forces spirituelles. Ainsi, chaque enfant de Dieu, c'est-à-dire l'homme nouveau créé en Jésus-Christ, peut croître et se fortifier en Lui.
5. « Nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu » (Hébreux 4 : 14). « Nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus-Christ, son Fils, nous purifie de tout péché » (1 Jean 1 : 7). « Si quelqu'un a péché, nous avons un Avocat auprès du Père, Jésus- Christ » (1 Jean 2 : 1). N'est-il pas merveilleux de savoir que Christ est mort aussi pour nos péchés et qu'Il est ressuscité ! Il est maintenant notre SOUVERAIN SACRIFICATEUR et notre AVOCAT auprès du Père et Il plaide pour nous, alors que Satan nous accuse. Nous savons toutefois que c'est le Seigneur Jésus qui a le dernier mot, car Il a accompli l'expiation de nos fautes à la pleine satisfaction de Dieu.
6. « L'accusateur des frères (Satan) a été précipité, et eux l'ont vaincu à cause du sang de l'Agneau et de la parole de leur témoignage » (Apocalypse 12 : 11). Il y a victoire pour tout enfant de Dieu qui se met à l'abri du sang précieux de Jésus et témoigne ardemment de Lui, même si cela implique difficultés ou persécutions. Emparons-nous donc de la Victoire remportée à la croix par Christ sur toutes les puissances des ténèbres. Dans cette perspective, Jésus est le ROI des rois et le SEIGNEUR des seigneurs.
7. « Ayant donc frères, nous avons une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu'il nous a consacré à travers le voile » (Hébreux 10 : 19-20). Oh ! Merveille de l'Amour divin qui nous réconcilie avec Dieu le Père et nous donne un accès direct jusqu'à Lui en vertu du sang versé de Christ. Jésus dit : « Le Père m'aime, c'est que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même » (Jean 10 : 17). Nul ne pouvait Lui prendre sa vie, mais Jésus l'a donnée librement. Le Fils de Dieu qui est Lui-même LA VIE mourut sur une croix et ressuscita pour rassembler en un seul corps les enfants de Dieu dispersés dans le monde. Nous sommes appelés désormais à porter du fruit à sa gloire. Si Dieu a donné son Fils unique pour nous sauver (Jean 3 : 16a), nous sommes exhortés par la Parole de Dieu à donner maintenant notre vie pour nos frères dans la foi (1 Jean 3 : 16).
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