sacrifice de jesus
L'expiation et la propitiation accomplies par le Christ
L'EXPIATION :
L’expiation est l’oeuvre par laquelle le Seigneur Jésus-Christ a porté les péchés de plusieurs, selon qu’il est écrit : « Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon "pour plusieurs" » (Matthieu 20. 28). Et encore : « le Christ… ayant été offert une fois pour porter les péchés de "plusieurs", apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l’attendent » (Hébreux 9. 28). Chaque être humain peut bénéficier de l'expiation de nos péchés accomplie sur la croix par Jésus-Christ, seulement s'il se repent de ses péchés et croit en l'oeuvre parfaite de Jésus sur la croix. C'est pourquoi, seul le croyant en Jésus peut dire : Jésus-Christ a porté mes péchés, Il a été mon Substitut sous les coups de la Colère de Dieu à cause de mes péchés.
Le mal doit être puni, tel est le verdict divin qui est à l'origine de l'expiation : Dieu ne tient nullement le coupable pour innocent (Exode 34. 7). L'être humain pécheur, donc coupable, doit être puni. Il devrait même être ôté de devant Dieu à cause de ses péchés, plus encore à cause de son état de péché. Mais, par le moyen de sa véritable foi en Jésus et en son œuvre sur la croix, le vrai croyant en Jésus-Christ le Fils de Dieu, sait que ce sont ses péchés qui ont été ôtés devant la face de Celui qui ne peut tolérer la mal à cause de Sainteté absolue. C'est en ce fait que réside la vérité capitale de l'expiation. Jésus, le Fils de Dieu, Victime Innocente et Sainte, s'est présenté pour accomplir en Golgotha l’œuvre par laquelle le péché du monde a été expié. La question du bien et du mal est entièrement réglée, le Dieu Sauveur et Saint est pleinement glorifié. La croix est donc la preuve de l'expiation.
Le verbe expier traduit un terme qui, en hébreu, signifie couvrir. Pour les croyants de l'Ancien Testament un péché expié était un péché couvert : « Bienheureux, dit le psalmiste, celui dont... le péché est couvert » (Psaumes 32 : 1 ; Romains 4 : 7). Il pouvait l'être en vertu du sang des victimes sacrifiées au temps de la loi, car, dit l'Écriture, « sans effusion de sang il n'y a pas de rémission » (Hébreux 9 : 22). Mais il ne pouvait pas être ôté, selon qu'il est dit aussi : « Il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés » (Hébreux 10 : 4). Seul le sang de Christ pouvait le faire. « Lui a été manifesté afin qu'il ôtât nos péchés » (1 Jean 3 : 5).
Pour ceux qui viennent à Jésus-Christ et qui mettent leur confiance en Lui, l’œuvre expiatoire de la croix les amène désormais à Dieu directement, d'une manière conforme à Sa nature, car ils sont revêtus de la Justice de Christ et ils sont purifiés pour toujours de tout péché.
LA PROPITIATION :
La propitiation est l’œuvre par laquelle Dieu est rendu propice à l’être humain. Or, comment le Dieu Saint peut-Il être rendu propice, c'est-à-dire favorable, à l’être humain pécheur ? Il n’y a qu’une réponse : par le sacrifice parfait de Jésus Christ accompli une fois pour toutes à la croix du Calvaire.
Il est écrit : « Par la bonté et par la vérité, "propitiation" est faite pour l’iniquité » (Proverbes 16. 6). La grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ, lequel est mort pour tous à cause des iniquités. Le prophète Ésaïe, jeune encore, a pu entendre ces paroles apaisantes, lorsqu’il vit la gloire terrifiante de Dieu et qu’il réalisa son misérable état : « Voici, ceci a touché tes lèvres… "propitiation" est faite pour ton péché » (Ésaie 6. 7). S’il pouvait y avoir propitiation pour lui, c’était à cause du charbon ardent, du sacrifice de l’autel, figure de la croix de Jésus.
Il est écrit : « Il y a un seul Dieu, et un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné Lui-même en rançon pour tous » (1 Timothée 2. 6). Jésus-Christ homme s’est donc livré pour tous, et c’est en cela que consiste la propitiation. Du moment que la rançon a été payée, tout être humain est invité à venir à Jésus, le Sauveur, pour qu'il soit sauvé du châtiment de ses péchés en Enfer et qu'il ait la Vie Éternelle.
La propitiation est l’œuvre qui a été faite entre Dieu et son Fils Jésus-Christ. Christ a accompli l’œuvre en vertu de laquelle Dieu peut être propice à l’égard de tout être humain qui vient à Lui. L’expiation (ou substitution) est l’œuvre qui a été fait entre Christ et le croyant. Seul en effet le croyant peut bénir Dieu de ce que le seul Sauveur du monde lui a été donné, lequel a été fait péché pour lui, afin qu’il devint justice de Dieu en lui (2 Corinthiens 5. 21).
Propitiation, Substitution et Réconciliation
Car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu. (1 Pierre 3. 18). Ce verset contient trois pensées remarquables.
PROPITIATION :
La première est celle-ci : “Christ a souffert une fois pour les péchés”. C’est une bonne chose de contempler, par la foi, “l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde” (Jean 1. 29). Jésus-Christ a fait “propitiation pour les péchés du peuple” (Hébreux 2. 17). Tous les péchés qui ont été commis sont un affront et une insulte à Dieu qui est Saint; et sa nature sainte réclame qu'un juste jugement s'exerce à leur égard. Jésus-Christ a précisément subi ce jugement lorsqu'il a souffert “une fois” pour les péchés. Cette expression “une fois” est de la plus haute importance. Arrêtons-nous un instant pour la considérer de plus près.
Christ est venu “une fois” pour ôter les péchés par le sacrifice de Lui-même; ce “une fois” est en contraste avec les sacrifices qui étaient offerts continuellement sous la Loi, mais ne pouvaient jamais ôter les péchés (voir Hébreux 10. 4). Le sacrifice de Jésus n'exige aucunement d'être répété ; il est valable et parfait à perpétuité. Christ était l'Agneau de Dieu, envoyé pour faire sa volonté. Il a pu dire : “Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l’œuvre que tu m'as donnée à faire” (Jean 17. 4). Et Dieu a appliqué son juste Jugement contre les péchés sur l'Agneau qu'Il avait Lui-même donné pour ce sacrifice. Dieu ne peut qu'accepter, avec une entière et heureuse satisfaction, ce qu'Il a Lui-même fourni. Du fait que Jésus a souffert “une fois” pour les péchés, Il a satisfait les saintes exigences de la souveraineté de Dieu au sujet de tous nos péchés commis. Et Dieu, en retour, a glorifié Jésus, Celui qui L'avait tant glorifié, en le faisant asseoir sur son propre Trône, à cette place de suprématie incontestée. Voilà ce qu'est la propitiation !
Le voile qui nous cachait Dieu et qui nous fermait l'entrée dans sa présence a été déchiré. Maintenant Dieu resplendit dans toute sa gloire dans la face de Jésus Christ. Dieu est lumière et Il est amour. Tout ce que Dieu est, et tout ce qui peut être connu de Lui, a été révélé. Par conséquent, il nous convient de nous jeter à ses pieds et de Lui rendre hommage !
SUBSTITUTION :
La seconde pensée de ce verset est que Jésus-Christ a souffert, “le juste pour les injustes”. C’est une vérité des plus bénies ! Jésus le Juste “n’a pas connu le péché”, dit Paul (2 Corinthiens 5. 21); Il “n’a pas commis de péché”, dit Pierre (1 Pierre 2. 22); et “il n’y a pas de péché en Lui”, dit Jean (1 Jean 3. 5). Jésus est allé à la croix où Il a pris la place des injustes, des pécheurs. Christ “est mort pour des impies” (Romains 5. 6), oui pour des pécheurs, pour des ennemis de Dieu, alors que Lui-même Jésus était sans tache, sans péché. Jésus seul qui est Saint était ainsi qualifié pour être leur Substitut. Non seulement Jésus était le seul capable et compétent pour expier nos péchés, mais Il était aussi volontaire pour porter tous nos péchés “en son corps sur le bois” (1 Pierre 2. 24). Merveilleux Sauveur !
Oui, le Christ Jésus s’est abaissé en grâce jusqu'à nous, là où nous étions, afin de nous élever et de nous donner une place avec lui là-haut, là où il est maintenant, pour que nous puissions demeurer avec Lui pour toujours.
RÉCONCILIATION :
La troisième pensée dans ce verset nous donne le grand but, le point culminant ! Il n’y a rien qui aille au-delà. Nous sommes “amenés à Dieu”, au Dieu que nous avions repoussé avec mépris et contre lequel nous avions péché ! Un grand gouffre s’était creusé (voir Luc 16. 26); il nous était impossible de le traverser pour aller à Dieu. Or maintenant nous sommes “approchés par le sang du Christ” (Éphésiens 2. 13). Y a-t-il quelque chose de plus grand et de plus merveilleux ? Nous ne sommes plus des ennemis de Dieu; le retour à Dieu nous a amenés plus près de lui que nous ne l’étions avant que le péché ne nous en éloigne; la distance qui nous séparait de Dieu a été réduite à néant. Maintenant, nous appelons Dieu notre Père, parce qu’une relation nouvelle et étroite a été établie: dans le Fils, nous sommes aussi proches de Dieu et aussi chers à son cœur qu’il l’est, lui.
Notre éloignement de Dieu et les ténèbres de notre condition de pécheurs devant lui sont décrits de la manière la plus nette en Romains 3. 9-18 : “Il n’y a pas de juste, non pas même un seul; il n’y a personne qui ait de l’intelligence, il n’y a personne qui recherche Dieu; ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus… la destruction et le malheur sont dans leurs chemins, et ils n’ont pas connu le chemin de la paix; il n’y a pas de crainte de Dieu devant leurs yeux”. C’est de là, de ce lamentable état de ruine, que Jésus-Christ nous a sauvés et que nous sommes maintenant amenés si près du cœur de Dieu.
"Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création: les choses vieilles sont passées; voici, toutes choses sont faites nouvelles; et toutes viennent du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation: c’est-à-dire que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ – Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen –, nous supplions pour Christ: Soyez réconciliés avec Dieu !" (2 Corinthiens 5. 17-20)
Le cri d'angoisse du Christ sur la croix
Vers la neuvième heures, Jésus cria d’une voix forte : « Eli, Eli, lama sabachthani ? » ce qui veut dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Matthieu 27. 46)
Ce cri d’angoisse du Christ cloué sur la croix peut d’abord nous surprendre. Jésus-Christ, Celui qui avait prévu cette issue semble tout à coup être dépassé par ce qui Lui arrive. Durant toute sa vie sur terre, Jésus était constamment en étroite communion avec Dieu son Père ; maintenant sur la croix, Il ne peut supporter d’en être séparé. Déjà, ses disciples, puis les chefs de son peuple l’avaient abandonné et rejeté. Et en ces trois dernières heures de vie sur la croix, c’est Dieu son Père qui l'abandonne. Le Seigneur Jésus-Christ, la lumière du monde, venu pour éclairer ce monde, a du subir sur la croix trois heures de ténèbres et d'angoisse. Jésus a subi pour nous le terrible Jugement de Dieu pour que nos péchés soient pardonnés lorsque nous mettons notre confiance en Lui ; et pour que nous n'allions jamais en Enfer pour y être abandonné par Dieu pour l'éternité. L’abandon de Dieu, c’est cela l’Enfer : être exclu du Ciel, privé de la communion et de la présence de Dieu.
Pourquoi Dieu a-t-il dû momentanément abandonner son Fils Jésus-Christ sur la croix ? L’apôtre Paul écrit : Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné pour nous comme un pécheur pour que, dans l’union avec le Christ, nous soyons justes aux yeux de Dieu (2 Corinthiens 5. 21). Christ a payé ce prix immense pour que, nous qui avons reçu Jésus-Christ dans notre vie, nous puissions être déclarés justes par Dieu pour l'éternité.
C'est une Bonne Nouvelle : cette substitution a été agréée par le seul vrai Dieu de l'univers ! Avant de mourir, Jésus-Christ s’est exclamé : TOUT EST ACCOMPLI (Jean 19. 30). Le chemin du salut est désormais ouvert pour quiconque reconnaît ses péchés, s'en repent, s'en détourne et met sa confiance en Jésus-Christ, seul Sauveur des êtres humains. Rendons grâces à Dieu pour ce merveilleux Salut.
Jésus-Christ, livré par les êtres humains
Jésus fut livré aux chefs religieux juifs par Judas. Les Juifs le livrent à Pilate. Celui-ci, à son tour, livre Jésus “à leur volonté” (Luc 23 : 25), c’est-à-dire à celle des Juifs. Jésus est enfin livré à la troupe romaine pour être crucifié. Qui est donc Celui qui est ainsi livré ?
C’est Jésus-Christ, le Dieu Créateur : “Tout a été créé par Lui et pour Lui” (Colossiens 1 : 16). Jésus-Christ, en venant ici-bas “s’est abaissé” (Hébreux 2 : 9) en devenant le Fils de l’homme. Jésus n’a pas cessé d’être Dieu en devenant homme, mais Il a dû, “à tous égards, être rendu semblable à ses frères” (Hébreux 2 : 17). Les êtres humains ont profité de cet anéantissement volontaire du Seigneur Jésus-Christ pour porter la main sur Lui en Le crucifiant.
C'est Jésus-Christ, l’homme parfait : Jésus commence sa vie d'abaissement dans la crèche, dans la pauvreté et le labeur, mais aussi dans sa parfaite obéissance à son Père et Sa bonté envers les êtres humains. Pilate, détenteur de l’autorité, Le déclare juste, mais donne néanmoins son accord pour que Jésus soit crucifié (Luc 23 : 15-16).
C’est Jésus-Christ, le Messager de Dieu : Celui qui nous apporte la Bonne Nouvelle de la paix. Par ses paroles de grâce et par ses miracles pleins de compassion, Jésus fait connaître à tous l’Amour parfait de Dieu envers les êtres humains. Mais dans tout cela, la foule, si souvent bénéficiaire de ses bienfaits, s’écrie : “À mort, à mort ! Crucifie-le !” (Jean 19. 15).
C’est Jésus-Christ le Messie d’Israël : Tout ce que Jésus a dit et fait constitue une confirmation des Écritures dont les Juifs étaient dépositaires. Dans la parabole de la vigne, les vignerons dirent : “Celui-ci est l’héritier; venez, tuons-le, et l’héritage sera à nous” (Marc 12 : 7). Le souverain sacrificateur et Caïphe, le chef du sanhédrin, qui auraient dû être les premiers à accueillir leur Messie, le livrent aux Romains en déclarant “Nous n’avons pas d’autre roi que César” (Jean 19 : 15).
Contemplons la perfection, le calme, la dignité du Seigneur Jésus-Christ le “Prince de la vie” (Actes 3 : 15) en face de tant de haine et de lâcheté de la part des êtres humains, alors qu’Il se laisse crucifier et qu’Il va donner sa vie en sacrifice. Adorons Jésus-Christ, Lui notre Seigneur et Sauveur ! Il “nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu en parfum de bonne odeur” (Éphésiens 5 : 2).
La parole de la Victoire de Jésus-Christ
Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Puis, ayant baissé la tête, il remit son esprit. (Jean 19. 30)
“C'est accompli”, "Tout est accompli" : La sixième parole de Jésus-Christ sur la croix est empreinte de puissance. Elle exprime une certitude, souligne avec force un aboutissement. À la fin de ces six heures cloué sur la croix, à ce moment qui précède la mort de Jésus, quelque chose qui était annoncé mais ne pouvait être compris jusque-là, trouve son sens définitif. Comment comprendre cette parole ? La réponse est vaste et infinie…
À travers elle, ce sont les Écritures qui s'accomplissent, c'est-à-dire toutes les prophéties concernant la venue, le ministère, la mort de Jésus, mais également tout ce que Dieu avait dit au sujet des sacrifices, des rites prescrits par la Loi. Jésus-Christ est l'Agneau de Dieu offert en sacrifice pour le pardon de nos péchés.
L'œuvre de Salut est parfaitement accomplie, dans ses multiples aspects. Jésus-Christ est devenu Celui qui nous rachète, le Rédempteur, Il a payé la dette que nous avions vis-à-vis de Dieu à cause de nos péchés : l'expression “c'est accompli” figurait à l'époque au bas d'une facture pour signifier qu'elle était entièrement payée. Jésus a été notre substitut à la croix: “il a porté nos péchés en son corps sur le bois” (1 Pierre 2. 24). Jésus a été notre propitiation : Dieu nous est maintenant propice, favorable.
Jésus seul pouvait faire entendre cette parole que "tout est accompli". Le sacrifice de Jésus-Christ est au centre des plans divins. Dieu nous demande une seule chose : croire, et nous approprier la pleine efficacité de l'œuvre parfaitement accomplie. Oui, Jésus-Christ adresse ces mots à l'humanité entière : “Tout est accompli” !
La passion de notre Sauveur Jésus-Christ
“Vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte, disant: Éli, Éli, lama sabachthani? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?” (Matthieu 27. 46)
"Jésus disait : « Abba, ô mon Père, tout t’est possible … »" Marc 14. 36
L’Esprit de Dieu nous a laissé une description de la passion de Jésus d’une extrême simplicité dans les quatre évangiles. À Gethsémané, la Parole de Dieu nous place en face d’une scène qui nous dépasse entièrement. Là, dans le jardin des Oliviers, Jésus s’est éloigné de ses disciples, qui étaient encore avec Lui, pour prier seul. C’est un combat terrible pour accepter la volonté de Dieu, qui remplit d’angoisse l’âme de notre Sauveur Jésus-Christ : “Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite” (Luc 22. 42).
Nous pouvons ensuite suivre notre Seigneur Jésus, seul, dans le palais du souverain sacrificateur, puis dans celui d’Hérode et de Pilate et assister aux différents interrogatoires. Nous savons que Jésus a été fouetté. Les soldats se sont moqués de Lui, la foule l’a crié dessus. Mais le récit biblique ne laisse rien entrevoir de ce que Jésus a enduré dans son âme à ces moments-là, quand se réalisait cette prophétie : “Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent; et il n’a pas ouvert sa bouche” (Ésaïe 53. 7).
Que dire encore des moments de la crucifixion ? Des sept paroles que le Seigneur exprime, la quatrième, prononcée à la fin de trois heures ténébreuses et silencieuses, “Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné ?” (Matthieu 27. 46), nous remplit d’adoration. Ce cri unique qui s’élève est resté sans réponse. Aucune créature de Dieu, même céleste, ne pourra jamais saisir dans quel terrible abîme l’âme de notre Sauveur Jésus est descendue sous le jugement de Dieu contre nos péchés.
Mais, gloire à Dieu ! Le récit ne s’arrête pas là. Il y a le cri de Victoire que Jésus seul pouvait prononcer : “C’est accompli” (Jean 19. 30), oui tout est accompli, puis la dernière parole sur la croix : “Père, entre tes mains, je remets mon esprit” (Luc 23. 46). C’est l’acte final de son sacrifice volontaire.
Oh, quelle majesté dans cette parfaite œuvre divine que Jésus-Christ avait seul le pouvoir d’accomplir !
(2) Être pardonnés par Amour grâce à son sacrifice
Amour parfait et sacrifice
L’incroyable vérité est que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Et le plus surprenant est que Dieu nous aimait déjà alors que nous étions encore pécheurs. Oui nous étions encore sous la pénalité de la mort quand il nous appela à la conversion (Romains 5. 8).
Jésus-Christ a un profond et ardent désir d’aider l’humanité, afin qu’elle partage l’éternité avec Lui (Matthieu 23. 37). Paul nous dit d’avoir « les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection ; en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu » (Hébreux 12. 2). C’était terrible de subir la flagellation et la crucifixion, une forme incroyablement brutale de torture et d’exécution. Ésaïe 52. 14 prophétisa que l’apparence du Christ serait « un sujet d’effroi, — tant son visage était défiguré, tant son aspect différait de celui des fils de l’homme «.
Le passage de Psaume 22. 1-22 décrit les sentiments et les pensées d’angoisse et de douleur que Jésus affrontait, alors qu’il endurait la trahison et la mort. Cependant, il avait la vision spirituelle pour regarder au-delà de ses souffrances, et pour anticiper la joie de passer l’éternité avec ceux qui choisiraient le chemin de la vie éternelle (Hébreux 12. 2). Jésus accepta volontairement la malédiction, la pénalité de la mort qui nous était destinée, « étant devenu malédiction pour nous — car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » (Galates 3. 13).
Le sacrifice de Jésus-Christ fut si complet qu’aucun péché, jamais commis, n’est trop grand ou trop petit, pour que Dieu ne le pardonne (Psaume 103. 3). Paul se considérait comme le premier des pécheurs ; toutefois, Dieu l’utilisa avec puissance après sa conversion (1 Timothée 1. 15). Tout au long du livre des Psaumes, le roi David loua la miséricorde de Dieu. Il voyait cette miséricorde de Dieu comme étant infinie et remplissant la terre (Psaume 119. 64).
De tels exemples font naître en nous beaucoup d’espoir. Peu importe notre vie passée ou nos fautes passées, Dieu promet le pardon total au moment de notre repentir réel et de notre réception du Saint-Esprit.
Des enseignements psychologiques, de conception humaine, peuvent nous donner l’impression que nous sommes bons et nous inciter à embellir l’image de nous-mêmes. Cependant, aucun effort humain ne peut pardonner le péché et effacer complètement la pénalité spirituelle qui en résulte. Seul le sacrifice du Christ peut nous purifier et nous pardonner de façon permanente.
Désormais, il faut enterrer le passé
Puisque Dieu oublie nos péchés passés, nous devrions aussi le faire. Une fois nos anciens péchés ensevelis dans la tombe, comme cela est dépeint par le baptême, nous ne devrions pas les déterrer à nouveau. Si nous considérons l’implication de ce symbole, cela pourrait s’apparenter à un pillage de tombes. Dieu n’est pas un pilleur de tombes, et il ne veut pas que nous le soyons non plus.
Certains qui s’inquiètent à cause de leurs péchés passés, peuvent considérer ce « pillage de tombes » comme étant du repentir. Toutefois, Dieu veut le repentir, et non la pénitence. Dieu ne veut pas que nous Lui lancions nos péchés à la face, en continuant à nous y accrocher. Il s’attend à ce que nous ayons confiance en Lui et en son désir de pardonner et d’oublier entièrement nos péchés que Jésus a expié une fois pour toutes sur la croix.
C'est vrai que nous devons tirer les leçons de nos fautes et de son péchés ; mais après quoi, il nous faut laisser ces fautes enterrées dans le passé. Car nous avons maintenant à « marcher en nouveauté de vie » (Romains 6. 4). Quelqu’un qui agit ainsi devient une nouvelle personne aux yeux de Dieu, une personne complètement pardonnée, comme si elle n’avait jamais péché.
Il est important de nous regarder ainsi. Nous devons mettre l’accent sur le futur. Paul exprimait cette idée dans Philippiens 3. 13-14, en disant : « Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ ».
Maintenant que nous avons vu comment le pardon est possible grâce au sacrifice parfait du Christ, nous devons comprendre comment rester dans la course.
Jésus est mort et ressuscité pour nous donner la vie
Jésus Christ, le Juste, a souffert une fois pour les péchés de l'humanité injuste, afin de nous amener à Dieu. (1 Pierre 3 : 18)
Des êtres humains sont capables de mourir pour une noble cause, de courageux sauveteurs risquent leur vie pour leurs semblables en danger. Mais que dire de Celui qui est mort pour ses ennemis ? C'est ce qu'a fait le Seigneur Jésus Christ, qui s'est offert Lui-même en sacrifice pour ceux-là même qui le mettaient à mort, pour le monde entier.
Tel est l'Amour de Dieu qui, "lorsque nous étions encore pécheurs", a donné son Fils pour nous. Nous, les êtres humains, avons montré tout le mal contenu dans nos coeurs par le fait que, lorsque Jésus, l'homme parfait, est venu jusqu'à nous, nous n'avons pas pu le supporter et l'avons crucifié. Disons-nous bien que ce ne sont pas seulement les chefs du peuple juif de l'époque, ni seulement Pilate avec ses soldats, qui sont responsables de ce forfait, c'est " le monde" tout entier qui est coupable de ce crime, et nous en faisons partie. Car c'est pour le monde entier que Jésus est mort sur la croix et est ressuscité, Il est vivant pour toujours et prêt à sauver quiconque croit.
Et maintenant, quels résultats ! Une fois l'oeuvre du Salut accomplie à la Gloire de Dieu, Dieu accueille avec amour le pécheur repentant. L'être humain mortel qui tremblait devant la mort est assuré de la Vie Éternelle. Le vrai croyant en Jésus, sauvé par sa foi au parfait sacrifice de Jésus, est amené jusqu'à Dieu Lui-même et peut l'appeler Père.
Le pardon de nos péchés par le sacrifice de Jésus
Par une seule offrande, Dieu a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés (Hébreux 10 : 14).
Si nous pensons être pardonnés parce que nous regrettons nos péchés, nous foulons aux pieds le Fils de Dieu. La seule explication possible du pardon de Dieu et de l'insondable mystère de l'oubli de nos péchés, c'est la mort de Jésus-christ et sa résurrection. Notre métamorphose de la pensée est seulement le résultat de la connaissance que nous prenons de cette Expiation, qu'il a accomplie pour nous. "Jésus-Christ a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption." (1 Corinthiens 1 : 30). Lorsque nous comprenons que Jésus Christ est tout cela pour nous et que nous l'acceptons comme notre seul Seigneur et Sauveur personnel, alors la joie parfaite de Dieu nous envahit.
Pour nous enfants de Dieu, qui que nous soyons et quoi que nous ayons fait, en nous repentant de tous nos péchés, la communion entre nous et Dieu est pleinement rétablie par la mort de Jésus-Christ et sa résurrection. Rien d'autre ne peut produire cette réconciliation. Elle n'est pas obtenue parce que Jésus-Christ plaide en notre faveur, mais parce qu'Il est mort sur la croix pour nous et qu'Il est ressuscité pour notre justification. Nous n'avons pas à gagner la Grâce de Dieu, mais à l'accepter. Ceux qui refusent délibérément d'accepter la croix frappent à une autre porte que celle que Jésus a ouverte et disent : "Je ne veux pas accepter de passer par là; il est trop humiliant d'être accueilli comme un pécheur."
La Bible répond : "Il n'y a pas d'autre Nom que celui de Jésus" (Actes 4 : 12). La sévérité apparente de Dieu révèle en réalité son Amour, puisque le seul Chemin vers Lui est ouvert à tous. "Nous avons la rémission de nos péchés par son sang" (Éphésiens 1 : 7).
Accepter pour nous-mêmes la mort de Jésus et sa résurrection, c'est accepter que en nous, soit mis à mort tout ce qui est contraire au caractère et à la personne de Jésus, et de laisser le Saint-Esprit prendre le contrôle de toute notre vie. Dieu nous sauve lorsque nous reconnaissons nos péchés et acceptons Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur de notre vie. L'expiation de nos péchés à la croix, c'est l’œuvre par laquelle Dieu déclare saints les êtres humains qui se repentent sincèrement de leurs péchés et qui placent toute leur confiance en l'oeuvre parfaite de Jésus qui est mort pour nous sur la croix et qui est ressuscité, Vivant éternellement.
Jésus-Christ, sur le chemin de la croix
Avant d’affronter la croix, Jésus s’adressa à Dieu son Père, disant : « … Père, je veux, quant à ceux que m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée. » (Jean 17. 24)
Qui peut se permettre d’imposer ainsi sa volonté à Dieu en Lui disant : « Père, je veux… » ? Quel homme est en droit d’exiger de Dieu ? Personne sinon Jésus le Fils de Dieu qui s’est fait homme afin vivre une vie pure et parfaite sur cette terre et pour nous sauver.
Auparavant, dans la même prière, Jésus dit à Dieu son Père : « Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17. 4). L’œuvre de la rédemption n’était pas encore accomplie, mais Jésus dit : « j’ai achevé l’œuvre … » parce qu’Il avait résolu dans son cœur, d’aller jusqu’au bout de sa mission. Jésus avait dressé sa face résolument pour aller à Jérusalem (Luc 9. 51). Connaissant tout à l’avance, et avec la certitude de ce qu’Il allait accomplir, Jésus peut dire : « Père, je veux… » et sa volonté est d’avoir auprès de Lui, dans la gloire, ceux et celles qu’Il aura rachetés au prix inestimable de son sang versé, de sa vie donnée.
Quelques instants plus tard, Jésus se trouve dans le jardin de Gethsémané. Satan fait passer devant son âme sainte les souffrances indicibles et la mort qu’Il va bientôt endurer. Jésus se jette à genoux et, dans l’angoisse du combat, Il supplie son Père. Sa sueur devient comme des grumeaux de sang tombant à terre. « Mon Père, dit-il, pour toi, toute chose est possible ; éloigne de moi cette coupe ; toutefois, non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! » (Marc 14. 36)
Tout à l’heure, Jésus disait : « Père, je veux… ». Maintenant, Il supplie le Père d'éloigner la coupe loin de Lui en disant : « non pas ce que je veux… ». Mais ce n'est pas possible que cette coupe passe loin du Seigneur ! C’est pourquoi, dans sa parfaite obéissance, Jésus ajoute aussitôt : « non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! » (Marc 14. 36b)
Jésus-Christ, Saint et Parfait, ne pouvait pas désirer boire la coupe de la Colère de Dieu contre le péché du monde, mais Jésus l’a bue entièrement parce que son parfait Amour a été plus fort que la mort. Oui, son Amour pour moi, son Amour pour vous !
Combien de fois Jésus avait-Il déclaré qu’Il n’était pas venu pour faire sa volonté, mais celle de Dieu, Celui qui L’a envoyé (Jean 4. 34, 5. 30, 6. 38 …). Quelle est la volonté de Dieu ? De sauver les pécheurs. « Notre Dieu Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés … » (1 Timothée 2. 4) « ne voulant qu'aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3. 9).
Jusqu’au bout, Jésus a accompli la volonté de son Père. Il est « devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Philippiens 2. 8). Jésus, Celui qui a accepté et a bu jusqu’à la lie cette coupe de la Colère de Dieu contre nos péchés a le droit d’avoir auprès de Lui tous ceux et toutes celles pour qui Il est mort après avoir tant souffert. Bientôt, tous ses rachetés de tous les temps, de tous les peuples et toutes nations, de toutes langues seront réunis dans le Ciel, entourant le bien-aimé Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, contemplant sa gloire et chantant ses louanges à l’unisson et d’un seul cœur.
Ami(e)s lecteurs, serez-vous avec nous à ce grand rassemblement éternel autour du Seigneur Jésus ?
Oh Jésus ! quel beau jour, où, devant ta face, tous tes rachetés apparaîtront, en célébrant ta gloire et ta grâce ! De leurs chants, les cieux retentiront.
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