salut
Sauvés par la foi en Jésus seul
Croyez-vous qu’un juge –sain d’esprit– déclarerait non-coupable quelqu'un qui essaie de faire de bonnes actions après avoir mal agi ? Pourquoi ? Parce que le concept même de la justice s’écroulerait ! Parce que dans notre compréhension de la justice, le bien n’efface pas le mal. Aussi bien fondé et sincère que cela puisse paraître, personne ne croit que les bonnes actions effacent les mauvaises.
Si une telle défense, selon notre compréhension de la justice nous paraît absurde, à combien plus forte raison l’est-elle devant Dieu le juste Juge ? Comment le seul Dieu trois fois Saint pourrait-Il nous sauver, tout en demeurant Juste ? C’est l’une des principales questions de la Bible et à laquelle elle répond clairement.
Il y a 500 ans, Martin Luther reconsidéra totalement l’enseignement de l’église à propos du salut. Grâce à l’épître de Paul aux Romains, il a compris ce que l’on appelle « sola fide »: le salut par la foi seule. « Dieu déclare les hommes justes par leur foi en Jésus-Christ, et cela s’applique à tous ceux qui croient, car il n’y a pas de différence entre les hommes. Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu, et ils sont déclarés justes par sa grâce ; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance apportée par Jésus-Christ » (Romains 3. 22-24).
L'apôtre Paul affirme ici les 3 choses suivantes :
1. Dieu nous déclare tous coupables. Aucun ne peut passer le test de sa justice.
2. Il n’y a qu’un seul moyen pour être sauvé : la foi en ce qu’a fait Jésus pour nous délivrer de notre culpabilité.
3. Dieu appel à tous les êtres humains, sans favoritisme, à être au bénéfice de l’œuvre de Jésus par la foi.
Plusieurs personnes dans ce monde disent : Si Dieu est bon, ne pourrait-il pas simplement pardonner à tous les êtres humains sans exiger leur foi ? Ils disent parfois que, puisque Dieu peut faire ce qu’il veut, il n’a qu’à nous pardonner. Et puis c’est tout.
Mais si Dieu nous pardonnait sans que nous payons pour le mal que nous avons fait, où serait sa Justice ? Parce que Dieu est Dieu, ses perfections le poussent à punir le mal. Et parce que Dieu est Dieu, sa miséricorde et sa bonté le poussent à nous en sauver.
Alors Dieu a fait ce que nous ne pouvions faire. Il a envoyé Lui-même sur terre son Fils Jésus Christ qui s'est fait homme. Jésus a vécu la vie parfaite qui répond aux exigences des perfections morales du Père. Il a vécu pleinement juste et pourtant Il s’est offert Lui-même pour mourir condamné pour nous.
L’apôtre Paul dit : « C’est lui que Dieu a offert comme une victime destinée à expier les péchés, pour ceux qui croient en son sacrifice. Ce sacrifice montre la justice de Dieu qui a pu laisser impunis les péchés commis autrefois, au temps de sa patience. Ce sacrifice montre aussi la justice de Dieu dans le temps présent, car il lui permet d’être juste tout en déclarant juste celui qui croit en Jésus. Reste-t-il encore une raison de se vanter ? Non, cela est exclu. Pourquoi ? Parce que ce qui compte, ce n’est plus le principe du mérite, mais celui de la foi » (Romains 3. 25-27).
Le salut parfait pour les êtres humains ne se trouve qu'en Jésus. L’œuvre de Jésus satisfait pleinement la Justice de Dieu qui exige que le mal soit puni puisque qu’il le porte pour nous sur la croix. L’œuvre de Jésus satisfait également le désir de Dieu de nous sauver puisqu’il nous offre sa justice gratuitement. Ainsi, par l’œuvre de Jésus, les exigences de la Justice de Dieu ainsi que la grandeur de sa bonté et sont pleinement satisfaites et exprimées.
Comment être au bénéfice de l’œuvre de Jésus ? Par la foi seule !
Certains voient la foi comme un saut dans le vide : « peut-être que ça marchera ». Au contraire, la foi selon la Bible, au lieu d’être un abandon courageux à l’inconnu, est une humble confiance en un événement qui s’est réellement produit : la mort et la résurrection de Jésus au travers de laquelle, Dieu offre sa justice à quiconque reconnaît son besoin d’être sauvé de sa culpabilité.
Il faut insister encore ici : La justification que nous offre Dieu est réelle car sa justice fût rendue réellement, par une vraie condamnation et une vraie sanction: la mort de Jésus à la croix. Par la foi en Jésus nous sommes donc objectivement déclaré juste devant Dieu.
La foi, telle qu’elle est expliquée dans la Bible, est notre réponse confiante en ce qu’a fait Jésus Christ à la croix. Elle est l’expression du cœur repentant qui dit à Dieu : « Je reconnais ma culpabilité et toutes mes fautes. Je n’ai rien à t’offrir, si ce n’est ma confiance en ce que Jésus a fait sur la croix pour moi. Je ne mérite rien mais je te fais confiance. Au nom de ce que tu as fait par Jésus, sauve-moi ».
C'est Dieu seul qui justifie
C'est une chose terrible qu'un être humain puisse croire qu'il sera justifié devant Dieu par ses œuvres, car il n'éprouve alors pas le besoin d'un Sauveur. Il pense que ses “bonnes œuvres” pèseront assez pour contrebalancer les péchés qu'il aura pu commettre et lui ouvriront le paradis. Raisonner ainsi, c'est ne pas connaître ce que Dieu dit dans la Bible : “Sur la base des oeuvres de loi, personne ne sera justifié” (Galates 2. 16). Si un être humain prétend se justifier par ses œuvres, qu'il s'attende à être examiné par le Dieu trois fois Saint qui n'admet aucun péché, aucune souillure. Cet être humain doit savoir à l'avance que s'il compte sur ses propres oeuvres pour être sauvé, il sera condamné en Enfer. “Il n'y a pas de différence car tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu” (Romains 3. 22, 23).
Nous êtres humains, nous sommes justifiés, déclarés justes devant Dieu, au moment même où nous sommes sauvés lorsque nous avons mis toute notre confiance en Jésus et en son oeuvre parfaite accompli une fois pour toutes sur la croix. La justification ne nous rend pas intérieurement justes, mais elle nous déclare justes aux yeux de Dieu. En étant justifiés par Dieu, nous sommes couverts par le sang précieux de Jésus-Christ, l'Agneau de Dieu. Oui, notre justice vient du fait que nous plaçons notre foi dans l’œuvre parfaite qu’a accomplie le Christ sur la croix. Son parfait sacrifice, son sang précieux versé à la croix, efface et nous purifie de tous nos péchés. Cela permet à Dieu de nous considérer parfaits et sans tache. Parce qu’en tant qu'enfants de Dieu, nous sommes en Christ, Dieu nous voit en Christ quand Il nous regarde au travers de la Justice de Christ. Cela répond à la demande de perfection de Dieu ; et par conséquent, Il nous déclare justes – Il nous justifie.
Alors chers êtres humains, reconnaissons devant le seul vrai Dieu trois fois Saint, que nous sommes pécheurs ne méritant que la condamnation, incapables de nous sauver par nous-mêmes. Souvenons-nous que Jésus, le Fils de Dieu, est venu en personne sur cette terre pour expier tous nos péchés. Lui qui n'en avait aucun, il a bien voulu se charger des péchés de toute l'humanité entière et en subir le jugement sur la croix de Golgotha. Et maintenant, Dieu déclare juste celui qui croit au sacrifice parfait de Jésus à la croix, et Dieu ne se souviendra plus jamais de ses péchés. Et c'est avec joie et certitude que le vrai croyant en Jésus peut dire : “Qui accusera les élus de Dieu ? – C'est Dieu qui justifie ! Qui est celui qui les condamnera ? - Personne” (Romains 8. 33, 34)
Comment les êtres humains étaient-ils justifiés sous l’Ancienne Alliance ?
Il n’y a qu’une seule façon d’être justifié dans toute la Bible : par la grâce de la Nouvelle Alliance, par le moyen de la foi en Jésus-Christ qui fut annoncé par des promesses avant de venir en chair. (Voir Romains 4. 1-3).
La justification par la foi seule sans les œuvres est une doctrine qui occupe une place prépondérante dans le Nouveau Testament et en particulier dans la théologie de Paul qui a souvent combattu le faux Évangile du salut par l’observation des lois de l’Ancienne Alliance. Puisque la doctrine de la justification est clairement enseignée dans les épîtres de Paul.
Nous verrons qu’effectivement la justification par la foi seule, par l’imputation de l’obéissance parfaite de Jésus-Christ est une bénédiction exclusive de la Nouvelle Alliance. Cependant, nous verrons, comme l’enseigne l’Écriture, que cette bénédiction fut accordée aux croyants de l’Ancienne Alliance avant que le sang de Christ ne fût versé. Voici comment la confession de foi présente brièvement la justification des saints de l’Ancienne Alliance : La justification des croyants sous l’Ancienne Alliance était, dans tous ces domaines, la même que celle des croyants sous la Nouvelle Alliance.
La justification, telle qu’elle fut présentée, s’applique aux croyants de l’Ancien Testament comme à ceux du Nouveau Testament. Il est intéressant de constater que la confession fasse intervenir deux textes du Nouveau Testament pour prouver cette affirmation (Galates 3. 9 et Romains 4. 22-24). De toute évidence, les justifiés de l’Ancien Testament n’avaient pas une conscience aussi nette de leur justification que celle qu’en ont les saints du Nouveau Testament. C’est pourquoi, nous retrouvons dans le Nouveau Testament plutôt que dans l’Ancien Testamant la démonstration de la justification des croyants qui ont vécu avant Jésus-Christ. Cependant, le fait qu’ils ne saisissaient pas exactement comment ils étaient justifiés ne compromettait aucunement leur justification et n’empêchait pas du tout leur foi dans le Christ qui leur était promis. Une personne peut être sauvée sans comprendre tous les tenants et aboutissants de son salut ; en particulier pendant le premier chapitre de l’histoire de la rédemption.
Dans l’Épître aux Romains, l’apôtre Paul explique la justification par la foi seule pour tous les croyants de tous les âges, à partir de l’exemple scripturaire d’Abraham : "Que dirons-nous donc qu’Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ? Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu. Car que dit l’Écriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due ; et à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice" (Romains 4. 1-5).
Paul oppose la justification par les œuvres et la justification par la foi. La Loi exige l’obéissance avant de pouvoir déclarer une personne juste (Lévitique 18. 5 ; Romains 10. 5). Cependant, Dieu offrait gratuitement la justification par la foi à ceux qui croyaient sa promesse. L’Écriture déclare : « Abram eut confiance en l’Éternel, qui le lui imputa à justice » (Genèse 15. 6). Bien que les Écritures de l’Ancien Testament n’élaborèrent pas en détail la justification par la foi seule, elles révélèrent un seul moyen pour être justifié : la foi dans la promesse d'un Messie en qui se trouverait le salut (Genèse 3. 15, 15. 4-6).
Abraham reçut gratuitement cette justification avant que lui et sa postérité ne soient placés sous le joug de la Loi qui était symbolisé par la circoncision (Genèse 17. 7-14). La circoncision représentait ce que la Postérité d’Abraham devait accomplir afin d’obtenir la bénédiction promise : accomplir la justice de la Loi (Genèse 18. 18-19 ; Jean 7. 22-23 ; Romains 2. 25 ; Galates 5. 3). Aucun autre que Christ ne pouvait accomplir la Loi (Matthieu 5. 17), mais en étant placés sous celle-ci, les descendants d’Abraham voyaient leur péché être révélé afin qu’ils se réfugient dans le Christ annoncé (Romains 3. 20 ; Galates 3. 19-29).
L’Église tint son premier concile à Jérusalem où la question de la justification fut débattue. Voici une portion importante du discours de l’apôtre Pierre lors de ce concile : "Les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette affaire. Une grande discussion s’étant engagée, Pierre se leva, et leur dit : Hommes frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendissent la parole de l’Évangile et qu’ils crussent. Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint-Esprit comme à nous ; il n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter? Mais c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu’eux" (Actes 15. 6-11).
Pierre défend la conception que non seulement les païens n’ont pas à porter le joug de la circoncision en observant la Loi pour être justifiés, mais que même les patriarches n’ont pu porter ce joug puisqu’ils ont été eux-mêmes sauvés « par la grâce du Seigneur Jésus ». La purification des péchés est donnée exclusivement « par la foi » et ce, non seulement pour les païens, mais également pour ceux qui ont été placés temporairement sous le joug de l’Ancienne Alliance (Galates 3. 23-25). Cet enseignement est un important rappel que de tout temps, tous ceux qui ont été justifiés l’ont été en participant à la grâce de la Nouvelle Alliance (Hébreux 9. 15). Celle-ci fut révélée aux saints de l’Ancien Testament sous la forme d’une promesse (Hébreux 6. 13-18) avant d’être conclue comme alliance dans le sang du Médiateur (Hébreux 12. 24). Que ce soit au temps de la promesse ou à partir de son accomplissement, la justification fut donnée avec l’héritage éternel à tous ceux que Dieu a appelés par la foi.
À propos de l'assurance du Salut
« N'abandonnez donc pas votre assurance qui comporte une grande récompense » (Hébreux 10. 35).
Toutes les religions, sauf le vrai christianisme, enseignent que l'être humain doit mériter son salut. Or combien grande fut la révélation de Dieu dans sa Parole, la Bible, lorsque nous la lisons et l'étudions, que le juste vivra par la foi (Romains 1. 17 ; Galates 3. 11).
1) La foi : le moteur
Pour parvenir à l'assurance du salut, l'enfant de Dieu a besoin d'apprendre à vivre par la foi. Si la Grâce de Dieu en Jésus-Christ est la seule base de notre justification, la foi est la seule condition que nous devrions remplir pour la recevoir. Croire, mais comment, et par quel moyen ? Quand nous parlons de la foi, il y a deux aspects :
a) L'aspect divin : la Bible nous enseigne que même la foi est un don de Dieu (Éphésiens 2. 8-9).
b) L'aspect humain : la Bible nous apprend que la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu' on entend vient de la parole de Christ (Romains 10. 17).
Jésus nous apprend que seul celui qui écoute la Parole et qui croit en celui qui l'a envoyé a la vie éternelle (Jean 5. 24). La prédication de cette Parole, dès les origines de l'église primitive, a suscité la foi qui aboutissait toujours au salut par la repentance (Actes 2. 38 ; 4. 4).
En résumé nous pouvons dire que, d'une part, la foi s'oppose à la vue : Heureux celui qui a cru sans m'avoir vu (Jean 20. 29) ; d'autre part, elle ne s'oppose pas du tout à la connaissance, ni à la réflexion de notre raisonnement intellectuel. Car Dieu se sert aussi de ces éléments pour faire grandir notre foi (Luc 24. 45).
2) Le Saint-Esprit : le révélateur
La foi est due à l'intervention du Saint-Esprit dans le cœur de l'être humain. C'est Lui qui convainc de péché, de justice et de jugement (Jean 16. 8-10). Sans l'intervention du Saint-Esprit, l'être humain serait incapable de prendre une décision en vue de son Salut.
3) La repentance : une réorientation
La repentance est l'action provoquée par le Saint-Esprit qui convainc de péché. Elle est accompagnée d'une profonde tristesse d'avoir offensé Dieu (Actes 2. 37-38). C'est une réorientation, une conversion de notre vie pour aller vers Dieu et suivre la voie qu'Il nous montre. Elle est inspirée par une crainte sincère et profonde de la Sainteté de Dieu. Elle découle d'une prise de conscience de notre incapacité de plaire à Dieu et d'entrer en communion avec Lui tels que nous sommes.
4) La justification : le développement
Suite à notre repentance, Dieu se détourne de sa colère envers nous et nous en sommes sauvés, donc en tant qu'enfants de Dieu, nous sommes éternellement sauvés de la Colère de Dieu. Ce changement de position vient de ce que nous sommes justifiés par la foi (Romains 5. 1), par le sang de Christ versé pour le pardon de ses péchés (Romains 5. 9).
La garantie de la justification repose sur cette déclaration : Celui qui croit en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est désormais justifié. Par la mort expiatoire de Jésus-Christ, l'être humain qui place sa confiance en Jésus, bien qu'il soit pécheur de nature, peut toutefois entrer dans une juste relation avec Dieu et ne point demeurer dans le péché (Romains 6. 1-2).
5) La régénération : l'aboutissement
Par la régénération, Dieu nous a accueillis comme ses enfants adoptifs qui, en Jésus-Christ, ont passé des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie (2 Corinthiens 5. 17 ; Jean 2. 15-21). Chaque être humain né de nouveau, sauvé par la foi en Jésus, entrera dans la maison de Dieu le Père, dans le Paradis, lorsque la mort de son corps humain viendra sur lui.
On pourrait définir la régénération comme la communication de la vie divine à notre âme (Jean 3. 5 ; 10. 10, 28 ; 1 Jean 5. 11-12). C'est la production d'une nouvelle création (2 Corinthiens 5. 17) ; cette nouvelle vie spirituelle affecte notre mentalité, notre intellect et notre volonté (1 Corinthiens 2. 14).
Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu, dit Jésus à Nicodème dans Jean 3. 3. Tout ce plan de salut est la volonté de Dieu de nous sauver conformément à sa parfaite Justice. L'apôtre Jean écrit aussi : nous sommes nés de la volonté de Dieu (Jean 1. 13).
6) Conclusion :
Comment reconnaître celui qui est né de Dieu ? Répondons par une citation du même apôtre : « A ceci nous reconnaissons que nous l'avons connu : si nous gardons ses commandements » (1 Jean 2. 3) « ... Car ses commandements ne sont pas pénibles » (1 Jean 5. 3b).
Nos péchés affectent-ils notre justification ?
La justification des croyants est définitive et n’est pas affectée par le péché rémanent ; néanmoins les vrais justifiés continuent de confesser leurs péchés et de demander pardon à Dieu (1 Jean 1. 7-10).
Pourquoi devrions-nous continuer de demander pardon à Dieu s’il nous a déjà pardonné tous nos péchés passés, présents et futurs ? Certains suggèrent même que la confession des péchés après la conversion serait un manque de foi dans le pardon de Dieu et que par conséquent il faut uniquement remercier Dieu pour son pardon déjà obtenu lorsque nous péchons plutôt que de Lui demander à nouveau pardon. On se demande alors pourquoi Jésus a enseigné à ses disciples à demander quotidiennement pardon à Dieu pour leurs péchés (Matthieu 6. 12).
Dieu continue de pardonner les péchés de ceux qui sont justifiés ; bien que ces derniers ne puissent jamais déchoir de l’état de justification, ils peuvent néanmoins, par leurs péchés, encourir le déplaisir paternel de Dieu. Dans cette condition, ils ne retrouvent généralement la lumière de sa face qu’après s’être humiliés, avoir confessé leurs péchés, imploré le pardon de Dieu et renouvelé leur foi et leur repentance.
Dans ce paragraphe ci-dessus, nous retrouvons une distinction entre le pardon des péchés et la justification proprement dite. Le pardon des péchés et la justification sont inséparables, mais ne sont pas identiques : le pardon doit être renouvelé alors que la justification est définitive. La justification est un statut, le pardon peut être considéré à la fois comme un état : l’état d’être pardonné, mais il relève également de la relation, c’est pourquoi il doit être renouvelé.
Cette distinction entre le statut et la relation se comprend mieux en utilisant l’analogie du mariage. Le mariage est le statut définitif des époux, tandis que leur relation, qui est déterminée par le mariage, doit être entretenue et renouvelée continuellement. La justification c’est le mariage, et le renouvellement du pardon c’est l’entretien de la relation entre Dieu et son enfant.
Voici une deuxième image qui permet de comprendre le rapport entre la justification définitive, le péché rémanent et le pardon renouvelé. Lorsqu’un pécheur est converti et qu’il vient à la repentance, il a affaire à Dieu en tant que Juge. Dieu le déclare juste sur la base de l’œuvre de Jésus-Christ et change définitivement son statut de criminel en celui de juste. Lorsqu’un enfant de Dieu pèche, il a affaire à Dieu en tant que Père. Dieu le châtie par amour dans sa conscience afin de l’amener à la repentance (2 Corinthiens 7. 8-10). Il s’agit d’une correction paternelle et non d’une condamnation juridique, un rapport filial dans lequel Dieu reprend ses enfants par amour afin de les rendre semblables à Lui et non un rapport légal dans lequel Dieu punirait les iniquités de ses enfants. Le rapport légal entre Dieu et le pécheur, quant à lui, est réglé une fois pour toute à la justification (Romains 8. 1). Voici comment l’Écriture sainte exprime cette belle vérité :
"Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ; Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ? Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice" (Hébreux 12. 5-11).
Le statut filial est fixe tandis que la relation filiale est dynamique. L’apôtre Jean nous rappelle que l’absence d’une confession continuelle des péchés indique l’absence d’une relation et d’une justification : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous » (1 Jean 1. 8). Au verset suivant, il assure ceux qui confessent leurs péchés en leur rappelant leur justification : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). L’apôtre indique immédiatement ensuite sur quelle base ce pardon ponctuel est accordé : « si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste » (1 Jean 2. 1). Le pardon de Dieu qui entretient notre relation avec Lui n’est pas une nouvelle justification, mais une réaffirmation de notre acceptation par Dieu en Jésus-Christ.
Revenons à la question initiale : Nos péchés affectent-ils notre justification ? Si nos péchés n’affectent pas notre justification, ils affectent cependant notre relation avec Dieu. Celle-ci peut souffrir lourdement des conséquences de nos péchés ; notre vie devient alors misérable puisque Dieu nous voile sa face, nous retire sa paix et ne nous permet pas d’éprouver la joie que nous ressentons lorsque nous nous savons sous son regard bienveillant (Psaumes 32. 3-4, 51. 7-12 ; Jacques 4. 5-10). Cette réalité nous indique combien la confession des péchés est importante. Elle doit être pratiquée sur une base régulière individuellement et en Église afin de ne pas permettre à notre relation avec Dieu de se détériorer. Dieu lui-même, parce qu’il nous aime, ne permettra pas que notre relation se détériore (Jean 10. 28-29 ; Romains 8. 38-39 ; Hébreux 12. 5-7).
Si l’absence de repentance et de confession des péchés est inquiétante parce qu’elle indique l’absence justification, il ne faut pas pour autant conclure que la justification dépend des confessions ultérieures à la conversion, c’est plutôt l’inverse. L’idée qu’un seul péché non confessé ruinerait le salut d’une personne n’a rien à voir avec la doctrine biblique de la justification. Le péché rémanent empoisonne la vie du chrétien, mais pas la grâce de Dieu ! "Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé !" (Romains 5. 20).
Qu’est-ce que la repentance pour la vie et le salut ?
La repentance qui mène à la vie est un don de Dieu par lequel le pécheur confesse son péché et s’en détourne afin de se tourner vers Christ pour le suivre dans l’obéissance. (Actes 26. 20).
Le fait que repentance et foi soient traitées séparément par la confession peut donner l’impression qu’elles apportent des grâces séparées. D’un côté il y aurait la foi qui sauve et de l’autre la repentance pour la vie et le salut, comme s’il s’agissait de bénédictions distinctes. En réalité, ces expressions réfèrent à la même chose : le salut et la vie éternelle en Jésus-Christ.
De plus, l’ordre dans lequel foi et repentance sont traitées ne signifie pas qu’il existe un ordre chronologique dans leur manifestation puisque, sans être identiques, elles sont simultanées (Matthieu 21. 32 ; Marc 1. 15). Maintenant que nous avons examiné la foi qui sauve, voyons comment la confession présente la repentance pour la vie et le salut.
Cette repentance salutaire est une grâce évangélique, par laquelle une personne, rendue sensible par le Saint-Esprit à la grande méchanceté de ses péchés, par la foi en Christ, s’en humilie, dans une tristesse qui vient de Dieu, une haine pour ces péchés et une extrême aversion de soi, priant pour le pardon, la force et la grâce, avec la résolution et la détermination de marcher devant Dieu, de façon qui lui soit agréable en toutes choses.
Tout comme la foi, la repentance qui conduit au Salut est un don de Dieu, une grâce évangélique. C’est par le Saint-Esprit qu’une personne est rendue sensible à sa propre méchanceté. Puis elle déclare que la tristesse du pécheur repentant vient de Dieu. Les Saintes Écritures confirment cette doctrine de la repentance comme un don de Dieu. Par exemple, le prophète Jérémie écrit, dans ses lamentations : « Fais-nous revenir vers toi, ô Éternel, et nous reviendrons ! » (Lamentations de Jérémie 5. 21). Le verbe revenir signifie ici repentir. Le prophète Zacharie annonce aussi que c’est Dieu qui suscitera la repentance de son peuple :« Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né » (Zacharie 12. 10).
Cet « esprit de grâce et de supplication » ne fut pas uniquement répandu sur les fils d’Israël, mais également sur les gentils à l’extérieur du peuple de Dieu. Les Actes des Apôtres nous rapportent ce don de la grâce divine aux non-juifs : « Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie » (Actes 11. 18). C’est de ce verset que vient l’expression « la repentance pour la vie » utilisée dans la confession de foi qui a été jointe à l’expression « repentance à salut » que nous retrouvons en 2 Corinthiens 7. 10. Ailleurs, Paul déclare qu’une telle repentance est un pur don puisqu’un serviteur du Seigneur « doit redresser avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité » (2 Timothée 2. 25).
Le fait que l’apôtre parle ici des « adversaires » nous indique pourquoi la repentance doit nécessairement être un don : puisque l’être humain naturel est un adversaire qui ne perçoit pas son état de péché, ni la gravité de ses transgressions (Ésaïe 44. 18-20 ; Romains 7. 9 ; 1 Corinthiens 2. 14 ; Éphésiens 2. 1, 4. 18). Puisqu’il est spirituellement aveugle et mort dans son péché, la repentance doit nécessairement lui venir comme un don et une grâce. Une fois régénéré, l’être humain perçoit alors sa pauvreté spirituelle, il invoque le Nom du Seigneur en se repentant et celui-ci le déclare heureux en le faisant héritier de son royaume (Matthieu 5. 3).
Maintenant, à quoi ressemble cette repentance que Dieu donne aux croyants ? La confession la décrit en deux temps. Premièrement, elle est une haine pour son propre péché et une aversion de soi (Ézéchiel 36. 31 ; 2 Corinthiens 7. 11). Nous pouvons décrire cet aspect de la repentance avec quatre mots clés qui commencent tous par la lettre R, tout comme le mot repentance. Il y a d’abord la reconnaissance de son propre péché (Psaume 51. 5-6). Ensuite, il y a le regret de son péché (Luc 18. 13). La repentance se poursuit dans le rejet du péché (Ésaïe 55. 7 ; Jean 8. 11). Et finalement, lorsque cela est possible, il y a la réparation du péché (Luc 19. 8).
Deuxièmement, puisque la repentance qui vient de Dieu est un changement de direction, elle vient avec un désir positif de plaire à Dieu en plus de l’abandon de ce qui lui déplaît. L’âme repentante cherchera non seulement le pardon de Dieu, mais aussi la force et la grâce de marcher résolument devant Dieu en Lui étant agréable (Psaume 119. 134 ; Éphésiens 5. 8-11 ; Colossiens 1. 10). Ces deux aspects, négatif et positif, constituent ce que nous appelons « une repentance crédible » et que l’Écriture désigne en parlant « du fruit digne de la repentance » (Matthieu 3. 8) et de « la pratique d’œuvres dignes de la repentance » (Actes 26. 20).
Une telle repentance ne mène pas au désespoir, mais à la vie et au salut. Ceci devient évident lorsqu’on compare l’exemple de Judas et celui de Pierre. Tous deux ont trahi Jésus, tous deux ont éprouvé une honte profonde et une aversion pour leur péché, mais Pierre seul s’est repenti tandis que Judas s’est suicidé. Nous voyons ici que la véritable repentance est distincte du simple regret, même si celui-ci va jusqu’au désespoir, puisque la repentance n’est pas seule : elle est accompagnée par la foi en la grâce et la miséricorde de Dieu. L’âme véritablement repentante ne cherche pas à imposer à Dieu les conditions de restauration ou à fixer le sacrifice nécessaire pour l’expiation. Non ! L’âme repentante envers Dieu se soumet aux termes qu’il a Lui-même fixés et dans le cas présent cela signifie accueillir l’Évangile. C’est pourquoi celui qui se repent vraiment ne peut pas rejeter la grâce de Dieu ; il s’en saisit et sa foi en l’Évangile est un signe de l’authenticité de sa repentance.
Dieu nous offre le Salut en Jésus seul
Le nom de Jésus signifie “Dieu Sauveur”.
Tous les êtres humains sans exception ont besoin d'être sauvés parce qu'ils ont péché et se sont opposés à la volonté de Dieu. En réalité, ils s'y opposent bien plus souvent, et ne pas se soucier de l'existence de Dieu, c'est déjà désobéir à Dieu.
Alors, Dieu a envoyé au monde un seul Sauveur : Jésus-Christ son Fils unique. Par le Seigneur Jésus-Christ, chaque être humain, qui croit et place sa confiance Lui seul pour être sauvé, reçoit le pardon de tous ses péchés, une vie nouvelle et être rendu heureux dès maintenant et pour l'éternité.
Des fondateurs de religion ont prêché le bien et formulé de sages préceptes, mais ils n'ont pas été capables de soulager les êtres humains du poids de leurs fautes, ni de les délivrer de la puissance du péché. Cela, aucun moraliste, philosophe ou mystique, ne peut le faire.
Le Seigneur Jésus-Christ n'est pas venu pour fonder une religion. Il n'enseigne pas aux êtres humains comment ils peuvent se délivrer par eux-mêmes. Mais Jésus délivre Lui-même du péché, du jugement et de la condamnation, tous ceux qui se repentent sincèrement de leurs péchés et mettent leur confiance en Lui. “Par le Nom de Jésus, quiconque croit en Jésus reçoit le pardon des péchés” (Actes 10. 43).
Venu par Amour pour secourir les êtres humains souffrant sous les conséquences du péché, Jésus-Christ “a passé de lieu en lieu, faisant du bien” (Actes 10. 38). Mais sa sympathie ne pouvait améliorer notre nature pécheresse, ni faire disparaître aucune de nos fautes. C'est pourquoi, sur la croix Jésus a donné sa vie sainte pour nous qui sommes coupables d'avoir péché contre le seul vrai Dieu. Jésus nous a aimés et s'est chargé de tous nos péchés comme si c'étaient les siens. C'est pourquoi, Il nous offre maintenant le pouvoir de vaincre le péché, et bientôt, nous en aurons une délivrance complète. Jésus l'a acquise au prix de son sacrifice sur la croix.
Une vie nouvelle en Jésus-Christ notre Sauveur
Dieu nous a créés dans un but merveilleux : Il veut que nous vivions à jamais avec Lui dans la joie, le bonheur et l'amour infini, dans sa parfaite Sainteté et sa Justice. Alors quel est le problème ? Beaucoup d'êtres humains ne veulent pas du parfait Amour et de la parfaite Justice du seul vrai Dieu, et ne savent pas comment vivre avec l'Amour et la Justice de Dieu. Pire, ils ne vivent dans ce monde que pour leur plaisir. Depuis le début au jardin d'Éden, les êtres humains ont désobéi à Dieu, ils ont refusé d'être guidés par Lui et ont rejeté Son amitié.
Même si nous êtres humains voulions vivre avec Dieu, à cause de nos péchés, nous étions incapables de par nous-mèmes de franchir le fossé qui nous séparait de Dieu notre Créateur. Nous n'étions ni parfaits ni saints. Nous ne méritions aucunement de vivre pour l'éternité avec le seul vrai Dieu trois fois Saint. Ce qui plus est, la parfaite Justice de Dieu exigeait qu'il y ait châtiment pour la désobéissance. Dans notre révolte contre Dieu notre Créateur qui est Lui-même la Vie, le châtiment naturel mérité est la mort, la mort éternelle. Oui, à cause de nos péchés, nous ne méritions pas de vivre avec Dieu à jamais.
Mais le plan du seul vrai Dieu ne peut être déjoué. À cause de son parfait Amour pour nous, Dieu veut nous sauver parfaitement du châtiment de la mort éternelle que nous méritons à cause de nos péchés. La parfaite Justice de Dieu exige que l'amende soit payée. Sa Justice exige la mort. Mais dans son Amour sans limite, Dieu nous offre la miséricorde et le salut. Comment donc satisfaire ces deux exigences ?
La Bonne Nouvelle : Jésus-Christ a payé l'amende pour nous. Ainsi, l'amour et la miséricorde de Dieu triomphe à jamais. Voilà le merveilleux don que Dieu nous a fait : nous sommes parfaitement sauvés si nous acceptons Jésus-Christ en tant que seul Seigneur et Sauveur de notre vie.
Que faut-il faire pour être sauvés ? Accepter le fait que nous avons besoin d'être sauvés. Nous reconnaissons que nous avons mal agi, que nous ne méritons aucunement de vivre éternellement avec Dieu. Nous reconnaissons que Jésus a payé l'amende pour nous. Nous ne voulons plus nous engager dans la voie de la désobéissance. Nous nous détournons de notre ancienne vie égoïste pour nous tourner vers Dieu et chercher à vivre une vie centrée sur son Fils Jésus-Christ. Nous Lui demandons de vivre en nous par le Saint-Esprit, de nous guider dans nos pensées et nos actions. Nous nous soumettons à son leadership et cherchons à Lui obéir puisque nous savons qu'Il est d'une telle sagesse et que Jésus a tant d'amour pour nous que tous ses commandements sont pour notre bien à long terme.
Selon la Bible, si quelqu'un vit en Christ, il/elle est une nouvelle création (2 Corinthiens 5 : 17), Il est enfant de Dieu, ses péchés étant tous effacés. Le Saint-Esprit nous donne une nouvelle vie. Nous n'avons pas à vivre seuls notre nouvelle vie par notre propre force, car c'est Dieu qui vit en nous, selon que nous le Lui permettons. C'est un changement complet : une nouvelle nature, une nature divine, naît en nous et croît. Nous ne vivons plus pour nous-mêmes, mais pour Christ.
Pour symboliser le début de leur nouvelle vie, les enfants de Dieu sont baptisés, c'est-à-dire ils sont immergés dans l'eau, illustrant ainsi la mort du vieil homme et la résurrection de l'homme nouveau. Nous suivons Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur.
Nous enfants de Dieu voulons obéir à Dieu, mais parfois, nous désobéissons à cause de notre nature humaine. La Bonne Nouvelle ? Dieu continue de nous aimer, car par le parfait sacrifice de Jésus et sa mort sur la croix, l'amende de toutes nos désobéissances est payé totalement. Nous sommes pardonnés, et non condamnés, et nous avons la merveilleuse espérance de vivre avec Dieu à tout jamais avec une joie et un amour incroyables au Ciel, au Paradis.
Tout comme Jésus a vécu la douleur et la tristesse dans sa vie ici-bas, les enfants de Dieu subissent également des épreuves dans cette vie. Parfois, nous nous débattons avec la pauvreté, la déception, la douleur, les blessures émotionnelles et la persécution. Malgré toutes nos épreuves, nous nous réjouissons face au salut que nous avons reçu en Jésus-Christ. Nous nous réjouissons face à l'Amour parfait et infini que Dieu nous a déjà montré. Notre vie, c'est celle de donner aux autres et nous cherchons volontiers à servir autrui comme notre Sauveur nous a sauvés
Le bonheur d'être pardonné
Bienheureux... ! Bienheureux... ! (Psaumes 32 : 1-2) Ainsi s'est exclamé le roi David après avoir reconnu son péché devant Dieu et reçu son pardon. Mille ans plus tard, l'apôtre Paul cite ces paroles pour faire partager ce bonheur à tous ceux que Dieu a pardonnés en Jésus-Christ (Romains 4 : 7-8). Près de deux mille ans ont passé encore et ce message est toujours d'actualité. Le vrai croyant en Jésus-Christ sait que ce bonheur n'est pas passagère, ni éphémère, c'est un sujet de joie quotidien que rien ne peut détruire, ni aujourd'hui, ni demain. C'est un trésor dont la mort même ne peut pas le priver. Au contraire, si la mort arrive, elle introduit le vrai croyant dans la présence du Seigneur Jésus-Christ qui a tout accompli pour nous donner gratuitement le pardon de nos péchés.
Pourrions-nous vivre dans la paix véritable sans connaître un tel bonheur ? Que celui qui ne connait pas encore ce bonheur d'être pardonné par le seul vrai Dieu viennent avec confiance au Seigneur Jésus-Christ pour recevoir le pardon de ses péchés. Être pardonné par Dieu implique que nous soyons conscients de nos péchés, que nous demandions pardon à Dieu, que nous acceptions le parfait sacrifice de Jésus pour nous, que nous nous détournons de nos péchés, et enfin que nous vivions notre vie d'une manière qui plait à Dieu et plus aimante envers notre entourage.
Dans les trois premiers chapitres de l'épître aux Romains, l'apôtre Paul prouve d'abord qu'il n'y a pas un seul juste et que tout le monde est coupable devant Dieu, vous et moi y compris. Puis il démontre que l’œuvre parfaite de Jésus-Christ, le Rédempteur, accomplie à la croix, répond à la culpabilité de quiconque s'approche de Dieu en Lui faisant confiance. A cause de Jésus-Christ, à cause de son sang versé sur la croix, Dieu qui est toujours parfaitement Juste, justifie des injustes : Dieu tient pour justes ceux qui, par la foi, s’approprient le sacrifice de Jésus-Christ pour le pardon de leurs péchés.
Qu'aucun être humain ne tarde à venir vers le seul vrai Dieu qui nous aime tous et qui veut nous pardonner en son Fils Jésus : Dieu accueille tout être humain qui reconnait ses péchés et qui met sa confiance en Jésus-Christ. Oui Dieu lui présente Jésus-Christ comme son seul Seigneur et Sauveur, son Grand Libérateur.
La double condition pour être sauvé
« Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée ; Il prêchait l’Évangile de Dieu et disait : Le temps est accompli et le Royaume de Dieu s’est approché: repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1. 14, 15)
« A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Apocalypse 1. 5-6)
Jésus commence son ministère. Le temps est accompli, le jour du salut est arrivé, le Roi apparaît, le Royaume est proche, il est déjà là ! Marc résume la prédication de Jésus-Christ par cette expression : l’Évangile du Royaume de Dieu, c’est-à-dire la Bonne Nouvelle du salut dont Dieu est l’auteur. Comment entrer dans ce Royaume, comment s’approprier les dons gratuits de l’Évangile ?
Se repentir et croire, voilà la double condition, entière et suffisante, pour être sauvé ! C’est se détourner de ses péchés pour embrasser par la foi tous les trésors de grâce qu’offre l’Évangile. Par la repentance, nous rendons gloire à Dieu, notre Créateur, que nous avons offensé par nos péchés. Par la foi, nous donnons gloire à Jésus-Christ notre Rédempteur, venu dans ce monde pour nous sauver parfaitement. Cette double condition est nécessaire pour vivre éternellement avec Dieu dans sa Gloire.
Réalisons ce qui s'est passé à Golgotha à propos de malfaiteurs cloués avec Jésus : « L’un des malfaiteurs qui étaient crucifiés l’injuriait en disant : N’es-tu pas le Christ, toi ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. Mais l’autre lui répondit et le reprit : Tu ne crains pas Dieu, toi ? Car tu es sous le même jugement. Pour nous, nous y sommes justement, car nous recevons ce que méritent les actes que nous avons commis; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il disait à Jésus : Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume » (Luc 23. 39-43).
Un des deux malfaiteurs crucifiés éprouve le sentiment de sa culpabilité devant Dieu et les hommes. Il reconnaît que son châtiment est mérité, mais que Jésus, Lui qui n’a rien fait de mal, a été condamné à tort. Il supplie le Seigneur Jésus de se souvenir de lui. Cet homme a compris que Jésus allait ressusciter et qu'Il régnera éternellement. Il croit dans une vie à venir. C'est pourquoi, Jésus répond au repentir et à la foi du malfaiteur en lui donnant l’assurance qu’il sera avec Lui dans le paradis ce même jour.
Cet exemple illustre, comme aucun autre, la réponse que Jésus attend de tous les êtres humains, oui de chaque être humain. Jésus invite tous les êtres humains à venir à Lui : « Le temps est accompli, et le Royaume de Dieu s’est approché : repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1. 15).
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