A propos de la Grâce de Dieu (2)
Nous sommes héritiers par la Grâce de Dieu :
« Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu » (Galates 4. 7).
Dans ce texte l'apôtre Paul dit, qu’en notre qualité de fils de Dieu, nous ne sommes plus esclaves, mais héritiers, et tout cela, uniquement par la Grâce de Dieu. Notre héritage céleste, la Gloire qui nous est réservée, n’est pas la récompense de quelque mérite que ce soit, mais uniquement la conséquence de la Grâce de Dieu qui a fait de nous ses fils.
La notion d’héritage est fréquente dans les épîtres (Romains 8. 17). Notre héritage n’a rien à voir avec ce que nous faisons, ou avec ce que nous ne faisons pas, mais, il a uniquement à voir avec notre position en Jésus-Christ. En dehors de Jésus, nous ne possédons rien. Par contre, en Jésus, nous avons été faits héritiers (Éphésiens 1. 11). L’héritage n’est pas un dû, mais un don. C’est une grâce qui nous est accordée.
Dans sa grâce infinie, Dieu nous confère la même part qu’à Christ, il fait de nous les cohéritiers de son Fils : « Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse » (Galates 3. 29). Nous sommes héritiers parce que Dieu nous a élus : « afin que… ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis » (Hébreux 9. 15).
Au jeune homme qui vient lui demander ce qu’il a à faire pour hériter la vie éternelle, Jésus répond au final : « … Viens, et suis-moi » (Luc 18. 22). En d’autres mots : Prends position pour Christ, crois en la Grâce qu’Il offre, aimes Le. C’est sur cette base que se trouve notre héritage : « Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-Il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu’ils soient riches en la foi, et héritiers du Royaume qu’Il a promis à ceux qui l’aiment ? » (Jacques 2. 5).
Dieu nous a choisis, Il nous a fait grâce et nous L’aimons en retour. C’est parce qu’Il nous a fait la grâce de l’adoption que nous L’aimons.
L’héritage est le résultat de la Grâce que Dieu nous accorde en son Fils Jésus : « Afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle » (Tite 3. 7). Ceux qui héritent, n’héritent pas à cause de leurs mérites, mais uniquement à cause de leur filiation.
La Grâce de Dieu nous délivre du pouvoir du péché :
“Le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce” (Romains 6. 14).
L’apôtre nous dit que la Grâce de Dieu ne nous apporte pas seulement le pardon de nos péchés, mais, elle nous délivre du pouvoir du péché. La loi donne un pouvoir au péché, la Grâce nous délivre du pouvoir du péché. La loi donne au péché le pouvoir de nous accuser et de nous accabler, mais la Grâce de Dieu nous apaise, nous restaure, et nous affranchit du pouvoir du péché.
Jésus savait que Pierre allait Le renier, mais, Il savait aussi que Pierre allait s’humilier et se repentir, c’est pourquoi, Jésus lui accorda la grâce d’être le premier messager de l’Évangile, aux juifs, lors de la Pentecôte, et le premier messager de l’Évangile aux païens, dans la maison de Corneille (Actes 2, et Actes 10). Jésus savait que ses disciples allaient L’abandonner, mais, Il les a bénis et envoyés pour qu’ils soient les messagers de l’Évangile. La Grâce de Dieu leur a permis d’entrer dans les projets de Dieu, étant délivrés de la condamnation.
Dieu sait tout de nos vies, notre passé, notre présent et notre futur. Dieu est prêt à nous pardonner et à nous faire confiance, grâce à la puissance libératrice de sa Grâce Toute-Puissante. Comment savons-nous si nous vivons dans la Grâce de Dieu, ou, si nous sommes des religieux sous la loi ? A cette question, la Bible nous donne une réponse claire : “Si je vis dans la Grâce de Dieu, le péché n’a plus de pouvoir sur ma vie, par contre, si le péché exerce son pouvoir sur ma vie, c’est que je ne suis pas dans la grâce, mais sous la loi” (Romains 6. 14).
Celui qui vit dans la grâce de Dieu peut dire : “Autrefois j’étais égoïste, violent, coléreux, rebelle, amer, centré sur moi, alcoolique, passionné par les jeux d’argent, aimant le plaisir et la luxure… Maintenant, je suis une nouvelle créature”. Il y a un avant et un après.
Avant que la Grâce de Dieu n’opère dans sa vie, le religieux Saul de Tarse était un violent, un persécuteur, il se joignait aux meurtriers ; mais, lorsque la Grâce de Dieu est venue dans sa vie, il est devenu une nouvelle créature en Christ, prêt à donner sa vie pour ses frères (Romains 9. 1-5).
Tandis que celui qui est esclave du péché a toujours besoin de découvrir la puissance de la Grâce de Dieu qui libère du pouvoir du péché.
La Grâce de Dieu nous enseigne :
L'apôtre Paul déclare que : “La grâce de Dieu, salut pour tous les hommes, nous enseigne à renoncer à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété” (Tite 2. 11-12).
Lorsqu’on va à l’école, nous sommes au contact d’enseignants dont le rôle central est de nous communiquer un savoir, une connaissance. L’enseignement est essentiel pour développer les capacités d’intelligence, de compréhension, d’adaptation, de survie etc... Au sujet du développement spirituel, de la compréhension de Dieu, de l’épanouissement dans la liberté des enfants de Dieu, nous avons droit à un merveilleux pédagogue.
Dans l’épître aux Galates, dont le thème central est celui de la grâce, l’apôtre Paul nous parle d’un autre pédagogue, ou précepteur nommé, la loi : “Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ… La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce précepteur” (Galates 3. 24-25).
Ainsi, l’apôtre Paul nous signale qu’il y a eu un changement d’enseignant. Le premier enseignant (la loi) a fait un excellent travail, mais, pour nous amener plus loin dans sa connaissance, Dieu nous a fourni un deuxième enseignant : la grâce.
Que nous enseigne la grâce ?
- Premièrement, la grâce nous enseigne que Dieu fait pour nous ce que nous ne pourrions jamais faire nous-mêmes : Notre salut. La Grâce de Dieu nous sauve de la condamnation alors que nous sommes par nous-mêmes incapables de nous sauver. “La grâce de Dieu est salut”.
- Deuxièmement, la grâce nous enseigne que Dieu fait pour les autres ce que nous ne ferions jamais pour eux. Dieu sauve tous les êtres humains, sans distinction. Nous, nous sélectionnerions les moins mauvais. Or, la Grâce de Dieu commence là où est celui qui est tombé le plus bas. Jésus fut appelé l’ami des publicains et des prostituées. Le dernier homme auquel Il offre le Paradis est un brigand mourant à ses côtés. “La Grâce de Dieu, source du Salut pour tous les êtres humains qui croient”.
- Troisièmement, la Grâce de Dieu nous enseigne à renoncer à des comportements et attitudes dont nous sommes incapables de nous débarrasser par nous-mêmes. La loi, et même la prison, n’ont pas pu changer les comportements d’un certain Onésime, esclave fugitif, mais, c’est la Grâce de Dieu qui lui a permis de renoncer à sa révolte (Philémon 10. 11). Nous pourrions citer Zachée (Luc 19. 1-10), la femme samaritaine (Jean 4), et tant d’autres, qui par la Grâce de Dieu ont vu leur vie changer radicalement. “Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines”.
- Quatrièmement, elle nous enseigne à vivre une forme de vie après laquelle nous soupirions sans pouvoir y parvenir, une vie de pardon, de paix, de joie et d’amour… “Elle nous enseigne à vivre selon la sagesse, la justice et la piété”.
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A LIRE AUSSI : A propos de la Grâce de Dieu (1) ; A propos de la Grâce de Dieu (3)
A propos de la Grâce de Dieu (1)
La source de la grâce de Dieu :
“Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur !” (2 Pierre 1. 2).
Ce verset souligne le fait que l’expérience de la grâce est impossible en dehors d’une relation personnelle avec Dieu par Jésus-Christ. La grâce découle inévitablement de la connaissance de Dieu et d’une expérience authentique avec Jésus-Christ.
S’il n’y a pas d’expérience de base, s’il n’y a pas un vécu personnel d’une rencontre avec Dieu, alors comment pourrions-nous témoigner de ce qu’Il est, de ce qu’Il fait ?
Si notre connaissance de Dieu n’est qu’intellectuelle, et si elle n’est pas descendue dans le cœur, si elle n’a pas bouleversée notre vie, nous serons facilement gagnés par le légalisme religieux. Par contre, une expérience qui nous permet de découvrir l’Amour de Dieu, qui nous fait entrer dans une vie nouvelle, va produire en nous une source intarissable de grâce.
Nous étions perdus, enfoncés dans notre péché, méprisables, et parfois nous méprisant nous-mêmes, mais, Dieu est venu vers nous, Il nous a accueillis comme le père a accueilli son fils prodigue. Dieu nous a tendu sa main secourable et sa Grâce a surabondé là où le péché avait abondé. Nous avons fait l’expérience du pardon absolu de Dieu et de son Amour sans condition. Une source de paix a commencé à jaillir dans nos cœurs, car la Grâce de Dieu a envahi notre âme.
Pour que cette Grâce ne tarisse pas, pour qu’elle soit multipliée, il suffit de croître dans la connaissance de Dieu et de son Fils Jésus-Christ. Or, cette connaissance découle de notre communion avec Lui.
Notre légalisme naturel ou irraisonnable peut facilement étouffer la source de la Grâce de Dieu. Seule notre intimité avec Jésus nous ramène constamment vers la Grâce. Voyons ces religieux prêts à lapider la femme adultère. Mais, auprès de Jésus, leur légalisme s’éteint et la Grâce de Jésus-Christ triomphe.
L’Évangile de la Grâce de Dieu :
“Je ne fais aucun cas de ma vie… pourvu que j’accomplisse… le ministère… d’annoncer l’Évangile de la Grâce de Dieu” (Actes 20. 24).
L'apôtre Paul considère que l’annonce de la Bonne Nouvelle de la Grâce de Dieu est une priorité absolue. Il est prêt à payer de sa propre vie, pour que cet objectif soit atteint. Quelques années plus tard, lorsqu’il voit que les croyants de Galatie se sont écartés de cet Évangile, Paul leur fait part de son étonnement : “Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile” (Galates 1. 6). Il y a donc l’Évangile de la Grâce de Dieu, et d’autres évangiles.
Parmi ces autres évangiles, il y a l’évangile de la prospérité, annonçant des choses agréables (2 Timothée 4. 2-5). Le jour viendra, dit l'apôtre Paul, où les gens se détourneront de l’Évangile de la grâce, car ils auront envie d’entendre des choses agréables. Ce jour est déjà là, avec ceux qui prêchent cet évangile annonçant la prospérité, la réussite matérielle, le bien-être assuré, et tout cela sans repentance. Cet évangile tourne le dos au fondement du Message de la Grâce de Dieu qui repose sur la prédication de la croix, laquelle conduit à la repentance.
Il y a aussi celui des œuvres et des mérites, où l’être humain cherche à se justifier lui-même. Or, la grâce ne peut opérer que si nous nous reconnaissons pécheurs devant Dieu notre Créateur qui est Saint. La grâce est pour ceux qui, conscients de leurs péchés, considèrent avec humilité le prix payé par Jésus à la croix.
Certains mettent en opposition le Message de la Grâce avec celui de la croix. Les deux vont ensemble. Il n’y a pas la grâce là où la croix n’est pas opérante. L’Évangile de la Grâce ne peut donc être séparé du Message de la croix.
Ceux qui commettent cette erreur confondent le message de la croix avec celui des œuvres, des mérites, des efforts personnels, des pénitences, du légalisme religieux, comme le faisaient les Galates.
Justifiés par la Grâce de Dieu :
“Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ” (Romains 3. 24).
Dans le sermon sur la montagne, Jésus déclare : “Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux” (Matthieu 5. 20). Ici, Jésus nous rappelle qu’il y a une première forme de justice, celle des scribes et des pharisiens, basée sur la pratique rigoureuse de l’interprétation qu’ils font de la loi. Et il y a une deuxième forme de justice, celle qui doit surpasser la Justice des hommes religieux. Quelle est cette deuxième forme de justice ? C’est celle mentionnée par l'apôtre Paul écrivant aux croyants de Rome : "la Justice qui est offerte par la grâce de Dieu". C’est dans cette forme supérieure de justice que nous sommes invités à entrer.
Pour être justifiés, les religieux se reposent sur leurs œuvres personnelles. C’est une justice fondée sur telle ou telle pratique religieuse observable par tous. C’est une justice que l’on peut étaler à la vue des autres. Jésus condamne cette attitude : “Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux” (Matthieu 6. 1). Cette justice, reposant sur les efforts de l’être humain, conduit à l’autosatisfaction, et donc à l’orgueil parfois teinté d’hypocrisie.
Pour être justifiés, les disciples de Christ se confient dans la Justice que Jésus leur offre et qui découle de son œuvre à la croix. Dans ce cas, c’est renoncer à se justifier soi-même, et accepter par la foi d’être revêtu de la Justice de Christ. Cette Justice est basée non sur ce que nous faisons, mais sur ce que Jésus a fait pour nous. Cette Justice est imméritée, c’est une grâce qui nous est accordée gratuitement. Elle nous conduit à l’humilité et à la transparence. Elle nous garde de juger les autres par rapport à ce qu’ils font ou ne font pas, mais elle nous conduit à les aimer en sachant ce que Jésus a fait pour eux, comme pour chacun de nous.
La promesse qui nous est faite concernant la pratique de cette Justice de qualité supérieure, c’est que nous entrerons dans le Royaume des cieux. Ne nous imaginons pas qu’il soit uniquement question, ici, du Royaume dans lequel nous entrerons au moment de notre décès ; non, il est question d’entrer, de notre vivant, dans une qualité de vie supérieure basée sur une relation de paix avec Dieu.
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A LIRE AUSSI : A propos de la Grâce de Dieu (2) ; A propos de la Grâce de Dieu (3)
Nous sommes véritablement sauvés
Quand quelqu’un naît de nouveau, il devient un enfant de Dieu. Ses péchés sont pardonnés, et il est sauvé de la Sainte Colère de Dieu. Dieu veut que tous Ses enfants sachent sans l’ombre d’un doute qu’ils sont des enfants de Dieu, et qu’ils ont déjà la Vie Éternelle.
Sauvé ! Sauvé ! Je suis sauvé ! Tel est le cri de triomphe que l'Évangile arrache à tout cœur qui l'a véritablement reçu. Oui, nous les enfants de Dieu, nous sommes véritablement :
- sauvés : parce que Dieu nous a tant aimé qu'il a donné son Fils unique Jésus-Christ pour nous (Jean 3. 16a) ;
— sauvés : parce que Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, a donné sa vie en rançon pour nous (1 Timothée 2. 6) ;
— sauvés : parce que le Saint-Esprit témoigne à notre esprit avec un grand cri que nous sommes enfants de Dieu (Romains 8. 16) ;
— sauvés : parce que toutes les promesses de Dieu sont oui et amen en Jésus-Christ (2 Corinthiens 1. 20) ;
— sauvés : parce que la foi, l'amour, l'espérance, que la Parole toute-puissante de Dieu inspire à nos cœurs, sont, non pas des efforts de l'âme humaine, mais des vertus célestes que rien au monde ne peut détruire ;
— sauvés, disons-nous, et à jamais sauvés, parce que le Don de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur (Romains 6. 23b).
Une des façons par lesquelles nous savons que nous sommes sauvés, c’est par la Parole de Dieu que le Saint-Esprit rend vraie pour nous et en nous. En lisant la Bible ou en entendant son Message, c'est Dieu qui nous parle directement. Nous voyons que Jésus-Christ a déjà payé la peine de nos péchés. Nous voyons que nous avons en Jésus-Christ le pardon de nos péchés.
Le Saint-Esprit se sert de la Parole de Dieu pour nous montrer que nous sommes sauvés.
Ce qui s’est produit, c’est simplement ceci : le Saint-Esprit a rendu la Parole de Dieu vraie pour nous et en nous. Le Saint-Esprit se sert de la Parole de Dieu pour nous sauver parfaitement une fois pour toutes, et continuellement. Le Saint-Esprit s’en sert également aussi pour nous donner l’assurance de notre Salut une fois que nous sommes sauvés.
Oui, pour parvenir à l'assurance absolue du Salut, l'Évangile nous invite, non à regarder à nous-mêmes ou à notre passé rempli d'iniquités, ou à un avenir dont nous nous interrogeons avec effroi ; mais tendrement et instamment, l'Évangile nous presse de ne regarder qu'à Dieu et à son merveilleux Don ; à Jésus et à son Œuvre parfaite ; au Saint-Esprit et à Ses grâces ; à la Parole du pardon et à Ses promesses ; à la loi de Dieu et à sa Justice ; à l’Amour de Dieu et à ses miracles ; à l'Espérance et à ses gloires !
L’Évangile est important pour l’expansion du Royaume de Dieu
L’Évangile est important pour la vie de l’Église, parce que l’Église gagne ses membres par l’Évangile. La première mission de l’Église est d’apporter l’Évangile aux perdus. Avant l’Ascension de Jésus-Christ au Ciel, Il a donné un ordre à ses disciples : « Tout pouvoir m’a été donné dans le Ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28. 18-19). Dans les Évangiles selon Marc et selon Luc, cela ne pouvait être accompli qu’en prêchant l’Évangile : « Allez par tout le monde, et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16. 15-16) ; « Ainsi, il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem » (Luc 24. 46-47).
Une fois que les hommes et les femmes, les garçons et les filles entendent l’Évangile et y répondent par la repentance et la foi au Seigneur Jésus-Christ, ils doivent être ajoutés à l’Église par le baptême. Le mot « Évangile » signifie simplement « Bonne Nouvelle » : Dieu a envoyé, ici-bas sur terre, son Fils Jésus-Christ, qui a vécu dans ce monde, tout en étant sans péché, et qui mourut sur la croix pour nous sauver parfaitement de tous nos péchés. Jésus a été le seul à naître sans péché, et Il a mené une vie parfaitement juste. Par conséquent, la mort n’avait aucun droit sur Lui. Pourtant, Jésus a livré sa vie pour nous, car Il est notre Substitut. Sur la croix, Dieu L’a puni pour des péchés qu’il n’a jamais commis, afin que sa Justice puisse devenir la nôtre, si nous plaçons toute notre confiance en Lui Jésus. Comme l’a dit l'apôtre Paul : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5. 21). Jésus est ressuscité d’entre les morts, et c’est la preuve que Dieu a été satisfait du paiement qu’Il a effectué en notre nom. La mort, qui est le salaire du péché (Romains 6. 23), a été entièrement payée, et donc totalement vaincue par Jésus. Ensuite Jésus est monté au Ciel, d’où Il a envoyé le Saint-Esprit pour convaincre les perdus de péché, et les convertir par l’annonce de l’Évangile. Aussi, Jésus va bientôt revenir chercher son Église.
L’œuvre salvatrice du Saint-Esprit consiste à vivifier les âmes mortes. Il transforme nos cœurs et fait de nous de nouvelles créatures en Christ. Nous haïssons les péchés que nous aimions auparavant, et nous aimons la Sainteté que nous méprisions autrefois. Nous sommes transformés et désormais prêts à devenir pour l'éternité membres de l’Église du Seigneur Jésus-Christ. Et sans l’Évangile, il manque aux êtres humains la nourriture spirituelle dans laquelle Dieu forme de véritables chrétiens susceptibles de devenir des membres authentiques de l’Église. L’Évangile est vital pour la vie de l’Église.
L’apôtre Jacques a écrit : « Il nous a engendrés selon sa volonté, par la Parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures » (Jacques 1. 18). L’apôtre Pierre a déclaré : « Vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la Parole vivante et permanente de Dieu » (1 Pierre 1. 23). Ainsi, le Saint-Esprit utilise la Parole de Dieu pour nous amener au Salut et nous introduire dans le Royaume de Dieu. Le cœur du Message de l’Évangile, c’est la Vie de Jésus-Christ, sa Mort, Son ensevelissement et sa Résurrection, pour notre bénéfice. Si nous perdons de vue ce message, nous perdons les moyens de Grâce par lesquels Dieu ajoute à son Église, déjà sur terre, de vrais citoyens de son Royaume.
Le seul Dieu Rédempteur
Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car, il y a un seul Dieu, et aussi un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ Homme, qui s'est donné Lui-même en rançon pour tous (1 Timothée 2. 4-6a).
On entend des personnes dire souvent que Dieu, s’il existe, est un Dieu injuste parce qu’il permet la souffrance et l’injustice parmi les êtres humains. Pourquoi n’intervient-Il pas pour empêcher les guerres et les massacres qui tuent chaque année des milliers de personnes dans le monde ? D’autres pensent plutôt que Dieu est le Dieu de colère qui attend impatiemment le jour du jugement pour régler ses comptes avec le genre humain.
L'être humain souffre de ne pas connaître le seul vrai Dieu, pour ce qu’Il est réellement. C’est ce que Jésus voulait dire lorsqu’Il s’adressait aux pharisiens : « Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas. Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? » (Jean 8. 45-46). Dans ce texte, Jésus reprochait aux pharisiens d’avoir de Lui une autre idée de ce qu’Il est en réalité. Et pourtant, Dieu notre Créateur, est réellement différent de l’image que beaucoup d'êtres humains ont de Lui dans ce monde.
Comme cela s'est dit plus haut, l’image d’un Dieu en colère hante l’imaginaire de la plupart des êtres humains de notre génération. Pour beaucoup d'êtres humains, ce Dieu de colère apparaît comme un être dépassé, voire même dangereux. Mais voilà, c’est là tout le problème, quel est le vrai caractère de Dieu ? Seule la Parole de Dieu peut répondre précisément à cette question. On ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de Jugement de la part de Dieu lorsque la fin du monde arrivera, mais simplement qu’au-delà de ce Jugement, Dieu aime les êtres humains et veut que personne ne se perde, Dieu veut que chacun des êtres humains soit sauvé. « Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde » (Jean 12. 47).
« Non, la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre » (Ésaïe 59. 1). Dieu connaît la condition pécheresse des êtres humains. Son premier réflexe n’est pas de les condamner, mais de les sauver parfaitement de leur terrible condition. Toute la Parole de Dieu est semblable à un long cantique dans lequel Dieu exprime tout son Amour pour les êtres humains. L’œuvre de Jésus-Christ à la croix n’est rien d’autre que l’ultime preuve de son Amour. Dans l’Évangile de Matthieu, Jésus pleure sur Jérusalem en disant : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! » (Matthieu 23. 37).
« Vous ne l'avez pas voulu » : Cette courte phrase résume assez bien tout le problème de la plupart des êtres humains pécheurs envers Dieu : « L’être humain pécheur ne veut pas de Dieu. Parce que plusieurs sont soumis à l’esprit mensonger de notre temps, ils diront que l’être humain a le droit de refuser cette relation avec Dieu. Personne n’a le droit de forcer qui que ce soit à faire quoi que ce soit ». Si cette pensée s’avère juste dans son application entre les êtres humains, elle ne peut cependant pas s’appliquer à Dieu en sa qualité de Créateur. Nous sommes sa création et Lui seul connaît les issues de la vie. Dieu notre Rédempteur, sauve quiconque croit en Lui et se confie en l’œuvre parfaite de Jésus-Christ, Dieu lui donne la Vie Éternelle et une place dans sa gloire au Paradis. Refuser le parfait Salut en Jésus-Christ équivaut à se juger soi-même digne du terrible Jugement en Enfer. Et ce Jugement n’est pas le fruit d’une quelconque méchanceté de la part de Dieu, mais bien de notre propre refus d’être sauvé par le seul moyen de salut que Dieu a établi.
« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Pour nous qui étions perdus dans nos fautes, Jésus nous redonna de la valeur. Il donna sa propre vie, sur la croix, pour que chaque être humain qui se repent de ses péchés et qui se confie en Lui soient sauvés pour l'éternité. Jésus est notre Rédempteur, Celui qui nous rachète. Il a estimé que nous avions de la valeur, bien que nous ayons gâché notre vie en refusant de Lui obéir et de faire confiance à Lui, à Dieu notre Père céleste. En réalité, Jésus est venu et a donné sa vie pour nous sur la croix, Il a échangé sa vie contre la nôtre, Il nous a rachetés. Il a vécu une vie de confiance en Dieu, et Il a enduré la mort qu’il ne méritait pas. Mais, Jésus l’a subi, par Amour pour nous tous. Jésus s’est donné pleinement pour nous, afin de pouvoir être, comme le dit la Bible, notre Rédempteur, Celui qui vient à notre secours. AMEN !
Comment sortir de la prison du péché
« Si donc le Fils vous affranchit, vous serez véritablement libres » (Jean 8. 36).
Tout le monde veut être libre. Les libertés d’expression, de pensée, de religion et de presse, sont fondamentales pour de nombreuses sociétés dans le monde d’aujourd’hui. La société a jugé nécessaire de restreindre la liberté des contrevenants, afin de permettre aux autres de jouir de leur liberté légitime. C’est la raison pour laquelle les prisons existent. Les personnes qui enfreignent les lois du pays peuvent très bien se retrouver dans une prison au sens propre.
Les gens sont-ils vraiment libres tout en jouissant des libertés mentionnées ci-haut, ou beaucoup d’entre eux se trouvent-ils dans un autre type de prison ? La Bible nous enseigne que les gens peuvent être dans l’esclavage même lorsqu’ils recherchent la liberté. Une personne qui dit un mensonge devient esclave de ce mensonge, et est souvent amenée à mentir à nouveau pour couvrir la première fausseté. Les personnes qui se mettent à fumer, à boire ou à se droguer découvrent plus tard, lorsqu’elles souhaitent arrêter, qu’elles en sont incapables. Beaucoup d’autres ont rompu leurs vœux de mariage pour le plaisir et se sont retrouvés sans plaisir, ni famille. Ce sont là des exemples de l’esclavage qu’entraîne le péché.
L’esclavage au péché est universel puisque tout le monde naît dans le péché. La Bible nous dit : « puisque tous ont péché, et sont privés de la Gloire de Dieu » (Romains 3. 23) ; Voir aussi Romains 3. 10. Et aussi : « Ne savez-vous pas que si vous vous rendez esclaves de quelqu’un pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez ; soit du péché pour la mort, soit de l’obéissance pour la justice ? » (Romains 6. 16). Oui, tant que nous sommes encore dans nos péchés, nous sommes dans une prison spirituelle.
Comment pouvons-nous en être libérés ? La vraie liberté, le vrai bonheur, la libération de la crainte, la libération de la culpabilité et de la condamnation, ne peuvent venir que lorsque nous sommes en paix avec Dieu et que nos vies soient en accord avec sa volonté. L’esclavage, en revanche, est le résultat de la quête de la fausse promesse de liberté de Satan. Revenons aux paroles de notre Sauveur, Jésus-Christ : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’Il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé » (Luc 4. 18).
Pour être délivrés du péché, nous devons tout d’abord admettre que, sans Jésus-Christ, nous sommes pécheurs et dans l’esclavage du péché. Nous devons alors nous repentir de tous nos péchés. La repentance comprend la tristesse pour nos péchés, ainsi que le fait de s’en détourner. Cela peut sembler difficile, ou presque impossible pour quelques-uns. Si nous faisons un effort honnête, et que nous prions Dieu pour de l’aide et pour le pardon des péchés, le Seigneur nous conduira pas à pas vers une conversion du cœur. Nous devons accepter la délivrance et le pardon par le sang de Jésus par la foi. Nous lisons dans la Bible : « En qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés » (Colossiens 1. 14). Voir aussi Romains 3. 24-25. Romains 5. 1. Romains 6. 23. Actes 3. 19. et Jean 3. 3.
Quels sont les effets de cette liberté spirituelle ? Lorsque quelqu’un est vraiment né de nouveau comme décrit ci-dessus, ses péchés sont lavés, et il a une conscience libre. Il a maintenant le pouvoir contre les désirs pécheurs. Au lieu de céder aux tentations, il est maintenant capable de résister aux désirs de la chair. Il vit une nouvelle vie en Christ et ses buts sont différents. Au lieu de vivre uniquement pour se faire plaisir, il cherche maintenant à plaire à Dieu et à aider les autres. Son discours et son utilisation du temps sont différents. Il se réjouit devant les défis d’une vie qui a maintenant un but et un sens. Mieux encore, cette liberté lui apporte l’assurance d’une vie éternelle au Ciel. Même dans les confins d’une prison naturelle, cette liberté d’esprit et de cœur peut être une réalité. Nous lisons : « Si donc quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5. 17). Voir aussi Galates 5. 13.
Ceux que Dieu a déclarés justes
Nous sommes justifiés par la Grâce de Dieu, par le moyen de la foi en Jésus, en acceptant dans notre cœur le Seigneur Jésus-Christ qui a versé son sang à la croix pour nous laver et nous purifier de tous nos péchés. Nous sommes justifiés et déclarés justes, au moment même de notre Salut. La justification ne nous rend pas justes, mais elle nous déclare justes. Notre justice vient du fait que nous plaçons notre foi dans l’œuvre parfaite que Jésus-Christ a accomplie sur la croix. Son parfait sacrifice couvre notre péché et permet à Dieu de nous considérer parfaits et sans tache. En tant que croyants en Jésus-Christ, nous sommes en Christ, et Dieu nous voit au travers de la Justice du Christ quand Il nous regarde. Cela répond à la demande de perfection de Dieu ; et par conséquent, Il nous déclare justes, Il nous justifie.
La Bible nous montre quelques traits de caractère que l'être humain qui est déclaré juste doit manifester :
- Le juste demeure ferme dans sa voie (Job 17. 9).
- Le juste est compatissant et donne (Psaume 37. 21).
- Le juste cherche un refuge en l’Éternel (Psaume 64. 11).
- Le juste célèbre le Nom de l’Éternel (Psaume 140. 14).
- Le juste augmente son savoir (Proverbes 9. 9).
- Le juste marche dans les voies de l’Éternel (Osée 14. 9).
Notre responsabilité est de nous maintenir dans la Justice de Dieu en nous gardant purs (Éphésiens 5. 3) dans notre marche chrétienne. Le cœur du juste est prompt à reconnaître ses péchés, en cherchant le pardon auprès du Seigneur Jésus. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner » (1 Jean 1. 9)
Le fait d’avoir été justifié pour toujours relève de la Grâce de Dieu, mais le fait d’y demeurer dépend aussi de notre comportement, de nos actions et de nos choix.
De nombreuses bénédictions sont pour le juste « car les voies de l’Éternel sont droites, les justes y marcheront » (Osée 14. 9). Seigneur, ouvre nos yeux pour que nous pratiquons ta justice et que nous marchons dans tes voies !
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Selon la Bible, ceux que Dieu déclare justes sont ceux qui placent leur foi en Jésus-Christ, et qui reçoivent gratuitement sa Grâce. Cette justification n'est pas acquise par des œuvres, mais par le moyen de la foi, permettant à des pécheurs d'être réconciliés avec Dieu. Ils sont ainsi considérés comme irréprochables par la Justice divine. Oui, nous sommes déclarés justes par :
• La foi, comme seul moyen : La Justice de Dieu s'obtient par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient en Lui.
• Le Don gratuit de Dieu (la Grâce) : Les êtres humains sont déclarés justes gratuitement par sa Grâce, non par leurs propres mérites.
• La substitution : Jésus a payé pour le péché, permettant à Dieu de déclarer justes les coupables.
• Le rôle de la foi : Ce n'est pas une simple croyance, mais une confiance en la Souveraineté de Jésus.
• La conséquence : Ceux que Dieu déclare justes deviennent des "nouveaux" êtres nés de Dieu, conformes à l'image du Christ, et destinés à la Vie Éternelle.
En somme, le juste est celui que Dieu estime comme tel selon la Justice même de Dieu, de Jésus, et non selon la justice humaine. Amen !
La vraie repentance envers Dieu
L'apôtre Paul, debout au milieu de l'Aréopage en parlant aux Athéniens dit : « Dieu, sans tenir compte des temps d'ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu'ils aient à se repentir » (Actes 17. 30).
La nécessité de la "repentance" :
La repentance est d'une nécessité et d'une importance capitales. Comme Judas Iscariote (voir Matthieu 27. 3-5), une personne peut bien avoir des "remords", mais sans jamais se "repentir". Puisque Dieu fait maintenant adresser à l’être humain ce message : « Repentez-vous ! », il est indispensable de bien comprendre ce que signifie réellement "se repentir".
La différence entre le remords et la repentance :
La repentance, ce n’est pas le remords, et le remords sans la repentance, ni la foi en Dieu, ne sert à rien. Comme le Seigneur Jésus disait à propos des principaux sacrificateurs et des anciens d’Israël : « …et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite "repentis" pour "croire" en Lui »" (Matthieu 21. 32).
Le mot grec pour "avoir du remords", est la combinaison de deux autres mots, "méta" (qui signifie d’après, en conséquence) et "mélomaï" (qui signifie avoir du souci) ; et il signifie "être soucieux à cause de, être triste au sujet de, regretter". En soi, il ne s’y cache aucun sens mauvais. L'apôtre Paul l’utilise pour décrire son inquiétude après avoir écrit sa première lettre aux Corinthiens (voir 2 Corinthiens 7. 8). Mais avoir du "regret" sans rien d’autre, ne sert à rien ; s’il n’est pas véritablement une tristesse "à repentance", laquelle implique un changement de pensée et de vie (2 Corinthiens 7. 9).
L'apôtre Pierre lui-même avait ressenti précédemment cette tristesse selon Dieu quand, remué par le regard du Seigneur Jésus, il sortit en pleurant amèrement ; cette tristesse l’a ramené au Seigneur Jésus, tandis que, au contraire, Judas Iscariote n’a eu que du remords, et cela ne l’a conduit qu’au suicide.
La repentance est quelque chose de plus profond que le remords. À l’occasion d’un mauvais comportement ou d’une mauvaise action, le remords peut avoir sa place ; mais, devant une mauvaise position ou une mauvaise attitude ou un état fâcheux, la repentance est nécessaire. C’est pourquoi, la Parole de Dieu demande à l’être humain pécheur de se repentir, parfois aussi au croyant tombé dans un mauvais état (Apocalypse 2. 5). Le mot grec pour "repentance" (métanoia) se compose aussi de deux mots, de nouveau la préposition "méta" (qui signifie, "d’après", "en conséquence"), et le mot "nous" (qui signifie, sens, état d’esprit), c’est à dire le siège des sentiments moraux et des pensées morales. Littéralement, la repentance signifie les "sentiments d’après", un changement de pensées. Ce changement de pensées est lié, comme nous l’avons vu, à une profonde tristesse de l’âme, et il inclut l’action de se détourner du péché, et de se tourner vers Dieu avec foi.
La nécessité de la repentance :
La repentance n’est pas seulement un changement de pensée, elle signifie beaucoup plus. Véritablement, la repentance, c’est prendre le parti de Dieu contre soi-même, ce qui n’est pas une mince affaire.
Les Juifs avaient crucifié Jésus-Christ. Devant ce péché d’une profondeur insondable, ils devaient maintenant éprouver des sentiments selon Dieu. Ils devaient être amenés au point de se juger eux-mêmes, eux et leurs voies, et de s’en détourner.
Il n’en va pas autrement aujourd’hui pour le pécheur. Devant sa culpabilité, il faut qu’il ressente tristesse et douleur. Certes, ce qui est déterminant pour le Salut du pécheur, ce n’est pas le degré de repentance, ni la profondeur avec laquelle il a senti la culpabilité de son péché, mais, fondamentalement, il faut que la repentance soit présente ; c'est-à-dire la "repentance" envers Dieu et la "foi" au Seigneur Jésus (Actes 20. 21), Lui Jésus que Dieu a livré pour nos péchés. Oui, l'apôtre Paul « insistait, auprès des Juifs et auprès des Grecs, sur la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus Christ » (Actes 20. 21).
Déjà au jour de la Résurrection, le Seigneur Jésus avait donné aux disciples la mission de prêcher en Son nom la repentance et la rémission (ou pardon) des péchés (Luc 24. 47). C’est ce que l'apôtre Pierre déclare ici en Actes 2. 38 : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit ». Qu’il est beau de voir cette liaison entre la repentance et la rémission des péchés ! Mais le chemin de la foi commence par la repentance. C’est pourquoi, elle est appelée "la repentance pour la vie" (Actes 11. 18). Dieu la "donne", tout en sommant le pécheur : « Repens-toi ! ». C’est aussi le premier point de la réponse de Pierre à ses frères juifs. C’est pourquoi, il est regrettable qu’aujourd’hui, des évangélistes traitent souvent la repentance de manière très superficielle.
Il est frappant que Pierre, dans ce cas, ne dise absolument rien de la nécessité d’avoir la foi. En contraste avec cela, l'apôtre Paul ne mentionne pas la repentance au geôlier de Philippe : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta maison » (Actes 16. 31). Pourquoi cette différence ?
Le geôlier avait été manifestement convaincu de péché par les événements grandioses de la nuit, et c’est pourquoi, il se jeta en tremblant aux pieds de Paul et Silas avec un ardent désir d’être sauvé. Il put entendre la réponse immédiate de la Grâce de Dieu : « crois au Seigneur Jésus… ». Nous n’avons pas à commencer par prêcher la repentance à un pécheur repentant et effondré. Il est déjà brisé. Le geôlier et les siens écoutèrent alors la Parole du Seigneur que leur apportaient les deux serviteurs de Dieu. Les versets suivants (Actes 16. 33-34) démontrent pleinement sa repentance et, ce qui s’y rattachait, un demi-tour personnel d’avec ses mauvaises voies.
En contraste avec ce geôlier, l’auditoire juif de Pierre, comme nous l’avons déjà vu, a été conduit à la foi au Seigneur Jésus. Pour eux qui avaient ouvertement rejeté le Seigneur Jésus, ce qui était important était d’avoir à ce sujet les sentiments convenables, et de se placer ouvertement du côté du Crucifié en reconnaissant leurs mauvaises actions. Cela devait avoir lieu par le moyen du baptême au Nom de Jésus Christ.
Le Salut que Dieu nous offre en Jésus son Fils unique
Le Salut est le fait d’être sauvé du juste Jugement que Dieu réserve au pécheur. Tous ceux qui pèchent, pèchent contre le seul vrai Dieu de l'Univers et s’exposent à son Jugement, car Dieu est Saint. Ce Jugement est la damnation par laquelle Dieu condamne dans l’Enfer éternel tous ceux qui rejettent ou négligent son parfait Salut en son Fils Jésus, et qui L’offensent en enfreignant sa Loi. Cela ne veut pas dire que Dieu est injuste, mais cela démontre sa Sainteté et sa parfaite Justice. Dieu doit punir le pécheur. Néanmoins, Il a fourni une échappatoire pour que les êtres humains qui croient et qui se repentent de leurs péchés, n’aient pas à subir son juste Jugement éternel.
Oui, le principe du Salut est le suivant : tous, nous avons péché contre le seul vrai Dieu trois fois Saint, et nous méritons d’être jugés. Mais Jésus, qui n’a jamais péché (1 Pierre 2. 22), qui a accompli la Loi de Dieu à la perfection (ce qui Le rend parfaitement Saint et Juste aux yeux de Dieu), accepta volontairement de porter tous nos péchés, et de subir sur la croix la Colère de Dieu contre nos péchés.
Lorsque les chefs juifs corrompus ont fait pression pour crucifier Jésus, Dieu a fait de cette crucifixion l’instrument permettant de transférer tous les péchés du monde entier sur son Fils Jésus (voir 1 Pierre 2. 24, 1 Jean 2. 2). C’est à ce moment-là que Jésus est devenu péché pour nous. « Celui qui n'a point connu le péché, Il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en Lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5. 21).
Rappelons-nous ceci : aucun pécheur ne peut satisfaire Dieu parfaitement et ne peut présenter un sacrifice parfait à Dieu. Seul le Dieu incarné, Jésus-Christ, en est capable. Jésus, qui est Dieu et parfaitement Saint et Juste, est mort pour nous et Il est ressuscité. Oui, ce que nous sommes incapables de faire pour être sauvés, c’est Jésus qui L’a fait parfaitement.
Donc, si nous voulons échapper au Juste Jugement de Dieu, nous devons nous repentir de tous nos péchés, et placer notre confiance en Jésus-Christ et dans son parfait sacrifice sur la croix. Nous devons être justifiés aux yeux de Dieu par sa Grâce au moyen de la foi en Jésus. Si nous recevons et acceptons dans notre cœur Jésus-Christ comme seul Seigneur et Sauveur de notre vie, Il nous offre sa parfaite Justice. C’est pourquoi, la Bible dit : « Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu » (Éphésiens 2. 8). En plaçant notre confiance dans l’œuvre de Jésus-Christ sur la croix, et non dans nos propres œuvres, alors la Justice de Christ nous est transmise ; de même que tous nos péchés ont été « transmis » à Jésus qui les a expié sur la croix. C’est comme un échange : Jésus-Christ reçoit notre péché, et nous recevons sa Justice.
Une fois que nous avons placé notre confiance dans l’œuvre parfaite de Jésus-Christ, nous possédons la vie éternelle, nous vivrons éternellement dans la Gloire éternelle de Dieu, dans le Paradis, et nous n’aurons jamais à subir l'horrible Jugement de Dieu en Enfer. AMEN !
L'obéissance à Dieu et les caractères de la nouvelle Vie
Le fait que Saul de Tarses, (l'apôtre Paul) ait reconnu par la foi, Jésus Christ comme Seigneur et Sauveur personnels, est incontestable.
Devant Agrippa, l'apôtre Paul dit : « Ainsi, ô roi Agrippa, je n’ai "pas" été "désobéissant" à la vision céleste » (Actes 26. 19). Cette possibilité d’être "désobéissant" à la vision céleste existait tout à fait. Personne n’est forcé de se convertir ; autrement, tous ceux qui ne veulent pas se convertir pourraient rendre Dieu responsable de leur condamnation. Mais Saul de Tarses (devenu l'apôtre Paul) a été "obéissant" à ce qu’il a vu et entendu de Jésus-Christ qui s'est révélé à lui. Ceci montre qu’en réponse à la foi, une vie nouvelle, la vie divine était présente. La vie divine s’exprime en premier lieu par "l’obéissance".
Ensuite, une autre indication figure dans la réponse de l'apôtre Paul devant les Juifs. Quand le Seigneur Jésus lui a répondu : « Je suis Jésus, le Nazaréen que tu persécutes », à son tour, Saul a encore demandé : « Que dois-je faire, Seigneur ? » (Actes 22. 10). En cela, il reconnaissait Jésus comme son "Seigneur". Il voulait Lui obéir. Il ne voulait plus lui-même prendre les décisions sur sa vie ; mais, c'est le Seigneur Jésus qui l’avait rencontré avec tant de grâce, qui devait désormais diriger sa vie. Oui, la caractéristique de la vie divine était présente : l’obéissance. La vie nouvelle est toujours une vie obéissante. En recevant Jésus dans sa vie, l'apôtre Paul fut né de nouveau, né de Dieu. Alors, "l’instinct" de la vie divine en Jésus, c’est d’obéir à Dieu, c'est avoir une paix affermie avec Dieu. Ces deux choses ne doivent pas être confondues.
Quand la foi en Christ est présente, l’âme est née de nouveau (Jean 3. 16). La femme de Samarie était née de Dieu, car « quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu » (Jean 4. 29 ; 1 Jean 5. 1). Nous devons dissocier deux aspects du Salut : ce que l'être humain pécheur doit faire, c’est d’accepter par la foi le témoignage ou la révélation de Dieu à propos de son Fils Jésus-Christ ; ce que Dieu fait est alors de conférer la vie éternelle au pécheur qui croit, quand bien même il s’agirait du plus grand des pécheurs. Donner la vie est le privilège qui n’appartient qu’à Dieu (Jean 1. 12). Accepter Christ par la foi est la même chose, quant au résultat, que de croire en Son nom.
La vie ne provient pas de ce qu’on peut tirer son origine d’Abraham. Elle n’est pas le résultat de ce que quelqu’un, qui que ce soit, pourrait faire pour nous. La vie vient seulement de Dieu. Dieu ne confie jamais l’administration de ce don (Romains 6. 23) dans les mains des êtres humains, même pas du plus honoré de Ses serviteurs. Le Seigneur Jésus peut utiliser des hommes pour rouler la pierre du tombeau ; mais c’est Lui qui prononce la Parole qui donne la vie. Lazare est sorti du tombeau avec les pieds et les mains encore liés de bandes et d’un linceul. Le Seigneur Jésus a utilisé ceux qui se tenaient là pour l’en délivrer. Cependant, le plus important de tout, c’est Lui Jésus qui l’a fait et Lui seul (voir Jean 11. 39, et 43-44).
L’obéissance à Dieu donne à Dieu la place qui Lui revient, et met la créature à la place qui lui appartient. C’est pourquoi, cette obéissance est si importante. Sans elle, il n’y a réellement pas de conversion à Dieu. Quand le Saint Esprit décrit la caractéristique de la vie divine dans la première épître de Jean, il cite en premier "l’obéissance" et seulement ensuite "l’amour" (Voir 1 Jean 2. 3-11). Ces deux caractéristiques principales de la vie trouvent leur expression parfaite dans le Seigneur Jésus sur la terre.
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