Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

La vraie repentance envers Dieu

24 Mars 2026 , Rédigé par l-evangile-sauve Publié dans #Divers

L'apôtre Paul, debout au milieu de l'Aréopage en parlant aux Athéniens dit : « Dieu, sans tenir compte des temps d'ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu'ils aient à se repentir » (Actes 17. 30).

La nécessité de la "repentance" :

La repentance est d'une nécessité et d'une importance capitales. Comme Judas Iscariote (voir Matthieu 27. 3-5), une personne peut bien avoir des "remords", mais sans jamais se "repentir". Puisque Dieu fait maintenant adresser à l’être humain ce message : « Repentez-vous ! », il est indispensable de bien comprendre ce que signifie réellement "se repentir".

La différence entre le remords et la repentance :

La repentance, ce n’est pas le remords, et le remords sans la repentance, ni la foi en Dieu, ne sert à rien. Comme le Seigneur Jésus disait à propos des principaux sacrificateurs et des anciens d’Israël : « …et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite "repentis" pour "croire" en Lui »" (Matthieu 21. 32).

Le mot grec pour "avoir du remords", est la combinaison de deux autres mots, "méta" (qui signifie d’après, en conséquence) et "mélomaï" (qui signifie avoir du souci) ; et il signifie "être soucieux à cause de, être triste au sujet de, regretter". En soi, il ne s’y cache aucun sens mauvais. L'apôtre Paul l’utilise pour décrire son inquiétude après avoir écrit sa première lettre aux Corinthiens (voir 2 Corinthiens 7. 8). Mais avoir du "regret" sans rien d’autre, ne sert à rien ; s’il n’est pas véritablement une tristesse "à repentance", laquelle implique un changement de pensée et de vie (2 Corinthiens 7. 9).

L'apôtre Pierre lui-même avait ressenti précédemment cette tristesse selon Dieu quand, remué par le regard du Seigneur Jésus, il sortit en pleurant amèrement ; cette tristesse l’a ramené au Seigneur Jésus, tandis que, au contraire, Judas Iscariote n’a eu que du remords, et cela ne l’a conduit qu’au suicide.

La repentance est quelque chose de plus profond que le remords. À l’occasion d’un mauvais comportement ou d’une mauvaise action, le remords peut avoir sa place ; mais, devant une mauvaise position ou une mauvaise attitude ou un état fâcheux, la repentance est nécessaire. C’est pourquoi, la Parole de Dieu demande à l’être humain pécheur de se repentir, parfois aussi au croyant tombé dans un mauvais état (Apocalypse 2. 5). Le mot grec pour "repentance" (métanoia) se compose aussi de deux mots, de nouveau la préposition "méta" (qui signifie, "d’après", "en conséquence"), et le mot "nous" (qui signifie, sens, état d’esprit), c’est à dire le siège des sentiments moraux et des pensées morales. Littéralement, la repentance signifie les "sentiments d’après", un changement de pensées. Ce changement de pensées est lié, comme nous l’avons vu, à une profonde tristesse de l’âme, et il inclut l’action de se détourner du péché, et de se tourner vers Dieu avec foi.

La nécessité de la repentance :

La repentance n’est pas seulement un changement de pensée, elle signifie beaucoup plus. Véritablement, la repentance, c’est prendre le parti de Dieu contre soi-même, ce qui n’est pas une mince affaire.

Les Juifs avaient crucifié Jésus-Christ. Devant ce péché d’une profondeur insondable, ils devaient maintenant éprouver des sentiments selon Dieu. Ils devaient être amenés au point de se juger eux-mêmes, eux et leurs voies, et de s’en détourner.

Il n’en va pas autrement aujourd’hui pour le pécheur. Devant sa culpabilité, il faut qu’il ressente tristesse et douleur. Certes, ce qui est déterminant pour le Salut du pécheur, ce n’est pas le degré de repentance, ni la profondeur avec laquelle il a senti la culpabilité de son péché, mais, fondamentalement, il faut que la repentance soit présente ; c'est-à-dire la "repentance" envers Dieu et la "foi" au Seigneur Jésus (Actes 20. 21), Lui Jésus que Dieu a livré pour nos péchés. Oui, l'apôtre Paul « insistait, auprès des Juifs et auprès des Grecs, sur la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus Christ » (Actes 20. 21).

Déjà au jour de la Résurrection, le Seigneur Jésus avait donné aux disciples la mission de prêcher en Son nom la repentance et la rémission (ou pardon) des péchés (Luc 24. 47). C’est ce que l'apôtre Pierre déclare ici en Actes 2. 38 : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit ». Qu’il est beau de voir cette liaison entre la repentance et la rémission des péchés ! Mais le chemin de la foi commence par la repentance. C’est pourquoi, elle est appelée "la repentance pour la vie" (Actes 11. 18). Dieu la "donne", tout en sommant le pécheur : « Repens-toi ! ». C’est aussi le premier point de la réponse de Pierre à ses frères juifs. C’est pourquoi, il est regrettable qu’aujourd’hui, des évangélistes traitent souvent la repentance de manière très superficielle.

Il est frappant que Pierre, dans ce cas, ne dise absolument rien de la nécessité d’avoir la foi. En contraste avec cela, l'apôtre Paul ne mentionne pas la repentance au geôlier de Philippe : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta maison » (Actes 16. 31). Pourquoi cette différence ?

Le geôlier avait été manifestement convaincu de péché par les événements grandioses de la nuit, et c’est pourquoi, il se jeta en tremblant aux pieds de Paul et Silas avec un ardent désir d’être sauvé. Il put entendre la réponse immédiate de la Grâce de Dieu : « crois au Seigneur Jésus… ». Nous n’avons pas à commencer par prêcher la repentance à un pécheur repentant et effondré. Il est déjà brisé. Le geôlier et les siens écoutèrent alors la Parole du Seigneur que leur apportaient les deux serviteurs de Dieu. Les versets suivants (Actes 16. 33-34) démontrent pleinement sa repentance et, ce qui s’y rattachait, un demi-tour personnel d’avec ses mauvaises voies.

En contraste avec ce geôlier, l’auditoire juif de Pierre, comme nous l’avons déjà vu, a été conduit à la foi au Seigneur Jésus. Pour eux qui avaient ouvertement rejeté le Seigneur Jésus, ce qui était important était d’avoir à ce sujet les sentiments convenables, et de se placer ouvertement du côté du Crucifié en reconnaissant leurs mauvaises actions. Cela devait avoir lieu par le moyen du baptême au Nom de Jésus Christ.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article