Le christianisme et la foi des vrais chrétiens
Nous lisons dans 1 Corinthiens 15. 1-4 : "Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé. Autrement, vous auriez cru en vain.
Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures; qu'Il a été enseveli, et qu'Il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures".
Ce passage ci-dessus résume bien les croyances chrétiennes fondamentales : Jésus est mort pour nos péchés, a été enseveli et est ressuscité pour le Salut de ceux qui l’acceptent par la foi. Le christianisme est différent des autres croyances en ce qu’il s’agit davantage d’une relation personnelle avec le seul vrai Dieu, au lieu d’une pratique religieuse. Au lieu d’une liste de choses à faire et à ne pas faire, le but d’un chrétien, d'un enfant de Dieu, est d’entretenir une relation intime avec Dieu, qui est rendue possible par l’œuvre de Jésus-Christ et le ministère du Saint-Esprit.
En plus de ces croyances fondamentales, d’autres éléments sont, ou, du moins, devraient être représentatifs de la foi chrétienne. Les chrétiens croient que la Bible est la Parole inspirée de Dieu, « soufflée » par Lui, et que son enseignement est l’autorité finale en matière de foi et de vie (voir 2 Timothée 3. 16. 2 Pierre 1. 20-21). Les chrétiens croient en un seul Dieu qui existe en trois personnes : le Père, le Fils (Jésus-Christ) et le Saint-Esprit.
Les chrétiens croient que l’humanité a été créée spécialement pour être en relation avec Dieu, mais que le péché la sépare de Lui (voir Romains 5. 12. Romains 3. 23). Le christianisme enseigne que Jésus-Christ, à la fois pleinement Dieu et pleinement Homme (voir Philippiens 2. 6-11), vint sur la terre et mourut sur la croix. Les chrétiens croient qu’après sa mort, Il est ensuite ressuscité et qu’Il est maintenant à la Droite de son Père, où Il intercède continuellement pour les croyants (voir Hébreux 7. 25). Le christianisme proclame que la mort de Jésus sur la croix est suffisante pour payer le prix du péché de tous les hommes et restaurer la relation brisée entre Dieu et l’être humain (voir Hébreux 9. 11-14. Hébreux 10. 10. Romains 6. 23. Romains 5. 8).
Le christianisme enseigne qu’afin d’être sauvés et d’entrer au Ciel après notre mort, nous devons tout simplement mettre toute notre foi dans l’œuvre accomplie par Jésus-Christ sur la croix. Si nous croyons que Christ est mort pour nous, pour payer le prix de nos péchés, et qu’Il est ressuscité, nous sommes sauvés. Il n’y a rien qu’une seule personne puisse faire pour mériter son salut. Personne ne peut être « assez bon » pour plaire à Dieu par ses propres efforts, car nous sommes tous pécheurs (voir Ésaïe 64. 6-7. Ésaïe 53. 6). Nous n’avons plus rien à faire, car Christ a déjà tout fait ! Sur la croix, Il a dit : « Tout est accompli » (Jean 19. 30), ce qui signifie que Jésus avait achevé son œuvre de rédemption.
D’après le christianisme, le Salut est d’être libérés de notre vieille nature pécheresse pour une relation restaurée avec Dieu. Nous qui étions jadis esclaves du péché sommes à présent esclaves de Christ (voir Romains 6. 15-22). Tant que les croyants en Jésus seront sur terre, dans leur corps pécheur, ils continueront d’être aux prises avec le péché. Ils peuvent cependant être victorieux en étudiant et en appliquant la Parole de Dieu dans leurs vies, et en se laissant guider par le Saint-Esprit, c’est-à-dire en se soumettant à Lui dans notre vie quotidienne.
Donc, alors que beaucoup de systèmes religieux impliquent une liste de choses à faire et à ne pas faire, le christianisme implique de croire que Jésus-Christ est mort sur la croix pour nos péchés, et qu’Il est ressuscité. Le prix de nos péchés a été payé et nous pouvons être en communion avec Dieu. Nous pouvons remporter la victoire sur notre nature pécheresse et vivre une relation d’obéissance à Dieu. C’est cela, le véritable christianisme biblique. AMEN !
Le projet de l'Amour de Dieu pour son peuple
A l'époque de l'Ancien Testament, l’Amour dont Dieu aimait son peuple n’était pas un Amour qui accepte tout, sans jamais se fâcher. C’était un Amour qui désirait être reconnu et Dieu voulait recevoir la réponse d’amour de son peuple, réponse qui viendrait volontairement de leur cœur. Comme dans le mariage humain, l’amour que Dieu voulait recevoir de son peuple Israël devait être un amour exclusif. Dieu n’acceptait pas que son peuple aime aussi d’autres dieux.
Tel était le projet de Dieu pour son peuple. Il voulait vivre en communion avec eux, dans la fidélité, l’amour et la confiance. De ce fait, Dieu avait établi ceci dans le premier des dix commandements : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face ». Et Deutéronome 6. 5, dit : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force » (texte cité par Jésus en Matthieu 22. 37-38, comme étant "le premier et le grand commandement"). L’existence même de ces commandements montre que, bien que Dieu et son peuple n’étaient point des égaux, ils sont des partenaires dans une alliance. Elle évoque aussi l’idée que l’amour du peuple pour Dieu devait s’exprimer par l’obéissance à la volonté divine. Dans cette perspective, nous pouvons comprendre le fait que Dieu considérait la désobéissance comme une attaque lancée contre son projet d’amour. Le péché de son peuple Le touchait personnellement.
Or, ce projet d'Amour de Dieu pour le peuple d’Israël n’était pas quelque chose de complètement nouveau. Il reflétait le projet que Dieu avait conçu avant la Création du monde. Dès le début, Dieu voulait vivre en communion avec les êtres humains. Il désirait notre amour, un amour volontaire qui vient de notre cœur. Pour cette raison, Dieu n’a pas voulu nous forcer à Le servir à contrecœur. Comme Dieu nous prenait au sérieux comme étant ses partenaires, Il nous a donné la possibilité d’un choix.
Malheureusement, Adam et Ève ont fait le mauvais choix. Et les êtres humains pécheurs continuent à suivre leur exemple chaque jour. Malgré cela, Dieu n’a pas abandonné son projet. Tout en restant fidèle à son intention originelle et à sa propre nature, Dieu l’a maintenu. Voilà la raison pour laquelle Il n'admet pas « l'adultère » de son peuple, ni son infidélité, ou ses péchés. Toujours, notre infidélité Le touche personnellement et provoque sa Colère. Cela n’ôte rien à la sincérité de l'Amour de Dieu pour son peuple. Bien au contraire, si notre infidélité et nos péchés ne Le touchaient pas, ce fait même révélerait que son Amour pour nous manquerait de profondeur, de zèle et de sincérité.
L’Amour de Dieu pour son peuple est un véritable Amour. Un tel Amour ne peut rester sans réponse. Dieu ne peut absolument pas considérer l’adultère comme une réalité à laquelle Il devrait se résigner. C’est pourquoi, nous pouvons dire que l’ardeur de la Colère divine, comme elle est présentée par Osée et d’autres prophètes, est en quelque sorte liée à la nature même de l’Amour de Dieu. Bien sûr, il ne faut pas confondre la Colère de Dieu et son Amour. Néanmoins, il y a un lien assez fort entre les deux. L’indignation de Dieu face à notre infidélité témoigne encore de la vraie nature de son Amour. L’ardeur et l’intensité de l’une correspondent à celles de l’autre. Face à notre péché et à notre désobéissance, le seul Dieu trois fois Saint est profondément atteint... justement parce que son Amour pour nous est profondément sérieux !
S’il y a un lien entre la Colère de Dieu et son Amour, il en va de même pour sa Justice, c’est-à-dire, la Justice divine par laquelle Dieu punit nos péchés (mais sachons que pour nous enfants de Dieu, c'est en son Fils Jésus-Christ que Dieu a déjà puni nos péchés). Pour une part, cette Justice reflète aussi l’Amour originel de Dieu et sa sincérité. Dans son Amour, ainsi que dans sa Justice, nous rencontrons le seul vrai Dieu qui désire vivre avec nous en communion d’amour. Dans tout ce qu’Il fait, Dieu reste fidèle à sa propre nature et au projet qu’Il s’est proposé avant même la fondation du monde.
L'Évangile de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ dans le Nouveau Testament témoigne également de ce lien et de cette harmonie entre l’Amour et la Justice de Dieu. Nous pouvons même dire que l’unité des deux y a été révélée encore plus clairement. C’est au moment de la souffrance suprême et de la mort de Jésus sur la croix que cette unité a atteint son paroxysme. La mort de Jésus à la croix était la révélation sans précédent de l’Amour de Dieu, comme l’a écrit l’apôtre Jean : "Voici comment l’amour de Dieu a été manifesté envers nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et qu’il a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés" (1 Jean 4. 9-10).
La mort de Jésus à la croix montre que Dieu a vraiment pris nos péchés au sérieux, puisqu’Il les a jugés et condamnés en son Fils Jésus sur la croix. La croix est la révélation de l’Amour de Dieu le Père et de son Fils Jésus pour nous. Le prophète Ésaïe avait déjà prophétisé au sujet du serviteur de Dieu : "Mais il était transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris" (Ésaïe 53. 5).
L’apôtre Paul développe la même idée comme suit : "Celui qui n’a pas connu le péché (Jésus-Christ), Il (Dieu) l’a fait (devenir) péché pour nous, afin que nous devenions en Lui justice de Dieu (2 Corinthiens 5. 21). Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit soit quiconque est pendu au bois (Galates 3. 13).
Dieu a donc révélé son parfait Amour pour nous par la mort du Christ pour nous sur la croix ; et, en même temps, Il y a montré sa parfaite Justice, en mettant en œuvre la peine qui résultait de nos péchés. Par conséquent, la croix est la preuve ultime de ce que Dieu est resté fidèle à ses paroles, à sa nature et à son projet d'amour pour le monde (Romains 3. 25-26).
La Nouvelle Naissance : de quoi s’agit-il ?
Il fallait une Nouvelle Naissance pour discerner en Jésus Celui qui introduisait le Royaume de Dieu. Mais Nicodème est surpris par ce langage qui n’a rien à voir avec ses connaissances. Il demanda : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu ; ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jean 3. 4-6).
Nous sommes ici devant une déclaration formelle du Seigneur Jésus ; Il place devant nous le contraste entre la naissance physique : ce qui est né de la chair, et la naissance spirituelle : ce qui est né de l’Esprit. « La chair et le sang ne peuvent pas hériter du Royaume de Dieu » (1 Corinthiens 15. 50). Il faut une nouvelle naissance caractérisée par ces deux éléments : l’eau, symbole de la Parole de Dieu, et l’Esprit Saint. En clair, pour naître de nouveau, ces conditions sont obligatoires pour entrer dans le Royaume de Dieu. Il faut que l’on écoute la Parole de Dieu qui présente avec clarté notre état misérable et notre ruine irrémédiable. Il faut que l’on écoute Dieu quant à la manière dont Il nous voit, qu’on sache comment Dieu apprécie notre état et nos œuvres en tant qu’êtres humains responsables. Nos oreilles doivent entendre ce que Dieu a fait pour nous racheter, comment Il a jugé bon de mettre devant nous un propitiatoire afin que nous ayons part à sa Justice. Cette Parole, ayant été entendue, l’Esprit Saint vient et l’applique à nos cœurs pour nous la faire bien comprendre et nous pousser à l’accepter. Ce processus nous conduit à la vie nouvelle, à la Nouvelle Naissance obtenue par le Saint-Esprit de Dieu.
L’Esprit Saint de Dieu est donc la source de la Nouvelle Naissance. Nous sommes véritablement dans un nouvel ordre de choses, et tout ceci était étrange pour Nicodème, d’où sa question : « comment ces choses peuvent-elles se faire ? » (Jean 3. 9). Jésus s’étonna que Nicodème n’arrive pas à saisir ce nouvel ordre de choses, car toutes ces vérités n’étaient pas si étranges que çà. Dieu parle, mais nous ne prêtons pas attention, et Nicodème se croyait en face d’un message tout neuf. Or, il n’en était rien dans la mesure où, en Ézéchiel 36, le prophète avait prophétisé montrant que l’entrée dans le règne millénaire ne se ferait que par un renouvellement intérieur, d’où cette déclaration : « Je répandrai sur vous des eaux pures, et vous serez purs : je vous purifierai de toutes vos impuretés et de toutes vos idoles. Et je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai au-dedans de vous un esprit nouveau, et j’ôterai de votre chair le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair, et je mettrai mon Esprit au-dedans de vous » (Ézéchiel 36. 25-27).
Nicodème qui connaissait bien la loi aurait dû comprendre ces choses : « Tu es le docteur d’Israël, et tu ne connais pas ces choses ? » (Jean 3. 10). C’est triste de constater que ces docteurs étaient aveugles. Que dire donc du peuple ! Notre Seigneur Jésus a vraiment souffert pendant son passage sur la terre, car chaque jour, Il voyait des aveugles conduire d’autres aveugles.
Nicodème était troublé devant cette vérité, lui qui avait étudié et certainement enseigné un grand nombre. Il enseignait des choses qu’il ne connaissait pas vraiment. Mais Jésus dit : « Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage » (Jean 3. 11). Le Seigneur Jésus connaissait, non pas en partie, comme nous, mais à fond. Il parlait avec conviction de ce qu’il avait vu et entendu. Lui seul avait la compétence nécessaire pour rendre témoignage de ce qu’il avait vu et entendu et, chose contradictoire, ses contemporains ne recevaient pas son témoignage.
La révélation des choses célestes
Face à cette incrédulité, cette indifférence et ce refus, Jésus dit : « Si je vous ai parlé des choses terrestres et que vous ne croyez pas, comment croirez-vous si je vous parle des choses célestes ? » (Jean 3. 12).
Ces « choses terrestres » étaient celles qui concernaient Israël et en grande partie le règne millénaire du Messie sur la terre. Mais, ils n’arrivaient pas même à saisir que la première des choses pour entrer dans ce Royaume où le Christ serait le Roi, c’était de naître de nouveau. Comment pouvaient-ils comprendre quelque chose d’une espérance céleste ?
Louons Dieu qui nous a envoyé son Fils Jésus, Dieu fait Homme, venu du Ciel pour nous révéler ses pensées de grâce. En effet, depuis que Christ est venu, c'est comme si le Ciel est ouvert pour que nous comprenions et croyions aux « choses célestes ». Cette connaissance des choses d’En-Haut s’est accentuée depuis la Pentecôte après l’Ascension de Jésus dans le Ciel. Le Saint-Esprit est alors venu sur la terre nous faire connaître que nous sommes liés à Christ dans le Ciel, jouissant ainsi d’une part céleste avec Lui. Les prophètes et apôtres, principalement l'apôtre Paul, ont été les canaux bénis pour exposer par écrit les pensées de Dieu quant aux « choses célestes » qui sont notre part maintenant.
Les mystères ont été donnés à connaître, et il est bon pour nous êtres humains d’écouter le Seigneur Jésus, car « personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le fils de l’homme qui est dans le ciel » (Jean 3. 13).
L'espérance chrétienne
Espérer quelque chose signifie, dans le langage courant, que l’on souhaite vivement la chose, sans aucune certitude de l’avoir, c'est attendre un événement futur dont la réalisation est incertaine.
"L'espoir fait vivre" est souvent la conclusion désabusée de ceux qui justement ont cessé d'espérer.
Ce proverbe signifie que celui qui a de l’espoir y trouve l’énergie de vivre dans le but que ce qu'il espère s'accomplisse… et puis, voilà qu'arrive l'imprévu, un mauvais calcul, une maladie, ou même la mort qui ruine tous les plans. Ainsi, l'espoir se transforme soudain en désespoir.
Dans notre vocabulaire humain, "espérance" est aussi un mot équivoque. Dans le monde, l'espérance de vie est d'environ 71 ans. Vivrons-nous jusqu'à ces âges ? Ou peut-être les dépasserons-nous ? Qui sait ? Rien n'est certain.
Mais, le mot "espérance" qu'emploie la Bible a un sens tout à fait différent. D’abord parce que c’est Dieu qui l’emploie (rappelons-nous que la Bible est la Parole de Dieu), et le véritable croyant en Dieu s’appuie sur "les promesses de Dieu qui ne peut mentir" (Nombres 23. 19), et qui connaît toutes choses à l’avance.
L’espérance chrétienne est basée sur cette promesse du Seigneur Jésus : « Dans la maison de mon Père,… je vais vous préparer une place… Je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 2-3).
Avant d’affronter la croix, Jésus s’adressa à Dieu son Père, en disant : « Père, je veux, quant à ceux que tu m'as donnés, que là où je suis, moi, ils y soient aussi avec moi, afin qu'ils contemplent ma Gloire, que tu m'as donnée » (Jean 17. 24). Voilà l’espérance du croyant en Jésus : voir Celui qui l’a tant aimé qu’il a donné sa vie pour lui, contempler Sa gloire, être pour toujours avec Lui, dans la félicité sans fin.
L’espérance du croyant est donc :
► Une espérance vivante : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d'entre les morts, pour un héritage incorruptible » (1 Pierre 1. 3-4).
► Une espéranc bienheureuse : « attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la Gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ, qui s’est donné Lui-même pour nous » (Tite 2. 13-14).
► Une espérance solide : « Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide » (Hébreux 6. 18-19).
► Une bonne espérance : « Que notre Seigneur Jésus Christ Lui-même et notre Dieu et Père, qui nous a aimés et nous a donné une consolation éternelle et une bonne espérance par grâce… » (2 Thessaloniciens 2. 16).
► Une espérance réservée pour nous dans les cieux : « l’espérance qui vous est réservée dans les cieux » (Colossiens 1. 5).
► Une espérance réjouissante : « Réjouissez-vous dans l’espérance » (Romains 12. 12).
► Une espérance consolante, encourageante : Elle console les croyants traversant les épreuves, notamment le deuil : « Ne soyez pas affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance. Car si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu amènera par Jésus et avec lui ceux qui se sont décédés… Ainsi, nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles » (1 Thessaloniciens 4. 13-18).
► Une espérance glorieuse : « … et nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu » (Romains 5. 2), « l’assurance et la gloire de l’espérance » (Hébreux 3. 6).
► Tous ces qualificatifs sont réunis dans une Personne : « le Christ Jésus, notre espérance » (1 Timothée 1. 2).
Quel bonheur de posséder une telle espérance ! Elle est liée à la foi, car « la foi est l’assurance des choses qu’on espère et la conviction des choses qu’on ne voit pas. » (Hébreux 11. 1). Sans la foi, il n’y a pas d’espérance.
Amis lecteurs et lectrices, possédez-vous cette espérance ? Pouvez-vous dire avec nous :
Cette espérance glorieuse ranime nos cœurs abattus.
Oh ! Quelle perspective heureuse d’être bientôt avec Jésus !
Gloire à Dieu pour cette espérance !
Ô Père Saint, hâte le jour où Jésus, ton cher Fils, viendra avec Puissance, nous prendre pour le Saint séjour éternel. AMEN !
Quel est le sens de la vie ?
Quel est le sens de la vie ? Comment trouver l’épanouissement, le bonheur et un but dans la vie ? Comment accomplir quelque chose de durable ? Certaines personnes ne cessent jamais de se poser ces questions importantes. Après quelques années, elles regardent en arrière et se demandent pourquoi leurs relations se sont brisées, et pourquoi elles se sentent si vides, même après avoir atteint les buts qu’elles s’étaient fixé. Un jour, on a demandé à un athlète parvenu au sommet de sa discipline quel conseil il aurait voulu recevoir en débutant. Il a répondu : « J’aurais voulu qu’on me dise que quand on atteint le sommet, on n’y trouve rien ». Beaucoup de buts ne s’avèrent vains qu’après qu’on ait perdu des années à les poursuivre.
Dans notre société humaniste, tous se fixent beaucoup d’objectifs, espérant trouver une raison d’être dans la réalisation de ces derniers. Voici quelques-uns de ces buts : le succès en affaires, la prospérité, de bonnes relations, le sexe, le divertissement, la philanthropie. Certains confirment qu’après avoir atteint ces objectifs de prospérité, de bonnes relations et de plaisir qu’ils recherchaient, ils ressentaient toujours un profond vide intérieur que rien ne semblait pouvoir combler.
Le livre biblique de l’Ecclésiaste exprime ce sentiment en ces mots : « Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout n’est que vanités » (Ecclésiaste 1. 2). Le roi Salomon, l’auteur de ce livre, était riche au-delà de tout ce qu’on peut imaginer, disposait d’une sagesse plus grande que n’importe qui d’autre à son époque, ou à la nôtre, avait des centaines de femmes, des palais et des jardins qui suscitaient l’envie de tous les royaumes, la meilleure nourriture le meilleur vin, et toutes sortes de divertissements à portée de main. Il a dit à un moment donné que tout ce que son cœur désirait, il se le procurait. Pourtant, au final, pour lui, la « vie sous le soleil » n’a pas de sens. Pourquoi ce vide ? Parce que Dieu nous a créés pour quelque chose de bien plus grand que ce que nous pouvons éprouver ici-bas. Salomon a dit que Dieu « a même mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité » (Ecclésiaste 3. 11). Au fond de nos cœurs, nous sommes conscients qu’il y a plus que la vie ici-bas.
Dans la Genèse, le premier livre de la Bible, nous lisons que Dieu a créé l’homme à son image (Genèse 1. 26-27). Cela signifie que nous sommes créés pour entrer en relation vivante et personnelle avec Dieu. Nous y découvrons aussi les éléments suivants, déjà avant que l’homme Adam ne succombe au péché, et que la malédiction du péché ne s’abatte sur la terre :
1. Dieu a créé l’homme en tant qu’être social (Genèse 2. 18-25),
2. Il lui a donné du travail (Genèse 2. 15),
3. L'homme avait une relation avec Lui (Genèse 3. 8), et
4. Dieu lui a donné la domination sur toute la création (Genèse 1. 26).
Qu’est-ce que tout cela signifie ? Dieu voulait nous permettre ainsi de vivre une vie épanouie, mais chacun de ces éléments (surtout notre relation avec Dieu) a subi l’impact de la chute de l’homme dans le péché, et la malédiction qui s’est abattue sur la terre (voir Genèse 3).
Dans l’Apocalypse, le dernier livre de la Bible, Dieu révèle qu’il détruira la terre et le ciel actuels et créera un Nouveau Ciel et une Nouvelle terre qui subsisteront éternellement. Sa relation avec l’humanité rachetée sera alors pleinement rétablie, tandis que le reste de l’humanité sera jugée indigne et jetée dans l’étang de feu (voir Apocalypse 20. 11-15). La malédiction du péché sera à jamais effacée ; il n’y aura plus ni péché, ni tristesse, ni maladie, ni mort, ni souffrance (Apocalypse 21. 4). Dieu vivra avec ses rachetés et ils seront ses enfants (Apocalypse 21. 7). Oui, Dieu nous a créés pour une relation vivante et personnelle avec Lui, l'être humain a brisé cette relation par son péché, mais, pour quiconque croit, Dieu la rétablit pleinement et pour l’éternité. Alors, atteindre tous nos buts dans la vie, seulement pour mourir et être éternellement séparés de Dieu, serait pire que futile ! Mais Dieu a pourvu à un moyen, pour nous, non seulement de connaître le bonheur éternel (Luc 23. 43), mais aussi d’avoir une vie satisfaisante et pleine de sens sur cette terre. Comment atteindre ce bonheur éternel et ce « paradis sur terre » ?
Le sens de la vie restauré par Jésus-Christ
Le vrai sens de la vie présente et éternelle se trouve dans le rétablissement de la relation avec le Dieu Saint, que nous avions perdue quand Adam et Ève sont tombés dans le péché, ce qui n’est possible que par son fils Jésus-Christ (Actes 4. 12 ; Jean 14. 6 ; Jean 1. 12). Nous obtenons la vie éternelle en nous repentant de nos péchés (c’est-à-dire en décidant de ne plus continuer à les pratiquer). Christ nous transforme et fait de nous de nouvelles créatures si nous l’acceptons comme notre Seigneur et Sauveur personnels
Mais, même si accepter Jésus comme Sauveur est une expérience merveilleuse, le vrai sens de la vie ne se limite pas à cela : il consiste à commencer à le suivre Jésus en tant que disciple, en apprenant de lui, en passant du temps avec lui dans sa Parole, la Bible, en communiquant avec Lui par la prière et en marchant dans l’obéissance à ses commandements. Si vous n’êtes pas chrétien (ou si vous êtes peut-être nouvellement converti), vous vous direz peut-être ça n’a rien de très enthousiasmant ni d’épanouissant !
Mais Jésus a fait les affirmations suivantes :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. En effet, mes exigences sont bonnes et mon fardeau léger » (Matthieu 11. 28-30). « Je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance » (Jean 10. 10b). « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive ! En effet, celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la retrouvera » (Matthieu 16. 24-25). « Fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire » (Psaumes 37. 4).
Tous ces versets disent que nous avons un choix à faire. Nous pouvons continuer à chercher à diriger nous-mêmes notre vie, sans jamais parvenir à combler notre vide intérieur, ou bien, choisir de suivre Dieu de tout notre cœur et de rechercher sa volonté pour nous, avec pour résultat, une vie pleinement remplie, épanouissante et satisfaisante, qui comblera les désirs de notre cœur, parce que Dieu notre Créateur nous aime et veut le meilleur pour nous (pas nécessairement une vie facile, mais épanouissante).
La vie chrétienne peut être comparée au choix de payer plus cher pour obtenir une place tout près de l’action lors d’un événement sportif, ou de payer moins pour une place plus éloignée. Nous pouvons voir l’œuvre de Dieu « en première ligne », mais, ce n’est malheureusement pas le choix de la plupart des gens. Seuls les disciples consacrés à Christ, qui ont renoncé à leurs propres désirs pour poursuivre ses desseins, Le verront agir pleinement. Ils ont payé le prix (un abandon total à Christ et à sa volonté), ils vivent une vie pleinement épanouie, et font face à eux-mêmes, à leurs semblables et à Dieu leur Créateur sans aucun regret. Avez-vous payé le prix ? Êtes-vous prêt à le faire ? Si oui, vous aurez pleinement un sens à votre vie.
Le message de la croix de Jésus-Christ
La croix est mentionnée un grand nombre de fois dans la Bible, mais, le plus souvent dans les épîtres de Paul. Bien avant que Jésus ne soit crucifié sur le Calvaire, il nous exhortait à nous charger de notre croix chaque jour et à Le suivre, ce qui est une condition pour devenir son disciple (Luc 9. 23). Jésus Lui-même s'est chargé chaque jour de sa croix ; c'était le principal instrument dont Il s'est servi pour détruire la racine du péché et vaincre la puissance de la mort et du Diable.
Le message de la croix de Jésus est le cœur de la foi chrétienne, symbolisant l'Amour sacrificiel de Dieu pour racheter l'humanité de ses péchés. La croix de Jésus représente la Victoire sur le mal, et la réconciliation entre Dieu et les êtres humains. Elle offre le Salut, le pardon, et la Vie éternelle à travers le parfait sacrifice expiatoire du Christ.
Voici les points clés du message de la croix :
- La preuve de l'Amour de Dieu : La croix démontre l'Amour infini de Dieu pour l'humanité : Jésus, portant le poids du péché pour les êtres humains.
- Le Salut et la Rédemption : Jésus-Christ, par sa mort, a payé la dette des péchés de l'humanité (c'est l'expiation), offrant le parfait pardon de nos péchés, et le Salut, qui ne peut pas être obtenu par des œuvres.
- La Victoire sur le mal et sur la mort : Sur la croix, ce qui semblait être une défaite est une victoire spirituelle, brisant la puissance du diable et du mal.
- La réconciliation : La croix comble le fossé entre le Dieu Saint et l'humanité, permettant une relation rétablie et restaurée.
- Un appel à la vie nouvelle : C'est un appel à mourir à soi-même, à porter sa propre croix quotidiennement, et à suivre le Christ, marquant le début d'une vie transformée.
Le message de la croix est considéré comme la puissance de Dieu pour ceux qui croient, bien qu'il puisse paraître comme une folie pour le monde. Il est le fondement de la rédemption, de la guérison de l'âme et de la délivrance.
L’apôtre Paul était saisi par le message de la croix. Dans ses lettres, nous pouvons voir quelle valeur il attribuait à la croix ; cela donnait du sens à toute sa vie et à sa prédication.
« Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu » (1 Corinthiens 1. 18).
« J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2. 20).
Ces références montrent clairement que la croix est la clé centrale, le moyen principal par lequel nous pouvons suivre Jésus sur la route nouvelle et vivante de la sanctification. Par la puissance de la croix, nous pouvons être transformés à l'image de Jésus, afin que la vie de Jésus soit manifestée dans notre corps. (2 Corinthiens 4. 10-11). C'est pourquoi le message de la croix est un des piliers centraux, et un des plus importants de l'Évangile.
L’apôtre Paul comprenait bien la signification de la croix. Il y était si attaché dans sa prédication qu’il a écrit aux croyants de Corinthe : “Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié” (1 Corinthiens 2. 2). Il s’est consacré totalement à cette grande tâche, expliquant à ses auditeurs qu’il n’y a qu’un seul sacrifice efficace pour les péchés de l’humanité. Le sang de Jésus-Christ a expié nos péchés, a apaisé la Colère de Dieu, et nous a ouvert la voie vers le Ciel. La sagesse de ce monde ne peut pas sauver les pécheurs. Un être humain peut être très savant dans le domaine des arts et des sciences, de la philosophie et même de la religion ; mais s’il n’a pas entendu et reçu dans son coeur le message de la croix du Christ, il mourra dans ses péchés (Jean 8. 24) et sera perdu en Enfer pour toujours.
Pour ceux qui sont encore morts dans leurs péchés (Jean 8. 24), la prédication de la croix est une folie. Le monde admire les êtres humains qui défendent ce qu’ils croient. Mais curieusement, ils n'admirent pas Jésus-Christ qui venait d’un village appelé Bethléem, qui est né dans la pauvreté, qui n’avait pas de chez-soi, qui avait peu d’amis et qui était méprisé. Jésus a connu une mort ignoble, cloué sur une croix. Pour les Juifs, Jésus était un imposteur et un blasphémateur et ils se demandaient : Comment pouvait-il sauver les autres s’il était incapable de se sauver Lui-même ? Et ils se sont moqués de Lui en disant : “Il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix et nous croirons en lui” (Matthieu 27. 42). Tel est l’aveuglement des non-croyants en Jésus-Christ.
Dieu seul peut nous faire voir que le Salut se trouve à la croix de Jésus-Christ, et que cette croix est notre seule espérance dans notre état de perdition. Nous sommes des pécheurs impuissants, mais la Bible dit : “Lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies” (Romains 5. 6). Par la prédication de l’Évangile, le Saint-Esprit communique aux pécheurs les bienfaits de la mort expiatoire de Jésus-Christ sur la croix, les régénérant et les donnant la capacité de se repentir de leurs péchés, et de mettre leur confiance en l'oeuvre parfaite de Jésus. Oui, le Saint-Esprit qui vit en nous, nous donne la capacité de faire mourir le péché dans nos vies, et Il oeuvre dans nos coeurs pour nous amener à la véritable sainteté. Le Saint-Esprit nous a sanctifiés afin que nous puissions entrer dans la Gloire de Dieu au Ciel, au Paradis. Telle est la puissance de l'oeuvre parfaite de Jésus-Christ à la croix !
Justifiés en croyant en Jésus-Christ
"Quiconque croit est justifié par Jésus" (Actes 13. 39)
Le vrai croyant en Jésus-Christ reçoit la justification comme un don, un cadeau.
La justification est donnée à l’âme du vrai croyant en Jésus au moment même ou il s’approche de Jésus-Christ, et l’accepte comme étant son seul Seigneur et Sauveur.
Nous sommes "aujourd’hui" acceptés en Jésus-Christ, "aujourd’hui" pardonnés du péché, "aujourd’hui" acquittés devant le Tribunal de Dieu.
Nous sommes "maintenant" pardonnés. Et de même, maintenant nos péchés sont enlevés; même maintenant, nous nous tenons sous le regard de Dieu, déclarés justifiés et éternellement non-coupables. C’est pourquoi "il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ" (Romains 8. 1). Il n’y a plus une trace de péché nous accusant dans le Livre de Dieu, notre casier judiciaire est vierge. Alors, qui osera porter quoi que ce soit à la charge des enfants de Dieu ? Il n’y a ni point, ni tache, ni ride, ni rien de semblable, restant comme une ombre sur un vrai croyant en Jésus. Nous sommes justifiés au regard du seul vrai Dieu, le Juge de toute la terre. Que ce grand privilège d'être justifiés puisse nous réveiller en ce qui concerne notre devoir présent. Et maintenant, tandis que la vie continue, soyons de fidèles serviteurs de notre cher Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
Être certains que Dieu existe réellement
Nous savons que Dieu existe vraiment parce qu'Il s'est révélé à nous de trois manières : par sa Création, par sa Parole et par son Fils Jésus-Christ.
La preuve la plus évidente de l'existence de Dieu est tout simplement ce qu'Il a créé. « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient depuis la création du monde, elles se comprennent par ce qu'il a fait. Ils sont donc inexcusables » (Romains 1. 20). « Le Ciel raconte la Gloire de Dieu et l'étendue révèle l'œuvre de ses mains » (Psaumes 19. 1).
Si vous trouviez une montre-bracelet au milieu d'un champ, vous ne penseriez pas qu'elle est arrivée là par hasard, sortie de nulle part, ni qu'elle a toujours existé. Vous déduiriez de sa conception qu'elle a eu un concepteur. La conception du monde qui nous entoure est encore plus précise. Notre mesure du temps n'est pas basée sur des montres-bracelets, mais sur l'œuvre de Dieu : la rotation régulière de la terre et les propriétés radioactives de l'atome de césium 133. La conception de l'Univers nous révèle le Grand Dieu Créateur.
Si vous trouviez un message codé, vous chercheriez à le décrypter. Vous en déduiriez qu'un émetteur intelligent a envoyé ce message et a créé le code. Quel est la complexité du code ADN de chacune des cellules de nos corps ? La complexité et la conception de l'ADN ne désignent-ils pas un concepteur puissant de l'ADN ?
Non seulement Dieu a conçu un monde physique très complexe et configuré avec précision, mais, Il a mis la pensée de l'éternité dans le cœur de chaque personne (Ecclésiaste 3. 11). L'être humain perçoit de manière innée qu'il y a plus dans cette vie que ce que nos yeux voient, et que notre existence dépasse le train-train de notre existence quotidienne. Notre sens de l'éternité se manifeste d'au moins de deux manières : par les lois et par l'adoration.
Chaque civilisation dans l'histoire avait des lois morales, avec des similitudes surprenantes d'une culture à l'autre. Par exemple, l'idéal de l'amour est universellement reconnu, tandis que le mensonge est universellement condamné. Cette moralité commune, cette idée universelle du bien et du mal, nous indique l’existence d’un être moral suprême qui nous a donné ce discernement.
De la même manière, les hommes du monde entier, indépendamment de leur culture, ont toujours développé un système cultuel. L'objet de leur adoration varie, mais ce sens d'une « puissance supérieure » fait indéniablement partie intégrante de tout être humain. Notre propension à adorer s'accorde avec le fait que Dieu nous a créés à "son image" (Genèse 1. 27).
Dieu s'est aussi révélé à travers sa Parole, la Bible. Les Saintes Écritures considèrent l'existence de Dieu comme une évidence (Genèse 1. 1 ; Exode 3. 14). Quand un homme écrit son autobiographie, il ne perd pas son temps à chercher à prouver sa propre existence. De même, Dieu ne prend pas beaucoup de temps à prouver son existence dans sa Parole. Le pouvoir transformateur de la Bible, sa fiabilité et les miracles qui ont accompagné sa rédaction devraient suffire à nous donner envie d'en savoir plus.
La troisième manière par laquelle Dieu s'est révélé est par Son Fils Jésus-Christ (voir Jean 14. 6-11). « Au commencement, la Parole existait déjà. La Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu… Et la Parole s'est faite homme, et elle a habité parmi nous » (Jean 1. 1, 14 ; voir aussi Colossiens 2. 9).
Pendant sa vie extraordinaire, Jésus a parfaitement respecté la Loi de l'Ancien Testament et accompli les prophéties concernant le Messie (Matthieu 5. 17). Il a accompli d'innombrables actes de compassion et des miracles publics pour authentifier son Message et attester sa Divinité (Jean 21. 24-25). De plus, trois jours après sa crucifixion, Il est ressuscité des morts, comme l'ont confirmé des centaines de témoins oculaires (1 Corinthiens 15. 6). Les preuves de l’identité de Jésus abondent dans les documents historiques. Comme l'a dit l'apôtre Paul, « ce n'est pas en cachette que cela s'est passé » (Actes 26. 26).
Nous sommes conscients qu'il y aura toujours des sceptiques, avec leur propre idée de Dieu, en fonction de laquelle ils interpréteront ces preuves, et même certains qu'aucune preuve ne convaincra jamais (Psaumes 14. 1). Au final, tout est une question de foi en Dieu (Hébreux 11. 6).
La conversion du second brigand
"Les brigands aussi qui avaient été crucifiés avec lui (avec Jésus) l’insultaient de la même manière" (Matthieu 27. 44).
"L’un des malfaiteurs qui étaient crucifiés l’injuriait en disant : N’es-tu pas le Christ, toi ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. Mais l’autre lui répondit et le reprit : Tu ne crains pas Dieu, toi ? Car tu es sous le même jugement" (Luc 23. 39, 40).
"Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre" (Ésaïe 45. 22).
"Quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé" (Romains 10. 13).
Deux brigands ont été crucifiés en même temps que Jésus, c'est une expression du mépris que les chefs romains, comme les Juifs, manifestaient envers Jésus.
La condition de ces deux malfaiteurs, révélée par Matthieu, est des plus misérables. Ceux que les gens du monde fouleraient aux pieds placent Jésus plus bas qu’eux, et l’injurient, même au moment solennel où ils vont mourir. Voilà le cœur humain tel que la croix de Christ le met à nu. La Lumière divine qui brille à la croix de Jésus-Christ fait éclater deux choses : la haine de l’être humain contre Dieu qui a pour résultat le refus de cette Lumière divine ; et l’Amour de Dieu pour le pécheur qui est la part de quiconque reçoit la Lumière divine par la foi.
Le brigand incrédule ne désire qu’être délivré de ses souffrances et de sa situation de crucifié, ce qui l’amène à dire à Jésus : “Sauve-toi toi-même, et nous aussi”, mêlant ainsi l’injure envers Jésus le Christ. Ce brigand attendait que Jésus le fasse descendre de la croix et le délivre de sa misère de condamné. Il ne manifeste aucune repentance : le seul désir de ce brigand est d’être délivré de la crucifixion pour reprendre sa vie d’homme pécheur. Ainsi combien de personnes crient à Dieu pour être délivrées de leur situation dangereuse ; puis, après avoir connu la délivrance, elles oublient leur Libérateur et retournent à leur vie de péché.
Mais l’autre brigand cesse de penser à ses souffrances. Il est préoccupé de ses péchés, et, saisi par la Grâce de Jésus, il discerne sa Gloire et désire le bonheur d’être avec Lui pour l’éternité. Alors, Il reprend vivement son compagnon qui outrage Dieu, et il se tourne vers Jésus-Christ par la foi en affirmant : "Pour nous, nous y sommes justement (sous le jugement), car nous recevons ce que méritent les actes que nous avons commis?; mais celui-ci n’a rien fait qui ne doive pas se faire. Et il disait à Jésus : Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume. Jésus lui dit : En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis" (Luc 23. 41-43).
Que s’est-il passé pour ce second brigand ? Un rayon de la Gloire divine a brillé sur cet homme, a transpercé sa conscience, et a illuminé tout son être moral. C’est la foi au Seigneur Jésus qui “vient de ce qu’on entend. Et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu” (Romains 10. 17). Ce brigand prit conscience de qui est le Christ crucifié et cela a été "le marteau qui a brisé le roc de sa conscience endurcie" (voir Jérémie 23. 29).
Sa conscience a été réveillée et purifiée. Il est désormais dans la lumière. Il craint Dieu et non l’homme. Il a le sentiment profond d’être coupable comme son compagnon, mais il donne gloire à Dieu, à Jésus-Christ qu’il glorifie et qu’il reconnaît fermement comme ayant pris sa place sous le Jugement. Sa confession montre son sens aigu de la Justice. Il n’accuse pas les circonstances comme on aime souvent le faire. La honte et le châtiment lui sont arrivés justement. Sa conscience et son cœur sont touchés. Il condamne les actes que son compagnon et lui-même ont commis.
Il témoigne au sujet de Jésus-Christ, le divin crucifié, et Lui rend justice en disant : “Celui-ci n’a rien fait qui ne doive pas se faire”. Comment le sait-il ? Il est éclairé par ce rayon de Gloire divine de Jésus, qui pénètre son cœur. Ah, si nous laissions nos cœurs et nos consciences dans cette lumière divine ! Jésus est le Fils de Dieu, sans péché. Il est le Remplaçant du brigand ; il est son Seigneur venu mourir sur la croix pour lui. Quel Amour que son Amour ! Il prit courage et s’adressa à Jésus. Que va-t-il demander ? Qu’Il descende de la croix ? Non ! La vie de ce monde n’a aucun attrait pour lui. Il ne pense qu’à son Seigneur Jésus, qui doit nécessairement revenir en Gloire. Et ayant confiance en son Amour, il Lui demande de se souvenir de lui ; il désire rester près de Jésus : c’est l’ardeur du “premier amour” (voir Apocalypse 2. 4).
La réponse de Jésus est merveilleuse : “Aujourd’hui tu seras avec moi”. Tu seras : quelle certitude ! Avec moi : quelle compagnie ! Aujourd’hui : quelle promptitude ! Amen !
L’offrande du corps de Jésus Christ
1. L’incarnation : « Tu m’as formé un corps »
« Tu m’as formé un corps » a dit Jésus-Christ, « en entrant dans le monde ». C'est Celui qui y venait pour s’offrir Lui-même en sacrifice pour le péché et qui, par cette « seule offrande », nous a « rendus parfaits à perpétuité », ce que la loi, malgré ses sacrifices sans cesse renouvelés, n’avait et n’aurait jamais pu faire (voir Hébreux 10. 5, et 14). « Tu m’as formé un corps », telle est l’expression dont se sert l’Esprit de Dieu dans la citation qui est faite ici du Psaume 40, tandis que le Psaume nous donne une expression différente : « Tu m’as ouvert les oreilles » (verset 7). L’Esprit prophétique, dont le Psalmiste était l’instrument, a plus particulièrement en vue le fait que Christ venait dans ce monde pour y être le parfait Serviteur de l’Éternel ; pour cela, son incarnation était nécessaire et c’est ce que nous présente Hébreux 10. 5 : « Tu m’as formé un corps ».
2. L’offrande du corps de Jésus Christ : un parfait sacrifice
Un peu plus loin, dans ce même chapitre 10 de l’épître aux Hébreux, l’apôtre nous parle de « l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (verset 10). Christ a livré tout à la fois son corps et son âme, Il s’est offert dans son Être tout entier. Il a livré son corps : en instituant la Cène, Il dit à ses disciples lorsque, ayant rendu grâces, Il leur présente le pain qu’Il a rompu : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous.. » (Luc 22. 19). Et Jésus a livré son âme, ainsi que l’écrit le prophète : « S'il livre son âme en sacrifice pour le péché, Il verra une semence… » (Ésaïe 53. 10). Pourquoi Hébreux 10. 10 nous parle-t-il, non de l’offrande de Jésus Christ, mais, plus spécialement, de « l’offrande du corps de Jésus Christ » ?
Sans doute parce que, en contraste avec les sacrifices des taureaux et des boucs dont il est question dans ce chapitre et dans les chapitres précédents, l’apôtre fait ressortir l’excellence et la perfection du sacrifice de la sainte Victime : son corps a été offert, son sang répandu.
3. Un corps saint et pur
Mais, il y a davantage. Au verset 5, nous voyons Jésus-Christ « entrant dans le monde » et s’adressant ainsi à Dieu son Père : « Tu m’as formé un corps ». Au verset 10, à propos du sacrifice parfait qu'Il a accompli au terme de son chemin ici-bas, l'apôtre dit : « l’offrande du corps de Jésus Christ ». C'est ce corps que Jésus a dû revêtir pour accomplir l’œuvre de notre rédemption, pour mourir sur la croix après avoir vécu ici-bas. Car, si sa mort était nécessaire, sa vie l’était aussi : Jésus devait être manifesté comme Celui qui pouvait s’offrir comme Victime sainte, l’agneau « sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1. 18-21). Ce corps, semblable au nôtre, sans péché, était Saint et Pur. L’ange avait déclaré à Marie, alors qu’il lui annonçait la Venue de Jésus ici-bas : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi le "saint enfant" qui naîtra de toi sera appelée Fils de Dieu » (Luc 1. 35). Né de femme, Jésus n’a pas été engendré de l’homme, mais de l’Esprit Saint, donc de Dieu. C’est sans doute pour maintenir cette Gloire de sa Personne que nous n’avons pas, dans ce passage de Luc 1, l’expression « le saint être ». Jésus a participé au « sang et à la chair » ; Il le fallait pour qu’Il pût, tout à la fois, accomplir l’œuvre de notre rédemption ; et être ensuite le Souverain Sacrificateur qui nous convenait, tel est l’enseignement de Hébreux 2. 14-15 : « Puisque les enfants ont eu part au sang et à la chair, Jésus aussi, semblablement, y a participé, afin que, par la mort, Il rendît impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable : et qu’Il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, assujettis à la servitude ». Hébreux 4. 15 dit aussi : « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse sympathiser à nos infirmités, mais nous en avons un qui a été tenté en toutes choses comme nous, à part le péché ». Cependant, l’essence de la nature humaine de Jésus est différente de la nôtre, différente aussi de celle d’Adam dans son état d’innocence : Jésus a été « fait à la ressemblance des hommes ». Dieu L'a envoyé « en ressemblance de chair de péché » et il nous est dit encore : « C’est pourquoi, il dut, en toutes choses, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il fût un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, pour faire propitiation pour les péchés du peuple » (Philippiens 2. 7-8 ; Romains 8. 3 ; Hébreux 2. 17). Jésus est le Saint de Dieu, et Il n’a jamais cessé de l’être tout au long de son parcours ici-bas. En quelque sorte, entrant dans le monde, Jésus a reçu de Dieu un corps saint et pur (Hébreux 10. 5). Au terme de son ministère ici-bas, Jésus offrit à Dieu son corps sans tache, Il l'offrit Saint et Pur,, oui, aussi parfaitement Saint et Pur qu'Il l’avait reçu de Dieu (Hébreux 10. 10). « Par l’Esprit éternel », Jésus « s’est offert Lui-même à Dieu sans tache » (Hébreux 9. 14). Quel témoignage est ainsi rendu à la perfection de Jésus-Christ, la Victime parfaite qui s’offre en sacrifice pour nous !
4. L’offrande parfaite d’un Homme parfait
Jésus a cheminé dans un monde ennemi et souillé par le péché. Il y est entré pur et sans tache, et Il pût donc, au terme de ministère ici-bas, se présenter à Dieu, pur et sans tache, et faire l’offrande du corps qu’Il a reçu. Cette « offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » sur la croix nous dit l’excellence infinie, la Perfection, et la Gloire de Jésus, qui, Dieu béni éternellement, a été ici-bas, le seul Homme parfait, le seul qui pouvait s’offrir en sacrifice pour le péché. Et rien ne fait ressortir aussi glorieusement la perfection de l’Homme Christ Jésus qui est Dieu, que le fait qu’Il ait pu être cette Victime sainte, cette « seule offrande », qui nous a « rendus parfaits à perpétuité ».
Jésus, le Saint et le Juste, a dû être « fait péché pour nous » (2 Corinthiens 5. 21). Oui, sur la croix, durant les trois heures sombres. Et Jésus n’a pu l’être que parce qu’Il était le Saint et le Juste. Victime sainte, Jésus a subi alors l'horrible Jugement que nous avions mérité, et qui devait être notre part pour l’éternité sans qu’il nous soit jamais possible de l’épuiser. Lui, Saint Agneau de Dieu, a épuisé ce jugement une fois pour toutes. « Jésus a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » (Hébreux 9. 26). L’expiation accomplie, son sang répandu, son corps a été placé dans le sépulcre, « un sépulcre neuf, dans lequel personne n’avait jamais été mis » (Jean 19. 41). Dieu prit soin de Celui qui acheva l’œuvre qu’Il Lui avait donnée à faire, Il a maintenu la Gloire de sa Personne, et alors se trouve accompli ce que le Psalmiste avait écrit bien longtemps à l’avance : « Tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption » (Psaume 16. 10). Puis, ressuscité dans ce corps revêtu du Saint-Esprit, Jésus se manifesta à ses disciples : d’une part, Il leur dit : « Voyez mes mains et mes pieds ; c’est moi-même : touchez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai ». Et d’autre part, Il entra dans la pièce où les disciples étaient, bien que les portes en furent fermées (Luc 24. 39 ; Jean 20. 19). Quarante jours après sa Résurrection, c’est son Ascension glorieuse, et notre foi Le contemple maintenant là-haut, dans le Ciel même (Hébreux 2. 9). Oui, Jésus-Christ est éternellement Dieu et éternellement Homme. Bientôt, de nos propres yeux, nous Le verrons dans son corps glorifié (Apocalypse 5. 6). Et, nous comprendrons plus davantage, que nous ne pouvons le faire maintenant, le profond mystère de son anéantissement, de son abaissement, de son sacrifice, sans fin. Ainsi, nous L’exalterons d'éternité en éternité ! AMEN !
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