justice de dieu
La Grande Transaction
En tant que pécheurs, nous êtres humains sommes tous nés ruinés spirituellement par le péché, notre compte est à découvert et nous passons notre vie à puiser sur un compte qui est déjà dans le rouge depuis longtemps. Romains 4 nous dit alors comment faire en sorte que l'on quitte notre situation d'endetté pour passer à celle de crédité.
1 - Nous avons ici le centre de l'Évangile. Il y a dans le texte de Romains 4 de quoi sauver le monde entier. Cette parole déclare que Dieu justifie les êtres humains qui lui font confiance. Il va créditer leur compte céleste avec la parfaite Justice de son Fils Jésus-Christ. Ainsi le coupable est acquitté sur la base de l'œuvre accomplie par Christ quand Il est mort sur la croix et qu'Il est ressuscité d'entre les morts pour notre Justification.
Comment se peut-il que Dieu soit Juste de faire cela ? Sur quelle base Dieu peut-il acquitter le coupable ? La réponse est dans le texte de Romains 4.
2 - Premièrement - L'exigence négative : "Qui ne fait point d'œuvre". Voilà une déclaration renversante. Quand Dieu acquitte le coupable, Il trouve une personne qui NE FAIT POINT D'ŒUVRE pour son acquittement. Dieu cherche des gens qui NE VONT PAS FAIRE des œuvres pour ce qu'ils vont obtenir de Lui.
3 - Deuxièmement- L'exigence positive : "Mais il croit que Dieu le justifie". Si pour nous sauver, Dieu ne veut pas de nos œuvres, qu'est-ce qu'Il veut alors ? Dieu veut que nous ayons entièrement confiance en Lui seul pour notre Salut. C'est tout, rien de plus, rien de moins et rien d'autre. Nous devons faire confiance à Dieu, si pleinement, que nous Le croyons sur parole. LA FOI EST UN MOYEN qui permet à la Grâce de Dieu de venir en nous. Par la foi, nous ouvrons la porte de notre cœur pour que la lumière de l'Évangile puisse briller en nous.
4 - Troisièmement- Le résultat immédiat : "Dieu justifie l'impie". Le mot "Justifier," signifie, "déclarer juste." C'est une déclaration faite au tribunal, quand le juge déclare en dernier ressort, qu'une personne accusée est déclarée "Non coupable" et "Innocente" de toutes les charges… Appliqué à l'Évangile, ça veut dire que Dieu déclare "juste" le pécheur qui croit véritablement en son Fils Jésus, et qui se confie pleinement en la mort et en la résurrection de Jésus-Christ. Cela est possible car, sur la croix, Jésus a parfaitement payé pour le pécheur coupable ; ainsi le pécheur coupable qui place sa confiance en Jésus est déclaré juste aux yeux de Dieu par le moyen de sa foi en Jésus. Bien qu'étant pourtant réellement coupable d'avoir péché, le vrai croyant en Jésus bénéficie du sacrifice de Christ mort et ressuscité pour lui. À la croix, Jésus a subi la sentence et le pécheur qui croit en Lui et en son œuvre est justifié et libéré de tout condamnation.
5 - La justification est une déclaration judiciaire qui est faite dans le Ciel. De même qu'un criminel peut ne pas "sentir" la déclaration qu'il est libéré, de même le pécheur pardonné par Jésus peut "ne pas le sentir". MAIS les sensations n'ont rien à voir avec le pardon de Dieu. Quand Dieu nous dit "non coupable", nous sommes non coupable, peu importe comment nous nous sentons. Dans les registres célestes, en face de notre nom, il n'y a plus de charge contre nous qui sommes justifiés aux yeux de Dieu. Plus de culpabilité, de condamnation ni de peine pour celui qui a été justifié par Dieu, par le moyen de la foi en Jésus.
Donc la justification est :
1. Complète. Elle s'applique à tout ce que nous avons déjà fait et ce que nous ferons dans notre vie. Il n'y a pas de "Demi-pardon"
2. Divine. Parce qu'elle vient de Dieu.
3. Irréversible. Parce qu'elle est divine.
4. Gratuite. Nous la recevons par grâce par le moyen de la foi.
Dans le Ciel, il n'y aura que des personnes qui autrefois étaient pécheurs, et qui pour l'éternité sont sanctifiés et sauvés pour l'éternité par la Grâce de Dieu.
6 - Venons tel que nous sommes !
Spurgeon a dit : "Si vous croyez en Jésus, si vous avez en Lui la foi qui sauve, tout ce que Jésus a accompli dans sa mort et sa résurrection est maintenant crédité sur votre compte."
C'est "la grande transaction." Il y a transaction sur notre compte de tous les mérites de Jésus-Christ.
Nous sommes devant Dieu comme étant en Jésus-Christ Lui-même ! Jésus-Christ se tient devant Dieu comme si c'était nous !
Jésus-Christ s'est substitué aux pécheurs ! Christ a pris notre place et a subit la punition pour nos péchés, pour que en croyant en Lui et en son œuvre parfaitement accomplie, nous puissions recevoir la Vie Éternelle et toutes les bénédictions pour lesquelles Jésus a souffert pour nous sur la croix.
C'EST LA GRANDE TRANSACTION !
Pour tous ceux qui sont sauvés en acceptant dans leur coeur l'oeuvre parfaite de Jésus Christ sur la croix, leur compte négatif dans le rouge a été mis sur le compte de Jésus-Christ et le compte de Jésus-Christ a été transféré sur leur compte ! VOILA LA TRANSACTION !!!
Dieu nous aime, mais Il juge et punit le péché avec justice
Oui, Dieu est bon. Plus que cela : la Bible déclare expressément que « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8 et 16) c’est-à-dire que son Amour n’est pas seulement un de ses caractères, il est l’essence même de son être. Cet amour s’est révélé en la Personne de son Fils unique, Jésus Christ : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Dieu est infini dans son Amour, Il est aussi parfaitement Saint et Juste. A cause de sa Sainteté, Il ne peut admettre le péché : « Dieu a les yeux trop purs pour voir le mal » (Habakuk 1. 13) et à cause de sa Justice, Il se doit de le punir.
Comment donc ce Dieu infini dans son Amour peut-Il traiter le pécheur tout en condamnant le péché dont Il a horreur ?
Jésus-Christ, son Fils unique, quittant la Gloire céleste où Il était de toute éternité, est venu ici-bas, se faisant Homme et, après avoir vécu une vie parfaite faisant du bien partout où Il passait (Actes 10. 38), s’est offert Lui-même à la croix comme victime expiatoire. Lui qui est sans péché Dieu l’a fait péché pour nous en faisant tomber sur Lui sa sainte Colère que nous aurions dû subir pendant l’éternité. « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a fait devenir péché pour nous afin que nous, nous devenions justice de Dieu en lui. » (2 Corinthiens 5. 21). « Dieu prouve son amour envers nous en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5. 8).
Le châtiment que nous méritions tous à cause de nos péchés s’étant abattu sur son Fils unique Jésus à la croix, personne n’a d’excuse pour refuser le Salut gratuit que Dieu offre à chacun. « Qui croit au Fils de Dieu a la vie éternelle, qui ne croit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).
"Dieu est trop bon pour envoyer des âmes en Enfer entend-on parfois, ou-bien les non-repentis seront anéantis". Cette idée, émise même par certains religieux, est une ruse du diable pour apaiser les âmes, comme s’il leur disait : " Ne vous inquiétez pas, si vous n’allez pas au ciel, vous serez anéantis."
Soyons certain qu"aucune âme humaine ne peut être anéantie : quand Dieu créa l’homme, « il souffla en lui une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante » (Genèse 2. 7).
L’Enfer a été préparé pour le diable et ses anges (Matthieu 25. 41) et non pour les êtres humains. Mais les êtres humains non repentants iront en Enfer d’eux-mêmes parce qu’ils auront refusé la grâce divine. Dieu hait le péché, mais Il aime le pécheur et veut le sauver. Libre à chacun de recevoir par la foi son Salut gratuit ou de le refuser.
Dieu est Amour : Il est « notre Dieu Sauveur qui veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2. 4). « Il veut qu’aucun ne périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3. 9).
A ceux qui ont des doutes sur la réalité des peines éternelles, je leur propose de lire (ou de relire) la parabole du riche et de Lazare où Jésus soulève le voile de l’au-delà dans Luc 16. 19-31. En voici un extrait : ... Le riche aussi mourut et fut enseveli. Et dans le séjour des morts, levant les yeux, comme il était dans les tourments, il voit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Alors il s'écria : “Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare, afin qu'il trempe dans l'eau le bout de son doigt et qu'il rafraîchisse ma langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. ”Mais Abraham dit : “Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement les maux ; mais maintenant lui est consolé ici, et toi tu es tourmenté. Et de plus, un grand gouffre est fermement établi entre nous et vous ; de sorte que ceux qui veulent passer d'ici vers vous ne le peuvent pas, et que ceux qui veulent passer de là ne traversent pas non plus vers nous”.
Seul Jésus a pu satisfaire la Justice de Dieu pour nous
« Il n’y a point de juste, pas même un seul » car « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3. 10, 23)
Nous sommes incapables d'atteindre la Justice de Dieu par nous-mêmes :
La Justice de Dieu doit être pleinement satisfaite pour le parfait pardon de nos péchés. Dieu est parfaitement Juste, et par conséquent, sa Justice exige que nos péchés soient punis. Même si nous êtres humains, nous nous efforçons autant que nous pouvons de faire le bien, nous sommes totalement incapables de satisfaire la Justice de Dieu. Car nos meilleurs efforts sont entachés de péché et nous commettons chaque jour plusieurs péchés. Dieu est Saint et Juste et nous méritons de passer l’éternité loin de Lui en Enfer. Quelle réalité horrible qu'est l’Enfer ! Non, jamais nous ne pourrons nous-mêmes satisfaire la Justice de Dieu pour les péchés que nous avons commis contre sa Sainte Majesté. Nous devons donc réaliser que en dehors de Jésus-Christ, notre problème est extrêmement grave !
La mort de Jésus sur la croix pour le pardon de nos péchés a réellement accompli une œuvre extraordinaire. Oui, Jésus est véritablement notre seul Sauveur. Il a véritablement subi la Colère et la Justice de Dieu pour nous sur la croix. Jésus est véritablement mort pour nous enfants de Dieu et Il a réellement expié tous nos péchés pour l'éternité.
L’Amour et la miséricorde de Dieu le Père
« Dieu, par sa miséricorde immense, nous a donné pour garant son Fils unique, qui a été fait péché et malédiction sur la croix pour nous, afin de satisfaire la justice de Dieu pour nous ».
La miséricorde immense de Dieu ! Nous ne devrions jamais penser que Dieu le Père est le Dieu dur et sévère qui devint gentil une fois que Jésus mourut pour nous sur la croix. Ce n’est pas du tout comme cela que la Bible nous le présente. Dieu le Père ne change pas. Ésaïe nous dit : « Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance. » (Ésaïe 53. 10). Dieu a pris plaisir à nous aimer en frappant sur la croix son Fils Jésus à cause de nos péchés. Quand la colère de Dieu dirigée contre nos péchés s’est abattue sur son Fils qui porta nos péchés, Dieu n’a jamais cessé d’aimer son Fils. Il a toujours continué à l’aimer, même à ce moment-là, car c’est à cause de nos crimes qu’Il était transpercé, c’est à cause de nos fautes qu’Il était écrasé. Quel mystère insondable ! Quel amour long, large, haut et profond est l'Amour infini de Dieu, de Jésus ! Oh, que chaque être humain reçoive dans sa vie l'Amour de Dieu qui surpasse tout ce qu'on peut imaginer.
Plusieurs passages nous enseignent que c’est l’Amour de Dieu le Père qui l’a conduit à livrer son Fils Jésus sur la croix pour nous. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique… » (Jean 3. 16). « Et cet amour consiste non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et qu’il a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. » (1 Jean 4. 10). « Que dirons-nous donc à ce sujet ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce? » (Romains 8. 31-32).
La garantie du Fils de Dieu
« Dieu […] nous a donné pour garant son Fils unique. » Qu’est-ce qu’un garant ? C’est quelqu’un qui se porte garant, un endosseur. Je contracte une dette à la banque et mon endosseur signe pour garantir à la banque que, si je deviens incapable de rembourser ma dette, lui la remboursera. Un endosseur est une sécurité, une garantie. Jésus est devenu notre Endosseur. Comment cela ? Parce que nous avions contracté une dette immense envers Dieu, dette que nous étions incapables de rembourser, mais que Jésus a Lui-même remboursée pour nous. Jésus nous dit qu’il est venu « pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup (c'est-à-dire pour quiconque croit en Lui) » (Matthieu 20. 28).
Sur la croix, Jésus a été fait péché et malédiction pour nous, pour que nous devenions en Lui justice de Dieu
Oui, Jésus a pleinement satisfait la Justice de Dieu pour nous. Toute la vie de Jésus sur la terre a été une vie de souffrance, mais aussi une vie d’obéissance et d’amour envers Dieu son Père. Il est important de réaliser que tout cela, Jésus le Fils de Dieu l’a fait pour nous. Jésus a payé le prix de son sacrifice pour porter la malédiction que nous méritions, mais que nous ne pouvions pas payer nous-mêmes. Il l’a fait pour satisfaire la Justice de Dieu. Jésus a vécu une vie d’amour parfait et d’obéissance parfaite que nous ne pouvions pas accomplir nous-mêmes. Il l’a fait pour nous donner sa Justice.
À Gethsémané, Jésus était angoissé, à l’agonie, mais Il a accepté la volonté de son Père et Il lui a dit : « Père, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui soit faite. » (Luc 22. 42). Sur la croix, Jésus a supporté et enduré la colère de Dieu pour tous nos péchés ; Il a expérimenté les terreurs et les angoisses de l’Enfer pour que nous en soyons éternellement sauvés en croyant véritablement en Lui ! Oui, comprenons bien que c’est par Amour pour Dieu son Père et par Amour pour nous tous êtres humains que Jésus a accepté de subir tout cela.
Même sur la croix, Jésus a aimé Dieu son Père de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses pensées et de toutes ses forces. Quand son Père a déversé sur Lui toute sa Colère que nous méritions à cause de nos péchés que Jésus porta sur Lui, Jésus a enduré et Il a souffert pour nous le poids de la Colère de Dieu. Par la foi, nous pouvons savoir et être assurés que Dieu a véritablement été satisfait. Il est maintenant pleinement satisfait de nous qui sommes en Jésus-Christ ! Nous n'avons pas besoin d’ajouter une goutte d’obéissance pour contribuer à satisfaire sa parfaite Justice. Dieu est pleinement content de nous pour notre foi véritable en son Fils Jésus-Christ ! Quelle joie et quel bonheur!
Tout cela parce que Jésus a accompli pour nous une expiation substitutive. Ésaïe 53 nous en donne une description saisissante. Jésus a reçu notre punition exigée par Dieu et il a accompli pour nous ses commandements. « Jésus, Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5. 21). « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit soit quiconque est pendu au bois. » (Galates 3. 13). Jésus nous avait vraiment dans son cœur et dans ses pensées quand Il est allé jusqu'au bout sur la croix où Il est mort pour Amour pour nous !
Oui, Jésus est réellement notre véritable Substitut, notre véritable Remplaçant. « Car lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. À peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être aurait le courage de mourir pour un homme qui est bon. Mais en ceci, Dieu prouve son amour envers nous : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. À bien plus forte raison, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. » (Romains 5 : 6-9).
La Justification
La conversion est suivie par la justification. C’est le premier aspect du salut. Viennent ensuite la régénération et la sanctification.
1) DÉFINITION DE LA JUSTIFICATION :
La justification est un terme juridique. C’est l’acte par lequel Dieu déclare juste celui qui croit en Jésus-Christ.
Justifier signifie non pas rendre juste quelqu’un mais le déclarer juste, quels que soient ses péchés. Le croyant est déclaré juste parce que Dieu accepte qu’il ait le même statut que le Christ Jésus, le seul « juste ». Il est ainsi acquitté devant le Tribunal de Dieu, uniquement en vertu des mérites de Jésus-Christ.
La justification est une proclamation ; cela se passe à l’extérieur de l’être humain. Sur cette base de la justification, l’être humain pourra par la suite naître de nouveau par le Saint-Esprit : c’est la régénération.
2) LE FONDEMENT DE LA JUSTIFICATION :
Depuis l’antiquité, l’être humain se pose cette question : "Comment l'homme serait-il juste devant Dieu ? Comment celui qui est né de la femme serait-il pur ?" (Job 25. 4). Tout être humain a un ardent désir de se purifier et de paraître juste devant Dieu. C’est ce qui explique l’existence de toutes les religions ou les traditions rituelles dans le monde.
- Ce n’est pas par les œuvres humaines :
"Car nul ne sera justifié devant Lui par les œuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché" (Romains 3:20).
Celui qui désire être justifié par la loi doit mettre en pratique tout ce qui est écrit dans la loi divine. Or cela est impossible ; tout être humain a au moins transgressé une loi divine. Seul Jésus a parfaitement accompli la loi : "Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir" (Matthieu 5. 17). Ainsi, tous les êtres humains qui essaient d’aller au Ciel grâce à leur piété, à leur morale ou à leurs bonnes œuvres seront un jour grandement déçus.
- C’est par la Grâce de Dieu :
"Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ" (Romains 3. 23-24). "Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie" (Éphésiens 2:8-9).
La source de notre justification est uniquement la Grâce de Dieu, c’est à dire par la faveur imméritée que Dieu nous accorde. Le salut de Dieu est un don gratuit, un pur bienfait de Dieu que l’on ne pourra jamais rembourser. La justification trouve donc son origine dans le cœur de Dieu.
Connaissant notre manque de justice et notre incapacité à l’atteindre, Dieu a dans Sa bonté pourvu à une justice pour chacun de nous. C’est la grâce et la miséricorde de Dieu qui L’ont poussé à agir en notre faveur ; Dieu n’était nullement obligé de le faire.
- C’est par le sang de Christ :
"A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère" (Romains 5. 9). "Et presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon" (Hébreux 9. 22).
C’est à travers le sang de Jésus-Christ que nous recevons la grâce de Dieu. En subissant la condamnation pour nous sur la croix, Jésus a du verser son propre sang. Si nos péchés sont oubliés et pardonnés, c’est parce que Jésus a été puni pour nous. "Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l'Esprit" (1 Pierre 3. 18). Ainsi, les croyants en Jésus sont justifiés non en vertu d’un faux jugement qui prétendrait qu’ils ont personnellement obéi à la loi, mais par une sentence juste qui les identifie à Jésus, Celui qui a accompli la loi à leur place.
3) LE MOYEN DE LA JUSTIFICATION :
"Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient" (Romains 3. 21-22). "Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ" (Romains 5. 1).
Si la Grâce de Dieu en Jésus-Christ est la seule base de notre justification, la foi est la seule condition que nous devons remplir pour la recevoir. Dieu ne justifie pas automatiquement les êtres humains ; ils doivent accepter son offre pour pouvoir en bénéficier. La grâce est comme la main tendue de Dieu pour nous sauver. La foi est comme la main de l’être humain qui se saisit de Dieu.
Jésus a bien sûr insisté sur la nécessité de la foi pour être sauvé : "Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui" (Jean 3. 36).
Paul également a prêché sur la foi en Christ : "Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi" (Philippiens 3. 8-9).
La confession de notre foi est importante ; elle est la manifestation extérieure de l’expérience intérieure que nous avons faite avec Dieu. Une foi vivante et authentique ne peut que s’extérioriser : "Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut" (Romains 10. 9-10).
Jésus déclarait : "C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux" (Matthieu 10. 32).
4) LES RÉSULTATS DE LA JUSTIFICATION :
- Le pardon des péchés :
"Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, Il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses" (Colossiens 2. 13).
La peine pour le péché est la mort, physique et spirituelle. Pour que l’être humain soit sauvé, il faut que cette peine soit enlevée. Elle a été enlevée par la mort de Christ qui a porté la condamnation de nos péchés en mourant sur la croix. Ainsi, grâce à Jésus, l’être humain coupable n’a plus à payer sa peine : il est acquitté. La justification implique le pardon de tous les péchés de celui qui croit ; elle couvre les péchés passés, présents et à venir. La justification a lieu une fois pour toutes et n’a pas à être renouvelé.
- La restauration de la faveur divine :
La justification est plus qu’un acquittement : non seulement le pécheur est pardonné de ses fautes mais il retrouve en plus la faveur de Dieu. Avant d’être justifiés, nous étions des rebelles et des impies aux yeux de Dieu ; nous étions sous son jugement et sous sa colère : "Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies" (Romains 5. 6). Par la suite nous sommes devenus ses amis, ses enfants et ses héritiers : "Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ" (Galates 3. 26). Notre position devant Dieu a ainsi été radicalement transformée grâce à Jésus-Christ.
- L’imputation de la Justice de Christ :
Imputer c’est mettre au compte de quelqu’un ce que quelqu’un d’autre a fait pour lui. Dieu nous a imputé la Justice de Christ, c’est à dire qu’Il nous a revêtus du vêtement de la Justice de Christ : "Celui qui n'a point connu le péché, Il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui (Jésus) justice de Dieu (2 Corinthiens 5. 21).
Dieu nous considère aussi justes que l’est Son propre Fils. Cette justice est l’habit de noces qui est donné pour tous ceux qui acceptent l’invitation au festin : "Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n'avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit : Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? Cet homme eut la bouche fermée" (Matthieu 22. 11-12).
- La possibilité de vivre une vie juste :
"Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité" (Éphésiens 5. 9).
La justification doit avoir un résultat direct dans la vie pratique ; elle conduit à une vie juste, c’est à dire conforme à la volonté de Dieu. Une foi vivante doit toujours se concrétiser par des œuvres justes et bonnes.
- L’assurance de la gloire :
"Et ceux que Dieu a prédestinés, Il les a aussi appelés; et ceux qu'Il a appelés, Il les a aussi justifiés; et ceux qu'Il a justifiés, Il les a aussi glorifiés" (Romains 8. 30).
Tous ceux qui ont été justifiés participeront pleinement à la félicité et à la gloire éternelles au Ciel, au Paradis pour l'éternité.
Ne pas se sentir condamnés, on est justifié en Jésus-Christ
L’Évangile est appelé “Bonne nouvelle” en ce qu’il révèle le plus sérieux problème que nous avons vous et moi en tant qu’êtres humains et sa parfaite solution. Ce problème est simple : Dieu notre Créateur est Saint, Il est Juste ; nous êtres humains qui avons péché, nous ne le sommes pas. Et à la fin de notre vie sur la terre, nous nous tiendrons devant le seul Dieu Juste et Saint, et nous serons jugés. Chaque être humain sera jugé soit sur la base de sa propre justice humaine s'il n'a pas cru en Jésus (et sa destination sera l'Enfer éternel) ; soit sur la base de la Justice de Jésus-Christ s'il a cru en Jésus et est né de nouveau (et sa destination sera le Paradis éternel). La Bonne Nouvelle de l’Évangile est que Jésus a vécu une vie de parfaite justice, de parfaite obéissance à Dieu, non pour Son propre bien-être mais pour celui de Son peuple (de tous ceux qui croient en Lui). Jésus a fait pour nous ce que nous n’aurons pas été en mesure de faire par nous-mêmes. Mais Jésus ne s’est pas contenté de vivre une vie en parfaite obéissance, Il s’est offert Lui-même sur la croix en sacrifice parfait pour satisfaire la Justice Dieu.
De nos jours, la plus grande erreur des êtres humains est celle-ci : croire que Dieu ne se soucie pas de protéger Sa propre intégrité. Oui, beaucoup de personnes dans ce monde croient que Dieu est une sorte de divinité apathique qui se contente d’agiter une baguette de pardon pour tous. Non. Le fait que Dieu puisse nous pardonner a eu un coût infini et inestimable pour Lui. Notre pardon a coûté à Dieu le sacrifice de Son propre Fils Jésus. Ce sacrifice a eu tant de valeur que Dieu l’a déclaré précieux en ressuscitant de la mort son Fils Jésus. Jésus-Christ est non seulement mort pour nous, mais Il est aussi ressuscité pour notre justification. L’Évangile a un but bien déterminé. Il s’agit du message de qui est Jésus et de ce qu’Il a fait pour nous. Il revêt également une dimension personnel. Comment les bénéfices de Jésus sont-ils imputés à chacun qui croit en Lui ? Comment pouvons-nous chacun en bénéficier ? La Bible établit clairement que nous ne sommes pas justifiés par nos propres œuvres, nos propres efforts, ou par nos actes ; mais par la foi en Jésus et par la foi seule. La seule façon de recevoir les bénéfices de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ est de placer notre confiance en Lui et en Lui seul. En faisant cela, nous sommes déclarés justes par Dieu, nous sommes adoptés dans Sa famille, nous sommes pardonnés de tous nos péchés passés, présents et futurs, et nous sommes en route vers l’éternité pour le Paradis.
Alors, pourquoi nous arrive t-il souvent de nous sentir condamnés alors que nous sommes justifiés ?
Même si Dieu nous a déclarés « justifiés », notre conscience nous dit parfois autre chose. Que faire alors ? La Bible affirme que les vrais chrétiens (les enfants de Dieu) ont été « justifiés » ou « déclarés justes » par Dieu Lui-même au Tribunal divin : "Tous ont péché, en effet, et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont déclarés justes par sa grâce ; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la rédemption apportée par Jésus-Christ" (Romains 3. 23-24).
Pourtant, après avoir commis un péché dont nous sommes conscients, nous nous sentons souvent condamnés par Dieu, sinon définitivement rejetés ou temporairement tenus à l’écart. Pour ne pas avoir de tels sentiments, il faut bien comprendre que la justification est une œuvre complète aux yeux de Dieu. La dette a été payée et la Justice de Dieu est satisfaite à notre égard. Mais cette réalité doit être reçue par la foi, continuellement rappelée à notre âme et appliquée à notre conscience chaque jour par le moyen de la foi en Jésus.
Pour nous enfants de Dieu, il y a deux cours de justice auxquelles nous avons affaire : la cour de Dieu au Ciel, et la cour de notre conscience dans notre âme. Lorsque nous plaçons notre confiance en Jésus-Christ pour notre salut, la cour céleste est éternellement satisfaite une fois pour toutes à notre égards. Aucune charge ne sera plus jamais présentée contre nous dans les cieux.
En revanche, Satan, notre ennemi, utilise notre conscience qui nous déclare en permanence coupables. C’est le rôle de la conscience. C’est pour cela que nous devons, par la foi, aligner le verdict de notre conscience sur le verdict de la cour céleste. Et nous le faisons en convenant avec notre conscience de notre culpabilité pour avoir péché, mais en lui rappelant aussi que notre culpabilité a déjà été portée par le Christ Jésus une fois pour toutes sur la croix.
Mais nous avons parfois du mal à faire coïncider le verdict de notre conscience avec celui de la cour de Dieu au Ciel ? Heureusement, Dieu nous procure une solution à cela : c'est le don de la foi. Non pas d’une foi aveugle, mais plutôt d’une foi qui s’appuie sur des faits objectifs (bien qu’invisibles).
Dans la vie concrète, aligner nos pensées sur le verdict prononcé au Tribunal de Dieu fait toute la différence. Mais cela ne se fait pas automatiquement. C’est un combat de chaque jour, parfois de chaque instant. Sans doute l’un des combats les plus rudes que nous enfants de Dieu sommes appelés à mener au quotidien.
Pourtant, c’est un bon combat, c'est le combat de la foi. Donc savourons le verdict de Dieu. Adorons notre Sauveur Jésus-Christ, embrassons la vérité au fond de notre vie : puisque nous sommes unis à Jésus-Christ, Dieu nous a déclarés justes !
La Justice de Dieu à l'égard du péché du monde
Nous êtres humains ne pourrions pas aimer un Dieu qui n’est pas juste, et qui ne nous aimerait pas de manière inconditionnelle. Les deux sont-ils compatibles ? C’est absolument important de croire que la Justice de Dieu est parfaite, et que Dieu nous sauve, nous aime et nous déclare justes. Dieu est parfaitement Juste : « Il est le rocher. Ce qu’il accomplit est parfait, car toutes ses voies sont justes. C'est le Dieu fidèle et dépourvu d’injustice, il est juste et droit » (Deutéronome 32. 4). De plus, Dieu notre Père en Jésus nous aime comme un père aime ses enfants ; le Dieu de la Bible est unique, il n’y a pas d’autre dieu comme Lui.
Le péché de l’être humain
Pour parler de justice, nous devons aborder une question - primordiale - celle du péché qui entache l’esprit humain. Cette question du péché est posée dès le début, avec Adam et Eve, qui se sont rebellés contre Dieu. Au travers du doute amené par le serpent maléfique : « Dieu a-t-il réellement dit cela ? ... » (Genèse 3. 2), le couple adamique a désobéi à Dieu. Cette rébellion les a coupés de la communion avec Dieu, entraînant leur mort spirituelle. Le péché est entré dans leur cœur, entraînant la fin de l’innocence. Subitement, Adam et Eve se sont sentis coupables, ont eu honte, ils ont eu conscience de leur nudité, et finalement se sont cachés de Dieu (Genèse 3. 7-10). La conséquence est que le couple sera chassé du jardin d’Éden, lieu de communion parfaite entre le Créateur et sa créature.
Tout être humain vient au monde avec ce problème spirituel.
« L’Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l'homme, pour voir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent, qui cherche Dieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul » (Psaume 14. 2-3 ; Psaume 53. 2-3)
Le roi David dira : « Voici, je suis né dans l'iniquité, et ma mère m'a conçu dans le péché » (Psaume 51. 5).
« Ils n'ont point d'intelligence, ceux qui portent leur idole de bois, et qui invoquent un dieu incapable de sauver… Qui a prédit ces choses dès le commencement, et depuis longtemps les a annoncées ? N'est-ce pas moi, l’Éternel ? Il n'y a point d'autre Dieu que moi, je suis le seul Dieu juste et qui sauve. Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés » (Ésaïe 45. 20-22).
La réparation
Quel moyen le Seigneur Dieu va-t-Il utiliser pour réparer la faute et donner à l’être humain de retrouver une justice, une pureté et une innocence, et retrouver une vraie communion avec Lui son Créateur ? Le péché, en fait, c’est manquer le but, celui d’être heureux en paix avec son âme et sa conscience, avec le Ciel, avec Dieu. Dieu nous a donné une conscience, et a laissé en quelque sorte "un vide". Blaise Pascal (1623-1662) parlera d’un "vide en forme de Dieu". Quiconque a une conscience sait qu’il lui manque quelque chose. L’Ecclésiaste dira : « Dieu fait toute chose bonne en son temps ; même il a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l'éternité » (Ecclésiaste 3. 11).
A la différence de l’animal, l’être humain possède une conscience de l’éternité, il y a en lui un désir inné d’être connecté au spirituel, à Dieu. Certains hélas ne voudront pas de Dieu. Le vide spirituel, alors, se remplira « naturellement » de tout autre chose, des choses de néant, quand ce ne sont pas des choses occultes.
Paul résume merveilleusement cela en une phrase, évoquant le problème du péché en l’être humain et de la réparation en Jésus-Christ : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont gratuitement justifiés [rendus justes] par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3. 23).
Justice et compassion
Le règne de Dieu sur l'univers est fondé sur la Justice et la Droiture (Psaume 89. 14). Mais Dieu est Amour (1 Jean 4. 7-8). Dieu ne peut tolérer le péché, et la Justice de Dieu est démontrée à la Croix. Lorsque Jésus a été crucifié, les péchés du monde ont été déposés sur Lui, et la mort de Jésus est devenue la propitiation, ou la satisfaction, de la Justice de Dieu. Dieu ne pouvait pas simplement ignorer le péché, car la justice exige une peine. A travers Christ, nous sommes déclarés justes. « Ce sont nos souffrances qu'il [Christ] a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé ; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris [sauvés] » (Ésaïe 53. 4-5).
Dans notre monde, la Justice et la Miséricorde de Dieu, qui sont deux attributs de Dieu, sont incompatibles ; seule la foi chrétienne permet de les réconcilier.
Le sang de l’Alliance
Avant la Croix, des hommes de foi ont compris le sens de la victime expiatoire et du sang. Dès l’Éden, Dieu a transmis l’importance de la Rédemption.
Adam et Eve ont été revêtus d’habits de peau, un animal a été sacrifié (Genèse 3. 21). Dieu a pourvu les premiers pécheurs d’un vêtement pour qu’ils puissent paraître en sa présence. « Car l'âme de la chair est dans le sang. Je vous l'ai donné sur l'autel, afin qu'il serve d'expiation pour vos âmes, car c'est par l'âme que le sang fait l'expiation ». (Lévitique 17. 11).
Abel avait compris l’importance d’un autel de sacrifice (Genèse 4. 4). Il savait l’importance du premier-né.
Noé a purifié la terre par son autel (Genèse 8. 20). Il savait qu’il devait utiliser des animaux purs.
Abraham effectua une alliance avec Dieu (Genèse 15. 10). Le feu de Dieu tomba sur l’autel et traversa les victimes avec puissance.
Moïse fit une autre alliance de sang, il écrivit un « Livre de l’Alliance », et fit même l’aspersion du sang sur le peuple (Exode 24. 8). Avec les 70 anciens, Moïse a ensuite festoyé en présence de Dieu lui-même.
Enfin, David, après avoir payé le prix du péché, fit un autel de sacrifice sur le futur Mont du Temple, et Dieu fit tomber le feu sur « l’autel de l’holocauste » (2 Samuel 24. 25 ; 1 Chroniques 21. 26). On parle de l’alliance davidique.
Une Croix quantique
Nous devons réaliser l’importance de la Croix. La Croix a été plantée par le Créateur sur la terre comme une épée dans le sol et dans le Ciel, ébranlant toutes les forteresses des ténèbres. C’était un événement prévu de toute éternité. Pourtant, l’œuvre de la Croix s’est déroulée en un temps précis dans l’Histoire, et il y a aujourd’hui, le temps avant et après J.C. Que nous dit la Parole ?
« Christ est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis ». Hébreux 9 :15 :
Une « croix quantique » - l’expression est étrange, mais selon ce verset, nous comprenons que la Croix a une efficacité pour le passé, le présent et le futur.
La Croix embrasse la foi d’Abraham et celle des tous les Justes, les croyants de l’Ancien Testament. Une dernière pensée : croyons avec certitude que nos péchés ont été couverts par le sang de Jésus sur le bois, pour nos péchés d’avant, mais également ceux d’après. Mais attention, comme David, sachons écouter la voix de l’Esprit et nous repentir comme il convient (1 Jean 1 :9).
Chers amis lecteurs, savons-nous de quel vêtement le Seigneur nous a revêtus ? ... C’est un habit royal qui nous permet d’entrer dans la présence du Dieu vivant - Il a été lavé dans le sang de l’Agneau.
(2) La Justification
Comment un être humain pécheur peut-il être justifié devant le seul vrai Dieu trois fois Saint, qui est le Seigneur et le Juge suprême ?
Cette question est d'une suprême importance pour tous les êtres humains sans exception. Cette question touche à la raison d'être de notre espérance. Aussi longtemps qu'un être humain est en état de révolte contre Dieu, il ne peut y avoir pour cet être humain ni paix véritable, ni joie solide, ici-bas ou dans l'éternité. Nous êtres humains, quelle peut être notre paix, si notre cœur nous condamne ; si surtout Dieu nous condamne, Lui qui « est plus grand que notre cœur et connaît toutes choses » (1 Jean 3. 20) ? Quelle joie peut régner dans un être humain, si « la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36) ?
Ce qu'est la Justification :
— Que signifient ces termes : « Être justifié, justification ? ». D'après ce que nous venons de dire, ces termes n'expriment pas le fait de la victoire sur le péché, de la vie de justice. Ceci est proprement la sanctification. Sans doute, la sanctification est le fruit de la justification, mais elle est cependant, un don spécial de Dieu et d'une nature différente du premier. La justification représente l'œuvre parfaite du Salut accomplie une fois pour toutes par Jésus-Christ en nous ; la sanctification est l'œuvre accomplie en nous par Son Esprit-Saint.
Pour que nous soyons justifiés, Jésus-Christ, Saint et Parfait, a été fait péché pour nous sur la croix, c’est-à-dire que puisque Jésus porta tous nos péchés sur la croix, Dieu l’a traité comme un pécheur, en Le punissant sur la croix pour tous nos péchés dont Il y subit tout le châtiment. Ainsi, du moment où nous croyons et plaçons notre confiance en Jésus et en son œuvre parfaitement accomplie sur la croix, Dieu nous considère et nous tient pour justes à ses yeux, c’est-à-dire que Dieu ne nous punit pas pour nos iniquités. Dieu nous traite, au contraire, comme si nous étions justes et sans culpabilité devant Lui.
— Oui, la justification est essentiellement, d'après la Bible, le pardon total et parfait de tous nos péchés. La justification est l'acte par lequel Dieu le Père, à cause de la propitiation accomplie par le sang précieux de son Fils Jésus, manifeste sa Justice, envers nous qui croyons en son Fils Jésus, en nous accordant la rémission de nos péchés passés, présents et futurs. « Heureux sont ceux dont les iniquités sont pardonnées, dont le péché est couvert ; heureux est l'homme à qui le Seigneur n'impute point son péché » (Romains 4 : 7-8). Dieu ne condamnera point celui qui est justifié, pardonné ; Il ne le condamnera ni ici-bas, ni dans le siècle à venir (Romains 8 : 1). Tous ses péchés passés, présents et futurs (péchés de pensée, de paroles ou d'actions) sont effacés ; ils ne lui seront plus reprochés. Dieu ne veut pas qu'un être humain justifié souffre ce qu'il mériterait de souffrir à cause de ses péchés, car Jésus le Fils de Dieu, le Fils de son amour, a déjà souffert pour ce pécheur à la croix du Calvaire. Dès le moment où, par la foi, nous sommes reçus en son Fils Bien-aimé et que nous sommes réconciliés avec Dieu par le sang précieux de Jésus ; Dieu nous régénère, nous justifie, nous sanctifie et nous considère maintenant comme si nous n'avions jamais péché.
Qui sont les justifiés ? :
L'apôtre Paul nous le dit : Ce sont les impies. « Dieu justifie l'impie » (Romains 1. 5), quel qu'il soit, quel que soit le degré de son impiété. Dieu justifie l'impie qui se reconnaît pécheur, qui se repent et qui admet le besoin d'être pardonné. Le pardon est en relation directe avec le péché. C'est à l'égard des injustes que le Dieu compatissant veut déployer sa grâce ; c'est de notre iniquité dont Il ne veut plus se souvenir.
Jésus le Bon Berger cherche-t-il ceux qui sont déjà sauvés et rachetés par Lui, non certes ; Jésus cherche ceux qui sont perdus. Il sauve ceux qui ne Lui appartiennent pas encore ; ceux en qui ne réside aucun bien, mais qui sont esclaves d'une multitude de péchés. Ce sont les malades qui ont besoin de médecin. Ceux qui sont condamnés, non seulement par Dieu, mais par leur conscience, et qui ont le vif sentiment de leur corruption profonde et de leur incapacité à faire ou penser le bien. Ce sont ceux-là qui crient à Dieu pour obtenir la délivrance. Ils reconnaissent que leur cœur est mauvais, profondément mauvais. Ils savent que le « mauvais arbre ne peut porter de bon fruit » (Matthieu 7. 18b).
La foi en Jésus-Christ est la condition de la justification, sans elle il n'y a pas de justification. Celui qui ne croit point est déjà condamné ; et aussi longtemps qu'il ne croit point, la condamnation ne peut être ôtée, mais « la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36b). Comme il n'y a point sous le ciel d'autre nom donné aux hommes que celui de Jésus de Nazareth, point d'autres mérites que les siens, qui puissent sauver de sa culpabilité tout pécheur condamné, ainsi il n'y a aucun autre moyen d'obtenir une part dans ses mérites si ce n'est que par la foi dans le Nom de Jésus-Christ, le seul et unique Sauveur du monde.
Lire aussi : LA BASE DE LA JUSTIFICATION
(1) La base de la Justification
« Pour celui qui ne fait point d'œuvre, mais qui croit en Celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice ». (Romains 4 : 5).
Quelle est la base de la Justification ?
1. — Dieu créa l'être humain à son image et le plaça au jardin d'Éden, Oui, Adam et Éve furent créés saints comme Dieu est saint ; compatissants comme Dieu est compatissant : parfaits comme Dieu est parfait. Dieu est amour ; de même l'être humain, demeurant dans l'amour, demeurait en Dieu et Dieu en lui. Dieu fit de lui « une image de sa propre éternité » , une représentation de sa gloire. Au jardin d'Éden, l'être humain était pur, comme Dieu est pur, sans aucun péché. Il ne connaissait point le mal, mais il était irrépréhensible dans ses pensées comme dans ses actes. Il « aimait le Seigneur, son Dieu, de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force, de toute sa pensée ».
2. — Dieu donna à l'être humain parfait une loi parfaite, que l'être humain devait accomplir parfaitement. Il exigea une obéissance loyale à la loi toute entière, une obéissance totale. Aucune indulgence pour la moindre faute n'était tolérée. Au reste, rien n'obligeait l'être humain à commettre de faute puisqu'il était capable d'accomplir la tâche qui lui avait été confiée. Il avait reçu de Dieu toutes les énergies nécessaires pour que dans ses paroles et dans ses œuvres, il vive selon la volonté de Dieu son Créateur.
3. — A la loi d'amour pour Dieu, qui était gravée dans le cœur de l'être humain (et qu'il ne pouvait pas, sans doute, violer ouvertement), Dieu jugea nécessaire, dans sa sagesse souveraine, d'ajouter ce commandement précis : « Tu ne mangeras pas du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal » (Genèse 2. 17a). Et Il ajouta à cet ordre cette avertissement : « Au jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2. 17b).
4. - Tel était l'homme Adam dans le jardin d'Éden. Dieu, dans son amour, l'avait créé saint et heureux. Adam connaissait Dieu et se réjouissait en Dieu. Il possédait ainsi la vie, la vie éternelle. Il était destiné à vivre toujours cette vie d'amour. Mais il devait, pour cela, obéir à Dieu en toutes choses. Du jour où il désobéirait, il entrerait dans la mort.
5. — Le jour arriva où Adam et Ève désobéirent à Dieu. Il « mangèrent du fruit de l'arbre dont Dieu lui avait parlé en disant : tu n'en mangeras pas » (Genèse 3. 6). Ce jour-là, ils furent condamnés par le Dieu Juste et Saint. Le châtiment dont ils étaient menacés les frappa. Dès qu'ils eurent mangé le fruit, il moururent spirituellement. Leur âme mourut, fut séparée de Dieu, séparée de Celui qui est aussi indispensable à la vie de l'âme ; que l'âme à la vie du corps. Aussi, leur corps devint mortel. Étant mort spirituellement, mort dans leur péché, ils sentirent venir sur eux la mort éternelle.
6. — Ainsi « par un seul homme le péché est entré dans le monde et, par le péché, la mort. Et la mort s'est étendue sur tous les hommes » , comme un prolongement de la mort d'Adam, le père et le représentant de toute la race humaine. « Par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes » (Romains 5 : 18).
7. — Nous étions tous dans cette situation lamentable. Mais Dieu aima tellement le monde ; et au temps fixé par Lui, Il donna son Fils unique Jésus qui s'est fait homme, le Représentant de l'Humanité tout entière. Alors Jésus-Christ, Saint et Parfait, s'est chargé volontairement de nos péchés. « Il a été frappé pour nos transgressions, brisé par nos iniquités » (Ésaïe 53. 5a). « Il a livré son âme en sacrifice pour le péché » (Ésaïe 53. 10). Il a versé son sang pour les coupables ; « Il a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pierre 2. 24) et « par ses meurtrissures nous avons la guérison » (Ésaïe 53. 5b). — Par son sacrifice, le sacrifice de Jésus, offert une fois pour toutes, Il nous a rachetés, tous, ayant ainsi expié le péché du monde.
8. — Parce que le Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a souffert la mort pour tous, Il nous a réconciliés avec Lui-même. « Comme par la désobéissance d'un seul homme, tous ont été condamnés, ainsi, par l'obéissance d'un seul, la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes » (Romains 5. 12). A cause des souffrances de son Fils Bien-aimé, de ce qu'Il a fait et enduré pour nous tout au long de sa vie sur terre et sur la croix, Dieu s'engage à une condition qu'Il a Lui-même fixée : à nous pardonner nos offenses, à nous réintégrer en sa faveur, et à rendre la Vie, la Vie Éternelle à nos âmes mortes, et à faire de nous ses enfants d'adoption, ses élus.
9. — Telle est la base essentielle de la doctrine de la justification : Par la faute du premier Adam, qui était notre père mais aussi notre représentant à tous, nous nous sommes privés de la faveur de Dieu ; nous sommes devenus enfants de la colère. Mais, d'autre part, par le sacrifice accompli par le second Adam, Jésus-Christ notre Représentant, Dieu nous a donné une alliance nouvelle. Il n'y a plus de condamnation pour nous ; nous avons été justifiés par grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ.
Lire aussi : LA JUSTIFICATION
Demeurons en Jésus-Christ notre justice (2)
« Par un seul acte de justice, la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes » (Romains 5. 18). Ceux qui reçoivent le don de la justice régneront dans la vie par le seul Jésus-Christ Romains 5. 17
Et il comprend la signification profonde contenue dans le mot-clé de l'épître aux Romains : « Le juste vivra par la foi ».
Il ne lui suffit plus de penser qu'il est revêtu d'une justice qui lui est imputée, il désire revêtir Jésus-Christ, s'en envelopper, que lui-même et sa vie l'habillent entièrement. Il a conscience que la justice de Dieu est bien à lui parce que le Seigneur, notre justice, lui appartient.
Avant de comprendre cela, trop souvent il trouvait difficile de porter cette robe blanche toute la journée ; il lui semblait qu'il devait surtout la revêtir quand il venait dans la présence de Dieu pour confesser ses péchés et être renouvelé dans la grâce.
Mais maintenant, le Christ vivant lui-même est sa justice ; le Christ qui veille sur nous, nous garde et nous aime comme son bien propre. Ce n'est plus une impossibilité de marcher tout le jour enveloppé de la présence aimante dont il couvre tout son peuple.
Une telle expérience conduit encore plus loin. La vie et la justice sont inséparablement liées et le croyant devient de plus en plus conscient d'une nature de justice plantée au dedans de lui : un homme nouveau, créé en Jésus Christ « dans une justice et une sainteté que produit la vérité» (Éphésiens 4. 24).
« Celui qui pratique la justice est juste, comme lui ( le Seigneur ) est juste » (1 Jean 3.7). Le fait d'être uni à Jésus a effectué une transformation, non seulement dans notre relation avec Dieu, mais encore dans ce que nous sommes devant Dieu. Notre communion intime avec Christ a ouvert la voie à ce changement et, tant que cette union demeurera, le renouvellement croissant de tout l'être aboutira à ce que la justice devienne sa nature même.
Quand un chrétien commence à saisir le sens profond de cette vérité : « Il a été fait pour nous justice », il est à peine besoin de lui dire : « Demeure en lui ».
Aussi longtemps qu'il avait l'idée d'une justice substitutive, qu'il pensait être considéré comme juste à cause de ses mérites, la nécessité absolue de demeurer en lui ne lui apparaissait pas.
Mais lorsque « l'Éternel notre justice » dévoile sa gloire à ses yeux, il comprend alors que demeurer en Christ personnellement est l'unique moyen d'être en tout temps accompli et agréable devant Dieu, l'unique moyen aussi pour que notre nouvelle nature de justice soit véritablement fortifiée par Jésus notre Tête.
Pour le pécheur repentant, la pensée principale était la justice qui vient au travers de Jésus-Christ mourant pour le péché ; pour le croyant plus avancé et plus éclairé, Jésus, le Vivant au travers de qui nous vient la justice, est tout parce qu'en le possédant nous avons aussi la justice.
Croyant, demeure en Christ qui est ta justice. Tu traînes partout avec toi une nature vile et corrompue qui voudrait toujours se dresser pour obscurcir le sentiment que tu as d'être agréé par Dieu et de pouvoir accéder à une communion ininterrompue avec le Père.
Rien ne pourra te permettre d'habiter dans la lumière divine, d'y marcher sans que l'ombre d'un nuage vienne s'interposer, sinon le fait de demeurer sans cesse en Christ, ta justice. C'est à cela que tu es appelé. Efforce-toi de marcher d'une manière digne de cet appel. Abandonne-toi au Saint-Esprit et il te révélera la grâce merveilleuse qui te permet de t'approcher tout près de Dieu, couvert de la justice divine. Prends conscience de ce que tu as revêtu le manteau royal et que, ainsi habillé, tu n'as plus à craindre de paraître en sa présence.
Cela signifie que tu es l'homme que le roi désire honorer (Est. 6.7-8). Et rappelle-toi que, si tu en as besoin dans le palais du roi, tu en as également besoin quand tu es dans le monde, envoyé par lui comme son représentant et son messager. Durant ta vie quotidienne, reste pleinement conscient de ce que tu es juste au regard de Dieu, l'objet de sa joie et de son plaisir en Christ. Discerne qu'il existe un lien entre les autres grâces que tu as en Christ et cette grâce première : « De par Dieu il a été fait notre justice » (1 Corinthiens 1. 30). Cela te gardera dans une paix parfaite.
C'est ainsi que tu entreras et demeureras dans le repos de Dieu. C'est ainsi que ton être intérieur sera transformé en un être juste, accomplissant des actions justes.
Dans ton cœur et dans ta vie, il deviendra évident que tu habites en Christ, le Juste, car cette habitation te fait partager sa position, son caractère et sa bénédiction. «
Tu as aimé la justice et tu as haï l'iniquité ; c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint avec une huile d'allégresse, de préférence à tes compagnons » (Hébreux 1. 9). Une joie et un bonheur sans mesure seront ton partage.
Demeurons en Jésus-Christ notre justice (1)
« Par Dieu vous êtes en Christ qui, de par Dieu. a été fait pour nous sagesse et aussi justice, sanctification et rédemption » (1 Corinthiens 1. 30).
La première des grandes bénédictions que Christ, notre sagesse, nous annonce comme étant préparées pour nous en lui, c'est la justice. On comprend facilement pourquoi ce doit être la première.
En effet, il ne peut y avoir de prospérité, de progrès dans une nation, une famille ou une âme, que si la paix règne.
De même qu'une machine ne peut fonctionner correctement que si elle repose sur une assise solide, notre bien-être moral et spirituel a, lui aussi, absolument besoin de paix et d'assurance.
Le péché a troublé toutes nos relations, créé une disharmonie avec nous-mêmes, avec les hommes et avec Dieu. Ce qu'on attend tout d'abord d'un salut qui apporte une réelle bénédiction, c'est la paix.
La paix ne peut venir qu'avec la justice. Là tout est conforme à la volonté de Dieu, à ses plans et en harmonie avec sa volonté, là seulement peut régner la paix. Jésus est venu rétablir la paix sur la terre et la paix dans l'âme par la justification.
Parce qu'il est Melchisédek, roi de justice, il règne comme roi de Salem, roi de paix (Hébreux 7. 2).
C'est ainsi qu'il accomplit les promesses formulées par les prophètes : « Alors le roi régnera selon la justice ... L'œuvre de la justice sera la paix, et l'ouvrage de la justice, la sécurité et la confiance pour toujours » (Esaïe 32. 1, 17). Christ a été fait pour nous, de par Dieu, justice ; de par Dieu nous sommes en Lui, notre justice ; en Lui nous avons été faits justice de Dieu. Essayons de comprendre ce que cela veut dire.
Quand un pécheur est amené à s'en remettre à Christ pour son salut, il considère d'abord, en règle générale, son œuvre plus que sa personne.
Il regarde à la croix, au Christ souffrant sur cette croix, au Juste qui a pris la place de l'injuste, il voit dans cette mort expiatoire le fondement unique et suffisant de sa foi dans le pardon miséricordieux de Dieu.
Que Christ soit mort pour les pécheurs, se substituant à eux, portant leur malédiction et expiant leurs fautes, tout cela lui a donné la paix dans son âme.
Il comprend que la justice que Christ apporte est vraiment la sienne, qu'en vertu de cette justice il est tenu pour juste devant Dieu et, ce faisant, il sent qu'il a tout ce dont il avait besoin pour retrouver la faveur de Dieu. « Étant justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu » (Romains 5. 1).
Il s'efforce de porter cette robe de justice en saisissant avec une foi toute nouvelle le don glorieux de la justification qu'il vient de recevoir. Mais, à mesure que le temps passe et qu'il cherche à croître dans la vie chrétienne, de nouveaux besoins se font jour. Il voudrait comprendre plus profondément comment il se fait que Dieu justifie l'impie sur la base de la justice d'un autre.
Il trouve la réponse dans le merveilleux enseignement de l’Écriture concernant l'union réelle du croyant avec Christ, le second Adam.
Il voit que Christ s'est fait un avec les siens et que les siens sont un avec Lui et qu'il est absolument conforme aux lois de la nature et aux lois célestes que chaque membre du corps bénéficie entièrement des actions et des souffrances de la tête, tout comme il bénéficie de sa vie.
Et cela l'amène à comprendre qu'il faut que son union avec Christ, la Tête, soit réelle et totale, sans quoi il ne pourra faire l'expérience de sa Justice qui, seule, peut conduire son âme dans la communion et la faveur du Dieu saint.
L'œuvre de Christ n'en est pas moins précieuse, mais la Personne de Christ le devient bien davantage ; l'œuvre conduit au cœur de la question : l'amour et la vie du Dieu fait homme.
Et cette expérience projette un jour nouveau sur les Saintes Écritures. Elle conduit le croyant à remarquer un fait qu'il avait à peine entrevu auparavant : c'est que la justice de Dieu, qui devient la nôtre, est en relation étroite avec la personne du Rédempteur. «
Et voici le nom dont on l'appellera : Éternel, notre justice » (Jérémie 33. 16). « En l’Éternel seul résident pour moi les actes de justice et la force » (Es. 45. 24). «
Jésus-Christ qui, de par Dieu, a été fait pour nous ... justice » (1 Corinthiens 1. 30). « ... être trouvé en lui ... avec la justice provenant de Dieu » (Philippiens 3. 9). Il voit que la justice et la vie en Christ ne peuvent être séparées l'une de l'autre.
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