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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Demeurons en Jésus-Christ notre justice (1)

15 Février 2023 Publié dans #Justice de Dieu

« Par Dieu vous êtes en Christ qui, de par Dieu. a été fait pour nous sagesse et aussi justice, sanctification et rédemption » (1 Corinthiens 1. 30).

La première des grandes bénédictions que Christ, notre sagesse, nous annonce comme étant préparées pour nous en lui, c'est la justice. On comprend facilement pourquoi ce doit être la première.
En effet, il ne peut y avoir de prospérité, de progrès dans une nation, une famille ou une âme, que si la paix règne.
De même qu'une machine ne peut fonctionner correctement que si elle repose sur une assise solide, notre bien-être moral et spirituel a, lui aussi, absolument besoin de paix et d'assurance.

Le péché a troublé toutes nos relations, créé une disharmonie avec nous-mêmes, avec les hommes et avec Dieu. Ce qu'on attend tout d'abord d'un salut qui apporte une réelle bénédiction, c'est la paix.
La paix ne peut venir qu'avec la justice. Là tout est conforme à la volonté de Dieu, à ses plans et en harmonie avec sa volonté, là seulement peut régner la paix. Jésus est venu rétablir la paix sur la terre et la paix dans l'âme par la justification.

Parce qu'il est Melchisédek, roi de justice, il règne comme roi de Salem, roi de paix (Hébreux 7. 2).

C'est ainsi qu'il accomplit les promesses formulées par les prophètes : « Alors le roi régnera selon la justice ... L'œuvre de la justice sera la paix, et l'ouvrage de la justice, la sécurité et la confiance pour toujours » (Esaïe 32. 1, 17). Christ a été fait pour nous, de par Dieu, justice ; de par Dieu nous sommes en Lui, notre justice ; en Lui nous avons été faits justice de Dieu. Essayons de comprendre ce que cela veut dire.

Quand un pécheur est amené à s'en remettre à Christ pour son salut, il considère d'abord, en règle générale, son œuvre plus que sa personne.
Il regarde à la croix, au Christ souffrant sur cette croix, au Juste qui a pris la place de l'injuste, il voit dans cette mort expiatoire le fondement unique et suffisant de sa foi dans le pardon miséricordieux de Dieu.
Que Christ soit mort pour les pécheurs, se substituant à eux, portant leur malédiction et expiant leurs fautes, tout cela lui a donné la paix dans son âme. 
Il comprend que la justice que Christ apporte est vraiment la sienne, qu'en vertu de cette justice il est tenu pour juste devant Dieu et, ce faisant, il sent qu'il a tout ce dont il avait besoin pour retrouver la faveur de Dieu. « Étant justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu » (Romains 5. 1).
Il s'efforce de porter cette robe de justice en saisissant avec une foi toute nouvelle le don glorieux de la justification qu'il vient de recevoir. Mais, à mesure que le temps passe et qu'il cherche à croître dans la vie chrétienne, de nouveaux besoins se font jour. Il voudrait comprendre plus profondément comment il se fait que Dieu justifie l'impie sur la base de la justice d'un autre.
Il trouve la réponse dans le merveilleux enseignement de l’Écriture concernant l'union réelle du croyant avec Christ, le second Adam.
Il voit que Christ s'est fait un avec les siens et que les siens sont un avec Lui et qu'il est absolument conforme aux lois de la nature et aux lois célestes que chaque membre du corps bénéficie entièrement des actions et des souffrances de la tête, tout comme il bénéficie de sa vie.
Et cela l'amène à comprendre qu'il faut que son union avec Christ, la Tête, soit réelle et totale, sans quoi il ne pourra faire l'expérience de sa Justice qui, seule, peut conduire son âme dans la communion et la faveur du Dieu saint.

L'œuvre de Christ n'en est pas moins précieuse, mais la Personne de Christ le devient bien davantage ; l'œuvre conduit au cœur de la question : l'amour et la vie du Dieu fait homme.
Et cette expérience projette un jour nouveau sur les Saintes Écritures. Elle conduit le croyant à remarquer un fait qu'il avait à peine entrevu auparavant : c'est que la justice de Dieu, qui devient la nôtre, est en relation étroite avec la personne du Rédempteur. «
Et voici le nom dont on l'appellera : Éternel, notre justice » (Jérémie 33. 16). « En l’Éternel seul résident pour moi les actes de justice et la force » (Es. 45. 24). «
Jésus-Christ qui, de par Dieu, a été fait pour nous ... justice » (1 Corinthiens 1. 30). « ... être trouvé en lui ... avec la justice provenant de Dieu » (Philippiens 3. 9). Il voit que la justice et la vie en Christ ne peuvent être séparées l'une de l'autre.

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