(1) La base de la Justification
« Pour celui qui ne fait point d'œuvre, mais qui croit en Celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice ». (Romains 4 : 5).
Quelle est la base de la Justification ?
1. — Dieu créa l'être humain à son image et le plaça au jardin d'Éden, Oui, Adam et Éve furent créés saints comme Dieu est saint ; compatissants comme Dieu est compatissant : parfaits comme Dieu est parfait. Dieu est amour ; de même l'être humain, demeurant dans l'amour, demeurait en Dieu et Dieu en lui. Dieu fit de lui « une image de sa propre éternité » , une représentation de sa gloire. Au jardin d'Éden, l'être humain était pur, comme Dieu est pur, sans aucun péché. Il ne connaissait point le mal, mais il était irrépréhensible dans ses pensées comme dans ses actes. Il « aimait le Seigneur, son Dieu, de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force, de toute sa pensée ».
2. — Dieu donna à l'être humain parfait une loi parfaite, que l'être humain devait accomplir parfaitement. Il exigea une obéissance loyale à la loi toute entière, une obéissance totale. Aucune indulgence pour la moindre faute n'était tolérée. Au reste, rien n'obligeait l'être humain à commettre de faute puisqu'il était capable d'accomplir la tâche qui lui avait été confiée. Il avait reçu de Dieu toutes les énergies nécessaires pour que dans ses paroles et dans ses œuvres, il vive selon la volonté de Dieu son Créateur.
3. — A la loi d'amour pour Dieu, qui était gravée dans le cœur de l'être humain (et qu'il ne pouvait pas, sans doute, violer ouvertement), Dieu jugea nécessaire, dans sa sagesse souveraine, d'ajouter ce commandement précis : « Tu ne mangeras pas du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal » (Genèse 2. 17a). Et Il ajouta à cet ordre cette avertissement : « Au jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2. 17b).
4. - Tel était l'homme Adam dans le jardin d'Éden. Dieu, dans son amour, l'avait créé saint et heureux. Adam connaissait Dieu et se réjouissait en Dieu. Il possédait ainsi la vie, la vie éternelle. Il était destiné à vivre toujours cette vie d'amour. Mais il devait, pour cela, obéir à Dieu en toutes choses. Du jour où il désobéirait, il entrerait dans la mort.
5. — Le jour arriva où Adam et Ève désobéirent à Dieu. Il « mangèrent du fruit de l'arbre dont Dieu lui avait parlé en disant : tu n'en mangeras pas » (Genèse 3. 6). Ce jour-là, ils furent condamnés par le Dieu Juste et Saint. Le châtiment dont ils étaient menacés les frappa. Dès qu'ils eurent mangé le fruit, il moururent spirituellement. Leur âme mourut, fut séparée de Dieu, séparée de Celui qui est aussi indispensable à la vie de l'âme ; que l'âme à la vie du corps. Aussi, leur corps devint mortel. Étant mort spirituellement, mort dans leur péché, ils sentirent venir sur eux la mort éternelle.
6. — Ainsi « par un seul homme le péché est entré dans le monde et, par le péché, la mort. Et la mort s'est étendue sur tous les hommes » , comme un prolongement de la mort d'Adam, le père et le représentant de toute la race humaine. « Par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes » (Romains 5 : 18).
7. — Nous étions tous dans cette situation lamentable. Mais Dieu aima tellement le monde ; et au temps fixé par Lui, Il donna son Fils unique Jésus qui s'est fait homme, le Représentant de l'Humanité tout entière. Alors Jésus-Christ, Saint et Parfait, s'est chargé volontairement de nos péchés. « Il a été frappé pour nos transgressions, brisé par nos iniquités » (Ésaïe 53. 5a). « Il a livré son âme en sacrifice pour le péché » (Ésaïe 53. 10). Il a versé son sang pour les coupables ; « Il a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pierre 2. 24) et « par ses meurtrissures nous avons la guérison » (Ésaïe 53. 5b). — Par son sacrifice, le sacrifice de Jésus, offert une fois pour toutes, Il nous a rachetés, tous, ayant ainsi expié le péché du monde.
8. — Parce que le Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a souffert la mort pour tous, Il nous a réconciliés avec Lui-même. « Comme par la désobéissance d'un seul homme, tous ont été condamnés, ainsi, par l'obéissance d'un seul, la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes » (Romains 5. 12). A cause des souffrances de son Fils Bien-aimé, de ce qu'Il a fait et enduré pour nous tout au long de sa vie sur terre et sur la croix, Dieu s'engage à une condition qu'Il a Lui-même fixée : à nous pardonner nos offenses, à nous réintégrer en sa faveur, et à rendre la Vie, la Vie Éternelle à nos âmes mortes, et à faire de nous ses enfants d'adoption, ses élus.
9. — Telle est la base essentielle de la doctrine de la justification : Par la faute du premier Adam, qui était notre père mais aussi notre représentant à tous, nous nous sommes privés de la faveur de Dieu ; nous sommes devenus enfants de la colère. Mais, d'autre part, par le sacrifice accompli par le second Adam, Jésus-Christ notre Représentant, Dieu nous a donné une alliance nouvelle. Il n'y a plus de condamnation pour nous ; nous avons été justifiés par grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ.
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