Fondement, étendue et caractère du pardon de Dieu
Il est de la plus grande importance pour l’âme humaine de connaître les bases sur lesquelles reposent le salut et le pardon que Dieu accorde aux pécheurs qui se repentent de leurs péchés et qui ont la foi véritable en Jésus-Christ en croyant en Lui. Quel est le "fondement" de ce pardon ? quelle est son "étendue" ? quel est son "caractère" ? En tant qu'enfants de Dieu et durant notre vie sur la terre, il est impossible que notre conscience divinement exercée jouisse d’un vrai et complet repos si elle n’est pas au clair sur ces trois questions citées plus haut.
1 - Le fondement du pardon :
Une âme peut avoir des pensées vagues sur la bonté de Dieu, sur sa disposition à recevoir des pécheurs et à leur pardonner, sur sa répugnance à exercer le jugement, sur sa disposition à user de miséricorde. Tout cela peut être connu ; mais il faut être convaincu que Dieu est juste en justifiant le pécheur et qu’Il est en même temps "Juge "et "Sauveur". Il faut que l’âme humaine comprenne comment Dieu a été glorifié en ce qui concerne la question du péché ; il doit aussi comprendre que tous les attributs de Dieu : sa justice, sa grâce, son amour, sa miséricorde ont été mis en parfaite harmonie sur la croix de Jésus. Tant qu’une âme humaine ne l’a pas saisi, elle demeure étrangère à la paix de Dieu, cette paix qui « dépasse toute intelligence » (Philippiens 4. 7).
Une conscience humaine, dans laquelle la lumière divine a fait pénétrer la vérité, sent et réalise que le péché ne peut jamais être supporté dans la présence de Dieu et que, là où il se trouve, il doit y avoir inexorablement le jugement du "Dieu" qui hait le mal.
Le bénéfice du pardon de Dieu est que la Justice de Dieu doit être satisfaite, la conscience du croyant en Jésus purifiée et Satan, notre accusateur, réduit au silence.
Comment tout cela peut-il se réaliser ? Par la croix de Jésus ! La précieuse expiation de Christ aplanit toutes ces difficultés et établit un terrain sur lequel le Dieu juste et le pécheur justifié peuvent avoir une douce et complète communion. Par cette expiation, le péché est condamné, la justice est satisfaite et la loi magnifiée, le pécheur qui croit en Jésus est sauvé, l’adversaire est confondu.
Quelle glorieuse réponse à la question : Comment Dieu peut-il être juste tout en justifiant le pécheur ? Il a réglé la question du péché à la croix sur laquelle « Jésus, qui n’a pas connu le péché, a été fait péché pour nous » (2 Corinthiens 5. 21). Il a été notre Substitut.
2 - L’étendue du pardon :
Beaucoup d’âmes humaines sont anxieuses au sujet de l’étendue du pardon de Dieu ; elles ne réalisent pas sa plénitude ; elles ne saisissent pas la complète délivrance de leurs péchés passés, présents et futurs. Elles sont troublées à la pensée que leurs péchés journaliers commis après leur conversion subsistent. Comment pourrait-il en être ainsi ? Dans la mort de Christ, dans son sacrifice, dans l’expiation, il y a provision pour le plein pardon de tous leurs péchés. Il est vrai toutefois que le croyant en Jésus qui commet un péché doit le confesser à Dieu son Père ; mais que dit l’apôtre à celui qui le confesse ? Dieu est « "fidèle "et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). La question du péché n’existe plus pour le croyant en Jésus ; elle a été réglée entre Dieu et Jésus Christ, notre Substitut, qui est maintenant notre Avocat à la droite de Dieu.
Tous les péchés du croyant sauvé par Jésus ont été expiés à la croix ; puisque si un seul subsistait, il ne serait pas sauvé. Car il est impossible qu’une âme non sanctifié par le sang de Jésus franchisse l’entrée du sanctuaire Céleste.
En ne croyant pas que tous nos péchés ont été expiés par le sacrifice de Christ sur la croix, ni confession, ni prières, ni jeûne, ni tout autre moyen ne pourront les expier. Mais comment concevoir que nos péchés futurs aient pu être expiés et portés par Christ sur la croix ? La difficulté pour nous, au sujet des péchés futurs, vient de ce que nous considérons la croix à notre point de vue et non à celui de Dieu — de la terre et non pas du ciel. La Parole ne parle jamais de péchés futurs. Le "passé, le présent", le "futur "sont une conception humaine et terrestre ; pour Dieu tout est présent. La foi du croyant, en regardant à Christ, peut dire à tout moment et dans toutes les occasions avec évidence et décision, sans réserve ni la moindre hésitation : « Tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos » (Ésaïe 38. 17c). Cette déclaration correspond à celle de Dieu : « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités » (Ésaïe 43. 25b). « L’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous » (Ésaïe . 53. 6b).
3 - Le caractère du pardon :
Le caractère du pardon de Dieu est revêtu de son propre caractère. Il est Amour. Son Fils Jésus est venu pour manifester cet Amour et le déployer envers nous par ses actes et par ses paroles. La Grâce de Dieu et son Amour pour l’être humain qui se repent sont infinis et plus réels, plus étendus et plus profonds que ce que le cœur humain peut concevoir et désirer.
Puisque la Bible parle sans cesse du pardon, il est intéressant de voir comment elle en parle et même avec quels mots elle le fait. En hébreu, pardonner se dit aussi avec le verbe effacer. En pardonnant, Dieu efface la liste des fautes que nous avons commises.
Le psalmiste insiste : le pardon de Dieu est une force vivifiante, revivifiante ; une force qui évoque la résurrection, une force qui remet sur pied, qui remet en route. Le pardon de Dieu permet de reprendre de la hauteur lorsque l’on se sent écrasé. C’est ainsi que tout en nous est renouvelé, rafraîchi.
“Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant Il éloigne de nous nos transgressions.” (Psaumes 103. 12). Dieu pardonne et éloigne de nous le fardeau de nos fautes, autant que le levant du soleil est éloigné du lieu où il se couche. Sans Son pardon, nous sommes morts spirituellement. Avec Son pardon, nous sortons de la mort, et nous pouvons aller de l’avant. Bien que nous pouvons nous rappeler de notre passé, le pardon de Dieu veut que nous fixons notre regard vers l'avenir merveilleux que Dieu nous réserve. Le pardon nous permet d’aller de l’avant malgré le fardeau de nos fautes.
“Si nous prétendons n'être coupables d’aucun péché, nous vivons dans l’illusion, et la vérité n’habite pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés, Il est fidèle et juste et, par conséquent, Il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis” (1 Jean 1. 8-9).
Le pardon de Dieu nous permet de vivre, malgré nos limites et nos manquements. Le croyant pardonné en Jésus promet de renoncer à tout comportement qui l’entraînerait dans de nouvelles erreurs. Il peut alors méditer cette promesse du livre des Proverbes : “Qui confesse ses fautes et y renonce obtiendra miséricorde” (Proverbes 28. 13).
Dieu nous a déjà pardonné et parce qu’Il nous aime. Prendre conscience du pardon de Dieu dont nous sommes bénéficiaires doit nous conduire à la plus profonde reconnaissance et à la plus grande gratitude. Et cela doit aussi nous pousser à offrir, à notre tour, le pardon autour de nous !
Cher lecteur ! Allons toujours à Dieu. Il est là, près de nous ; Il attend les bras ouverts, ne nous demandant rien que de croire et de placer notre confiance en Lui en toutes circonstances.
La plénitude de la divinité habite dans un corps
« En lui [Christ] habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2. 9).
Pour éviter une erreur néfaste sur l’Amour de Dieu pour son Fils, nous avons besoin de montrer que le Fils de Dieu possède la plénitude de la divinité.
Une personne pourrait être d'accord avec l'affirmation que Dieu prend plaisir dans le Fils, puis commettre ensuite l'erreur de penser que le Fils est purement un saint homme extraordinaire que le Père a d'une certaine manière adopté comme son Fils, parce qu'il prenait réellement plaisir en Lui. Dès le second siècle, l'Église chrétienne a différencié la véritable foi biblique des diverses formes de cette sorte d'enseignement appelé adoptianisme.
Colossiens 2. 9 nous fournit un angle très différent sur ces choses : « En lui [Christ] habite corporellement toute la plénitude de la divinité ». Le Fils de Dieu n'est pas simplement un saint Homme fidèle. Il possède la plénitude de la divinité. Dieu n'a pas cherché un saint homme qu'il puisse, d'une certaine manière, inclure dans la Trinité en le revêtant de divinité. Au contraire, « la Parole a été faite chair » dans un acte d'incarnation (Jean 1. 14).
Dieu a cherché une femme humble et fidèle, puis au travers de la naissance virginale, a uni la plénitude de sa divinité à son Fils Jésus fait Homme. « Marie dit à l'ange: Comment cela se produira-t-il, puisque je ne connais pas d'homme? L'ange lui répondit: Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi, le saint enfant qui naîtra sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1. 34-35). Dieu a revêtu la plénitude de la divinité dans un corps humain née d'une vierge: Jésus de Nazareth, le Fils de Dieu, le Dieu-Homme, en qui « habite corporellement toute la plénitude de la divinité ».
Voilà pourquoi les amis de Jésus, comme ses ennemis, étaient sans cesse abasourdis par ce qu'il disait ou faisait. Jésus marchait dans la rue, apparemment comme tout autre homme, puis se tournait et disait quelque chose comme : « Avant qu'Abraham fût je suis » (Jean 8. 58), ou « si vous m'avez vu, vous avez vu le Père » (Jean 14. 9). Quand Jésus fut accusé de blasphème, Il répondit très calmement : « Le Fils de l'Homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés » (Matthieu 9. 6). Aux morts, Jésus ordonnait tout simplement: « Viens » ou « sors », et ils obéissaient.
Aux tempêtes sur la mer, Jésus ordonnait: « Calme-toi ». Les choses se produisaient instantanément.
En réponse à la question du souverain sacrificateur: « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu vivant ? » Il répondit: « Je le suis, et vous verrez le Fils de l’Homme assis à la droite du Père, venir sur les nuées du ciel » (Marc 14. 62).
Aucun homme n'avait jamais parlé ainsi, et aucun homme n'avait jamais vécu et aimé comme cet Homme. Pour la simple raison que dans cet Homme, Dieu Lui-même avait fait habiter la plénitude corporelle de la divinité.
Et Dieu le fit de tout son cœur. C'était son plaisir de rendre chair la Parole. Colossiens 1.19 l'exprime ainsi : « Car c'est en lui que Dieu a désiré que toute plénitude ait sa demeure ». La version Le Semeur est bien plus proche du sens véritable. En d'autres mots, ce fut le plaisir de Dieu d'agir ainsi.
Nous avons vu que Dieu aima son Fils bien avant la fondation du monde (Jean 17. 24), et qu'il l'aima dans son être incarné (Jean 10. 17). Lorsque Dieu le Père et Dieu le Fils engagèrent à unir la divinité et l'humanité en Jésus, nous comprenons donc que le Père en fut heureux. La volonté et l'empressement de son Fils à racheter le monde fit ses délices. Voilà pourquoi il est dit « qu'il a plu [à Dieu] de faire habiter en lui [en Christ] toute plénitude [de la divinité] » (Colossiens 1. 19).
Le silence de Dieu après tant de patience envers les hommes
« Écoutez ma voix, Et je serai votre Dieu, Et vous serez mon peuple; Marchez dans toutes les voies que je vous prescris, Afin que vous soyez heureux » (Jérémie 7. 23). « Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 3. 15)
L'écrivain russe Dostoïevski a écrit : « L'enfer, c'est l'endroit où Dieu ne parle plus ». Un jour, en effet, Dieu gardera le silence après s'être adressé à l'être humain par les œuvres de la création, par le message des prophètes et par le témoignage rendu par son Fils Jésus Christ le Sauveur, venu à la rencontre de l'être humain pour le sauver.
Aujourd'hui encore, Dieu parle très fort par sa Parole, la Bible, largement répandue. Dieu parle par les innombrables croix qui rappellent le sacrifice de son Fils Jésus Christ et enfin par le témoignage que rendent des millions d'hommes et de femmes qui connaissent personnellement Jésus Christ comme leur seul Sauveur et Seigneur de leur vie. Aujourd'hui, si nous entendons sa voix, n'endurcissons pas notre cœur (Hébreux 3 : 15). Craignons que Dieu, s'il a parlé une fois, deux fois... ou toute une année, ne cesse de s'adresser encore à nous. Si pendant sa vie sur la terre, un être humain refuse d'entendre et d'accepter Jésus comme seul Sauveur et Seigneur de sa vie, un jour, il sera contraint de l'entendre une dernière fois comme le Juge suprême avant d'être jeté en Enfer, le lieu du remords éternel.
En ce jour de grâce, Dieu s'adresse encore à chacun de nous. Écoutons sa voix, recevons l'Évangile, n'attendons pas que se taise définitivement pour nous l'appel divin de Dieu.
Dostoïevski a aussi écrit : "L'être humain est malheureux parce qu'il ne sait pas qu'il peut être heureux", en trouvant le seul vrai bonheur en Jésus. C'est profondément vrai. Le bonheur de l'être humain est aujourd'hui à porté de sa main, et il s'appelle Jésus-Christ.
Notre monde s'approche du jour où Dieu rendra justice au vu et au su de tous. Le "Jugement Dernier" sera le point culminant des événements de ce monde. Il mettra un terme aux injustices de l'histoire, révélera le choix de chacun et Il démontrera la justice de Dieu une fois pour toutes.
Dieu sera reconnu comme le seul Dieu Juste et Jésus-Christ sera le Juge suprême : "Et voici que Dieu, sans tenir compte de ces temps d'ignorance, annonce maintenant aux hommes que tous et partout ont à se convertir. II a en effet fixé un jour où Il doit juger le monde avec justice par l'homme qu'il a désigné (Jésus-Christ), comme Il en a donné la garantie à tous en le ressuscitant d'entre les morts." (Actes 17. 30-31).
Dans sa grande patience, Dieu a tout fait pour que nous ne tombions pas sous le coup de Son jugement :
"Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils (Jésus), son unique, pour que tout homme qui croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui. Qui croit en Lui n'est pas jugé qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont préféré l'obscurité à la lumière parce pue leurs œuvres étaient mauvaises. " (Jean 3. 16-19).
Dieu a envoyé son Fils à notre secours pour nous purifier de notre péché, de sorte que nous puissions nous présenter purifiés devant Lui. Dieu a tout fait pour nous. La seule limite qu'Il ait fixée, c'est notre propre choix. La balle est désormais dans notre camp : qu'allons-nous choisir ?
Notre attitude envers Jésus-Christ est décisive :
Jésus en a parlé à ses disciples : "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit en celui qui m'a envoyé (Dieu), a la vie éternelle : il ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie" (Jean 5. 24).
"L'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix, et ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection qui mène à la vie : ceux qui auront pratiqué le mal, pour la résurrection qui mène au jugement" (Jean 5. 28-29).
C'est de nos choix d'ici et de maintenant que dépendent pour nous l'issue du Jugement Dernier. Si nous saisissons aujourd'hui le pardon que Jésus a acquis pour nous à la croix, si nous vivons en relation avec Lui et agissons en conséquence, nous n'aurons rien à craindre. Nos fautes ont déjà été expiées il y a bientôt 2000 ans sur la croix de Jésus. Par contre, si nous préférons vivre notre vie sans Dieu et faire notre propre volonté, nous subirons les conséquences de notre choix.
Le Ciel est la Vie Éternelle avec Dieu ; l'Enfer est la vie sans Dieu, c'est la mort éternelle. C'est ainsi que Dieu baissera le rideau sur le monde présent et le lèvera sur un monde nouveau. Ceux qui se sont tournés vers Dieu connaîtront ce monde nouveau.
Se soumettre à la croix
PRISONNIER DE L'AMOUR
« Paul, prisonnier du Christ Jésus… » (PHILÉMON 1. 1)
C'est une chose glorieuse d'être prisonnier du Seigneur, car dans nos liens nous trouvons la liberté. Dans notre faiblesse nous trouvons la force. Dans notre folie nous trouvons la sagesse. Dans notre pauvreté, nous trouvons la prospérité. En perdant tout on retrouve tout. En abandonnant toutes choses, nous héritons de toutes choses. En acceptant la sentence de mort, nous trouvons la Vie du Seigneur Jésus.
Étendons nos mains et permettons à Jésus de nous habiller et de nous conduire là où Il veut que nous allions, dans la voie que nous ne choisirions pas pour nous-mêmes, car c'est la Voie Étroite, et c'est le chemin de la bénédiction.
Soumettre à la Croix
« Ô mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; néanmoins, non pas comme je veux, mais comme tu veux. (MATHIEU 26. 39).
Sa sueur s'est mêlée à ses larmes et il s'est battu trois fois avec lui-même avant de pouvoir régler le problème, mais une fois qu'il a été réglé, il n'a opposé aucune résistance et en quelques heures tout a été accompli.
Oh ! C'est là qu'il nous manque aujourd'hui ! Combien de temps allons-nous donner des coups de pied et lutter contre les piqûres ?
Combien de temps allons-nous discuter et nous plaindre contre Dieu et résister à ses relations avec nous ?
Si nous devons mourir pour vivre vraiment, occupons-nous de mourir ! Si nous devons être crucifiés pour avoir la Vie de Résurrection, alors soumettons-nous simplement et finissons-en !
SOUMETTRE D'ABORD, PUIS RÉSISTER
« Dieu résiste aux orgueilleux, mais rend grâce aux humbles. Soumettez-vous DONC à Dieu. Résistez au diable et il fuira loin de vous » (JACQUES 4. 6, 7).
Tant de fois nous essayons de résister, mais nous sommes vaincus. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous essayons de résister au diable avant de nous être soumis à Dieu. Il y a un bon ordre qui doit être respecté sans faute.
Premièrement, nous devons comprendre le principe selon lequel Dieu résiste aux orgueilleux mais donne grâce aux humbles. C'est la base de tout ce que nous faisons.
Deuxièmement, le mot « donc » signifie que ceux qui apprennent ce principe agiront en conséquence.
S'ils comprennent la vérité qui vient d'être énoncée, ils se soumettront « donc » à Dieu. Troisièmement, en raison de leur soumission à Dieu, ils trouveront que le diable fuit chaque fois et partout où ils lui opposent une résistance.
Le mot « fuir » signifie « s'enfuir dans la terreur ». Merveilleux ! Comme c'est délicieux de voir le diable terrifié nous fuir, au lieu de l'inverse !
CRUCIFIE "EN TANT QUE" NOUS
"Ceux qui appartiennent au Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs" (GALATES 5. 24).
L'Écriture dit que ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié (au passé) la chair avec ses passions et ses désirs. Personne ne peut se suicider par crucifixion. Quelqu'un d'autre doit nous clouer à la Croix.
La chair ne peut pas se crucifier elle-même. Mais Jésus a déjà fait ce que nous ne pouvions pas faire. Plus tôt nous cesserons d'essayer de nous crucifier nous-mêmes, plus tôt nous pourrons nous glorifier de l'œuvre achevée de la Croix et en témoigner dans nos vies. Remarquez que Paul ne se contente pas de dire que Jésus a été crucifié pour nous. C'est certainement vrai en soi. Mais il y a plus. Non seulement Jésus a été crucifié POUR nous, mais il a été crucifié COMME nous.
Dieu considère que nous avons été crucifiés aussi sûrement que si nous étions là, recevant les clous dans nos mains et nos pieds.
Nous avons été crucifiés avec lui parce que Dieu nous a placés en lui au moment où il a été crucifié.
IL FAIT CE QUE VOUS NE POUVEZ PAS
« Nous avions la sentence de mort en nous-mêmes, que nous ne devons pas nous fier à nous-mêmes, mais à Dieu qui ressuscite les morts. (2 CORINTHIENS 1)
Sachez que le Christ n'est pas là pour vous aider à devenir une meilleure personne, mais pour vous rendre si faible en vous-même et si malade de votre propre chemin que vous ne pouvez rien faire d'autre que de lui faire confiance pour faire ce que vous réalisez enfin que vous ne pouvez pas faire.
Peu importe si quelque chose que « nous ne pouvons pas faire » est de nous sauver, de contrôler notre tempérament, de nous entendre avec les autres, d'élever nos enfants ou de surmonter une habitude lubrique.
Le cours est le même. Après de nombreuses tentatives et échecs, nous réalisons enfin que nous ne pouvons pas, alors nous nous en remettons à la miséricorde de Dieu et lui faisons confiance pour faire ce que nous ne pouvons pas faire.
Justifiés devant Dieu par le moyen de la foi en Jésus
Comment sommes-nous justifiés devant Dieu ?
Seulement par le moyen de la vraie foi en Jésus-Christ. Aussi, quoique notre conscience nous accuse d’avoir gravement péché contre tous les commandements du seul Dieu Saint, de n’en avoir jamais gardé aucun, et d’être encore continuellement enclin à tout mal ; Dieu cependant, sans aucun mérite de notre part, mais par pure grâce, nous offre et nous impute l’œuvre parfaite de restauration, la Justice ainsi que la Sainteté de Jésus-Christ, comme si nous n’avions jamais commis ni eu aucun péché, et comme si nous avons eu cette parfaite obéissance que Jésus-Christ a accompli pour nous ; à la seule condition que nous recevions ce bienfait avec un cœur reconnaissant et croyant véritablement en Jésus.
Nous sommes justifiés en Jésus-Christ devant Dieu et nous sommes héritiers de la Vie Éternelle. Oui, parce que nous avons la vraie foi en Jésus le Fils de Dieu, nous sommes justifiés et nous avons la Vie Éternelle. Oh, quel privilège !
Justifiés !
Que signifie le mot « justifié » ? Il signifie que nous sommes déclarés justes devant Dieu par le moyen de notre foi en Jésus-Christ et que nous avons reçu la parfaite Justice de Christ. La justification par la foi seule est une doctrine fondamentale.
Devant le Tribunal de Dieu
Le mot « justification » appartient au domaine légal, juridique. Il nous fait penser à un procès qui se déroule dans une cour de justice. Au procès, il y a bien entendu un juge, un accusé, une accusation, des avocats, une sentence prononcée et un châtiment exécuté. Dans la cour de justice qui nous concerne, Dieu siège comme Juge et nous sommes les accusés du crime, car nous avons transgressé la loi de Dieu de multiples manières et à de nombreuses occasions.
Qui sont les témoins ?
Trois témoins se présentent à la barre pour témoigner contre nous :
- Il y a tout d’abord Satan, « l’accusateur de nos frères » (Apocalypse 12. 10) qui veut notre perte et qui nous accuse de ne pas être à la hauteur des exigences parfaites de Dieu.
- Il y a ensuite notre conscience. Elle nous accuse de nos nombreux péchés et de notre penchant vers le mal.
- Le troisième témoin à venir témoigner contre nous est la Parole de Dieu qui témoigne avec une pleine autorité et une précision absolue. « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus acérée qu’aucune épée à double tranchant; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles; elle est juge les sentiments et les pensées du cœur. Il n’y a aucune créature qui soit invisible devant lui; tout est mis à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » (Hébreux 4. 12-13).
De quel crime sommes-nous accusés ?
Nous sommes accusés de rébellion et de révolte contre le seul vrai Dieu trois fois Saint. Oui, nous sommes tous par nature des enfants d’Adam. En Adam, nous sommes coupables d'avoir péché contre Dieu et nous sommes des pécheurs qui ont désobéi à Dieu. Car « Il n’y a pas de juste, pas même un seul. » (Romains 3. 10). « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3. 23).
Cela peut nous paraître exagéré. N’allons-nous pas trop loin en disant cela ? N’avons-nous pas gardé au moins certains de ses commandements ? Nous ne sommes pas si mauvais, après tout, pensons-nous. Il nous faut revenir à la Parole de Dieu et nous mettre à son écoute, car elle nous révèle notre véritable condition. Oui, en tant qu'êtres humains, nous avons « gravement péché contre tous les commandements de Dieu ».
Cette sombre réalité ne paraît pas toujours aux yeux des autres, car nous sommes habiles à cacher ou à camoufler le mal qui est en nous. Mais si nous sommes vraiment honnêtes, nous devons admettre que nous sommes profondément corrompus par le péché ! Quelle est alors la seule punition méritée ? C'est la condamnation éternelle en Enfer ! C'est pourquoi, chaque être humain a besoin de Jésus-Christ notre Sauveur et notre Avocat ! Sans Jésus notre Sauveur et notre Avocat, nous sommes perdus.
Dieu nous déclare justes
Nous les enfants de Dieu, à notre grand étonnement, Dieu le Juge nous déclare que : « Nous sommes justes ! » ; Oui « Sachant même que nous pouvons pécher encore à cause de la chair, Dieu nous déclare justes devant Lui par le moyen de la foi en son Fils Jésus ! » Voilà toute la richesse de la justification. Nous sommes déclarés innocents, notre culpabilité est ôtée. Un « juste » est une personne qui se trouve dans une relation juste, correcte et intime avec le Dieu Saint. Mais comment est-ce possible d'être déclarés justes devant le seul vrai Dieu trois fois Saint ? La justice que nous avons devant Dieu ne peut pas venir de nous. C’est une justice qui nous a été imputée par la foi, c'est la Justice de Jésus mise à notre compte, c'est le magnifique manteau de sa Justice dont Jésus nous a revêtu.
Quel cadeau magnifique de la Grâce de Dieu ; un don purement gratuit ! Sans aucun mérite de notre part, mais par pure grâce, Dieu nous donne et nous impute l’œuvre parfaite de restauration, la Justice et la Sainteté de son Fils Jésus-Christ, seul Juste, Pur, sans aucun péché, entièrement consacré à Dieu. C’est sa Justice qui nous est donnée gratuitement !
Les deux aspects de la justification
La justification comporte deux aspects distincts, mais complémentaires :
- Le premier aspect de la justification, c'est que Dieu nous considère comme si nous n’avions jamais commis ni eu aucun péché, car nos péchés ont tous été effacés et pardonnés en Jésus.
- Le deuxième aspect de la justification, c'est que Dieu nous considère comme si nous avions eu nous-même cette parfaite obéissance que Jésus-Christ a eu pour nous en allant jusqu'à la croix. Oui, la Justice parfaite de Jésus nous est offerte.
Jésus a parfaitement payé la dette de nos péchés. Il a subi la Colère de Dieu pour nous, de sorte que Dieu nous voit désormais comme si nous n’avions jamais commis de péché. Car c’est Jésus qui a payé pour tous nos péchés, , par ses souffrances et particulièrement par sa mort sur la croix. Jésus a pleinement satisfait la Justice de Dieu qui demande que le châtiment soit exécuté à cause de nos péchés.
Quel cadeau merveilleux ! Nous ne faisons pas que recommencer notre vie à zéro, nous n'avons pas seulement un « casier judiciaire » vierge ; mais aux yeux de Dieu, nous avons un dossier judiciaire riche d’une vie parfaite grâce à Jésus !
Justifiés et sanctifiés une fois pour toutes, grandir progressivement dans la sanctification :
Il existe une différence entre la Justice et la Sainteté. Nous devons d’abord être justifiés, déclarés parfaitement justes et saint devant Dieu, une fois pour toutes, puis nous grandissons progressivement dans la Sanctification. La Justification et la Sanctification ne sont pas séparées, mais les deux sont clairement distinctes. Nous recevons d’abord le pardon des péchés et la parfaite Justice du Christ par la foi, puis nous recevons progressivement la vie nouvelle agissante par le Saint-Esprit. Une fois que nous sommes acquittés et que nous avons la paix avec Dieu, nous pouvons alors marcher librement et d’un cœur joyeux en nouveauté de vie par la puissance du Saint-Esprit. Que toute gloire revienne à Dieu seul pour ce si grand Salut que nous recevons en son Fils Jésus-Christ notre Seigneur et notre Sauveur !
Lettre à un détenu, à un prisonnier
« Là où le péché abondait, la grâce a surabondé » (Romains 5. 20). « Notre Dieu Sauveur... veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Timothée 2. 3, 4). « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Actes 16. 31).
Lettre à un détenu, à un prisonnier :
Si les êtres humains vous déclarent que vous ne valez plus rien, sachez que Jésus vous aime et qu'Il porte sur vous un regard qui n'est pas le leur. Votre vie est précieuse aux yeux de Dieu, votre vie est pour Dieu un trésor estimé au prix immense du sang de son Fils Jésus versé à la croix.
Ce que Dieu attend de vous maintenant, c'est que vous Le rencontriez, tel que vous êtes, mis à nu, conscient de vos actes, même si vous ne supportez plus de vous regarder en face. La repentance commence par un état de tristesse dû au sentiment d'avoir offensé Dieu. Ensuite Jésus Christ éclaire de sa lumière les zones d'ombre pour nous pousser à reconnaître nos erreurs, et il accorde un pardon complet à ceux qui se tournent vers lui avec confiance et qui croient véritablement en Lui. Jésus seul a le pouvoir de dire : "Tes péchés sont pardonnés" (Marc 2. 5). C'est la Grâce de Dieu ; elle rend libre, même si l'on est emprisonné pour ceux qu'on a fait de mal ; elle permet de supporter la violence, la haine, le dédain. Aux yeux des êtres humains, il y a une gradation dans le mal, mais aux yeux de Dieu, "tous ont péché". Jésus a donné sa vie pour tout péché, petit ou grand. Il est mort sur la croix pour vous comme pour moi. La justice des êtres humains l'a condamné, alors que Jésus était le seul Juste sur la terre ; mais Jésus a vaincu la mort, Il est ressuscité, et son histoire reste toujours d'actualité, même après deux mille ans. Jésus est venu sur la terre pour tous : les malades, les exclus, les criminels. Même un malfaiteur a pu entendre de sa bouche : "En vérité, je te dis : Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis" (Luc 23. 43). Aujourd'hui donc, Jésus veut être pour chacun de nous notre Seigneur, notre Sauveur et notre Ami suprême. Recevez-Le sincèrement dans votre cœur.
Dieu est patient à notre égard
Après sa mort, sa résurrection et son ascension, les disciples regardaient le ciel, attendant son Retour. Il y a plus de 2000 ans de cela. Et depuis, génération après génération, siècle après siècle, les croyants attendent ce retour afin d’être élevés avec Lui dans le ciel. Certains moqueurs continuent à dire : « Où est la promesse de son avènement… tout demeure comme dès le commencement de la création ? » (2 Pierre 3. 4). Dieu leur répond : « Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de sa promesse… mais Il use de patience envers vous, ne voulant qu’aucun périsse mais voulant que tous arrivent à la repentance » (2 Pierre 3. 9).
Nous qui sommes à peine capables de patienter un jour ou deux quand nous voulons quelque chose, comprenons de quelle patience Dieu est animé à notre égard !
Comprenons que Dieu, dans sa patience, invite inlassablement depuis 2000 ans tous les êtres humains à reconnaître et à accepter son Fils Jésus, comme leur Seigneur et Sauveur.
Et cela parce que ceux qui n’auront pas voulu faire une place dans leur vie au Christ seront plongés non pendant un jour ou deux, ni même 1000 ou 2000 ans, mais éternellement dans un tourment constant. Relisez, si vous en doutez, le chapitre 20 du livre de l’Apocalypse, ce sera l’éternité.
Laissez-moi vous rappeler que sur la croix, Jésus s’est chargé de tous vos péchés, quels qu’ils soient, même les plus vils. Il a accepté ce supplice, car Lui seul pouvait expier vos fautes. Et les vôtres, comme les miennes, ont été et sont peut-être encore nombreuses. Vous n’avez pas le pouvoir de vous racheter, même par de bonnes actions.
« Le croyant est “sauvé” par le moyen de la foi et non par ses actions méritoires. » Toute la chrétienté aujourd’hui proclame donc qu’on est sauvé que par la foi en Jésus-Christ : ce qu’a toujours dit la Bible.
Où voulez-vous passer l’éternité ? Dans ce lieu de tourments que je n’ai voulu que brièvement évoquer, ou dans la félicité divine ? Le Christ vous le dit : « Repentez-vous ! »
N’ayez pas seulement des regrets, des remords, car ce ne serait que négatif, donc insuffisant. Mais confessez vos fautes au Seigneur, puisqu’Il les a expiées. Demandez-Lui de vous accorder son pardon et donnez-Lui votre vie afin que désormais Il la gouverne et la conduise vers son éternité.
Le soir de la Résurrection de Jésus-Christ
Le soir de la résurrection de Jésus, le premier de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient fermées par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d’eux. Il leur dit: Paix à vous ! Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie quand ils virent le Seigneur. (voir Jean 20. 19. 20).
La crainte, le désarroi, la peur ont envahi les disciples. Jésus, leur Seigneur et leur Maître qu’ils ont suivi et aimé depuis trois ans, est mort. Il a été victime d’un complot monté par les chefs religieux avec l’aide de Judas Iscariote. Les disciples avaient été convaincus qu’Il était réellement le Messie et ils espéraient qu’il rétablirait le Royaume pour Israël.
Certes, ce matin-là, certains d’entre eux sont allés au tombeau et l’ont trouvé vide. Qu’en penser ? Marie de Magdala est venue leur dire qu’elle a vu le Seigneur et leur a apporté un message de sa part, mais cela paraît tellement incroyable ! Le soir venu, ils se sont réunis pour passer la nuit ensemble et, par peur des Juifs, ils ont verrouillé la porte.
Soudain, à l’étonnement de tous, peut-être même avec une certaine terreur, Jésus apparaît et se tient là, au milieu d’eux.
Aussitôt, Il les rassure et leur dit : Paix à vous. C’est le Seigneur lui-même ! Pour qu’ils en soient persuadés, Jésus leur montre ses mains portant les marques de sa crucifixion, et son côté percé. Quel témoignage éloquent de son Amour pour eux !
Va-t-Il leur reprocher leur lâcheté, leur reniement, leur fuite ? Ils l’avaient tous abandonné à l’heure du danger et s’étaient enfuis. Non, pas un reproche ne sort de la bouche du Ressuscité, mais seulement cette parole : Paix à vous ! C’est-à-dire : j’ai vaincu pour vous apporter la paix, ma paix, celle dont je vous avais parlé il y a quelques jours. J’en ai posé définitivement les fondements quand j’étais sur la croix.
Aujourd’hui, quand nous regardons à nous-mêmes, à nos défaillances, à notre peu de dévouement pour le Seigneur, nous avons, comme les disciples, de quoi être découragés. Nous avons alors besoin, nous aussi, de voir Christ ressuscité et de l’entendre nous dire : Paix à vous ! Par cette parole, le Seigneur Jésus nous fait comprendre qu’il reste avec nous et que rien ne pourra nous séparer de son Amour.
"Jésus leur dit encore : Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Ayant dit cela, il souffla en eux et leur dit : Recevez l’Esprit Saint. À quiconque vous remettrez les péchés, ils sont remis; et à quiconque vous les retiendrez, ils sont retenus" (Jean 20. 21-23).
Jésus leur renouvelle cette parole encourageante : Paix à vous. Il les charge aussi d’une mission, une mission semblable à celle que le Père lui avait confiée. Quel honneur est accordé aux disciples et à travers eux à nous tous, les rachetés du Seigneur !
Quelle avait été la mission de Jésus sur la terre ? Celle de faire connaître aux êtres humains l’Amour du Père. En voyant Jésus vivre, parler, agir et réagir, les êtres humains auraient dû saisir combien Dieu le Père les aimait.
C’est donc maintenant à nous de manifester les caractères de Christ sur la terre. Chaque homme devrait pouvoir dire en nous voyant vivre : voilà un homme, une femme, un enfant qui ressemble à Christ. Sa vie est différente de la mienne par son caractère, son amour, sa vérité, son dévouement, sa paix, son calme.
En confiant cette mission à ses disciples, le Seigneur Jésus ne les laisse pas sans ressources : Il souffle en eux le Saint Esprit, l’énergie de sa propre vie. À la Pentecôte, quarante jours plus tard, le Saint Esprit descendra pour habiter en eux. Par le Saint Esprit, ils disposeront de l’autorité pour déclarer aux êtres humains que leurs péchés sont pardonnés s’ils acceptent le Message de Jésus.
Aujourd’hui, nous disposons des mêmes ressources pour accomplir la même mission et pratiquer les trois vertus chrétiennes fondamentales (voir 1 Corinthiens 13. 13) : La foi en Dieu qui nous remplit de calme, de paix dans les circonstances difficiles, car nous savons qu’Il est Tout Puissant. L’amour qui produit le dévouement envers les autres. L’espérance du Retour du Seigneur nous encourage à Le servir pendant qu’il est encore temps.
Écoutons donc à nouveau Jésus ressuscité nous redire Paix à vous et soyons dignes du privilège que Dieu nous accorde d’être ses messagers en suppliant les êtres humains d’être réconciliés avec lui.
"(Jésus) dit à Thomas : Avance ton doigt ici et regarde mes mains; avance aussi ta main, mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais croyant. Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit: Parce que tu m’as vu, tu as cru; bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru" (Jean 20. 27-29).
Les disciples avaient rapporté à Thomas que Jésus était ressuscité et qu’il s’était présenté à eux avec une parole de grâce : Paix à vous. Thomas ne peut pas croire que Jésus soit ressuscité sans l’avoir vu de ses propres yeux, avec les marques de ses blessures. Le dimanche suivant sa première apparition, Jésus en personne se retrouve de nouveau au milieu de ses disciples. Cette fois, Thomas est là. À nouveau, Il les rassure en leur déclarant : Paix à vous. Puis Il dit à Thomas : Mets ton doigt ici, et regarde mes mains, comme pour lui dire : C’est bien moi, j’ai souffert de la part des hommes. Avance aussi ta main, mets-la dans mon côté; de mon côté percé est sorti le sang qui expie les péchés. Je suis l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1. 29), celui qui sauvera le peuple d’Israël de ses péchés (Matthieu 1. 21). Convaincu, Thomas croit et adore Jésus ressuscité comme son Seigneur et son Dieu.
Prophétiquement, Thomas, par son incrédulité, est l’image des Juifs qui n’admettent toujours pas que Jésus est ressuscité.
Après l’enlèvement des croyants, quelques Juifs pieux survivront à des persécutions terribles. Jésus leur apparaîtra et ils verront, dans ses mains et son côté, les marques de sa crucifixion.
Le prophète Zacharie évoque ce moment émouvant quand ces Juifs s’exclameront : Quelles sont ces blessures à tes mains ? Jésus répondra : Celles dont j’ai été blessé dans la maison de mes amis (Zacharie 13. 6). Alors ils croiront et adoreront comme Thomas.
Pour nous, aujourd’hui, chaque fois que nous doutons de l’Amour de Jésus Christ, de sa présence à nos côtés ou de sa puissance, nous ressemblons à Thomas. Alors, nous regardons à Jésus Christ souffrant pour moi sur la croix et nous nous souvenons de son Amour ; "oui le Fils de Dieu nous a aimé et s’est livré lui-même pour nous" (Galates 2:20).
Je le contemple aussi dans la gloire, Lui à qui tout pouvoir a été donné. Je l’entends alors me déclarer avec douceur: « Paix à toi».
La véritable foi dans le seul vrai Dieu
Dieu est celui qui s’est révélé au sein de l’histoire de la rédemption. Cette histoire, nous l’avons sous forme écrite dans la Bible. Mais qu’en est-il de notre foi ? Est-elle décrite de façon particulière au sein de cette révélation ? Si nous considérons l’histoire d’Abraham dans la Genèse, nous remarquons qu’il fut déclaré juste sur la base de sa foi (Genèse 15 : 6). Or sa foi était alors en Dieu, qui ne s’était pas encore révélé en Jésus-Christ.
La foi est une œuvre de Dieu :
Tout d’abord, il est important de souligner que l’être humain naturel ne peut ni obéir ni adorer Dieu sans qu’il ne soit sauvé par Dieu de sa propre rébellion. Ceci peut paraître étrange pour certains, mais l'apôtre Paul souligne avec force en Éphésiens 2 : 1-2 que nous étions tous morts dans nos péchés. L’être humain naturel ne peut manifester une quelconque forme de foi authentique s’il ne devient pas vivant en Jésus-Christ. La foi est donc un don de Dieu (Éphésiens 2 : 8).
Toutes les formes de la foi ne sont donc pas équivalentes (Jacques 2 : 14-26). Une seule foi est authentique et agréable aux yeux de Dieu : Celle qui est l’expression d’un cœur régénéré, au sein de laquelle le seul vrai Dieu est adoré et qu'Il est reconnu comme le Seigneur et le Sauveur. Une foi authentique est une foi qui est le fruit de l’œuvre du Saint-Esprit dans nos cœurs.
La foi se manifeste au sein d’une alliance centrée sur Jésus-Christ :
Jésus-Christ est Celui qui a été promis (Galates 3 : 16) depuis la chute de l'être humain au jardin d'Éden (Genèse 3 : 15). Jésus est la descendance, car c’est en Lui qu’est régénéré et formé un peuple d’hommes et de femmes qui étaient morts dans leurs péchés (Galates 3 : 29). Ces hommes et ces femmes, mettant toute leur confiance en Jésus, sont rendus spirituellement vivants par le Saint-Esprit. Ils reçoivent par la foi la promesse du Saint-Esprit (Galates 3 : 14b).
Leur foi est tournée vers le seul vrai Dieu qui a conclu une alliance avec son Église par le sang de Jésus-Christ, dans sa mort sur la croix. C’est aussi une foi centrée sur Jésus-Christ, Sa mort sur la croix et Sa résurrection. C’est Jésus-Christ qui a été « livré pour nos offenses et qui a été ressuscité pour notre justification » (Romains 4 : 25).
Le fait que la foi chrétienne, telle qu’elle est définie par la Bible, soit centrée sur le Christ Jésus et s’intègre au sein d’une alliance dont Dieu seul est l’initiateur, souligne que la seule vraie foi est celle dont le seul vrai Dieu est à la fois l’auteur, le catalyseur, la substance et la finalité. Seule cette foi est authentique aux yeux de Dieu.
La foi authentique est en Dieu qui est trinitaire :
Notre foi est certes vers le vrai Dieu unique qui est trinitaire (Père, Fils et Saint-Esprit). Toute foi qui se dirigerait aujourd’hui vers un autre dieu que le seul vrai Dieu ne sera qu’un sentiment religieux offert à une idole d’origine humaine. Le seul vrai Dieu s’est révélé de façon finale dans son incarnation en la personne de son Fils Jésus-Christ.
Et comme nous l’avons déjà dit, une foi authentique centrée sur Dieu se tournera nécessairement aussi vers Jésus-Christ. Jésus est la Parole éternelle de Dieu (Jean 1 : 1), le Fils qui est dans le sein du Père (Jean 1 : 18). Dieu s’est aussi manifesté en la personne du Saint-Esprit. Il est celui qui donne cette vie nouvelle à chacun des enfants de Dieu tout comme Il ressuscita Jésus-Christ d’entre les morts (Romains 8 : 9-11). Nous voyons que Dieu existe éternellement en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et chacune de ces personnes est pleinement Dieu car il y a un seul Dieu.
La foi qui sauve est donc aussi particulière dans le fait que le Dieu vers lequel elle se porte est trinitaire. Elle le contemple avec révérence au sein de l’histoire de la rédemption. La foi n'est authentique que si elle se trouve en Dieu Lui-même. C’est-à-dire qu’elle est centrée au Dieu trinitaire qui s’est pleinement révélé au sein de l’histoire de la rédemption dans la vie, la mort et la résurrection de son Fils Jésus-Christ.
Notre foi est une réponse à l’annonce de l’Évangile (1 Pierre 1 : 23, 25). Sa substance se définit par la promesse de salut pleinement accompli en Jésus-Christ. La foi se repose dans la suffisance de Christ, de son œuvre de rédemption accomplie dans sa vie et sa mort. Mais aussi dans la perfection de sa Justice qui fut scellée par Dieu le Père lorsqu’Il Le ressuscita d’entre les morts.
La véritable foi est ainsi une vraie confiance centrée sur le Christ dont le Saint-Esprit en est la cause première et dont Il en assure la pérennité. Et enfin, la foi ne sera authentique que si sa raison d’être est que Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, soit le seul glorifié et jamais la créature.
Cette foi authentique est le fruit de l’œuvre puissante de Dieu au sein de la nouvelle alliance qu’Il a scellée pour son peuple par la médiation de Jésus-Christ. Seule cette foi, fruit du Saint-Esprit, centrée sur Jésus-Christ et à la gloire de Dieu sera effectivement en accord avec la réalité du seul vrai Dieu de l’univers.
Sur le même sujet, vous pouvez voir aussi cet article : La foi chrétienne est la seule foi véritable
Toussaint ?
Peut-être honorons-nous la mémoire d'un de nos proches en nous rendant régulièrement au cimetière. Celui dont nous fleurissons la tombe a probablement lui-même honoré la mémoire de ses ancêtres. Ces soins témoignent de notre fidélité et de notre respect pour le mystère de la vie et de la mort. Mais nous ne pouvons rien changer au sort de celui qui nous a quitté... Dieu seul l'appréciera dans sa parfaite justice. Par contre pour nous qui vivons sur la terre, tout n'est pas réglé puisque nous avons la possibilité de nous mettre en règle avec Dieu si ce n'est pas encore fait. Car plus tard, à une échéance plus ou moins brève, c'est notre mémoire qu'on honorera peut-être. En effet nous n'irons pas toujours aux enterrements des autres. Lorsqu'on entretiendra notre tombe, plus personne ne pourra rien pour notre salut. Le choix que nous aurons fait durant notre vie sera définitif. Aucune cérémonie n'y changera rien.
Si un être humain quitte ce monde sans avoir accepté pour lui-même le salut que Dieu lui offre en Jésus Christ, alors il passera l'éternité loin de Lui dans l'Enfer éternel. "Celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu" (Jean 3 : 18).
Mais si un être humain meurt en paix avec Dieu, alors s'appliquent pour lui les promesses de la Parole de Dieu : "Il n'y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ" (Romains 8 : 1). Après avoir quitté ce monde, il ira directement au Ciel, au Paradis, dans la présence de son Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
Oui, notre position éternelle dans l'éternité se décide pendant notre vie. Il est essentiel de régler notre avenir par rapport à Dieu. Nous avons besoin d'un Sauveur plutôt que d'une religion. Recevons Jésus comme seul Seigneur et Sauveur de notre âme.
/image%2F0237794%2F20150128%2Fob_54bc49_evangile.jpg)
/image%2F0237794%2F20201127%2Fob_30cab0_moi.jpg)