La Bible est-elle nécessaire pour connaître Dieu ?
Bien que la lumière naturelle manifeste les attributs de Dieu de façon à rendre les hommes inexcusables, la Bible seule donne la connaissance de Dieu qui mène au Salut. (Voir Romains 1. 19-21 ; Ésaïe 8. 20).
La Confession de foi baptiste de 1689 débute avec la doctrine de l’Écriture sainte. Pourquoi ne pas commencer avec Dieu plutôt qu’avec la Bible ? Pour la simple raison que tout ce que l’on sait sur Dieu nous vient de l’Écriture sainte. Il est donc convenable de commencer avec la révélation elle-même plutôt que son contenu, même si Celui qui y est révélé précède toute révélation de Lui-même.
L’Écriture sainte est la seule règle suffisante, certaine et infaillible de toute connaissance qui sauve, de foi et d’obéissance, bien que la lumière naturelle, les œuvres de la création et de la providence manifestent la bonté de Dieu, sa sagesse et sa puissance de façon à rendre les êtres humains inexcusables. Cependant, celles-ci ne sont pas suffisantes pour donner cette connaissance de Dieu et de sa volonté qui est nécessaire au salut. C’est pourquoi il a plu à Dieu de se révéler à plusieurs reprises et de plusieurs manières et de faire connaître sa volonté à son Église.
Ensuite, il a plu de même au Seigneur de mettre la dite Écriture tout entière par écrit, pour que la vérité soit préservée et mieux propagée, et pour que l’Église soit d’autant plus sûrement établie et affermie, en face de la corruption de la chair, de la malice de Satan et du monde, ainsi, l’Écriture sainte est indispensable, Dieu ayant cessé de manifester sa volonté de cette manière à son peuple comme Il l’avait fait jusque‑là.
La confession distingue entre deux sortes de connaissance de Dieu : celle qui sauve et celle qui ne sauve pas. La connaissance qui sauve vient de l’Écriture, la révélation spéciale ; la connaissance qui ne sauve pas vient de la création, la révélation générale. Comparons ces deux révélations. Le Psaume 19 présente côte à côte les deux révélations. Ce psaume commence avec une première révélation divine : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains » (Psaume 19. 2). Il s’agit de la révélation générale de Dieu : sa création qui témoigne de Lui, de la même façon qu’un objet créé par l’homme témoigne de son auteur et atteste son existence et ses capacités. Le témoignage de la révélation générale va jusqu’à l’intérieur de l’homme par sa conscience (Romains 2. 14-15).
Le Psaume 19 poursuit un peu plus loin avec une deuxième révélation divine : « La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ; le témoignage de l’Éternel est véritable, il rend sage l’ignorant » (Psaumes 19. 8). Il s’agit de la révélation spéciale de Dieu : sa Parole verbale transmise aux prophètes. Elle précise qui est Dieu, ce qu’il attend de l’être humain et révèle l’œuvre divine de rédemption. La révélation spéciale complète la révélation générale et permet de bien interpréter celle-ci.
Revenons à notre question : la Bible est-elle nécessaire pour connaître Dieu ? Les deux révélations donnent une connaissance de Dieu qui correspond à leur nature respective. La révélation générale donne une connaissance créationnelle de Dieu, mais non salvatrice, tandis que la révélation spéciale donne une connaissance rédemptive de Dieu. La Bible est donc nécessaire pour « toute connaissance qui sauve ». La révélation générale est insuffisante pour apporter une connaissance de Dieu à salut.
L’insuffisance de la révélation générale n’est pas due à une déficience propre. Elle vient plutôt de la déchéance de la créature qui supprime la vérité et la change en mensonge. Voici comment l’apôtre Paul décrit cette triste réalité dans Romains 2. 18-25 : "La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs ; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen !".
Le problème de l’être humain n’est pas qu’il aurait pu connaître Dieu, mais ne l’a pas connu faute d’une révélation suffisamment claire. L’homme naturel supprime criminellement la vérité qui lui est révélée du ciel. Voilà ce que signifie le verset 18. L’homme n’a pas simplement la possibilité de connaître Dieu, IL LE CONNAÎT ! Mais Le connaissant, il ne L’adore pas, il se fait plutôt des idoles selon les préférences de son cœur et la vanité de ses pensées : « ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu » (verset 21a). À cause de l’état de péché (que nous verrons plus loin dans la confession de foi), la révélation générale ne peut pas donner une connaissance qui sauve. Cependant, cela ne signifie pas que l’homme est excusable pour autant. La révélation générale est insuffisante pour sauver, mais son témoignage est suffisant pour rendre tout pécheur inexcusable. C’est ce que dit l’apôtre au verset 20 : « les œuvres de la création et de la providence manifestent la bonté de Dieu, sa sagesse et sa puissance de façon à rendre les hommes inexcusables ».
Pour que l’être humain puisse connaître Dieu à salut, la révélation spéciale est nécessaire. En fait, c’est le contenu de cette révélation qui doit être reçu dans la foi pour que l’être humain puisse être sauvé en connaissant Dieu. La révélation spéciale est une révélation rédemptive, c’est-à-dire qu’elle manifeste la rédemption et le Rédempteur. Sans cette révélation, il est impossible que l’être humain puisse avoir la foi, puisse recevoir le pardon de ses péchés et puisse connaître Dieu à salut. Il n’est pas suffisant d’avoir la Bible pour être sauvé, encore faut-il croire ce qu’elle enseigne et recevoir Celui qu’elle révèle. Une personne peut connaître Dieu sans une Bible, mais aucune personne ne peut connaître Dieu sans connaître et croire le contenu de la Bible. Ce n’est pas la Bible qui sauve, mais son message (1 Corinthiens 1. 21).
La foi d'Abraham
« Abram, ne crains point ; moi, je suis ton bouclier et ta très grande récompense » (Genèse 15. 1). « Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert ! Bienheureux l'homme à qui l'Éternel ne compte pas l'iniquité » (Psaume 32. 1, 2)
Abraham a remporté une victoire militaire éclatante. Pourtant il ne s'en réjouit pas, il souffre intérieurement : il est âgé et il n'a pas d'enfant. Quand Dieu l'encourage dans une vision, il lui répond, peut-être avec regret : « Tu ne m'as pas donné de descendance » (Genèse 15. 3). Ceux qui n'ont pas pu avoir d'enfant comprennent cette douleur. Ne nous arrive-t-il pas de faire même des reproches à Dieu, quand nous souffrons ?
Mais quelle est la réponse divine ? Dieu fait sortir Abraham dans la nuit étoilée et lui dit : « Regarde vers les cieux et compte les étoiles, si tu peux… Ainsi sera ta descendance » (Genèse 15. 5). Dans le calme de cette conversation nocturne, Abraham croit en ce que Dieu lui a dit, le prend au mot, sans s'occuper des impossibilités humaines ; du fait que lui et sa femme sont très vieux. Aussitôt Dieu « lui compta cela à justice » (Genèse 15. 6), autrement dit Dieu le reconnaît comme juste, en tenant compte de sa foi.
Oui, Abraham glorifia Dieu, en croyant que Dieu avait le pouvoir d’accomplir ce qu'Il lui avait promis, sans tenir compte de sa condition. Abraham glorifia Dieu comme étant le seul Dieu digne de confiance. Oui il faut glorifier Dieu comme le seul Dieu Souverain, en croyant qu’Il ne fait jamais de promesses à la légère et qu’Il accomplit toutes ses promesses. Dieu sait exactement ce qu'Il fait. Il garde sa promesse selon sa fidélité. Et Dieu a le pouvoir de garder sa promesse parce qu'il est Dieu Tout-Puissant. « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu ». (Luc 18. 27)
Ce fut une étape clé dans la vie de foi d'Abraham, dans sa confiance en Dieu. C'est par la foi qu'un homme est justifié devant Dieu, sauvé, pardonné.
Cela est encore vrai aujourd'hui pour chaque être humain : est-ce que je crois en ce que Dieu dit ? Chacun est placé un jour face à la même invitation : croire en Dieu. C'est plus que croire qu'il existe, c'est croire ce qu'il dit dans la Bible, au sujet de l'être humain et au sujet de son Fils Jésus Christ notre Sauveur : « Il n'y a pas de juste, non pas même un seul… Tous ont péché… Tous ceux qui croient... sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus… par la foi en son sang » (Romains 3. 10, 23-25). Quand nous plaçons notre confiance en Jésus, quand nous croyons dans Sa mort et dans Sa résurrection, Jésus nous donne le pardon de tous nos péchés et une nouvelle vie (la Vie Éternelle). Oui Jésus nous donne la promesse de la vie éternelle dans le Royaume des cieux. Il nous revêt du pouvoir du Saint-Esprit afin que nous puissions vivre pour Dieu et accomplir sa mission sainte.
Nous sommes sauvés !
"L'Esprit qui fait notre identité, Christ, le Seigneur, a été fait corruption pour nous, afin que nous puissions dire : nous vivrons à son ombre parmi les nations" (Lamentations de Jérémie 4. 20).
La justification
"Il a dû, en toutes choses, être rendu semblable à ses frères, afin d'être un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, pour faire propitiation pour les péchés du peuple" (Hébreux 2. 17).
Nous sommes justifiés, rendus propices, du fait que le Sacrificateur est Christ Lui-même.
Le rachat
"Vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l'argent ou de l'or, mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache" (1 Pierre 1. 19).
En plus d'être Sacrificateur, Christ est la victime : le salut est entièrement effectué par Lui
"Ils chantent un cantique nouveau, disant : tu es digne de prendre le livre et d'en ouvrir les sceaux, parce que tu as été égorgé, et tu as acheté pour Dieu, en ton sang, hors de chaque tribu, et langue, et peuple et nation" (Apocalypse 5. 9).
Le vendeur, c'est le diable. L'acheteur, c'est Christ. La "marchandise", c'est nous, esclaves du diable. Le prix payé, c'est l'humanité de Christ, jusqu'à la mort de la Croix. "Vous avez été achetés à prix : ne devenez pas esclaves des hommes" (1 Corinthiens 7. 23). L'esclave est acheté pour servir celui qui l'achète. Mais Christ nous achète pour nous rendre la liberté
La réconciliation
"Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation" (2 Corinthiens 5. 19).
"Il (Jésus) vous a réconciliés dans le corps de sa chair, par la mort, pour vous présenter saints et irréprochables et irrépréhensibles devant Lui (Dieu le Père)" (Colossiens 1. 22).
Tout est accompli : à nous de nous approprier cette victoire !
La victoire
"Il (Jésus) a effacé l'obligation qui était contre nous, [laquelle consistait] en ordonnances [et] qui nous était contraire, et Il l'a ôtée en la clouant à la croix : ayant dépouillé les principautés et les autorités, Il les a produites en public, triomphant d'elles en Lui (Colossiens 2. 14-15).
L'accusateur de nos âmes n'a plus de preuves contre nous : ces preuves sont clouées à la Croix. Dieu le Juge a décidé que l'acte d'accusation n'était plus valable. Non seulement l'accusation est balayée, mais l'accusateur est décrédibilisé : dès cet instant, Dieu le Juge écoutera l'Avocat, Christ, et jamais l'accusateur, le diable ("celui qui divise").
"Jésus-Christ, le Seigneur, a été fait péché pour nous" (2 Corinthiens 5. 21). "Il n'a pas connu la corruption" (Actes 13. 37).
"Car Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils, l'Unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie en plénitude d'éternité" (Jean 3. 16).
Qui a oreille entende ce que l'Esprit dit!
(2) Applications pratiques de cette doctrine dans notre vie
Voici ce que le fait de connaître la doctrine de l'Enfer implique dans notre vie en tant qu'enfant de Dieu :
1. La doctrine de l’Enfer nous rappelle la gravité de nos péchés :
Notre conscience ne suffit pas à mesurer la gravité de nos péchés parce qu’elle en est elle même aveuglée. Notre conscience du péché est grandissante par notre connaissance de la doctrine de l’Enfer. C’est donc aussi cela qui va nous encourager à vivre une vie sainte en conformité avec notre espérance vivante en Jésus-Christ.
2. La doctrine de l’Enfer nous rappelle que l’œuvre de la croix est le cœur de notre adoration :
Sans la révélation du Jugement Dernier, nous ne connaitrions pas Christ comme nous le connaissons aujourd’hui : notre Rédempteur, celui qui s’est offert en sacrifice parfait pour nous sauver.
C’est pour cela que Jésus est digne de toute notre adoration et que nous célébrons la gloire de sa grâce (Éphésiens. 1. 6).
3. La doctrine de l’Enfer répond à notre besoin de justice dans un monde qui ne l’est profondément pas :
S’il nous arrive parfois que notre foi soit ébranlée par toute la souffrance autour de nous, rappelons nous que : “Le fait qu’il y aura le Jugement Dernier nous assure qu’au bout du compte, l’univers que Dieu a créé est juste, car Dieu est Maitre de tout, il tient des comptes précis et rend un juste Jugement. Finalement tout rentrera dans l’ordre a la fin des temps“.
4. La doctrine de l’Enfer nous encourage à pardonner librement et pleinement :
Car dans la perspective de la fin des temps, rappelons-nous que tout péché sera payé en Enfer. Tous les comptes seront réglés pour l'honneur du seul Dieu infini : Soit déjà par le parfait sacrifice de Jésus-Christ pour tous ceux qui ont cru et accepté d'être sauvés par Jésus en Le recevant ; ou soit par le châtiment dans l’Enfer éternel pour tous les ennemis de Dieu, pour tous ceux qui ont refusé ou négligé de croire en Jésus et en son parfait sacrifice sur la croix de Golghota.
5. La doctrine de l’Enfer nous encourage à être certain du Retour de Jésus :
Jésus-Christ désire que nous soyons pleinement persuadés qu’il y aura un jour pour le jugement, à la fois pour décourager du péché tous les êtres humains (2 Corinthiens 5. 10-11), et pour grandement consoler les saints dans leurs épreuves (2 Thessaloniciens 1. 5-7). Jésus veut cependant que ce jour de son Retour reste inconnu des êtres humains, afin qu’ils rejettent toute sécurité charnelle et veillent sans cesse, puisqu’ils ignorent à quelle heure le Seigneur viendra les prendre (Marc 13. 53-57 ; Luc 12. 35-40), et pour qu’ils soient toujours prêts à dire : « Viens Seigneur Jésus, viens vite » (Apocalypse 22. 20). Amen.
6. La doctrine de l’Enfer nous pousse à annoncer l’Évangile :
Jésus-Christ était un prédicateur de l’urgence. Dans toute la Bible, personne n’a autant parlé de la Géhenne autant que Lui !
Jésus se lamentait sur Jérusalem qui ne voulait pas se repentir (Matthieu 23. 37-39), Il conjurait les villes de Chorazin et Bethsaïda de se repentir de leur incrédulité (Matthieu 11. 20-24).
Si nous voulons imiter Jésus notre Maître dans notre évangélisation, nous devons parler de l’Enfer autant que Lui et comme Lui avec amour et vérité.
Bien souvent, nous sommes mal à l’aise lorsque nous abordons ce sujet avec un non-chrétien. Nous avons peur de susciter de la haine et du rejet. Ces paroles de Jésus nous sont alors d’un grand réconfort : “Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne“ (Matthieu 10. 28).
(1) La doctrine de l’Enfer
Il ne fait aucun doute que la doctrine de l’Enfer est l’une des plus douloureuses et des plus difficiles a aborder, même au sein de nos Églises. Alors peut-on raisonnablement en parler lorsque nous annonçons l’Évangile ? A mon avis, il s’agit là du sujet le plus difficile à exposer à nos contemporains. En admettant que Dieu existe, comment, dans une société postmoderne qui prône la tolérance, pourrait-on accepter que le Dieu d’amour puisse condamner des personnes à un châtiment éternel ? Impensable pour eux ! Il est donc important que cette doctrine soit proclamée fidèlement par l’Église afin que la vérité soit annoncée.
Cependant, il faut le reconnaître, l'Enfer est probablement le sujet biblique le moins populaire auprès des prédicateurs.
Impossible de développer une doctrine de l’Evangile solide tout en la détachant de celle de l’Enfer. Chaque chrétien se doit d’être au clair sur cet enseignement et prêt à exposer ce que la Bible en dit. Car Jésus n’est pas venu nous sauver de nos problèmes d’argent, mais de l’enfer que nous méritons tous. Nous ne pouvons donc pas séparer la doctrine de la croix de celle de l’Enfer.
Description biblique de la doctrine de l’Enfer :
Le mot Enfer ne se trouve pas dans la Bible. Il vient du Latin infernum, “région inférieure“, mais est progressivement devenu synonyme des mots qui sont utilisés dans la Bible pour le décrire (Géhènne, étang de feu, etc...).
Le langage biblique de l’enfer est toujours très imagé, et cela est logique : il s’agit en effet d’une réalité que nous ne connaissons pas encore.
En utilisant un tel langage, l’objectif de la Parole est très clair : nous faire comprendre que l’enfer est un lieu effroyable. En voici quelques descriptions : Un ver qui ronge sans fin, un feu qui brûle sans fin. Lieu de ténèbres où il n’y a que pleurs et grincement de dents, lieu où l’on boit la colère de Dieu déversée sans dilution et où l’on mène une “existence“ marquée par la honte éternelle, etc...
L’Enfer est un lieu réservé pour Satan, ses anges et tous ceux qui n’auront pas obéi à l’Évangile seront jetés après avoir été ressuscité et jugé par Jésus-Christ devant le Grand Trône Blanc. Pour l’éternité, ils seront privés de la présence de Dieu et connaitrons un tourment conscient dans tout leur être : émotionnellement, physiquement et spirituellement…
Mais comment concilier l’Amour de Dieu avec une telle doctrine ?
- Premièrement, rappelons-nous que l’amour ne s’oppose pas à la colère. Tous ceux qui sont mariés et qui ont des enfants le savent plus que quiconque ! Nous qui sommes moralement imparfaits, nous pouvons être profondément en colère face au mal ou face à une terrible injustice. A combien plus forte raison la Colère du seul vrai Dieu, Celui qui est moralement parfait et étranger au mal, doit être infiniment grande ! La Colère de Dieu est la manifestation de sa détermination à détruire le mal. Dieu ne prend aucun plaisir dans la mort du méchant mais Il ne tolère aucun péché devant sa face : “Dis-leur: je suis vivant! dit le Seigneur, l’Éternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie; et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ?“ (Ézéchiel 33. 11).
- Deuxièmement, rappelons-nous que la compréhension humaine de la justice est limitée. En raison de notre humanité même, nous sommes limités (nous ne sommes pas omniscients). A cela s’ajoute le fait que notre conscience est trompée par le péché en nous. Nous ne pouvons donc pas avoir par nous-même une conception parfaite de la justice et nous devons faire confiance à Dieu notre Créateur en recevant sa révélation.
- Troisièmement, posons-nous cette question : Qui a le droit de déterminer quelle est la juste rétribution d’une offense ? Le coupable ou à la victime ? A Dieu revient donc le seul droit d’établir les conditions du pardon.
- Quatrièmement, rappelons-nous à qui l’offense est faite : Pécher contre le seul Dieu trois fois Saint est grave parce que cela représente un affront à son autorité, une attaque à sa dignité, et une défiance au respect qui lui est du. Le péché est avant tout une violation de la Loi de Dieu. C’est une offense infinie parce qu’elle est faite à quelqu’un dont l’autorité, la dignité, la sainteté, l’honneur, la puissance et les perfections morales sont infinis. Le péché commis contre le seul Dieu infini est donc un mal infini.
C’est ce que le roi David comprit lorsqu’il se repentit du meurtre d’Uri et de sa relation adultère avec sa femme : “J’ai péché contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement“ (Psaumes 51. 6).
Nous avons beaucoup de mal à mesurer à quel point le péché est grave, laid, sombre et détestable pour le seul Dieu trois fois Saint. Devant les êtres humains, nos péchés ne sont peut-être pas si graves, mais devant Dieu, ils sont incommensurables. Dieu révèle la gravité de cette rébellion envers son autorité absolue en nous révélant la gravité de la peine que nous encourons tous sans son intervention : L’Enfer éternel.
Et c’est précisément cela qui rend si glorieuse l’œuvre de la croix de Jésus, Celui envers qui nous avons une dette infinie et qui vient Lui-même la payer pour nous sur la croix. Jésus-Christ a été envoyé dans ce monde pour être abandonné pour nous à la croix par Dieu son Père, afin d’y subir l'horrible châtiment qui nous était réservé. Jésus l’a fait volontairement pour nous sauver en acceptant que Dieu son Père déverse sur Lui toute sa Colère contre nos péchés pour nous sauver.
Dieu n’est pas que le Juge du mal, Il est aussi Celui qui a offert de prendre pour nous la peine à laquelle Il nous condamne. Dieu est le seul qui puisse nous sauver de sa propre Colère. Et Il le fait par Grâce et par Amour. Il le fait pour sa propre Gloire, parce qu’Il est Dieu.
L’Enfer est donc la mesure qui nous permet de comprendre ce que Jésus a souffert sur la croix pour nous. Car c'est là que Jésus a subi notre Enfer pour que nous soyons sauvés de l'Enfer éternel et que, après notre mort ici-bas, nous allions au Paradis éternel.
Seule la mort de Jésus-Christ pour nous et Sa résurrection, nous procure l’assurance que notre dette est totalement payée. Ainsi aux yeux de Dieu, le pécheur fait face à sa Justice à deux endroits : au pied de la croix où l'on obtient pour l'éternité le pardon total de nos péchés oubien en Enfer où l'on expie soi-même éternellement ses propres péchés. C’est le message de Jésus Christ.
A propos du Ciel (2)
Le Ciel est notre patrie céleste :
"Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ" (Philippiens 3. 20).
Voilà ce que nous devons réaliser. "Jésus dit ensuite à ses disciples : C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus... Cherchez plutôt le royaume de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus" (Luc 12. 22, 31).
"Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d‘en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d‘en haut, et non à celles qui sont sur la terre" (Colossiens 3. 1).
Le Ciel est notre demeure future et éternelle :
Nous sommes conditionnés par ce qui est visible, audible, palpable, physique, matériel et terrestre. Nous oublions tout simplement, ou nous n'en avons pas conscience, que notre situation sur terre est provisoire, que nous sommes de passage sur cette terre et que notre corps, auquel nous attachons tant d'importance n'est qu'une "tente", c'est à dire un moyen de vivre passagèrement ici-bas.
"Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme" (2 Corinthiens 5. 1).
L'apôtre Paul exprime les sentiments qui devraient habiter chaque enfant de Dieu, tous ceux qui sont véritablement des disciples du Seigneur Jésus et qui aspirent à le rejoindre. "J’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur" (Philippiens 1. 23).
Le Saint-Esprit, opère en nous une œuvre qui nous prépare à cette destinée éternelle et Il met dans nos cœurs une espérance vivante qui nous fait désirer ardemment ce jour. "Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide; elle pénètre au delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur" (Hébreux 6. 19).
Tant que nous sommes dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur, car notre vision est déformée par notre condition d'hommes et de femmes mortels. Cependant nous devons être habités d'une sainte confiance et d'une véritable attente qui produisent un désir vrai et profond de rejoindre celui que nous aimons. C'est cette attente qui nous motivera pour une conduite qui plait à Dieu. "C’est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions" (2 Corinthiens 5. 9).
Nous ne pouvons pas donner une description complète du Ciel. L'apôtre Jean en particulier nous fait partager la vision que Dieu lui a donnée du séjour de gloire, de beauté, de sainteté et de bonheur parfaits, où entreront un jour tous ceux qui ont lavé leur robe dans le sang de l'Agneau, tous les enfants de Dieu (Apocalypse 7. 14).
Une choses est certaine : Si nous persévérons dans la foi au Seigneur Jésus-Christ, nous entrerons avec Lui dans le Ciel, car Il nous y a préparé une place et nous serons toujours avec le Seigneur Jésus, nous verrons Dieu face à face.
Le Trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville. Ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. La nuit ne sera plus, et ils n’auront besoin ni de la lumière d’une lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils règneront aux siècles des siècles" (Apocalypse 22. 3-5).
"Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville !" (Apocalypse 22. 14).
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Qu’est-ce qui rend un endroit désirable ?
Le Paradis n’est pas le paradis parce qu’il est beau. Le Paradis n’est pas le Paradis parce que les rues y sont comme de l’or. C’est le Paradis parce que le Père et le Fils y sont.
« Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte : L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient : A celui qui est assis sur le trône, et à l’agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles ! Et les quatre êtres vivants disaient: Amen ! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent » (Apocalypse 5. 9-14).
Le Paradis est un lieu d’adoration. Un lieu où nous aurons du travail à faire, un travail qui sera pleinement épanouissant. « … ses serviteurs le serviront » (Apocalypse 22. 3).
Randy Alcorn a dit dans son livre « Le Ciel » : « Nous aurons du travail à faire. Un travail satisfaisant et enrichissant auquel nous avons hâte de pouvoir nous atteler, un travail qui ne sera jamais une corvée (p 331).
Le Paradis ! Un endroit où nous ne serons pas harcelés par la tentation du péché… ou par la maladie, ou par la souffrance. Un endroit de lumière éternelle, mais pas la lumière du soleil. Une lumière qui émane de Dieu Lui-même.
Notre maison, quand nous quitterons celle-ci, ne sera pas un paradis de rêve. Ce sera mille fois mieux que tout ce que nous pourrions imaginer de mieux.
« Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit : Écris ; car ces paroles sont certaines et véritables » (Apocalypse 21. 3-5).
A propos du Ciel (1)
La Bible fait référence au Ciel à de nombreuses reprises. Étant des rachetés du Seigneur Jésus-Christ, le Ciel est le lieu de notre destinée éternelle. Le Seigneur Jésus Lui même nous y a précédés et avant de partir, Il a dit qu'Il nous y préparait une place : "Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi" (Jean 14. 2. 3).
Qui peut véritablement parler du Ciel, si ce n'est Jésus Lui-même ? "Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel" (Jean 3. 13). "De plus c'est par lui que toutes les créatures célestes ont été créées" (Colossiens 1. 16, 17). "Christ est descendu du ciel, et après son ministère terrestre Il y est remonté. Il s'est assis sur le trône même de Dieu qui l'a élevé au dessus de toute créature" (Ephésiens 4. 10 ; Hébreux 1. 3 ; Philippiens 2. 9-11).
Dans le Ciel, le Seigneur Jésus intercède pour nous, Il nous prépare une place. Du Ciel, Jésus gouverne l'Église, Il envoie le Saint-Esprit pour aider ses élus et Il prépare son Glorieux Retour.
Qu'est-ce que le Ciel ?
Le Seigneur Jésus a parlé d'un Ciel réel, qui n'est pas de la création visible mais qu'Il présente comme le lieu qui est préparé pour ceux qui croient en Lui et dans lequel ils demeureront éternellement. Cela nous concerne donc et nous devons chercher à le connaître.
"Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre" (Colossiens 3. 1). "Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ" (Philippiens 3. 20). C'est l'objet de notre espérance, car c'est là que sont inscrits les noms de ceux qui appartiennent au Seigneur Jésus-Christ : (Colossiens 1. 5 ; Luc 10. 20 ; 1 Pierre 1. 3, 4).
Où est le Ciel ?
Selon l'expression "à l’extrémité du septentrion" dans Esaïe 14. 12-14, on peut imaginer que le Ciel se trouve au delà du pôle nord de l'Univers.
La Bible en parle comme étant très élevé, au dessus des cieux, inaccessible à l'être humain, plus éloigné que les plus lointaines galaxies, qui n'est pas de cette création, c'est à dire que sa composition n'est pas matérielle. Il est présenté spirituellement comme le lieu de la demeure de Dieu, qui remplit le Ciel de sa gloire et de sa sainteté.
Le Ciel est un autre monde, exclusivement spirituel : Dieu est Esprit et tous les êtres célestes sont des esprits. Notre corps sous sa forme actuelle ne peut entrer dans le Ciel. Seule la résurrection glorieuse qui le transformera en un corps céleste, lui permettra d'y avoir accès. (1 Corinthiens 15. 44).
"Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité" (1 Corinthiens 15. 50).
Dans le ciel tout est pureté et gloire divine.
Le Ciel, notre patrie :
Il est bon de nous souvenir de ce passage de l'épitre aux Hébreux, au sujet de ceux qui sont cités comme les témoins de la foi. Ils cherchaient et désiraient une patrie céleste (Hébreux 11. 13-16).
Et cette autre parole de l'apôtre Paul : "Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses" (Philippiens 3. 20).
N'oublions pas que la terre sur laquelle les êtres humains habitent, le ciel et la mer, disparaitront et seront remplacés par une nouvelle création (2 Pierre : 3.10 ; Apocalypse 21. 1).
Etant devenus enfants de Dieu, disciples du Seigneur Jésus-Christ, nés de l'Esprit , nous appartenons à un peuple nouveau, à un royaume qui n'est pas de ce monde. Nous devrions être davantage conscients de notre nouvelle identité de citoyens du ciel, selon que le dit Jésus : "Et il leur dit: Vous êtes d’en bas; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde" (Jean 8. 23). "Ils ne sont pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde" (Jean 17. 16).
Sommes nous d'en haut ou d'en bas ? A quel monde appartenons nous vraiment ? Nous vivons dans le monde sur la terre, mais nous appartenons en réalité à un autre Royaume qui n'est pas de ce monde : le Royaume de Dieu. Nous oublions trop souvent ce que nous sommes devenus en croyant au Seigneur Jésus-Christ : des étrangers et voyageurs sur la terre, selon ce qu'écrit aussi l'apôtre Pierre : "Bien–aimés, je vous exhorte, comme des gens de passage et des étrangers, à vous abstenir des convoitises charnelles, qui font la guerre à l’âme" (1 Pierre 2. 11).
Pierre rappelle aux chrétiens qu’ils sont des étrangers et des voyageurs dans le monde et que ce fait devrait laisser son empreinte sur toute leur conduite. Ils sont étrangers, car ils vivent dans un pays étranger au Royaume de Dieu. Ils sont voyageurs, car ils ne vivent qu'un nombre d'années limité, dans un lieu qui n’est pas leur résidence permanente.
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L'Agneau de Dieu est digne
L’AGNEAU DE DIEU
Dans Apocalypse 5, la scène s’ouvre sur la salle du Trône, où fuse la louange. Jean décrit des myriades d’anges adorant Jésus (v. 11). Des êtres vivants Lui chantent un cantique nouveau en guise de reconnaissance pour son salut. Il est l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1. 29), le lion de la tribu de Juda (Apocalypse 5. 5), le seul Être digne de juger la terre et de la renouveler.
Qu’est ce qui motive les enfants de Dieu à élever leur voix et leurs mains dans un geste d’adoration ?
N’est-ce pas la nature même de Jésus leur Sauveur ? Nous devons donc prendre le temps dès maintenant d’en apprendre le plus possible à son sujet en étudiant la Parole de Dieu et en faisant des prières qui ne sont pas centrées sur nos besoins.
Lorsque nous contemplons Christ et que nous constatons qu’Il est bien plus magnifique que nous L’avions imaginé, nous voulons mieux Le connaître. Nous avons soif de Lui, parce que Lui seul peut combler un besoin profond en nous (Matthieu 5. 6).
La louange enclenche un cycle. On en apprend plus au sujet de Dieu, on L’aime davantage, on Le loue et on Le sert mieux, et Il nous accorde sa plénitude.
Or, même si nous sommes satisfaits, nous avons encore plus soif de sa présence et, pour assouvir ce besoin, nous lisons la Bible.
L’AGNEAU SEUL EST DIGNE
"Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé…" (Apocalypse 5. 9).
L’apôtre Jean a reçu du Seigneur Jésus une révélation concernant les temps futurs, d’où le titre du livre dans lequel il la rapporte : Apocalypse ou Révélation. Ce livre nous montre l’accomplissement du plan de Dieu au sujet de Jésus son Fils.
La bénédiction est promise à ceux qui le lisent et qui le gardent (Apocalypse 1. 3), car tout ce qui concerne le Fils de Dieu est de la plus haute importance.
Nous sommes spécialement intéressés par tout ce qui touche à la Gloire de Jésus, car nous aimons notre Sauveur. Il est vrai qu’Il nous a liés à Lui pour toujours et que nous partagerons ses gloires.
L’Apocalypse parle de jugements, car le Seigneur Jésus doit régner sur la terre ; or Il n’établira son Royaume que sur des être humains qui acceptent son autorité. En attendant, Dieu montre une immense patience envers les êtres humains, car il désire que tous viennent à la repentance.
Pourtant, l’être humain préfère le diable à Dieu, comme il a préféré le brigand Barabbas à Jésus le Sauveur. C’est pour cela que ceux qui rejettent l’autorité de Jésus subiront des jugements terribles.
Dans l’immense salle du Trône de Dieu, parmi les anges, les Anciens et les créatures célestes, seul l’Agneau de Dieu, Jésus, est trouvé digne d’ouvrir le Livre des conseils de Dieu pour la terre.
Non seulement, Il est le Créateur qui possède toute autorité sur l’Univers qu’Il a appelé à l’existence (Apocalypse 4. 11), mais Il est surtout le Rédempteur, ce qui Lui donne le droit de prendre le Livre.
Cette dignité, Jésus se l’est acquise à la croix ; par elle, Il a accompli le sacrifice suprême qui permet le bon déroulement du plan de Dieu son Père. Il a racheté une multitude d’hommes et de femmes pour en faire une famille, des rois et sacrificateurs pour Dieu (Apocalypse 5. 9-10).
Ce Livre est fermé par sept sceaux. Chaque fois que l’Agneau ouvre l’un des quatre premiers, un cheval sort. Le cheval représente l’action de la puissance divine envoyée sur la terre pour accomplir des jugements. Quand ces jugements commenceront-ils ? Nous ne le savons pas, mais ce que la Bible nous dit, c’est qu’ils sont proches.
Il est donc plus que jamais urgent d’annoncer au monde que Dieu est encore le Dieu de grâce et de pardon. Mobilisons-nous donc pour cela.
Confiance et repos
« Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut... Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite : je ne serai pas ébranlé » (Psaume 62. 1, 6)
Saint-Augustin a écrit : "Notre coeur est inquiet tant qu'il ne se repose pas en Dieu". En effet, l'être humain est inquiet pour son travail avec le risque du chômage, pour sa santé avec la crainte des maladies ou des accidents, pour sa sécurité avec la recrudescence de la violence, et tout au fond de lui, il est inquiet pour son avenir après la mort. L'être humain cherche une voix amie, une aide, un soulagement ; et puis, il a besoin de certitudes pour le présent, mais aussi pour l'avenir. Qui pourra les lui donner ? Dieu seul.
Mais le péché a séparé les êtres humains de Dieu, et ils méritent le Jugement de Dieu et la mort éternelle. Cependant l'Amour de Dieu a trouvé le parfait moyen de nous y faire échapper : Jésus a subi pour chacun de nous le châtiment divin que nous méritions à cause de nos péchés. Il a pris à son compte les péchés de tous les êtres humains et les a expiés par sa mort sur la croix. La Justice divine a été satisfaite, et Dieu a montré son approbation en ressuscitant Jésus et en l'élevant dans la gloire. Maintenant, celui ou celle qui accepte le parfait sacrifice de Jésus à la croix et qui fait confiance à Jésus Christ, a la paix avec Dieu et la Vie Éternelle. Non seulement il n'a plus peur de Dieu, mais il L'aime et se réjouit de Le connaitre personnellement. Dieu devient son Père. Le vrai croyant en Jésus désire la présence de Dieu comme un enfant aime la compagnie de son père.
Le Salut nous est offert gratuitement : "Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé" (Actes 16 : 31). Confions-nous donc en Jésus-Christ pour notre vie présente et notre avenir éternel.
Le plus grand "pourquoi"
« Jésus... a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu » (Hébreux 12. 2). « Lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pierre 2. 24).
Si nous désirons voir dans toute sa réalité l'attitude de Dieu face au péché, et le vrai caractère de sa Sainteté, nous n'avons qu'à contempler la croix, à écouter ce cri d'angoisse qui retentit au milieu des ténèbres du Calvaire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27 : 46). Jamais semblable question n'avait été posée auparavant, jamais il n'en sera posé une pareille. Quand nous considérons Jésus-Christ celui qui l'a exprimée, et Dieu le Père celui à qui la question était adressée, elle demeure unique dans l'éternité. La croix donne la mesure de la haine de Dieu contre le péché, oui du seul vrai Dieu trois fois Saint ; tout comme elle est la mesure de son parfait Amour pour le pécheur. C'est sur cette base divinement Juste que Dieu fait grâce, pardonne nos péchés et considère comme parfaitement justes tous ceux qui se repentent de leurs péchés et qui acceptent Jésus comme seul Seigneur et Sauveur de leur vie.
Mais, si les êtres humains méprisent la croix et persistent dans leur haine contre Dieu, ou disent que Dieu est trop bon pour punir les méchants, que deviendront-ils ? Voici la réponse que donne la Bible, la Parole de Dieu : « Qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3 : 36).
Mais sachons avec certitude que Dieu ne veut pas que les êtres humains soient indifférents au parfait sacrifice de Jésus sur la croix, puisque Dieu a dû donner, abandonner et frapper son Fils bien-aimé Jésus afin de sauver les êtres humains qui se repentent de leurs péchés et qui placent toute leur confiance en Lui. Le Seigneur Jésus-Christ est mort sur la croix pour expier nos péchés, et il est ressuscité. "Jésus a été blessé pour nos transgressions, meurtri pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix, Dieu l'a fait tomber sur lui..." (Esaïe 53)
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