L'oeuvre de Dieu en l'être humain pour le Salut
L’action du Saint-Esprit :
Déjà avant leur conversion, le Saint-Esprit agit dans le cœur des êtres humains. « Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi » (Jean 15. 26). « Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement » (Jean 16. 8).
a) Une mort :
Jean-Baptiste prophétise que le Messie baptiserait du Saint-Esprit. Il compare l’œuvre de Christ en l’être humain à l’acte symbolique qu’il accomplissait lui-même au Jourdain. Les Israélites qui venaient confesser leurs péchés étaient baptisés par Jean le Baptiste dans l’eau ; ils acceptaient le jugement de Dieu et mouraient symboliquement. Si nous allons à Jésus-Christ, animés de dispositions comparables à celles de ces Israélites, Jésus fait mourir et disparaître aux yeux de Dieu le « vieil homme » pécheur dont nous ne pouvions être débarrassés nous-mêmes.
Par la puissance du Saint-Esprit, Jésus nous place au bénéfice de sa mort. Il nous incorpore à Lui ; nous sommes ainsi identifiés par Dieu avec son Fils Jésus qui mourut sur la croix. C’est ce dont parle l’apôtre Paul dans Romains 6. 3-7. Voir aussi Jean 5. 24 ; Colossiens 2. 11 ; 2 Corinthiens 5. 14.
Les effets de cette mort : Le pardon et la justification. Le décès d’un coupable arrête son procès et lève toute condamnation contre lui. Ainsi Dieu pardonne au pécheur qui accepte de mourir avec Jésus-Christ sur la croix. Voir Luc 24. 46- 47 ; Actes 2. 38, 5. 31 ; Hébreux 9. 22, 10. 18 ; Éphésiens 4. 32.
Dieu va même plus loin : Il justifie le pécheur, c’est-à-dire Il le déclare juste.
b) Une résurrection :
L’apôtre Paul dans Romains 6. 4-11 parle aussi de ce deuxième aspect de l’action du Saint-Esprit :
- La nouvelle naissance :
a) L’enseignement biblique.
L’Ancien Testament annonçait pour les temps messianiques, des transformations individuelles et radicales. Voir Jérémie 31. 29-34 ; Ézéchiel 11. 19-21, 36. 26-27.
Jésus insiste auprès de Nicodème sur la nécessité d’une nouvelle naissance pour entrer dans le Royaume de Dieu : « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu… En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu… Ne t'étonne pas que je t'aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau » (Jean 3. 3, 5, 7).
Car « ce qui est né de la chair est chair » (v. 6) ; or « la chair et le sang ne peuvent hériter le Royaume de Dieu » (1 Corinthiens 15. 50). Nous trouvons maintes autres allusions à la nouvelle naissance dans l’enseignement de Jésus : Voir Matthieu 9. 17 ; 10. 38 ; 16. 26 ; 18. 3 ; Marc 8. 34 ; Luc 9. 23 ; Jean 5. 24, 26, 12. 24.
Les auteurs du Nouveau Testament emploient une dizaine d’expressions différentes pour évoquer les aspects variés de la nouvelle naissance. Certaines d’entre elles soulignent son aspect unique, une fois pour toutes, d’autres la présentent comme un processus continu de renouvellement. Les apôtres présentent la nouvelle naissance sous forme d’une nouvelle création, d’une vie nouvelle, d’une résurrection spirituelle, d’un homme nouveau qu’on revêt, de la circoncision du cœur. C’est une œuvre de Dieu qui nous rend « participants de la nature divine » (2 Pierre 1. 4).
b) Les conséquences de notre régénération.
Nous sommes réconciliés avec Dieu, rapprochés de Lui, adoptés comme ses enfants, scellés du Saint-Esprit ; nous devenons l’habitation du Saint-Esprit.
c) Les fruits de la vie nouvelle.
- l’assurance du salut : voir 1 Jean 5. 10-13, 3. 14 ; Romains 8. 10.
- une marche progressive sur le chemin de la sanctification : voir 1 Jean 5. 18, 3. 6, 2. 9
- un esprit de prière : Romains 8. 26
- la faim de la Parole de Dieu : Jean 10. 3 ; 1 Jean 4. 6 ; 1 Pierre 2. 2
- l’amour de Dieu et de Christ : Luc 7. 36-50 ; Romains 5. 5 ; 1 Jean 4. 18-19 ; Jean 21. 17 ; 1 Pierre 1. 8 ; Éphésiens 6. 24
- Le désir de servir Christ : Jean 1. 40-45 ; 1 Jean 4. 2, 15 ; Romains 10. 9-10
- l’amour des frères et la recherche de la communion fraternelle : Jean 13. 35 ; 1 Jean 3. 14 ; 1 Jean 4. 7 ; 1 Jean 5. 1, 2. 11
- Comment appliquer ces critères ?
Il faudrait, bien entendu, se garder d’appliquer ces critères légalement, concluant de l’absence de l’un ou de l’autre fruit à l’absence de la vie nouvelle. Certains fruits sont plus tardifs que d’autres, et l’évolution de chaque chrétien n’a rien de stéréotypé.
Si toutefois on ne discerne aucun changement dans la vie de celui qui se dit converti, s’il n’a aucune assurance de son salut, aucune envie de prier, ni de lire la Bible, aucun désir de témoigner de Christ ou de rencontrer les autres chrétiens, on est en droit de douter de la réalité de sa nouvelle naissance.
Émettre un tel doute ce n’est pas « juger » dans le mauvais sens du terme, puisque la Parole de Dieu elle-même nous donne les marques de la vie nouvelle et nous dit de « juger ceux du dedans » (1 Corinthiens 5. 12).
Si, comme nous essaierons de le montrer, l’église selon le plan de Dieu ne devrait comprendre comme membres effectifs que ceux qui sont nés de nouveau, il faut bien que ceux qui ont la responsabilité de « veiller aux portes », possèdent quelques critères qui leur permettront d’accorder ou de refuser l’entrée dans l’église locale.
Le signe le plus important sera bien entendu la profession de foi du candidat-membre lui-même, mais il faut aussi que cette profession de foi soit confirmée par le témoignage d’une vie changée…
L'Amour de Dieu pour Ses enfants
« Dieu est amour » (1 Jean 4 : 8) et Dieu nous aime comme Il aime Son Fils unique Jésus-Christ. Jésus est mort sur la croix à cause de son grand Amour pour nous, puisque Dieu ne fait exception de personne, c’est vrai pour chacun de nous et nous pouvons le proclamer. Par le Saint-Esprit, Jésus vient vivre en nous qui l'avons reçu, et Il nous offre sa vie d’abondance, l’infinie richesse de sa grâce. Jésus-Christ est en nous, avec nous et pour nous. Il nous aime et désire que nous soyons heureux avec Lui pour l'éternité.
Proclamons que nous sommes des enfants bien-aimés de Dieu notre Père. Jésus est en nous et Il nous aime d’un grand et parfait Amour. Nous sommes richement bénis et favorisés. En obéissant au Père en toutes choses, Jésus a scellé l’alliance divine et est devenu Héritier des promesses. Or, tout être humain qui croit en Jésus est uni à Lui par la nouvelle naissance. Il est uni avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il devient aussitôt co-héritier des promesses éternelles de Dieu. Ce qui signifie concrètement que même si nous péchons encore parfois, nous ne sommes jamais légalement disqualifiés. Nous sommes scellés de façon permanente, marqués par le sang précieux de l’Agneau de Dieu.
Parce que nous sommes en Christ et que Christ a une alliance avec le Père pour sa création, nous sommes bénéficiaires de cette alliance, malgré nos manquements. Jésus a tout accompli sur la croix. Nous sommes unis à Jésus-Christ, qui est Celui qui est Saint, qui n’a jamais péché et qui a porté sur Lui nos propres péchés. En Lui, nous sommes donc parfaitement justifiés et devenons éligibles à TOUT ce que Dieu a promis. Pour nous qui sommes enfants de Dieu, nous sommes sanctifiés une fois pour toutes et nos péchés sont pardonnés, ils n’ont plus le moindre pouvoir sur nous qui sommes couverts par le sang précieux du Christ, ils ne peuvent plus nous disqualifier. Nous sommes définitivement et irrémédiablement sujets à l’Amour et aux bénédictions de Dieu. Car nous sommes en Jésus-Christ, Jésus-Christ est en nous, et Jésus-Christ nous a réconciliés avec le Père. Nous sommes co-héritiers avec Jésus-Christ, établis dans la Justice de Dieu, identifiés comme étant de sa race royale et prenant part à tous les trésors royaux.
Lorsque nous nous présentons à Dieu en prière, conscients de notre statut royal, les portes du Ciel sont ouvertes. Dieu attend que nous lui fassions part de nos requêtes. Et il compte y répondre avec empressement, afin que notre joie soit parfaite (Jean 16. 24). Dieu le Père ne regarde pas notre nature déchue, il ne voit que son Fils Jésus-Christ qui nous a parfaitement justifié et qui nous a donné une nouvelle vie. Dieu nous aime du même Amour qu’Il aime Christ. Dieu a déjà dans les mains ce que nous désirons Lui demander. Nous ne devons JAMAIS prier en croyant que nous méritons ce que nous demandons, mais nous devons toujours prier en comprenant et en croyant que c’est JÉSUS qui nous a mérité les promesses de Dieu par sa vie, sa mort et sa résurrection. Nous prions dans le Nom de Jésus-Christ en sachant que nous sommes unis à Dieu, que nous sommes aimés par Lui et que nous sommes héritiers de ses promesses. Dieu est notre Père Céleste, croyons à son désir de prendre soin de nous et de nous accorder ses bénédictions.
Prenons la décision de nous appuyer sur la Parole de Dieu et sachons que cette Parole est vraie, qu’elle est absolue, indiscutable et au-dessus de toutes choses. Accompagnons notre prière de remerciements, sachant que les promesses de Dieu nous appartiennent. Projetons nos regards au-delà du visible, pour voir dans le cœur de Dieu, dans notre héritage éternel, qui est disponible dès maintenant et auquel notre foi nous donne accès. Ne doutons plus jamais de la bienveillance de Dieu, notre Père Céleste, à notre égard. Prions et remercions le Seigneur, sachant que nous avons déjà reçu ce que nous demandons. Réalisons chaque jour l’immense bonté de Dieu pour nous. Il nous voit juste pour toute notre vie, car Jésus nous a amené à la perfection pour toujours : c'est une grâce de Dieu qui n’appelle aucun mérite de notre part. Dieu nous qualifie pour recevoir toutes les bénédictions dont nous aurons besoin tout au long de notre vie : c’est aussi une grâce qui ne demande aucun mérite de notre part. Puisque c’est par la foi que nous pouvons recevoir ces bénédictions, Jésus, qui vit en nous, nous donne la foi et nous invite à nous reposer sur elle : pure grâce encore !
Enfin, pour empêcher l’ennemi de nous priver de ces bénédictions, ce qu’il essaiera de faire, Jésus nous donne la plénitude de l’autorité de son Nom précieux : c’est encore une grâce de Dieu sans aucun mérite de notre part.
VOILA L’AMOUR MERVEILLEUX DE DIEU POUR NOUS
Le fondement de notre paix en Jésus-Christ
Il peut arriver que ceux qui se disent enfants de Dieu se plaignent de ne pas posséder une "paix durable" et, en conséquence, de ne faire que peu de progrès dans la vérité et dans la connaissance du Seigneur Jésus. Cette insatisfaction n'est en aucune manière exceptionnelle, mais elle provient d'une connaissance imparfaite de l'Évangile et de la confusion de deux choses différentes. En posant la question à une personne: « Avez-vous la paix avec Dieu ? », elle répondit : « Pas toujours ». Le moins que nous puissions dire est qu'elle a été honnête. Il y a clairement une confusion entre la paix faite par le Seigneur Jésus et la jouissance de la paix. Lorsqu'un enfant de Dieu est pleinement heureux dans le Seigneur, il dit : « A présent, j'ai la paix ». Mais lorsque, par suite d'un manquement ou d'une épreuve, il se trouve déprimé et attristé, il pense que c'en est fini de sa paix. Mais sachons que la paix de Christ ne se base pas sur les sentiments ou sur les émotions, mais sur un fait accompli à la croix qui nous donne la sécurité et l'assurance de la grâce. La paix qui se base sur les sentiments est purement charnelle et non spirituelle, et plusieurs ont de la difficulté à distinguer entre les deux.
Pour répondre à cet état d'esprit, considérons attentivement sur quoi est fondée la paix avec Dieu. C'est un gain immense pour l'âme de percevoir clairement que la paix avec Dieu est fondée non pas sur nos sentiments intérieurs mais sur une base extérieure à nous, car alors on verra que nos expériences n'ont rien à voir avec la paix avec Dieu. Dans Romains 5. 1, il est écrit : « Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ », mais si nous examinons la liaison de ce passage avec ce qui précède, nous apprendrons tout de suite quelle est la source de cette paix. Après que l'apôtre Paul nous a expliqué le moyen par lequel Abraham a été justifié devant Dieu, il continue : « Or, ce n'est pas seulement pour lui qu'il est écrit que cela lui fut attribué; mais c'est aussi pour nous, à qui cela sera aussi attribué, pour nous qui croyons en Celui qui s'est ressuscité des morts, Jésus notre Seigneur, lequel a été livré à cause de nos offenses, et qui est ressuscité à cause de notre justification » (Romains 4. 23-25). Ces versets montrent clairement que l'œuvre parfaite de Jésus-Christ est le seul fondement de la paix avec Dieu, elle ne peut être fondée sur aucun autre fondement, moral, religieux, philosophique ou politique.
En fait, le fondement ayant été posé, Dieu déclare que quiconque de ceux qui sont destinés à la vie éternelle (Actes 13. 48) croiront en Christ pour recevoir la grâce de leur salut et par là même seront justifiés. Ils deviennent ainsi possesseur de la paix qui a été faite par la mort de Christ, et ils sont en sécurité en recevant cette assurance. Il faut en outre remarquer qu'il est écrit : « lequel (Jésus, notre Seigneur) a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Romains 4. 25). La résurrection de Jésus-Christ est la preuve fondamentale de la perfection de son œuvre de rédemption, la certitude évidente que tous les péchés pour lesquels Jésus mourut pour ses élus sont effacés pour toujours. Cette résurrection atteste que tout ce que Dieu réclamait de nous à cause de nos transgressions de la loi morale qui nous condamnaient, a été pleinement accompli par Christ, notre Substitut, et que Dieu a été entièrement satisfait. Car si Christ a été livré pour nos fautes et est sorti du tombeau, étant ressuscité d'entre les morts, les fautes, sous le poids desquelles Il a subi le jugement que nous méritions, sont effacées; autrement, Jésus serait resté prisonnier du tombeau et nous serions les plus misérables des êtres humains. Ainsi la résurrection de Christ montre clairement et abondamment combien Dieu est satisfait par l'expiation qui a été faite sur la croix.
Il est donc parfaitement évident, comme nous l'avons déjà dit, que le seul fondement de notre paix avec Dieu réside dans la mort de Jésus-Christ qui a vaincu la mort en ressuscitant. Cette vérité essentielle est sans cesse répétée dans l'Écriture. Nous sommes « justifiés par son sang » (Romains 5. 9) ; « Ayant fait la paix par le sang de Sa croix » (Colossiens 1. 20). C'est donc Jésus-Christ qui a fait la paix avec Dieu pour nous et nous entrons dans cette paix par la grâce qu'Il nous accorde dans les mérites de son sacrifice. Jésus l'a faite par sa mort expiatoire, cette mort qui satisfaisait chacune des justes exigences de Dieu à l'égard de la rédemption de ses élus ; de sorte que Dieu peut maintenant inviter tous les siens à être réconcilié avec Lui (2 Corinthiens 5. 20).
Chers lecteurs/trices, sur quoi vous appuyez-vous pour être accepté devant Dieu ? Est-ce sur vous-même, sur votre choix supposément libre, sur une décision personnelle de votre volonté qui est esclave de la chair et du péché, sur votre obéissance aux commandements dans une vaine tentative de plaire à Dieu, sur les mérites de vos bonnes œuvres qui ne valent rien devant Dieu ? S'il en est ainsi, vous ne pouvez vous reposer sur l'œuvre de Christ, car vous n'avez pas abandonné l'importance que vous attribuez à votre propre personne, vous n'avez pas délaissé votre indépendance, vous refusez de vous soumettre au Roi des rois, vous maintenez l'illusion que vous n'êtes pas entièrement méchant et injuste, et vous réclamez encore quelque dignité. Mais s'il vous est donné par la puissance de l'Esprit de Dieu de reconnaître votre état lamentable et que vous êtes désespérément incapable et perdu, étant complètement écrasé dans la poussière de l'humilité, et si vous confessez que vous n'avez aucune espérance en dehors de Jésus-Christ et de ce qu'Il a accompli pour vous à la croix, alors vous serez converti et pourrez humblement dire : « Par la grâce de Dieu, je reconnais que Jésus-Christ est mon Seigneur et mon Sauveur », et vous sera donné la grâce d'une nouvelle vie avec tous les mérites du sacrifice de Christ. Si vous pouvez dire cela, soyez assuré alors que vous avez la paix avec Dieu. Rien ne pourra jamais vous en priver, aucun changement, aucune sorte d'expérience, car cette paix est votre propriété immuable, et inaliénable.
Chacun de ceux qui ont vraiment cru en Jésus-Christ sont justifiés, acquittés de toute charge de culpabilité et deviennent « justice de Dieu en Christ » (2 Corinthiens 5. 21). Étant justifiés, ils ont la paix -- non la paix par eux-mêmes, observez-le bien, mais la paix par notre Seigneur Jésus Christ, la paix d'une sécurité et d'une assurance éternelle. La paix qui nous appartient maintenant est la paix avec Dieu que Christ a faite en notre faveur par son sacrifice expiatoire. Et puisque c'est la paix qu'il a faite, elle est en dehors de nous-mêmes et ne peut jamais être altérée, ni subir de variation; elle est aussi stable et aussi durable que le Trône de Dieu; car, comme nous l'avons vu, c'est une paix que Christ a faite par la croix ; et ce qu'il a fait ne peut jamais être défait. En conséquence, cette paix est éternelle, et elle est la part de chaque véritable croyant en Jésus, qui a été choisi en Christ avant la fondation du monde.
Dès lors, ce que vous voulez dire lorsque vous vous plaignez de ne pas avoir une paix durable, signifie simplement que vous ne jouissez pas constamment de la paix et que vos expériences sont changeantes, car vous faites l'erreur d'attribuer la paix à vos sentiments. La paix c'est la sécurité et l'assurance de Christ en nous, mais si vous n'avez pas l'Esprit de Christ, vous ne Lui appartenez pas (Romains. 8. 9). La réponse de comment un croyant en Jésus peut jouir dans son âme d'une paix constante est très simple : c'est par la foi, car « la foi est l'assurance réelle des choses qu'on espère, l'évidence de celles qu'on ne voit point » (Hébreux 11. 1). La foi est celle de Christ et non la nôtre, elle est l'assurance de l'accomplissement de son parfait sacrifice en notre faveur, assurance ou certitude qu'Il nous transmet. Si nous avons la foi, c'est que nous avons cette assurance en nous par sa Sainte Présence qui nous habite, nous avons ainsi la sécurité de la paix par le fait que nous avons été réconcilié avec Dieu. Dans la réalisation de cette révélation, nous entrons dans la jouissance de sa gloire éternelle.
Si nous croyons le témoignage de Dieu, que la paix a été faite par le sang de Christ, aucun sentiment d'abattement, aucune conviction d'indignité, aucune circonstance quelconque ne sera capable de troubler notre assurance sur ce point, parce que nous verrons que tout dépend entièrement de ce que Christ a fait et non de ce que nous faisons. Ce qui est nécessaire pour jouir de la paix faite par Christ, c'est de se reposer fermement sur la Parole de Dieu. La cause de tant d'incertitudes sur ce sujet vient généralement de ce que l'on regarde à soi, au lieu de regarder à Christ. Nous devons plutôt regarder vers la preuve qu'un réel travail de la grâce de Dieu a commencé dans l'âme, au lieu de regarder vers les sentiments de notre nature humaine déchue, si nous voulons saisir l'unique fondement sur lequel l'âme peut se reposer devant Dieu par le précieux sang de Christ. La conséquence en est que, constatant en elle le mal du fait de la corruption de la chair, l'âme commence à se demander si, après tout, elle ne s'est pas trompée, ce qui la trouble grandement, la remplissant de doutes et de craintes, en vue de produire la méfiance vis-à-vis de Dieu, sinon un complet désespoir. Le moyen de faire échouer ses assauts est de recourir à la Parole écrite de Dieu (la Bible) et à l'Esprit de Christ qui nous habite. Pour parer à ses suggestions malignes, nous devrions répondre comme le fit le Seigneur Jésus lors de la tentation : « Il est écrit », et encore « non pas selon ma volonté, mais la tienne ». Alors nous verrions bientôt que rien ne peut troubler notre jouissance de cette paix avec Dieu, qui a été faite par le précieux sang de Christ et qui est devenue nôtre aussitôt que nous avons cru par la puissance de son Saint-Esprit. Nous nous reposerons alors sur un sûr fondement, et rein ne pourra nous ébranler (Romains 8. 35-39).
Ne vous inquiétez donc de rien, mais en toute occasion, présentez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. (Philippiens 4. 6-7).
Sauvés par la grâce de Dieu et non par nos oeuvres
"Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie" (Éphésiens 2. 8).
Les êtres humains essaient de se rendre meilleurs par eux mêmes :
La plupart des gens autour de nous savent qu’ils sont pécheurs. Si vous interrogez l'un d'eux, il répondra peut-être : "Je sais que je ne suis pas parfait". Mais lorsque le Saint-Esprit de Dieu opère dans le cœur d'un être humain pour l'amener à la repentance, Il lui enseigne qu’il est un pécheur perdu, étant dans un état désespéré et coupable devant Dieu et méritant l'Enfer. Mais, beaucoup de ceux qui se reconnaissent pécheurs ne pensent pas qu’ils sont nés dans le péché, qu’ils sont pécheurs des pieds à la tête, morts dans leurs péchés, enfants de colère... (Éphésiens 2. 3). Ne connaissant pas leur véritable état, ils essaient tel ou tel remède, traitement ou moyen, espérant ainsi une amélioration pourtant vaine. Ils courent çà et là, abandonnent de vieilles habitudes, se revêtent d’un “manteau” respectable, rompent avec certaines traditions ou mentalités tolérées depuis longtemps pour adopter une autre ligne de conduite. De cette façon, ils espèrent s’attirer la faveur de Dieu et mettre leur conscience à l’aise.
Plusieurs, sachant qu’ils ont transgressé la loi de Dieu, s’efforcent d’expier leur péché par une réforme de leur conduite. Mais, en pensant qu'ils peuvent encore agir à l’avenir pour étouffer plus ou moins le passé, ils s’aveuglent eux-mêmes. En revanche, nous pouvons être sûrs que si l’Esprit de Dieu travaille dans le coeur d'une personne, elle ne se sentira meilleure par aucun de ces moyens. Bien au contraire, son malaise s’accroîtra, car le Saint-Esprit lui révélera si clairement l’état désespéré de son cœur, sa méchanceté et sa fausseté. Après toutes ces vaines tentatives, elle ressentira davantage qu’auparavant la gravité du péché.
Chers lecteurs, si peut-être vous essayez de vous rendre meilleur, vous êtes en train d’établir votre propre justice en pensant attirer la faveur de Dieu par quelque moyen… Il faut alors dès maintenant que vous comprenez la folie de votre raisonnement et que vous soyez sérieusement saisi par cette vérité : aux yeux du seul Dieu trois fois Saint, vous avez péché !
Le danger qu'apporte le péché :
Le péché est dans notre nature humaine et a comme conséquence la mort et la séparation d'avec Dieu. Le mot "Péché", c'est le mot que la Bible utilise encore et encore pour décrire notre condition sans Dieu et le danger que cela fait peser sur nous.
Voilà le danger suprême du péché. Il séduit la pensée et le cœur. Nous avons de la difficulté à le considérer pour ce qu'il est. Un autre danger encouru, c'est le danger de la mort éternelle qui est d'être séparé de Dieu POUR L'ÉTERNITÉ en Enfer. Ce danger guette tous ceux qui, parce qu'ils négligent ou refusent le Salut en Jésus, ne sont pas sauvés par Jésus. Oui, la mort éternelle est la destinée de tous ceux qui rejettent ou négligent Jésus et son grand salut.
Jésus veut nous sauver de la mort éternelle, de l'enfer. Jésus veut nous sauver du danger d'une vie gâchée. Jésus veut nous sauver d'une telle tragédie, comme celle d'une vie gâchée. Jésus nous sauve de la culpabilité du péché. Quand Dieu nous pardonne il ne se souvient plus. Les péchés non pardonnés seront punis, seul Jésus nous sauve de la colère à venir !
Quand Dieu nous sauve il nous donne une vie nouvelle…!
Nous sommes sauvés par la grâce de Dieu :
"Revenu à lui-même, il (le fils prodigue) dit : Combien d'ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi je péris ici de faim ! Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes ouvriers. Il se leva et vint vers son père" (Luc 15. 17-20).
Le fils prodigue pensait qu’il serait bien humble de sa part de dire : “Traite-moi comme l’un de tes ouvriers”. Mais c’était là un reste d’orgueil et de légalisme dans le cœur, et non de l’humilité. La véritable humilité se voit chez celui qui s'abaisse, comme le publicain de Luc 18. 13, confessant qu'il n’est pas digne de “lever les yeux vers le ciel”. Le fils prodigue n’avait pas plus de titres à faire valoir pour être reçu comme ouvrier que comme fils. Sur la base de la justice, il avait perdu tout droit. Il n’avait qu’un seul motif à avancer : l’urgence de la situation où il se trouvait. Il ne pouvait être reçu que par grâce. Ainsi, les paroles qu'il avait préparées sont interrompues. Il ne pourra pas dire : “Traite-moi comme l’un de tes ouvriers”, car son père “courut à lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers”(v. 20).
Le pécheur ne peut être accueilli que par la grâce de Dieu. S’il avait affaire avec la justice humaine, il devrait être condamné à jamais. Nous voyons que le père ne dit rien des péchés de son fils prodigue, parce que la question du péché a été réglée une fois pour toutes entre Dieu et son Fils Jésus-Christ à la croix du Calvaire. Le péché a été expié devant Dieu à la croix. Ainsi, tout croyant en Jésus sauvé par la grâce de Dieu, qui autrefois était un pécheur déchu, ruiné et perdu, est désormais élevé à la position de fils et d’héritier – “héritier de Dieu, cohéritier de Christ” (Romains 8. 17). Voilà ce qu’est la grâce de Dieu en Jésus-Christ envers tous ceux qui croient en son Nom. De plus, dans ce fils et cet héritier de Dieu brillera la grâce ; Dieu fera resplendir cette grâce à travers les âges sans fin de l’éternité.
Oh ! merveilleuse grâce de Jésus notre Sauveur ;
Seul remède efficace au péché de mon cœur !
Grande était notre misère, mais le sang de l’Agneau,
De l’indigne poussière fit un être nouveau.
Le don parfait de Dieu pour le monde entier
En donnant Jésus Christ, son Fils unique et bien-aimé, Dieu offre la vie éternelle, car Lui est la vie éternelle.
Qui est le destinataire de cette offre ? Tout le monde, c'est-à-dire quiconque : vous et moi, chacun de ceux qui peuplent ce monde.
Pour quelle raison ? À cause de son grand Amour : “En ceci a été manifesté l'Amour de Dieu pour nous, c'est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde” (1 Jean 4. 9).
Qui en est le bénéficiaire ? “Quiconque croit en Lui” (Jean 3. 16).
De quelle manière ? Librement, généreusement, gratuitement… “Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par sa grâce…” (Romains 3. 24).
«C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu» (Éphésiens 2. 8).
Ce don suprême est accompagné d'autres dons. En donnant son Fils, Dieu nous a fait “don... librement, de toutes choses avec Lui” (Romains 8. 32).
Comment ne pas mettre sa confiance “en Dieu, lui qui nous donne tout, richement, pour en jouir” ? (1 Timothée 6. 17)
Jésus-Christ, le Fils Unique du Père, est le seul chemin qui mène à Dieu. Rempli d’Esprit Saint et de hardiesse, Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14. 6). Le cœur de Dieu est débordé d’un amour incommensurable pour Ses enfants que nous sommes. Cet amour dont Dieu nous aime est tellement fort qu’Il a donné Jésus-Christ son Fils unique. Oui, Dieu a livré Son Fils à la mort sur la croix pour des impies. Quand on s’en rend compte, on s’écrie : « Quel Sauveur merveilleux je possède ! »
Pour continuer le chemin, Dieu nous donne sa Parole, qui est la vérité (Jean 17. 14, 17), dans laquelle nous pouvons puiser à volonté pour notre enseignement et notre encouragement. “Dieu... vous a donné son Esprit Saint” (1 Thessaloniciens 4. 8).
Dieu nous donne sa paix, sa joie, son amour, et dès maintenant, l'espérance de sa gloire.
Être déclarés justes une fois pour toutes
Nous sommes aujourd'hui non sous la loi mais sous la Grâce, car par le sacrifice unique de Jésus-Christ, qui n'a pas besoin d'être renouvelé puisqu'Il s'est offert une fois pour toutes pour tous nos péchés, l'acte qui nous condamnait, c'est à dire la loi, Jésus l'a clouée à la croix en l'effaçant. Romains 10 : 4 précise d'ailleurs que « Christ est la fin de la loi pour que tous ceux qui croient reçoivent la justice ».
Ainsi, bien-aimés, comprenons bien que s'il n'y a pas de loi pour nous condamner, il n'y a pas non plus de condamnation, et s'il n'y a plus de condamnation pour tous ceux qui sont en Jésus-Christ (Romains 8 : 1), c'est bien que nous sommes justifiés par Dieu et que tous nos péchés passés, présents et futurs ont été pardonnés par le seul vrai Dieu à travers le parfait sacrifice de son Fils Jésus-Christ sur la croix.
Ce qui était impossible à la loi, Jésus-Christ l'a fait par son sacrifice. Dieu a condamné le péché dans le corps de son propre Fils, ce qui signifie que la loi a pleinement été satisfaite ; parce que la justice réclamée par la loi est accomplie par le sacrifice de Jésus-Christ.
Hébreux 10 : 16-18 souligne que Dieu, dans la nouvelle alliance, ne se souviendra plus de nos péchés. Cette nouvelle alliance a été scellée par le sang de Jésus-Christ sur la croix. Là où il y a pardon des péchés, il n'y a plus d'offrande à présenter.
Ainsi, nous avons le don de non-condamnation puisque l'acte qui était rédigé contre nous (la loi) est effacé, cet acte réclamait notre mort. « Le salaire du péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6 : 23).
Approchons-nous donc de Dieu avec une bonne conscience, sachant que tous nos péchés sont pardonnés (Colossiens 2 : 13b). Jésus-Christ a été livré pour nos fautes pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu (Romains 4 : 25), nous avons ainsi une justice éternelle (Daniel 9 : 24 ; 2 Timothée 4 : 8).
Même si nous tombons dans le péché, nous ne perdons pas notre justification. Nous restons toujours justes aux yeux de Dieu et nous ne nous transformons pas en un pécheur non sauvé. C'est notre conscience de notre justice en Christ qui nous donne les moyens de vaincre le péché et de surmonter les tentations (Romains 5 : 17). Parce que notre justification n'est pas obtenue par les œuvres, mais par la foi en Jésus-Christ (Galates 2 : 16), nos fautes ne peuvent nous dépouiller de notre justice en Jésus-Christ parce qu'elle est basée sur Son obéissance et Son œuvre parfaite à la croix !
Bien-aimés, plus nous croyons que nous sommes déclarés justes éternellement au travers du sacrifice de Jésus, plus nous serons dans notre nouvelle identité. Une fois déclarés justes devant Dieu, nous le sommes toujours à Ses yeux !
Le Salut et la Grâce de Dieu sont glorieux
Le Salut est par la grâce de Dieu. Notre salut est donc une faveur décidée en avance par Dieu, que nous n’avons pas mérité ; car tous ont péché, donc sont coupables ; et sans la grâce de Dieu, les êtres humains sont déjà sous la condamnation de la mort et du jugement éternel. Mais Dieu a décidé de faire grâce à tout être humain qui accepterai de confesser tous ses péchés, de s'en repentir et de suivre son Fils Jésus-Christ. "Celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie mais la colère de Dieu demeure sur lui" (Jean 3. 36).
Jésus a tout accompli pour sauver nos âmes en mourant volontairement au Calvaire. "Le salaire du péché, c’est la mort" (Romains 6. 23) mais pour satisfaire à la justice divine, Dieu a choisi de nous faire grâce pour toutes nos offenses en envoyant son Fils Jésus mourir pour nous sur la croix pour nos fautes. Nous, des pécheurs coupables, pouvons être pardonnés et graciés, parce que Jésus a subi notre condamnation, Lui qui était sans péché. Jésus est l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, immolé depuis avant la fondation du monde. En d’autres termes, Dieu dans son omniscience avait le plan de notre rédemption avant la création de l’être humain.
Nous recevons cette grâce en croyant et en confessant notre foi en Jésus-Christ, étant prêt à suivre ce qu’Il a enseigné. Nous le confessons en tant que Fils de Dieu, mort et ressuscité pour nos péchés pour recevoir cette grâce. Voir 1 Jean 4. 15 et Romains 10. 9-13.
Mais attention, un être humain n’a pas saisi le vrai message du Christ s’il n’a pas décidé de suivre le Christ en mettant ses commandements en pratique ou en décidant d’abandonner le péché. Et selon Luc 14. 25-33, nous devons compter le prix avant de nous engager avec le Christ.
Jésus prêchait la repentance : une vie de sainteté et d’obéissance à ses commandements. Et dans 2 Pierre 3. 9, Pierre a écrit : Dieu use de patience envers nous, ne voulant qu’aucun périsse mais que tous arrivent à la repentance. Nous devons donc nous repentir, changeant pleinement de mentalité et de vie. Sans la sanctification (séparation, sainteté, pureté), personne ne verra le Seigneur (Hébreux 12. 14-17 et 1 Thessaloniciens 4).
Proverbes 28. 13 déclare : "Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse trouvera miséricorde". Après la mort, il n'y aura donc pas de miséricorde pour une personne qui n'abandonnera pas le péché. Au niveau de nos pensées, nos paroles, nos actions, nos réactions et même notre apparence, tout doit changer. Jacques 1. 26 dit que si quelqu'un ne contrôle pas sa langue sa religion est vaine. Jésus a dit dans Matthieu 5. 27 que par la convoitise, on peut devenir adultère aux yeux de Dieu. Tous les adultères seront jetés dans l'étang de feu (Apocalypse 21. 8). Il y a toutes sortes d'avertissements et nous devons toujours chercher à nous purifier davantage (1 Jean 3. 1-3).
Mais, analysons ce qui semble être une contradiction pour certaines personnes (le salut sans les oeuvres et le salut par les oeuvres). En premier, nous savons que le salut est par la grâce sans les œuvres afin que personne ne se glorifie (Éphésiens 2. 8-10).
Et Romains 3. 23-24 déclare : "Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ". Et encore : Romains 11. 6 : "Or, si c'est par grâce, ce n'est plus par les oeuvres ; autrement la grâce n'est plus une grâce. Et si c'est par les oeuvres, ce n'est plus une grâce ; autrement l'oeuvre n'est plus une oeuvre".
Nous devons comprendre que, pour nous enfants de Dieu, Jésus a tout accompli au Calvaire pour nous gracier de nos fautes passées, présents et futurs ; et Jésus agit comme notre Avocat si nous trébuchons aujourd’hui ou dans l’avenir (1 Jean 1. 9, 2. 1).
Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts ! (Romains 4. 8)
Nous devons donc permettre que la Parole et l'Esprit de Jésus-Christ nous libèrent du pouvoir du péché. Jésus a dit dans Jean 8. 31-36 : "Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira...quiconque se livre au péché est esclave du péché...Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres".
Jésus parlait d'obéissance à Dieu, de soumission totale à Dieu, et de libération du pouvoir du péché. Jésus était Lui-même la manifestation de la grâce de Dieu, Il a dit à une femme prise en flagrant délit d'adultère qui devait être lapidée selon la loi de Moïse : je ne te condamne pas, MAIS il a ajouté : Va et ne pèche plus. Jésus a dit à un malade qu'Il avait pardonné et guéri : Va et ne pêche plus de peur que quelque chose de pire ne t'arrive. Le péché a des conséquences ici-bas et pour l'éternité.
Le Seigneur Jésus sera toujours présent pour pardonner et relever toute personne repentante, c'est cela la grâce de Dieu ; si nous sommes sincère et que nous voulons vaincre le péché avec son aide en confessant nos fautes. Mais Dieu voit nos coeurs et ne pardonnera pas à quelqu'un d'hypocrite ou de rebelle contre sa Parole ou contre son Esprit Saint. David a commis un adultère et indirectement à causé un mort, mais Dieu lui a pardonné voyant son coeur repentant (Psaume 51). Par contre, constatant la désobéissance répétée et la rébellion du roi Saül contre sa Parole, Dieu lui a retiré son Esprit-Saint et a permis qu'un démon entre en lui. N'oublions jamais non plus ce qui est arrivé aux deux croyants dans l'Église primitive : Ananias et Saphira sa femme (Actes 5).
La Grâce de Dieu est glorieuse même pour le pire des pécheurs qui se repent ! Elle s’offre à tous les êtres humains et est accessible à tous par le moyen de la foi en Jésus ! Elle est la faveur non-méritée de Dieu ! Nous devons aussi la recevoir par la foi ! Nous devons marcher avec et par cette grâce ! Mais nous pouvons nous priver de cette grâce.
"Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. Jean lui a rendu témoignage, et s'est écrié : C'est celui dont j'ai dit : Celui qui vient après moi m'a précédé, car il était avant moi. Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ" (Jean 1. 14 - 17).
La crucifixion de Jésus-Christ
On a certainement vu dans un musée, dans un livre, ou dans une église, un tableau représentant Jésus sur la croix. Comment as-tu réagi ? La mort de Jésus, qu’est-ce que cela signifie pour chacun de nous êtres humains ? Qu’est-ce que cela peut changer dans notre vie ? Voilà des questions auxquelles nous allons répondre. Soyons bien attentifs.
On trouve le récit de la crucifixion à la fin des Évangiles.
LA CRUCIFIXION
Jésus vient d’être condamné à mort. Il porte une lourde croix mais Il est si épuisé qu’Il avance très difficilement. Il trébuche sur le chemin. Un homme passe par là. Il revient des champs.
– Allez ! Viens ici toi ! Lui disent les soldats. Prends la croix et porte-la à sa place !
Une grande foule les suit. Des femmes se lamentent et pleurent en voyant Jésus défiguré, le corps couvert de blessures et de sang. D’autres se moquent et L’insultent. Ils arrivent enfin à un lieu appelé Golgotha.
On met Jésus sur la croix. Les soldats plantent des clous dans Ses mains et dans Ses pieds. Ils crucifient aussi deux brigands, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. On accroche un panneau au-dessus de la tête de Jésus.
- Vous écrirez « Jésus, Roi des Juifs » ! avait ordonné Pilate. Il faut que l’on sache pourquoi Il a été condamné !
Jésus regarde les soldats, ces hommes violents au cœur si dur. D’une voix forte, Il dit : - Père ! Je te prie de les pardonner. Ils ne savent pas ce qu’ils font.
Quatre soldats sont occupés à tout autre chose. - Prenons Ses vêtements ! disent-ils. Partageons-les entre nous. Un morceau pour chacun !
L’un d’eux s’apprête à déchirer la tunique. - Non ! s’écrient les autres. Elle est faite d’un seul morceau et dans un beau tissu. Elle a de la valeur. On va tirer au sort pour savoir qui la prendra.
La foule continue d’injurier Jésus. - Descends, si Tu es le Fils de Dieu ! Allez, vas-y ! Ils se moquent avec arrogance. - Lui qui a fait des miracles, qu’Il descende maintenant et on croira en Lui !
Les deux brigands L’insultent. - Si tu es le roi des Juifs, sauve-Toi et sauve-nous ! Mais l’un d’eux se ressaisit. Il comprend maintenant pourquoi Jésus est sur la croix. - N’as-tu pas la crainte de Dieu ? dit-il à l’autre. As-tu oublié que nous devrons tous Lui rendre des comptes ?
Aujourd’hui, nous payons pour les choses abominables que nous avons commises. Nous sommes coupables devant les êtres mais aussi devant Dieu ! Mais Jésus, Lui, Il n’a rien fait de mal.
Il tourne la tête vers le Seigneur. - Jésus ! dit-il. Souviens-toi de moi quand tu entreras dans Ton règne ! - Je te l’assure, lui dit Jésus, aujourd’hui, tu seras avec Moi dans le paradis !
Au pied de la croix, il y a quelques femmes. Elles pleurent, écrasées par la douleur et le chagrin. Jésus aperçoit Marie, sa maman et à côté d’elle, Jean, Son disciple. - Voilà ton fils ! dit-Il à sa maman. - Voilà ta mère ! dit-Il à Jean.
Jean a bien compris le message de Jésus. Marie est venue habiter chez lui. Il a pris soin d’elle et Marie a été pour lui comme une maman.
En cette fin de matinée, le soleil est haut dans le ciel. Mais subitement, les gens se regardent les uns les autres apeurés. - Mais que se passe-t-il ? Il est midi et il fait nuit ! Qu’est-ce que cela veut dire ? Il fait nuit en plein jour !
Oui ! Le pays est plongé dans les ténèbres. Le soleil reste entièrement caché jusqu’à trois heures de l’après-midi. Jésus est toujours sur la croix. Il agonise.
D’une voix forte, Il s’écrie : - Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Puis, Il ajoute : - J’ai soif !
Les soldats trempent une éponge dans du vinaigre et Lui approchent de la bouche avec un roseau. Jésus le prend et dit : - Maintenant, tout est accompli ! Mon Père, je rends mon esprit entre tes mains ! Il pousse un grand cri. Il vient de mourir. L’officier romain qui est au pied de la croix, est bouleversé. Il s’écrie devant tout le monde : - C’est sûr ! Jésus est vraiment le Fils de Dieu !
- Mais que se passe-t-il encore ? s’écrient les gens effrayés. La terre tremble ! On la sent bouger !
Oui ! C’est un tremblement de terre ! Le roc se fend, des sépulcres s’ouvrent. Dans le Temple, le grand rideau haut de plusieurs mètres se fend depuis le haut jusqu’en bas. Une main invisible l’a déchiré.
Un soldat romain s’approche de Jésus. Il lui transperce le côté avec sa lance pour vérifier qu’Il est bien mort. Plus tard, un homme va voir Pilate. - Laisse-moi prendre le corps de Jésus, lui dit-il. Il prépare le corps, l’enveloppe de tissus et Le dépose dans un tombeau taillé dans le roc. On roule une grande pierre pour fermer l’entrée du sépulcre. La nuit tombe sur Jérusalem profondément bouleversée par ces événements. Tout semble bien fini.
Personne ne peut dire à quel point Jésus nous aime. Il a supporté toutes ces souffrances dans Son corps mais aussi dans Son Esprit, dans Son âme pour nous. Mais pourquoi a-t-Il accepté ? L’as-tu compris ? Benji nous a dit que dans le récit quelques personnes l’ont compris. Les as-tu trouvées ? Oui, il y a un brigand et l’officier romain ; peut-être il y en a-t-il eu d’autres mais nous ne le savons pas. Voyons ce que le brigand a compris.
Tout d’abord qu’il a des comptes à rendre à Dieu et qu’il ne peut pas aller dans le paradis car Dieu est Juste et Saint, rien de mal ne peut aller en Sa présence.
Il a compris aussi que Jésus est puni, condamné à sa place pour que Dieu puisse le pardonner. Il croit que Jésus est le Fils de Dieu et qu’après Sa mort, Il va régner dans le ciel.
Jésus est mort sur la croix pour que tous les humains qui croient en Lui puissent aller au ciel. Tous les humains, ce sont les autres mais aussi Toi et moi. Aimes-tu Jésus, crois-tu en Lui ? Crois-tu qu’Il a été puni à ta place à cause de tes désobéissances ?
Le récit de la crucifixion, qui est d’une grande discrétion sur les souffrances de Jésus, est le message central de la Parole de Dieu. Sans la croix, personne ne pourrait être sauvé.
C’est par amour pour nous que Jésus a supporté toutes ces souffrances. Ses paroles d’amour et Son attitude, jusqu’à son dernier cri, nous montrent combien Il nous a aimés.
Croire dans le seul vrai Dieu pour être sauvé
"En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie" (Jean 5. 24).
Que signifie croire ?
Dans le langage courant, le mot croire revêt plusieurs sens. Il peut signifier supposer, comme lorsqu’on dit : « je crois qu’il va pleuvoir ». Il peut aussi vouloir dire « faire confiance » et montrer que l’on accepte la parole de l’autre. « Je te crois » signifie « je reçois ce que tu dis », « je le tiens pour vrai et j’agis en conséquence ». Ma réaction montre la confiance que j’ai en mon interlocuteur. Quand on entend parler de Dieu, on retrouve cette diversité de sens. Pour l’un, dire : « je crois en Dieu » signifie : « je crois que Dieu existe », ou peut-être : « je suppose son existence mais je n’en suis pas certain », ou : « mais en quoi cela me concerne-t-il ? ». Pour un autre, dire : « je crois en Dieu » a un sens bien plus profond, qui l’engage vraiment. C’est dire : « je lui fais confiance et je crois ce qu’il dit ». « Je crois Dieu ». C’est la foi.
Dans la Bible, l’expression « avoir foi » signifie effectivement « donner sa confiance, placer sa confiance en quelqu'un ou en quelque chose », « s’appuyer sur », avec la pensée de solidité, de stabilité. Cette solidité résulte du fait que la foi me lie à Dieu qui est vrai, immuable, tout puissant. Elle forme une relation vivante établie entre Dieu et l’être humain croyant.
La foi chrétienne n’est donc pas une simple croyance floue et vide, elle produit cette conviction au plus profond de notre être : ce que dit la Bible est la Parole de Dieu. Une telle certitude ancrée dans l’âme s’obtient par une authentique foi au Fils de Dieu qui est mise en pratique. La foi plaît à Dieu et Il répond toujours lorsqu’un être humain s’approche de Lui avec foi et humilité. Écouter et croire la Parole de Dieu ne relève pas simplement d’une connaissance intellectuelle : c’est recevoir ce que Dieu dit. Croire, ce n’est pas entrer seulement dans un domaine de connaissances nouvelles, mais dans une relation vivante avec Dieu. Dieu veut premièrement s’adresser à la conscience et au coeur de chacun, éclairer tout être humain sur son état, sur ses besoins, et lui faire connaître à la fois le Créateur et le Sauveur de l'humanité.
Il n'y a qu'un seul Sauveur pour être sauvé du juste Jugement de Dieu et avoir la Vie Éternelle
Pourquoi un Sauveur ? De quoi l’être humain doit-il être sauvé ? Du juste jugement de Dieu. Dieu connaît la noirceur du coeur de tout être humain sur cette terre. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre et si vous pensez que c’est faux, analysez votre coeur, regardez autour de vous, regardez les infos et constatez par vous même. Le péché qui réside en nous est une réalité et Dieu veut nous en délivrer mais avant tout, Il veut nous en convaincre. Toute cette méchanceté, ce mal, cette égoïsme, cette cupidité, cet orgueil, cette rébellion, Dieu le voit parfaitement et nous en sommes tous atteint d’une manière ou d’une autre. Si Dieu est Amour, Il est aussi Justice. Sa Justice est parfaite et complète. Face à son immense Sainteté, nous méritons tous une juste condamnation. Si Dieu était seulement Amour et Miséricordieux, Il ne serait pas juste. Si Dieu était seulement juste sans être Amour et miséricordieux, alors nous serions tous condamné par sa seule Justice. Mais Dieu veut pardonner en usant de sa miséricorde infinie tout en étant juste. Comment va-t-il s’y prendre ? Tout réside en Jésus-Christ son Fils unique. C’est en Jésus que Dieu a placé sa Justice et sa Miséricorde. Parce que nous avons péché,
Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est notre seul Sauveur :
Quelqu’un devait payer pour nous pour satisfaire la Justice parfaite de Dieu et donner en même temps le pardon des péchés et la Vie Éternelle à ceux qui croiraient dans cette œuvre. Quelqu’un devait payer la rançon.
La seule personne parfaite volontaire et capable de payer pour nous le salaire de tous nos péchés est Jésus le Fils de Dieu qui existait de tout éternité aux côté de Dieu. La Bible dit que Jésus est sorti du sein de Dieu le Père pour venir dans le monde en se faisant homme afin d’accomplir cette difficile mission. Il est venu du Ciel pour venir dans le monde vivre une vie parfaite et mourir sur une croix subissant le Jugement pour nous nous tous qui avons péché. Jésus est ensuite vraiment ressuscité démontrant sa Victoire sur le péché et la mort.
Reconnaitre son péché devant le seul Dieu Saint ouvre les portes du Ciel et permet de comprendre la raison profonde de la Venue de Jésus sur terre, et de son sacrifice volontaire pour porter pour nous le poids de nos fautes en subissant la condamnation que chacun d’entre nous auraient mérité face au seul Dieu si Grand, si Juste et si Saint. Il y a un immense acte d’amour de la part du Seigneur Jésus qui a sacrifié et donné sa vie pour chacun d'entre nous, pour offrir à quiconque croit en Lui la Vie Éternelle qui ne se trouve qu'en Lui seul. Grâce à Jésus, une nouvelle relation peut démarrer avec Dieu dans laquelle, par son Saint-Esprit, Dieu pourra nous aider chaque jour à se rapprocher de l’Amour et de la Sainteté de Dieu. La foi en Jésus libère du juste Jugement et assure un Salut éternel dans le Royaume de Dieu à venir. Elle donne un accès à Dieu pour une relation vivante et réelle.
Une telle certitude produit un changement radical : ceux qui croient se tournent vers Dieu. Ils découvrent alors Dieu non pas comme étant leur Juge, comme certains le pensent, mais étant Celui qui sauve et fait de nous ses enfants bien-aimés.
Confession de foi
« Je crois en Dieu, le Père Tout Puissant, Créateur du ciel et de la terre » :
Quelle confession ! L’Écriture l’approuve hautement. Elle dit : «Tu crois que Dieu est un ; tu fais bien» (Jacques 2, verset 19). Mais prenons garde car il est ajouté : «les démons aussi croient, et ils frissonnent». Croire en Dieu ne suffit donc pas. Et si nous devons être sauvés, il nous faut autre chose que cette foi en Dieu, Créateur des cieux et de la terre. Le diable croit en l’existence de Dieu et il est néanmoins la plus vile et la plus misérable de toutes les créatures.
« … et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur » :
Jésus ce nom veut dire « Dieu Sauveur ». C’est toute la gloire de sa personne et toute la gloire de son œuvre qui sont pour ainsi dire cristallisées dans ce Nom : « car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Actes 4, verset 12).
« Christ » veut dire : "oint" ou "envoyé". On envoie généralement quelqu’un dans un but bien défini : pour faire quelque chose ou pour transmettre un message.
« Son Fils unique ». Cela signifie que Jésus Christ vient de Dieu et est l’objet de tout l’Amour du Père. Il est le Bien-Aimé du Père.
« Notre Seigneur »… ; donc Celui auquel nous devons la soumission la plus absolue et l’obéissance la plus complète.
« … qui a été conçu du Saint-Esprit » :
Quel mystère ! L’homme a toujours dans la longue suite des siècles passés, engendré à son image et à sa ressemblance. Mais voici quelqu’Un d’une conception toute divine. Et c’est l’explication de la prophétie d’Ésaïe : « Voici la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel » (Chapitre 7, verset 14).
« … est né de la vierge Marie »
Jamais Dieu ne conféra honneur plus insigne à une vierge d’Israël. Quelle noblesse et quelle humilité nous trouvons chez Marie. Aussi nous comprenons et nous nous associons du plus profond de nos cœurs à la salutation qu’Élisabeth, sa cousine, lui adresse en ces mots : « Tu es bénie entre les femmes… » (Luc 1, verset 42). Et quel saint transport chez Marie ! Son allégresse se donne libre cours dans ce sublime cantique, appelé : « Magnificat ». « Magnificat anima mea Dominum ». « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu mon Sauveur ». Oui, toutes les générations appelleront Marie : « bienheureuse » (Luc 1:46-48). Mais déjà une ombre apparaît au fond du tableau. Écoutez ce que dit Siméon à Marie, dans le temple de Jérusalem, alors qu’elle et Joseph avaient apporté le petit enfant Jésus pour faire à son égard selon l’usage de la loi : « une épée transpercera ta propre âme » (Luc 2, verset 35). Cette épée, c’est la croix infâme de Golgotha dont la silhouette se profile déjà là-bas à l’horizon… sous un ciel ténébreux. Et ceci nous amène un peu plus loin dans la confession que nos cœurs recueillis murmurent…
« … Il a souffert sous Ponce Pilate »
Qui a souffert ? Jésus a souffert. Oh ! je vous en prie, arrêtons-nous ici un instant ; faisons une halte. Ne récitons pas si vite le Credo. Une phrase comme celle-ci mérite que notre plus vive attention se rive sur son contenu et qu’avec une profonde adoration nous nous inclinions devant la sublime grandeur des actes successifs du plus grand des drames qui aient eu lieu dans le ciel et sur la terre, dans le temps ou dans l’infini de l’éternité. Prosternons-nous devant les indicibles souffrances de Celui que nous appelons : « Son Fils unique ». Et quoi ? Dieu le Père, Tout puissant, Créateur des cieux et de la terre, n’est pas intervenu ? Dieu a donc laissé se perpétrer ce crime inouï ? Oui, chers amis. Ponce Pilate avait reçu le pouvoir d’En-Haut pour sceller la condamnation du Seigneur de gloire et pour ordonner son supplice. La réponse à ce mystère est celle-ci : Dieu voulait sauver les enfants des hommes. C’est pourquoi, sur le gibet du Calvaire, Jésus a été « battu, frappé de Dieu et affligé » (Ésaïe 53, verset 4). Il a pu dire : « pour moi je suis un ver de terre et non pas un homme ; je suis l’opprobre des hommes et le rebut du peuple ». « Mais Il a été blessé pour nos transgressions, Il a été meurtri pour nos iniquités… » Que dire ? Quel misérable commentaire ajouter devant cette charité infinie ? Ah ! combien odieux est le péché aux yeux du Dieu de majesté. Et combien grande est la miséricorde du Dieu d’amour, à l’égard de pauvres coupables.
« … a été crucifié, est mort et a été enseveli »
La mort du Sauveur fut l’accomplissement parfait des paroles bénies qui sortirent de sa bouche. Écoutons-les avec une sainte révérence : « Moi, je suis le bon berger : le bon berger met sa vie pour les brebis » (Jean 10, verset 11). Sur la croix Jésus a attendu, mais en vain, quelqu’un qui compatit à ses maux. Il n’eut qu’outrages et douleurs. Mais des mains pieuses ont enseveli l’Homme de douleur. Et, grâce infinie, les péchés furent ensevelis. L’œuvre est achevée. Lui-même a dit de ses lèvres expirantes : «C’est accompli ». La pierre du tombeau fut scellée, et une garde de soldats fut disposée pour garder le corps de Jésus.
« … est descendu aux enfers »
Enfers signifie ici "hadès" (en grec) ou "shéol" (en hébreu) ; c’est le séjour où vont les âmes séparées du corps ; mais en gravissant le Calvaire, Jésus pouvait répéter les paroles du Psaume 16 « Même ma chair reposera en assurance. Car Tu n’abandonneras pas mon âme au shéol, Tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption ».
« … le troisième jour est ressuscité d’entre les morts »
L’apôtre saint Paul dit que Jésus « a été livré pour nos offenses et a été ressuscité pour notre justification ». Chaque péché que nous avons commis est une dette que nous avons contractée envers Dieu. Jésus a payé notre dette. Il a été livré pour nos fautes. Bien plus, Il a été ressuscité pour notre justification., Dans ce monde, on justifie généralement un innocent. Dieu ne fait pas cela : Il justifie des coupables. Notre dette ne demande pas à être payée deux fois, une fois par Jésus-Christ sur la Croix et une fois par nous. Non, la dette payée, Dieu justifie le croyant en Jésus.
« … est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant… »
C’est la preuve de l’entière satisfaction du Dieu saint et juste, offensé et outragé par la créature ; Jésus est dans la plus haute exaltation du ciel.
« … d’où Il viendra juger les vivants et les morts »
Jésus ressuscité est le juge des vivants et des morts. Mais qui jugera-t-Il ? Ah ! Il jugera les pécheurs sans repentance. Cher lecteur, si tu ne connais pas maintenant Jésus comme ton Sauveur, tu le connaîtras plus tard comme ton Juge : « Il viendra juger les vivants et les morts ». Abandonne-toi donc à l’efficacité de son sang précieux.
« … Je crois au Saint-Esprit »
Le Saint-Esprit est la puissance de cette vie nouvelle qui a été communiquée aux croyants.
« … la communion des saints »
Cette communion est le fait d’une appréciation commune des grâces et des gloires, des perfections et des beautés de Jésus-Christ.
« … La rémission des péchés »
Saint Pierre s’exprime ainsi : « Tous tes prophètes lui rendent témoignage, que, par son Nom, quiconque croit en Lui, reçoit la rémission des péchés » (Actes 10 v.43). Quel don que celui-là ! Lecteur l’as-tu reçu ? C’est pour quiconque croit.
« …La résurrection de la chair »
Elle amènera les trépassés devant Dieu et c’est pourquoi les incrédules et les impies n’aiment pas à en entendre parler. Que dire sinon qu’il n’y a de sécurité qu’auprès de Jésus-Christ ?
« … la vie éternelle »
Elle sera la part du racheté. Mais la mort éternelle sera le sort affreux du pécheur sans repentance. Cher lecteur, le vœu de mon cœur est qu’en répétant les paroles du Credo, nous puissions réaliser toujours plus les sublimes grandeurs des vérités qui y sont contenues. Il en vaut la peine, car n’est-il pas vrai, il s’agit de notre bonheur présent, et de notre félicité éternelle.
AMEN.
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