La Grâce et la Vérité
« La loi a été donnée par Moïse, la Grâce et la Vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17).
Qu’est-ce que la loi ?
La loi est l’ensemble des obligations et des interdictions que Dieu a données à l’être humains par l’intermédiaire de Moïse. Elle est résumée au livre d'Exode chapitre 20 et complétée et détaillée dans le livre du Lévitique.
Qui pourrait prétendre avoir respecté toute la loi ? Qui pourrait prétendre n’avoir jamais menti, jamais convoité, avoir toujours aimé son prochain comme soi-même ? etc...
La loi démontre que l’être humain est pécheur et la Bible le confirme : « Il n’y a pas de juste, non pas même un seul… Car tous ont péché et sont privés de la Gloire de Dieu » (Romains 3. 11 et 23).
Le seul Homme ayant marché sur la terre sans commettre un seul péché est Jésus Christ. Oui, Jésus est l’Homme parfait, parce qu’Il est Dieu a déclaré : « Je ne suis pas venu pour abolir la loi et les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir » (Matthieu 5. 17). Jésus seul a aimé son prochain comme Lui-même jusqu’à donner sa vie sur la croix. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jean 15. 13)
La Grâce et la Vérité sont venues par Jésus Christ :
Qu’est-ce que la Grâce ?
Dieu a donné la loi par l’intermédiaire de Moïse, mais la Grâce et la Vérité sont venues, sans intermédiaire, mais par Jésus Christ Lui-même, Dieu manifesté en chair. « La Parole devint chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 14).
La Grâce, c’est l’Amour de Dieu s’occupant de sa créature (les êtres humains) qui ne méritent pas d’être aimés. Nous étions haïssables ; oui, c’est ce que nous étions autrefois, à cause de nos péchés (Tite 3. 3). Le mot "grâce" suppose qu'il y a le mal commis ; et elle ne peut intervenir que s’il y a culpabilité. Si l’être humain n’avait pas désobéi, s’il était resté parfait comme quand il a été créé au commencement à l’image et à la ressemblance de Dieu, il n’aurait pas besoin de la Grâce. La Grâce de Dieu apporte le pardon et pour qu’il y ait pardon, il faut que justice soit faite, et c’est là que se pose la question :
Qu’est-ce que la Vérité ?
Pilate a posé cette question à Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jean 18. 38), mais il n’a pas attendu la réponse.
Dans la phrase que nous étudions, remarquons que la Grâce est mentionnée en premier, puis la Vérité, car nous ne pourrions supporter la vérité seule qui dévoile notre état de péché méritant la juste condamnation, si la Grâce de Dieu n’intervenait pas.
La vérité est que « Dieu est lumière et il n’y a en Lui aucune ténèbre » (1 Jean 1. 5). A cause de sa Sainteté, Dieu ne peut admettre le mal (Habakuk 1. 13), et à cause de sa parfaite Justice, Dieu se doit de le punir.
La vérité est que l’être humain est pécheur et mérite la juste sentence de Dieu qui est Juste et Saint : « Le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6. 23).
La vérité est que « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8 et 16). Dieu hait le péché, mais, Il aime le pécheur ; et à cause de son grand Amour, Dieu fait grâce à tout pécheur repentant et croyant.
Comment Dieu peut-Il intervenir en grâce tout en appliquant la vérité ?
Comment peut-Il satisfaire à la fois son Amour pour le pécheur et sa sainte Justice ?
C’est à la croix qu’il faut aller : C’est là que « la bonté et la vérité se sont rencontrées ; et que la justice et la paix se sont embrassées » (Psaume 85. 11).
C’est à la croix que se déploie l’Amour de Dieu pour le pécheur, en même temps que sa Justice qui s’abat sur son Fils unique Jésus-Christ, prenant sur Lui la condamnation que nous méritons tous.
« Il (Jésus) a été blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris… L'Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous »
(Ésaïe 53. 5-6).
L’Amour de Dieu nous a donné Jésus,
Et par Jésus la paix fut faite ;
Les droits de la Justice, satisfaite par Jésus, ne s’exigeront plus sur nous.
Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous !
Qu'est-ce que la Nouvelle Naissance ?
En parlant avec Nicodème, Jésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu'un ne naît pas de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : "Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? » (Jean 3. 3-4).
Nicodème était pourtant un érudit : chef des Juifs, docteur d'Israël, connaissant donc les saintes Écritures (l'Ancien Testament) et les enseignant. Mais, il ne comprenait pas ce que Jésus lui disait : « Il faut que vous naissiez de nouveau » (Jean 3. 7). « Tu es docteur d'Israël, et tu ne connais pas ces choses ? » lui dit Jésus (Jean 3. 10).
Et oui, qui que vous soyez, jeune ou âgé, même si votre instruction vous permet d'enseigner les autres, même si vous avez une bonne connaissance intellectuelle de la Bible, IL VOUS FAUT ÊTRE NÉ DE NOUVEAU. Que cela veut-il dire ?
Pour entrer dans le monde des hommes, il faut passer par la naissance naturelle, physique. Mais pour entrer dans la famille de Dieu (son Royaume), il faut une autre naissance, une naissance spirituelle.
Jésus explique à Nicodème : « En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu'un n'est pas né d'eau et de l'Esprit, il ne peut pas entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit : Il vous faut être nés de nouveau » (Jean 3. 5-7).
Naître d'eau et de l'Esprit : Contrairement à certaines explications erronées, il ne s'agit pas de l'eau du baptême qui est le signe de la Mort et de la Résurrection de Jésus-Christ. Un signe ne sauve pas. Ici, l'eau nous parle de la Parole de Dieu (voir Éphésiens 5. 26). La Nouvelle Naissance se fait par la Parole de Dieu que le Saint-Esprit applique à la conscience et au cœur pour être reçue et crue pour le Salut.
A sa naissance, un enfant reçoit la vie humaine pour un temps. La Nouvelle Naissance donne la vie divine, la vie éternelle.
Quand un enfant naît dans le monde, son nom est inscrit sur le registre d'état civil. Mais le nom de ceux et celles qui sont nés de nouveau sont inscrits dans les cieux (Luc 10. 20), dans Livre de vie (Apocalypse 21. 27).
Quand un enfant est né, il y a de joie de ce qu'un homme est né dans le monde (Jean 16. 21c). Il y a aussi de la joie au Ciel pour un seul pécheur qui se repent, qui naît de nouveau (Luc 15. 7 et 10).
Que faut-il faire pour naître de nouveau ?
Jésus Christ a tout accompli à la croix. Il a subi Lui-même, pour nous, la Colère de Dieu contre nos péchés qu'Il a expiés. Il nous suffit de le croire.
« Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Actes 16. 31).
« Qui croit au Fils (de Dieu) a la vie éternelle ; mais, qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la Colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3 . 36).
« Jésus (la Parole incarnée) est venu chez les siens (le peuple juif) et les siens ne l'ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu » (Jean 1. 11-13).
Un enfant qui naît fait partie dès lors de la famille du père qui l'a procréé. De même, celui ou celle qui naît de nouveau fait partie dès lors de la famille de Dieu, notre Créateur et Sauveur.
« Voyez de quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! » (1 Jean 3. 1).
Ami lecteur, amie lectrice, êtes-vous nés de nouveau ? Êtes-vous un enfant de Dieu par la foi au Seigneur Jésus Christ ? Votre nom est-il écrit dans le livre de vie ?
Ne remettez pas votre Salut à demain !
Concernant le Salut, la Bible nous avertit avec insistance que demain n'est jamais un choix possible. Le Salut nous est présenté comme étant offert aujourd'hui même : « Voici, c'est maintenant le temps favorable ; voici, c'est maintenant le jour du salut » nous dit la Bible dans 2 Corinthiens 6. 2. Remettre notre décision au lendemain, c'est un moyen souvent utilisé par Satan pour vous priver du Salut.
À Athènes, l'apôtre Paul a prêché l'Évangile. Certains se sont moqués de son message, d'autres ont cru, tandis que d'autres encore ont dit : « Nous t'entendrons une autre fois sur ce sujet » (Actes 17. 32).
Lors d'une autre occasion, Félix le gouverneur, a entendu l'apôtre Paul parler de la foi en Christ ; mais, lorsque l'apôtre Paul parla de la justice, de la maîtrise de soi et du jugement à venir, le gouverneur Félix, tout effrayé dit à Paul : « Pour le moment retire-toi ; quand je trouverai un moment convenable, je te ferai appeler » (Actes 24. 25).
Ne vous laissez pas influencer par qui que ce soit, ni par quoi que ce soit, pour remettre à plus tard la question de votre Salut, car, plus tard pourrait être trop tard. « Vous ne savez pas ce que qui arrivera demain » (Jacques 4. 14). Dans aucun des deux cas cités, nous ne trouvons la moindre indication qu'une autre occasion ait été donnée à ces hommes d'entendre l’Évangile et de se repentir.
L'Enfer sera peuplé de ceux qui, de bonne foi, auront remis au lendemain la question de leur salut, et laissé passer l'occasion d'être sauvés le jour même. Je vous supplie de faire de la question de votre Salut une priorité urgente. Repentez-vous de vos péchés, et croyez en Jésus Christ. Faites-le aujourd'hui ; faites-le maintenant !
"Car Dieu parle une fois, et deux fois, et l'on n'y prend pas garde" (Job 33. 14)
"Ne te glorifie pas du jour de demain, car tu ne sais pas ce qu'un jour enfantera" (Proverbes 27. 1).
"Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs." (Hébreux 4. 7).
Aujourd’hui, le Sauveur passe,
Ne compte pas sur demain.
Aujourd’hui c’est jour de Grâce :
Vois, Jésus te tend la main.
Le temps fuit, l’heure s’envole ;
Ouvre ton cœur à Jésus.
Obéis à sa Parole ;
Hâte-toi, ne tarde plus !
Jésus-Christ, obéissant jusqu'à la mort
Jésus-Christ s'est humilié Lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix (Philippiens 2. 8).
La Gloire de Dieu a toujours été le but suprême de Jésus ici-bas (Jean 8. 29). Contemplons Jésus-Christ, Celui qui était venu sur la terre pour honorer Dieu et Le servir jusqu'à la mort. Après avoir dit : « Voici je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Hébreux 10. 7), Jésus dresse résolument sa face pour aller à Jérusalem (Luc 9. 51).
Pour Jésus-Christ, la croix a été comme l'aboutissement d'un processus d'abaissement volontaire : dépouillement de sa Gloire éternelle, vrai Homme, simple Serviteur, s'humiliant Lui-même jusqu'à la mort... Et, au comble de l'humiliation, Jésus fut crucifié publiquement, acceptant cette suprême honte pour nous sauver !
Son acceptation de la crucifixion est certes un acte d'amour, mais aussi un acte d'obéissance parfaite. Jésus s'est rendu "obéissant jusqu'à la mort". Après une vie de soumission à son Père, Il obéit encore dans la souffrance la plus extrême, allant " même jusqu'à la mort sur la croix" (Philippiens 2. 8). S'abstenir de tout péché, c'est déjà obéir à Dieu de façon extraordinaire, mais souffrir ainsi pour faire la volonté de Dieu, c'est le sommet de l'obéissance !
Seul Dieu a pu sonder les profondeurs du dévouement de Jésus et apprécier pleinement ses perfections. Durant le moment unique et solennel de Jésus sur la croix, le parfum de son offrande s'élevait de la terre vers le Ciel (Éphésiens 5. 2). Jésus le Fils de Dieu, Saint et parfait, qui hait le péché et qui aime le pécheur, s'était chargé volontairement du péché du monde, un fardeau très lourd : personne d'autre n'aurait pu le faire ! Et « Il a été compté parmi les transgresseurs » (Marc 15. 28 ; Ésaie 53. 12).
La souffrance la plus intense que Jésus a connu sur la croix, c'est au moment de l'abandon de Dieu. Oui, durant les trois heures de ténèbres, Jésus a subi sur la croix l'horreur de l'Enfer, de la seconde mort, que nous méritions de subir. Un cantique rappelle que « son cœur infini, sous ce poids d'un moment, a porté l'éternité de notre châtiment ». Car étant fait péché pour nous, toute la Colère de Dieu contre nos péchés s'est abattue sur Jésus pendant ces trois heures de ténèbres à Golgotha. Dieu avait détourné sa face de Lui (Psaume 22. 1-2) : Jésus a été fait malédiction (Galates 3. 13), alors qu'Il expiait par Amour ce que nos propres péchés méritaient.
À la fin de ces trois heures d'affreuse solitude, Jésus s'écria : « Père ! Entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23. 46) : Ainsi, les relations sont reprises entre Dieu le Père et Jésus son Fils. Le voile déchiré est le signe que, désormais, le Ciel qui se ferma pour Jésus durant les trois heures de ténèbres sur la croix, s'ouvre pour nous qui croyons en son œuvre parfaite sur la croix. L’œuvre de grâce est faite : Tout est accompli (Hébreux 2. 10).
Le grand cri du Seigneur Jésus apporte la preuve qu'Il a donné sa vie de Lui-même. Jésus était en pleine possession de ses forces. Jésus a été obéissant dans son œuvre de rédemption, Lui qui était venu ici-bas pour servir, souffrir et mourir, donnant sa vie en rançon pour plusieurs (Marc 10. 45). Crucifié, l'Homme Christ Jésus entre dans la mort en Vainqueur, dans la parfaite soumission à la volonté de Dieu son Père (Hébreux 2. 10). Il nous faut toujours revenir à la croix, car la mort de Christ est le fait central de la foi chrétienne, ainsi que sa Résurrection. Quand nous verrons notre Sauveur Jésus-Christ au milieu du Trône au Ciel, Il portera à toujours les marques de sa crucifixion (Apocalypse 5. 5-6).
Retenons fermement que la mort de Jésus-Christ sur la croix est inséparable du fait capital que Jésus-Christ est ressuscité, vivant éternellement (1 Corinthiens 15. 3-4, verset 17, verset 20).
Retenons que l'obéissance à Dieu son Père, Jésus l'a fait pour nous tous ! L'avons-nous bien compris ? L'avons-nous accepté ? Réalisons-nous que Jésus nous aime tellement qu'Il en a souffert pour nous tous ? Sans la croix, nous sommes perdus, mais grâce à l'obéissance du Christ sur la croix, le Ciel nous est ouvert pour l'éternité. Nous aussi, nous devons nous efforcer d'avoir "les sentiments qui étaient en Jésus-Christ" (Philippiens 2. 5), nous voulons obéir même s'il faut en souffrir. Toutefois, notre assurance ne repose pas sur notre obéissance, toujours partielle, mais sur la parfaite obéissance de Jésus-Christ pour nous. Notre vie est-elle basée sur l'obéissance parfaite de Jésus ?
Fléchissons les genoux et confessons que Jésus-Christ est Seigneur (Philippiens 2. 10-11). Il n'y a rien de plus juste que de s'incliner devant Jésus, Celui qui s'est abaissé pour nous ; et rien de plus logique que de reconnaître Jésus, Celui qui est maintenant au-dessus de tous !
Jésus-Christ nous sauve et nous lave de tous nos péchés
Il est un virus aux conséquences bien plus grave que tout autre ! C’est le péché ; et nous n’avons pas besoin d’être testés ! Nous sommes tous, dès notre entrée dans ce monde, manifestés positifs au péché ! Très tôt, l’enfant démontre les caractéristiques de sa nature pécheresse.
Le péché a brisé la communion de l’être humain avec Dieu ! Adam a été chassé du jardin d’Éden, ce lieu de délices.
Dans sa Grâce, Dieu avait donné à l’être humain, par des sacrifices, la possibilité d’une approche distante, mais les conséquences de la chute sont demeurées : l’homme travaille à la sueur de son front et ses jours sur terre sont « comme la largeur d’une main, et sa durée comme un rien devant Dieu » (Psaumes. 39. 5).
Tous les sacrifices sanglants, qui ont permis aux saints de l’Ancien Testament de s’approcher de Dieu n’ont pas pu ôter un seul péché. Aussi, les êtres humains ont déployé toute leur énergie à œuvrer, par eux-mêmes, pour le pardon de leurs péchés. Pourtant, par la Bible, nous apprenons que Dieu avait en réserve, non pas un vaccin contre le péché, mais le seul moyen de l’ôter parfaitement. L’Agneau de Dieu était là, bien avant la fondation du monde, pour devenir notre par fait Sauveur (voir 1 Pierre 1. 19-20).
Jésus-Christ, la Parole devenue chair (Jean 1. 14), est entré dans le monde sous la forme d’un bébé. Mystère que la foi seule peut accepter et croire. Au temps voulu de Dieu, notre Seigneur Jésus a débuté son ministère public en s’identifiant aux fidèles repentants dans les eaux du Jourdain. C’est alors que la voix de Dieu le Père s’est fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Matthieu 3. 17).
Par la suite, toutes « les choses que Jésus a faites » (voir Jean 21. 25), que ce soit ses enseignements, ses miracles, ses nuits en prières, ont toutes glorifié Dieu son Père. Mais, aucune de ces œuvres-là ne pouvaient nous sauver de la mort éternelle. C’est pourquoi, Jésus dit à ses disciples : « J'ai à être baptisé d'un baptême ; et combien je suis à l'étroit jusqu'à ce qu'il soit accompli ! » (Luc 12. 50).
Approchant de Jérusalem, quand l’heure fut venue, Jésus se mit à table avec ses disciples pour manger une dernière Pâque. Un moment qu’il avait fort désiré avant de souffrir.
À la Pâque à l'époque de l'Ancien Testament, Dieu avait ordonné à Moïse de prendre un agneau pour l’égorger et en placer le sang sur les linteaux des portes comme protection du jugement qui allait tomber sur l’Égypte ! La mort de ces agneaux avait anticipé pendant tant de siècles, celle de Jésus-Christ à Golgotha.
Jésus allait connaître ce baptême qu’Il avait évoqué : être plongé dans la mort. Après avoir mangé l’agneau rôti au feu, Jésus a donné à ses disciples un précieux souvenir de Lui : Le pain rompu et la coupe, qu’ils prirent pour la première fois, se perpétuent jusqu’à son Retour.
Avec eux, Jésus chanta une hymne (Marc 14. 26) et continua son chemin jusqu’à Gethsémané où Il livra un combat qu’aucun racheté ne connaîtra.
Puisque Jésus avait porté nos langueurs, et qu'Il s’était chargé de nos douleurs tout au long de son ministère, Il accepta de prendre sur Lui nos péchés sans nombre, « d'être fait péché pour nous » (2 Corinthiens 5. 21) ; et être jugé pour nous. Jésus, le Saint et le Juste, en qui il n’y a pas de péché, devait subir la mort de la croix. Toute l’horreur de devenir « malédiction » (Galates 3. 13) et d’être abandonné de Dieu, l’ont amené à crier à Dieu son Père pour en être préservé, mais son obéissance et son Amour ont triomphé.
Jésus s’avança en disant à la foule armée d’épées et de bâtons : « Si c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci » (Jean 18. 8).
Jésus, le bon berger, s’est présenté pour mourir pour nous qui sommes ses brebis. « Il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui » (Ésaïe 53. 5). Pour nous réconcilier avec Dieu, Il a « fait la paix par le sang de sa croix » (Colossiens 1. 20) ; « Il est notre paix ! » (Éphésiens 2. 14).
Par sa mort, Jésus a rétabli le lien de communion avec Dieu qui avait été brisé par la faute d’Adam. Celui qui croit en Jésus-Christ, mort et ressuscité, reçoit la Vie Éternelle. Il est libéré de toute condamnation et placé dans la liberté pour s’approcher de Dieu. Il est devenu enfant de Dieu et Christ vit en Lui (Galates 2. 20).
Celui qui ne croit pas en Jésus le Fils de Dieu reste sous la condamnation. Il est vu par Dieu comme mort dans ses fautes et dans ses péchés (Éphésiens 2. 1). S’il ne connaît pas la Nouvelle Naissance dans cette vie qui lui est prêtée, après sa mort, il ressuscitera pour être jugé selon ses œuvres et jeté dans l’étang de feu qui est la seconde mort (voir Apocalypse 20. 12-15).
Le Sauveur qu’il rejette aujourd’hui sera son Juge demain (voir Jean 3. 36 ; Jean 5. 28-29). Nous nous conformons facilement aux appels et aux consignes de nos autorités pour éviter la maladie, voir la mort physique. À plus forte raison, écoutons l’appel de Jésus le Sauveur qui est mort pour quiconque croit. C’est une question de vie ou de mort éternelle.
En contraste, les croyants en Jésus chantent d’un seul cœur : « À Celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; et Il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; à Lui la Gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apocalypse 1. 5-6).
Le Fils bien aimé de Dieu (2)
La loi à laquelle personne n’a su obéir et les prophètes qui n’ont pas été écoutés ont pris fin. « Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, Dieu nous a parlé par le Fils » (Hébreux 1. 1).
C’est maintenant Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qu’il faut écouter. Il n’est pas seulement, comme Moïse et Élie, un porte-parole de Dieu, Il est Lui-même la Parole de Dieu, la Parole faite chair (voir Jean 1. 14).
Écoutons Jésus-Christ, Celui qui nous dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés » (Matthieu 11. 28). « Celui qui croit en moi, a la vie éternelle » (Jean 6. 47).
Quand les disciples sortirent de leur frayeur, « levant les yeux, ils ne virent personne, sinon Jésus seul » (Matthieu 17. 8).
Écoutons Jésus-Christ : Personne ne peut nous sauver, ni la Loi, ni les prophètes, sinon Jésus seul : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n'y a pas non plus sous le ciel d'autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Actes 4. 12).
Écoutez-le : Personne, ni rien ne peut mener à Dieu, sinon Jésus seul, qui nous dit : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père si ce n’est par moi » (Jean 14. 6).
« Car il y a un seul Dieu, et un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, Homme, qui s'est donné Lui-même en rançon pour tous » (1 Timothée 2. 5).
Nous lisons dans l’Évangile selon Marc 12. 1-12 : Jésus se mit à parler aux responsables religieux Juifs, en paraboles : « Un homme planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa une cuve pour un pressoir et y bâtit une tour ; puis il la loua à des cultivateurs et s'en alla hors du pays. La saison venue, il envoya un serviteur aux cultivateurs pour recevoir d'eux du fruit de la vigne ; mais eux le prirent, le battirent et le renvoyèrent les mains vides. Il leur envoya encore un autre serviteur ; celui-là, ils le blessèrent à la tête et le traitèrent ignominieusement. Il en envoya un autre ; celui-là, ils le tuèrent ; et ainsi pour beaucoup d'autres, battant les uns, et tuant les autres. Il avait encore un unique fils bien-aimé ; il le leur envoya, lui aussi, le dernier, en disant : “Ils auront du respect pour mon fils”. Mais ces cultivateurs-là dirent entre eux : “Celui-ci est l'héritier ; venez, tuons-le, et l'héritage sera à nous”. Alors ils le prirent, le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne. Que fera donc le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les cultivateurs et donnera la vigne à d'autres ».
Le propriétaire de la vigne, c’est Dieu. La vigne représente Israël. Les cultivateurs à qui Il l’a confiée sont les enfants d’Israël bénéficiaires des bénédictions qui leur étaient réservées.
Dieu attendait du fruit de son peuple et combien de prophètes lui a-t-il envoyés pour lui parler, l’exhorter, l’avertir ? Comment les responsables d’Israël ont-ils répondu ?
« L'Éternel, le Dieu de leurs pères, donna de bonne heure à ses envoyés la mission de les avertir, car il voulait épargner son peuple et sa propre demeure. Mais ils se moquèrent des envoyés de Dieu, ils méprisèrent ses paroles, et ils se raillèrent de ses prophètes… » (2 Chroniques 36. 15-16).
« Jérusalem, Jérusalem, a dit Jésus, la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés… » (Luc 13. 34).
C’est alors que Dieu, dans son Amour immense, a envoyé son Fils unique et bien-aimé Jésus-Christ. Remarquons cette expression de l’Évangile : « Il avait encore un unique fils bien-aimé », ce qui nous rappelle la Parole de l’Éternel à Abraham : « Prend ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac… » (Genèse 22. 2). Elle traduit de manière émouvante les affections et l’Amour du Père pour son Fils bien-aimé Jésus qu’il a livré en sacrifice pour nous !
Le peuple d’Israël et les responsables religieux n’ont pas hésité à tuer et à « jeter hors de la vigne » Jésus le divin héritier qui, pourtant, était venu les visiter en grâce pour leur révéler l’amour et la vérité.
Que fera donc le Maître de la vigne ? Israël, en temps que peuple, est provisoirement rejeté (durant le temps de la grâce) et la vigne est confiée à d’autres, parmi les nations. Ceux qui étaient autrefois « privés de tout droit de cité en Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n’ayant pas d’espérance et étant sans Dieu dans le monde » (Éphésiens 2. 12), ont droit maintenant aux riches bénédictions qui découlent du grand Salut en Jésus Christ, l’unique Fils bien-aimé du Dieu d’amour qui veut que tous les hommes soient sauvés (1 Timothée 2. 4).
« Il (Le Fils bien-aimé de Dieu) vint chez lui, et les siens (Israël) ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, (qu’ils soient juif ou des autres nations) il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom » (Jean 1. 12).
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Le Fils bien aimé de Dieu (1)
Jean le Baptiseur prêchait dans le désert de la Judée et disant : « Repentez-vous, car le Royaume des cieux s'est approché » (Matthieu 3. 1-2). « Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain venaient vers lui et se faisaient baptiser par lui dans le Jourdain confessant leurs péchés » (Matthieu 3. 5-6). « Jésus vient de Galilée au Jourdain, auprès de Jean, pour être baptisé par lui ; mais Jean lui résistait en disant : "C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et c'est toi qui viens à moi !" Mais Jésus lui répondit : "Laisse faire maintenant, car ainsi, il nous est convenable d'accomplir toute justice". Alors, Jean ne Lui résista plus. Après avoir été baptisé, Jésus remonta aussitôt de l'eau. Et voici, les cieux lui furent ouverts et il vit l'Esprit de Dieu, descendant comme une colombe, venir sur lui. Et voici une voix qui venait des cieux : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection" » (Matthieu 3. 13-17).
Le baptême que Jean-Baptiste pratiquait était celui de la repentance. Ceux qui se faisaient baptiser confessaient leurs péchés, préparant ainsi le Chemin du Seigneur.
Pourquoi donc Jésus se fit-Il baptiser, Lui, l’homme parfait sans péché ? Il est le seul Juste, le seul pur que la terre ait connu. Jésus est « Saint, exempt de tout mal, sans souillure » (Hébreux 7. 26), mais dans son abaissement profond, Il a voulu se mettre au rang des pécheurs. Il « remonta aussitôt de l’eau » n’ayant aucun péché à confesser.
Jésus prit place au milieu des pécheurs repentants, se faisant baptiser comme eux, mais pour qu’Il ne soit pas confondu avec eux, le Ciel s’ouvrit et Dieu déclara : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai trouvé mon plaisir » (Matthieu 3. 17).
En qui Dieu pouvait-Il trouver son plaisir ? Au début de la création, lorsqu’il créa l’homme à son image, « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon. » (Genèse 1. 31). Il pouvait être satisfait de son œuvre parfaite et éprouver du plaisir à la regarder. Mais dès que le péché apparut dans ce monde, où pouvait-Il trouver son plaisir ? Déjà au début de l’histoire de l’humanité, au temps de Noé, Dieu fit le constat « que la méchanceté des hommes était grande sur la terre et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal » (Genèse 6. 5). Dieu ne peut trouver aucun plaisir dans l’être humain dont le cœur est souillé par le péché.
Seul, Jésus-Christ, dès l’éternité passée, avant même que la terre apparaisse, « faisait tous les jours ses délices, étant toujours en joie devant lui… » (Proverbes 8. 30).
Revenons au récit du baptême au Jourdain : Aussitôt, Jésus sorti de l’eau, le ciel s’ouvrit et cette scène nous plaça pour la première fois devant le mystère du Dieu unique en trois Personnes :
► Dieu le Fils qui s’est anéanti en prenant la forme d’un homme et s’abaisse encore en se mettant au rang des pécheurs,
► Dieu le Saint Esprit qui descend sous la forme d’une colombe et vient sur Jésus. (La colombe est le symbole de la pureté et ne peut donc se poser que sur ce qui est pur)
► Dieu le Père qui, pour que cet Homme Christ Jésus ne soit pas confondu avec les autres, déclare publiquement : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai trouvé mon plaisir » (Matthieu 3. 17).
Dieu, qui est Saint, ne peut trouver son plaisir qu’en Celui qui est pur, sans tache, sans péché. Et, ô merveilleuse grâce ineffable ! Dieu trouve son plaisir en chacun de ceux et celles qui, par la foi en son Fils bien-aimé, a ses péchés lavés dans son sang qui a coulé à la croix.
Chers lecteurs et lectrices, Dieu a-t-il trouvé son plaisir en vous ? Êtes-vous purifiés par la foi en Jésus Christ qui a versé son sang pour vous ?
Aujourd’hui encore, il y a de la joie au Ciel, devant les anges de Dieu, pour un seul pécheur qui se repent (Luc 15. 7, et 10).
Nous avons vu que Jésus s'est fait baptiser du baptême de la repentance alors qu’il n’avait aucun péché à confesser. Il a voulu ainsi se placer au rang des pécheurs, mais, pour qu’il ne soit pas confondu avec eux, la voix de Dieu le Père se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai trouvé mon plaisir » (Matthieu 3. 17).
A une autre occasion, la voix de Dieu se fit de nouveau entendre. Nous lisons, au chapitre 17 du même Évangile : « Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, puis les mène à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, parlant avec lui… …une nuée lumineuse les couvrit ; et voici une voix venant de la nuée, qui disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai trouvé mon plaisir ; écoutez-le » L'ayant entendu, les disciples tombèrent le visage contre terre et furent saisis d'une très grande peur. Mais Jésus s'approcha, les toucha et dit : « Relevez-vous et n'ayez pas peur. » Eux, levant les yeux, ne virent personne, sinon Jésus seul » (Matthieu 17. 1-8).
La présence de Moïse et d’Élie parlant avec Jésus a une importante signification : Moïse est celui par qui Dieu a donné la Loi et Élie est un grand prophète, c’est-à-dire celui par qui Dieu parle aux hommes. Deux importantes personnalités apparaissent donc auprès de Jésus, parlant avec Lui, mais, quelque grand que soient ces témoins de l’Ancien Testament, Jésus est bien au-dessus ; et Dieu, jaloux de la Gloire de son Fils, Le distingue en déclarant une nouvelle fois : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai trouvé mon plaisir » et il ajoute : « écoutez-le » (Matthieu 17. 5b).
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Un chrétien né de nouveau peut-il perdre son Salut ?
La réponse biblique à cette question est un retentissant, clair, joyeux et glorieux "non". Une personne née de nouveau ne peut pas redevenir morte spirituellement, il est impossible d’annuler sa Nouvelle Naissance. Je vais donner ici quelques réflexions bibliques, en essayant de me concentrer sur les textes bibliques autant que possible, et de ne pas donner seulement dans le raisonnement théologique.
Aucune perte :
La vie qui est donnée à la Nouvelle Naissance est précisément la vie éternelle. « Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils » (1 Jean 5. 11). Il ne nous a donc pas donné une vie temporaire. Il nous a donné la vie éternelle. Nous participons déjà à la vie du siècle à venir.
Un autre verset crucial à ce sujet dit : « Ceux qu’il a prédestinés ». Ceci est tiré de Romains 8. 30 : « ceux qu’Il a prédestinés, Il les a aussi appelés ; et ceux qu’Il a appelés, Il les a aussi justifiés ; et ceux qu’Il a justifiés, Il les a aussi glorifiés ». Or, la glorification est l’état final du Salut permanent, et ce verset dit que tous ceux qui ont été appelés (sans qu’aucun ne se perde) sont justifiés ; et que tous les justifiés (sans qu’aucun ne se perde) sont glorifiés.
La réponse est donc que : si vous avez été appelés et sauvés par le moyen de votre foi en Jésus-Christ, vous ne pouvez pas perdre votre Salut. Nous sommes justifiés, et nous serons glorifiés, parce que nous avons été appelés : c’est-à-dire parce que nous sommes nés de nouveau après avoir entendu l'Évangile. L'appel de Dieu crée la vie. Et c’est ce qui est arrivé à tous ceux qui sont chrétiens : l’appel Souverain de Dieu a créé la vie. Cela signifie donc qu’il y a une promesse liée à l’appel.
Voici quelques textes qui illustrent cela. D’abord, 1 Thessaloniciens 5. 23-24 dit : « Que le Dieu de paix vous sanctifie Lui-même tout entiers... lors de l’Avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est Lui qui le fera ». La logique ici est donc la suivante : si vous avez été appelés, Dieu est fidèle. Vous serez préservé jusqu’aux derniers jours.
Ou encore, nous lisons dans 1 Corinthiens 1. 8-9 : Christ « vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Dieu est fidèle, Lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur ». Ainsi, maintenant vous êtes en mesure de relire Romains 8. 30, et de comprendre pourquoi tous les appelés sont justifiés, et tous les justifiés sont glorifiés : parce que Dieu est toujours fidèle.
La préservation des prédestinés :
Beaucoup de gens pensent que la sécurité éternelle du Salut en Jésus est comme, si on peut dire, se faire "vacciner". Comme si, ayant prié lorsque j’avais six ans, Dieu m’avait "vacciné" le bras ; et que, donc je ne pouvais pas attraper la maladie de la condamnation éternelle. Mais, ce n’est pas ainsi que les choses se passent. Ça se passe plutôt comme si j’entamais une thérapie à vie avec un médecin qui me disait : « Tu es mon patient. Tu feras ce que je dis, et je te mènerai en entier jusqu’au bout, jusqu’aux derniers jours ».
Jérémie 32. 40 est sans doute l’un de mes versets préférés de tous les temps sur la préservation des prédestinés (des élus) : « Je traiterai avec eux une alliance éternelle, je ne me détournerai plus d’eux, je leur ferai du bien, et je mettrai ma crainte dans leur cœur, afin qu’ils ne s’éloignent pas de moi ». La Nouvelle Alliance que Jésus a achetée par son sang est donc une alliance de préservation. Il ne s’agit pas seulement de sécurité. Il s’agit d’une préservation active. Ainsi, pour nous enfants de Dieu, Dieu est actif dans chacune de notre vie.
Voici encore quelques autres versets qui insistent sur la fidélité de Dieu :
« Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ » (Philippiens 1. 6). L'apôtre Paul parle ainsi parce que la fidélité de Dieu est liée à son appel, à la Nouvelle Naissance.
Et aussi Jude 24 : « À celui qui peut vous préserver de toute chute ». « Merveilleux ! Incroyable ! Gloire à celui qui m’a préservé et qui me préservera. Amen ».
L’assurance du Salut en Jésus n’est pas automatique :
Il ne reste, je pense, qu’une question clef que les gens se sont toujours posée et qu’ils devraient se poser : qu’en est-il des personnes qui sont dans l’Église ? Ils ont été diacres, ou anciens, et ils semblaient avoir été sauvés et, des années plus tard, ils ont tout abandonné. Et certains d’entre eux meurent dans cet état. Qu’en est-il d’eux ?
Je pense qu’il y a deux versets clefs auxquels on devrait réfléchir longuement et sérieusement sur ce sujet. 1 Jean 2. 19 dit : « Ils sont sortis du milieu de nous, mais, ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais, cela est arrivé afin qu’il soit manifeste que tous ne sont pas des nôtres ». Et les mots « des nôtres » dans ce verset veut sûrement dire : « Nés de nouveau avec nous, greffés en Christ avec nous ». Mais, ils ne l’étaient pas, ils semblaient l’être simplement. Ils disaient la plupart du temps ce qu’il fallait, ils avaient goûté aux pouvoirs du siècle à venir, mais, ils n’étaient pas nés de Dieu.
De plus, Hébreux 6 est une grande pierre d’achoppement pour les gens au sujet du genre d’expériences spirituelles qu’une personne peut avoir et être quand même perdue. Mais Hébreux 3. 14, je pense, est un verset clef de très grande importance dans ce livre. Il dit : « Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement. » L’auteur ne dit pas : « Si tu gardes ta confiance jusqu’à la fin, tu participeras à Christ ». Il dit : « Nous savons que nous avons eu, dès le début de notre vie avec Christ, part à Christ, parce que nous persévérons jusqu’à la fin, ce qui signifie que la persévérance dans la foi est la preuve que nous avons été rendus participants de Christ ».
Et lorsque cette persévérance faillit, alors, cela veut dire que nous n’avons jamais participé à cette assurance. Et voici la clef : l’assurance n’est donc pas automatique. C’est une assurance enracinée dans notre confiance au seul Dieu absolument Souverain, qui tient ses alliances et qui a donné son Fils Jésus-Christ en faveur des pécheurs, afin que le Saint-Esprit nous témoigne que nous sommes les enfants de Dieu lorsque nous nous tournons vers Lui.
La mort, sentence divine
“L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu mangeras librement de tout arbre du jardin; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas; car au jour où tu en mangeras, tu mourras certainement” (Genèse 2. 16-17).
La sentence divine, rappelée dans le verset ci-dessus, demeure. Après la création de l’humanité, l’être humain a enfreint le commandement de Dieu et a connu la mort en conséquence de sa désobéissance, car “le salaire du péché, c’est la mort” (Romains 6. 23). Et “la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché” (Romains 5. 12). Cette sentence est double. Non seulement l’être humain connaîtra la mort du corps, mais, tant qu’il reste mort dans ses péchés, son libre accès à Dieu est désormais interrompu, et c’est cela la mort spirituelle.
Cette situation terrible est-elle irrémédiable ? Non ! Car Dieu est Amour (1 Jean 4. 8b). Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais sa conversion et sa vie. Dieu envoya sur la terre Jésus Christ le Juste, qui subit pour nous, sur la croix, le châtiment que nous avions mérité. Jésus entra volontairement dans la mort. Et, parce qu’il est Saint, sans péché, Jésus répondit parfaitement aux exigences de la Justice de Dieu. Aussi, Dieu le ressuscita le troisième jour et le fit asseoir à sa Droite, démontrant sa totale acceptation de l’œuvre accomplie par son Fils Jésus-Christ. Désormais la mort est vaincue, et tous ceux qui mettent leur foi en Jésus-Christ, qui a subi la mort pour eux, possèdent, dès à présent, la même vie que celle de Jésus ressuscité, la Vie Éternelle. Et s’ils doivent passer par la mort du corps, leur âme s'en ira immédiatement auprès du Seigneur Jésus, leur Seigneur et Sauveur, car ils ont la vie éternelle, du fait que “Jésus Christ… a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’évangile” (2 Timothée 1. 10).
Par qui Jésus-Christ a t-Il été ressuscité ?
Jésus est « la résurrection et la vie » (Jean 11. 25). Il « a la vie en lui-même » (Jean 5. 26). Il est « un esprit vivifiant » (1 Corinthiens 15. 45). Jésus déclare : « Je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j'ai reçu de mon Père » (Jean 10. 17-18). Il ajoute enfin, en parlant de son propre corps : « Détruisez ce temple, et en trois jours, je le relèverai » (Jean 2. 19). Il semble ressortir de ces textes que c’est Jésus, source de la vie, qui s’est ressuscité Lui-même.
D'autres passages des Saintes Écritures attribuent la Résurrection de Jésus au Père : « Dieu l’a ressuscité en le délivrant des liens de la mort… C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité » (Actes 2. 24, et 32). « Christ est ressuscité des morts par la Gloire du Père » (Romains 6. 4). « Paul, apôtre, par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts » (Galates 1. 1). Sa puissance, Dieu « l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts » (Éphésiens 1. 20).
Enfin, les Saintes Écritures disent que c’est par l'Esprit que s’opère la résurrection : « Si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Romains 8. 11). « C’est l'Esprit qui vivifie » (Jean 6. 63). La Bible attribue donc la Résurrection de Jésus en même temps aux trois personnes de la Trinité. Celles-ci sont inséparables, et n’agissent que toutes les trois ensemble.
La création du monde est attribuée au Père, au Fils et au Saint-Esprit : Genèse 1. 1, et Genèse 2 ; Psaume 104. 29-30 ; Hébreux 1. 2, et 10.
L'œuvre de la Rédemption est également attribuée aux trois personnes divines : "Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique" (Jean 3. 16). "Il nous a sauvés... par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit (Tite 3. 5).
Il n'y a de salut en aucun autre que Jésus (Actes 4. 12).
C’est l'Esprit qui vivifie… Si un homme ne naît d’eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu (Jean 6. 63 ; Jean 3. 5).
Il n’est donc pas surprenant qu’il ait fallu de même la collaboration de toute la Trinité pour opérer le grand miracle de Pâques, de la Résurrection de Jésus.
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