(1) La Gloire de Jésus-Christ
– Différents aspects de la gloire
Nous bénissons le Seigneur car Il nous fait entendre sa Parole de vérité. Aujourd’hui, nous allons parler de la Gloire de Jésus.
Qu’est-ce que la gloire ? C’est un ensemble composé des qualités d’une personne, de son talent, de son autorité. Un Président de la République a une certaine gloire, par rapport à sa position. Quand il arrive quelque part, un certain nombre de choses se mettent en place dans le cœur des personnes qui l’entourent car il est le Président.
En 1 Corinthiens 15. 40-41, on nous explique que toutes les gloires ne sont pas identiques (gloire = éclat) : "Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres; mais autre est l’éclat des corps célestes, autre celui des corps terrestres. Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile".
– La Gloire de Jésus
Nous voulons montrer que la Gloire de Jésus est supérieure à toutes les autres. Nous voulons montrer l’évidence de la Gloire de Jésus afin de les aider à ouvrir leur cœur au Seigneur, pour les premiers, afin de les affermir.
Lorsque vous voyez des chrétiens, en Corée du Nord, massacrés, persécutés, emprisonnés, en Arabie Saoudite et dans bien d’autres pays, ils continuent à servir Jésus. Certains sont tués à cause du Nom de Jésus. Pourquoi gardent-ils la foi en Jésus ? Parce qu’ils ont vu la Gloire de Dieu.
L’apôtre Pierre dit, dans Luc 9. 32b, qu’ils ont vu sa Gloire. Et qu’à partir de ce moment-là, rien ne peut les changer. Ils ont vu Jésus transformé en lumière ! Cet éclat, la splendeur, que quelqu’un a, influe sur l’environnement, sur les cœurs, sur les personnes. Certaines gloires se limitent à la renommée, d’autres sont vivantes, comme celle d’une étoile, elles continuent à agir. C’est pourquoi Jésus dit : Je suis Vivant. Sa Gloire n’est pas qu’un souvenir, mais elle est réelle, Il est ressuscité.
"Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent; pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu" (2 Corinthiens 4. 3-4).
Ce texte veut nous dire que, si beaucoup pouvaient voir la Gloire de Jésus, il y aurait de nombreuses transformations. C’est pourquoi le diable met un voile devant les incrédules pour les empêcher de voir la Gloire du Seigneur. Vous allez me dire : Dieu veut sauver tout le monde, pourquoi laisse-t-Il le diable mettre ce voile ?
– La gloire profonde
Il y a un niveau de gloire du Seigneur qui est déjà visible par tous. Et que tous peuvent connaître. Si un être humain résiste à cette première connaissance, Satan met le voile afin qu'il ne puisse saisir la Gloire profonde. L'Univers montre la Gloire de Dieu. La Gloire de Jésus est plus profonde que celui-là, elle s’étend jusque dans le cœur et crée alors une transformation. Si la Gloire de Jésus, dans la vie d'un être humain, demeure limitée au visible, comme un pacte, il ne se convertiras pas.
Du vivant de Jésus, beaucoup de gens ont vu les miracles accomplis par Jésus et ne se sont pas convertis. Le but de ce qui est visible et compréhensible par tous est de nous amener à nous humilier pour aller plus loin dans la Gloire qui ne touche que le cœur, ce qui change véritablement l’être humain. Cela explique que certains n’ont pas été transformés à la vue d’un miracle qui faisait briller Jésus dans son éclat.
– Gloire et sacrifice
La Gloire de Jésus le Fils de Dieu est complète. Elle a plusieurs dimensions : Jésus est le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, Il est Dieu, il peut faire des miracles, mais sa Gloire manifeste aussi son humilité, son Amour pour les humains au point de mourir à la croix pour eux. C’est toujours la Gloire car n’importe qui ne peut pas faire cela. C’est la manifestation de quelque chose d’extraordinaire. Ce n’est pas tout le monde qui donne sa vie pour les autres.
– La Gloire de Jésus révèle qui Il est
La différence avec la Gloire de Jésus est que cette dernière est active et elle continue à agir jusqu’à aujourd’hui. Comme le soleil qui continue à nous éclairer. Ce ne sont pas des souvenirs. Jésus a une gloire active et actuelle.
Il nous est dit que les gens ne le voient pas, car ils sont voilés parce qu’ils ne font aucun cas de la gloire évidente et simple que tout le monde peut voir. Ils la négligent, la sous-estiment. C’est pourquoi quand la Gloire puissante se manifeste, ils seront impressionnés dans un premier temps, mais ils ne changeront pas.
Cette Gloire évidente doit nous amener à nous poser la question : A qui ai-je affaire ?
Que veut dire Évangeliser ?
On pourrait s’étonner de ce que des chrétiens se posent cette question. A juger par l’accent que des croyants en Jésus mettent sur l’importance primordiale de l’évangélisation, nous pourrions croire que leur opinion est unanime sur sa nature. Mais, en fait, chaque fois qu’on en discute il se manifeste une telle confusion qu’il devient évident que l’accord n’est pas réalisé sur ce point. Une phrase suffit pour révéler l’origine de cette confusion. Elle provient de notre habitude (une habitude très répandue et persistante) de définir l’évangélisation non en fonction du message apporté, mais en fonction de l’effet produit sur les auditeurs.
Évangéliser signifie annoncer, proclamer un message spécifique. On ne peut pas qualifier d’évangélisation l’enseignement de vérités générales au sujet de l’existence de Dieu ou de la loi morale.
Évangéliser, c’est présenter Jésus-Christ, le Fils de Dieu qui s'est fait Homme à un moment donné de l’histoire du monde, afin de sauver des êtres humains perdus. On ne peut donc pas qualifier d’évangélisation la simple présentation de l’enseignement et de l’exemple du Christ sur le plan de l’Histoire.
Évangéliser, c’est présenter Jésus-Christ Lui-même, le Sauveur vivant et le Seigneur qui règne. Évangéliser, c’est présenter Jésus comme le Christ, le Serviteur oint par Dieu, Celui qui accomplit les tâches du ministère qui Lui a été confié ; Celui qui est à la fois Prêtre et Roi. « Jésus-Christ Homme » doit être présenté comme le « seul Médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Timothée 2. 5), Celui qui « a souffert une fois pour les péchés, afin de nous amener à Dieu » (1 Pierre 2. 21 ; 3. 18), Celui par qui seul les êtres humains peuvent être amenés à mettre leur confiance en Dieu, selon ce qu'Il dit de Lui-même : « Je suis le chemin, la vérité et la vie : nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14. 6). Jésus doit être proclamé Sauveur, celui qui « est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (Marc 2. 17 ; 1 Timothée 1. 15), et Celui qui « nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous » (Galates 3. 13), Celui qui « nous délivre de la colère à venir » (1 Thessaloniciens 1. 10). Jésus doit aussi être présenté comme étant le Roi : « Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants » (Romains 14. 9). Ainsi, là où ce message spécifique n’est pas présenté il n’y a pas d’évangélisation.
Ensuite, cette définition établit qu’évangéliser signifie présenter ce message spécifique en lui donnant une application spécifique. Selon cette définition, on n’évangélise pas lorsqu’on présente Jésus-Christ comme sujet d’une étude critique et comparative. Évangéliser, selon cette définition, c’est présenter Jésus-Christ en relation avec les besoins des êtres humains dont l’état de pécheurs fait qu’ils sont sous sa Colère comme Juge. Évangéliser, c’est donc leur présenter Jésus-Christ comme leur seul espoir, et dans ce monde et dans le monde à venir. Évangéliser, c’est exhorter des pécheurs à accepter le fait que, sans Christ, ils sont perdus, dans le sens le plus définitif et le plus absolu du mot, et les appeler à accepter Jésus-Christ comme leur Seigneur et Sauveur. Et ce n’est pas tout. Évangéliser signifie aussi adjurer les êtres humains de recevoir Jésus-Christ dans sa totalité (Seigneur, aussi bien que Sauveur) et par conséquent à Le servir comme leur Roi dans la communion de l’Église, l’assemblée de ceux qui l’adorent, témoignent pour Lui, et travaillent pour Lui ici-bas, sur la terre. En d’autres termes, l’Évangile est un appel adressé aux pécheurs de changer de conduite, aussi bien que de croire en Jésus-Christ. Il consiste non seulement en une invitation divine à recevoir Jésus le Sauveur, mais aussi en un ordre divin de se repentir de tout péché. Et là où ces deux applications n’existent pas, on ne peut pas parler d’évangélisation.
L’évangélisation est bien la responsabilité des enfants de Dieu, mais c’est Dieu qui donne la foi. Il est bien vrai que le désir de chaque évangéliste est de voir des conversions, et que notre définition exprime clairement l’idéal qu’il aspire à voir se réaliser dans son propre ministère ; mais ce n’est pas d’après l’efficacité que nous pourrons savoir si oui ou non nous avons évangélisé. Les résultats qui suivent une prédication ne dépendent pas des désirs et des intentions des êtres humains ; ils dépendent de la volonté du Dieu Tout-Puissant.
Alors, comment faut-il définir l’évangélisation ? Selon le Nouveau Testament, l’évangélisation est simplement la prédication de l’Évangile. Elle est une œuvre de communication par laquelle les croyants en Jésus se font les porte-paroles du message de la Grâce de Dieu pour les pécheurs. Celui qui proclame fidèlement ce message, qu’il le fasse dans une grande réunion, dans une petite réunion du haut de la chaire ou dans un entretien personnel ; celui-là évangélise. Puisque le point culminant du message divin est l’appel que Dieu le Créateur adresse au monde pécheur (appel à se repentir et à mettre sa foi en Christ), il s’ensuit que celui qui proclame ce message doit appeler ses auditeurs à se convertir à Jésus. Celui qui ne cherche pas, dans ce sens, à amener des êtres humains à la conversion, n’évangélise pas.
Ressuscité après avoir donné sa vie en sacrifice
Jésus-Christ s'est donné en sacrifice sur la croix :
Vous savez certainement qu’autrefois, le peuple de Dieu ne pouvait être purifié de ses péchés que par le biais du sacrifice d’un animal. Il fallait absolument que le sang coule pour qu’il y ait pardon.
L’auteur de l’épitre aux Hébreux rappelle cette nécessité du sacrifice dans Hébreux 9. 22 : « Sans effusion de sang il n’y a pas de pardon ». C’est une obligation de la loi mosaïque. Cependant, le rituel des sacrifices d’animaux a pris fin, et Jésus va inaugurer une nouvelle alliance en son sang. Il s’est offert, lui-même en sacrifice, une fois pour toutes selon Hébreux 7. 26-27 : "Il nous convenait, en effet, d'avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, qui n'a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même".
Jésus a donné sa propre vie en sacrifice sur la croix du Calvaire, et c’est grâce à ce sacrifice parfait que nous pouvons obtenir la purification de nos péchés. C’est toujours grâce à ce sacrifice que nous avons un libre accès auprès de Dieu notre Père Céleste, et que nous pourrons nous présenter purs devant Dieu au jour du Jugement.
Le sacrifice de Jésus à la croix est une preuve de l’Amour de Dieu pour les êtres humains pécheurs qui se sont rebellés contre Lui. "Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous" (Romains 5. 8). C’est notre foi dans cette œuvre de la croix qui nous ouvre la porte de la Grâce de Dieu.
Le sacrifice de Jésus est l’élément clé de la Grâce de Dieu, et pour ceux qui ont encore des réserves, je vous invite à lire ce texte d’Ésaïe 53. 5 : "Mais Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui, et c'est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris".
Le tombeau de Jésus est vide :
Dans toute l’histoire de l’humanité, un seul homme a fait l’exploit de revenir à la vie après que sa mort soit constatée. C'est Jésus-Christ, Dieu fait Homme, Celui dont la mort n’avait aucune emprise sur Lui.
Trois jours après sa mort, alors que les femmes se rendaient au sépulcre en se demandant qui leur roulera la pierre placée à l’entrée du tombeau, elle découvre un lieu vide, propre et bien rangé.
La résurrection de Jésus est la preuve qu’Il n’était pas seulement un grand homme, mais la démonstration qu’Il est véritablement le Fils de Dieu comme Il n’a cessé de l’affirmer.
Voici près de deux mille ans après ces événements, Jésus continue de rassembler de grandes foules qui Lui rendent hommage partout dans le monde entier et dans toutes civilisations confondues.
Aujourd’hui, il n’est pas nécessaire d’essayer de prouver la Résurrection de Jésus-Christ. Il n’est nul besoin pour le vrai croyant en Jésus d’essayer de démontrer que Jésus est Vivant, car c’est sa vie transformée qui en témoigne. La propagation de l’Évangile et le salut des âmes sont des preuves irréfutables que la mort n’avait aucun pouvoir sur Jésus-Christ et qu'Il est bien ressuscité.
Oui, Jésus n’est pas resté au tombeau. Notre adoration envers Jésus-Christ est la manifestation de notre communion avec Lui qui fut mort pour nos péchés et qui est ressuscité pour notre justification. A travers la célébration de la sainte Cène, nous rappelons sa mort sur la croix et sa résurrection qui étaient nécessaire pour le salut de l’humanité, mais nous annonçons également son Retour prochain.
Ce qui fait l'importance de la croix de Jésus
La perfection, la permanence, et la centralité de ce que Jésus-Christ a accompli à la croix sont les sujets de fierté par excellence de l'apôtre Paul qui ne se glorifie « de rien d’autre que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ » (Galates 6. 14). La croix de Jésus est incontournable ! Mais pourquoi donc ? Parce qu'elle révèle son importance dans ces quatre domaines majeurs ci-dessous.
La croix de Jésus est un sacrifice :
La première raison majeure de l’importance de la croix de Jésus est que Jésus est « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29, voir aussi 1 Jean 2. 2, 1 Pierre 1. 2, 2 Corinthiens 5. 21, Romains 3. 25). La lettre aux Hébreux présente Jésus comme le grand-prêtre accomplissant le sacrifice du grand jour du pardon (voir Lévitique 16). L’Ancien Testament mentionne toute une série de sacrifices en particuliers dans le livre de Lévitique. Certains étaient quotidiens (Lévitique 14. 12) ou correspondaient à des fêtes (Pâque, Prémices, Tabernacles, etc.). D’autres étaient conditionnés par des circonstances particulières : la culpabilité (Lév 14. 12), la consécration (Lév 1. 9), l’expiation (Lév 16), l’inauguration de l’alliance (Exode 24), etc... En mourant sur la croix, Christ a accompli tous ces sacrifices. Il les récapitule… et les abolit ! « Une fois pour toutes » est le grand accent de la lettre aux Hébreux, le sacrifice de Christ est parfait, il ne peut pas être renouvelé (Hébreux 7. 27, 9. 12, 10. 10). Vouloir le faire serait porter atteinte à ce que Christ a accompli ! Donc inutile de vouloir ajouter nos propres sacrifices, de quelque nature qu’ils soient ! Pour bien comprendre la notion du sacrifice de Jésus, il faut comprendre l’importance du sang. Il est interdit à la consommation parce que réservé au culte, plus précisément aux sacrifices. La plupart des sacrifices étaient sanglants, car « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9. 22). Le sang représente la vie (Lév 17. 11, 14), et la mort est la conséquence du péché (Genèse 2. 17, Romains 6. 23). Dans l’ancienne alliance, c’est un animal qui est offert pour l’être humain, qui se substitue à lui. Mais voilà, « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés » (Hébreux 10. 4). Alors que faire ? C’est Jésus, Dieu devenu homme, qui l’accomplit pour tous ceux qui croient en Lui (Marc 10. 45), une fois pour toute. En conséquence, le péché est expié (1 Jean 1. 7), Dieu nous est à nouveau propice (Hébreux 2. 17, 1 Jean 2. 2, 4. 10). Ou pour le dire simplement, le péché est enlevé, Dieu nous est à nouveau favorable. Le péché a porté atteinte à son honneur, le sacrifice apaise sa légitime colère (Jean 3. 36). Nous pouvons donc être en paix !
La croix de Jésus est une rançon :
La deuxième raison majeure de l’importance de la croix est qu'elle est également une rançon (Matthieu 20. 28, Marc 10. 45). Cette réalité plonge ses racines dans l’Ancien Testament. La notion de rançon comporte deux idées, celle d’un prix qui est payé, d’une transaction, mais surtout celle de la libération, comme conséquence. On pouvait racheter une propriété perdue (Lév 25. 25), un parent en esclavage (Lév 25. 48), une veuve sans enfants (en l’épousant, Ruth 3. 13), une esclave en vue du mariage (Lév 19. 20), etc... Le principe est qu’il y a substitution légale sur la base d’un lien familial. C’est le devoir du « plus proche parent » de racheter, ou parfois de venger la vie (le « vengeur du sang », Nombres 35. 19) de son proche parent qui ne peut pas le faire. Dieu applique aussi ce principe pour son peuple. Le livre de l’Exode rapporte que le peuple d’Israël est libéré de l’Égypte par une victoire. Dieu rachète Israël, son « fils premier-né » au prix des premiers-nés d’Égypte (Exode 4. 22-23, Michée 6. 4). Dans le livre d’Ésaïe, Dieu apparaît à plusieurs reprises comme le Rédempteur, c’est-à-dire celui qui paye un prix pour racheter son peuple (Ésaïe 43. 14, 44. 6, 24, etc...). Il est touchant de constater que par le prix payé par Christ à la croix, sa vie, Dieu intervient pour nous en tant que « plus proche parent » ! C’est la réalité de la « rédemption », ou plus simplement, du rachat. Jésus rachète nos transgressions (Hébreux 9. 15), par son sang (Éphésiens 1. 7). Paul souligne le « grand prix payé » pour cette libération (1 Corinthiens 6. 20). Et cette Rédemption est éternelle (Hébreux 9. 12), c’est à dire parfaite ! Inutile donc de vouloir payer nous-mêmes, la totalité de la « somme » qui nous libère a déjà été versée ! Le but est de devenir un peuple qui appartienne en propre à Dieu. Ce changement de vie se manifeste par des « œuvres bonnes » (Tite 2. 14) et le fait de servir Dieu (Galates 4. 5, 1 Pierre 1. 18-19). C’était déjà le cas pour le peuple d’Israël lors de la libération d’Égypte. A nous, peuple libéré par Christ, de reprendre le flambeau ! Une précision encore. Si la croix est bien victoire sur le diable, elle n’est pas la rançon payée au diable ! Il n’y a aucun droit.
La croix de Jésus est un châtiment :
La troisième raison majeure de l’importance de la croix de Jésus est que la croix est un châtiment qui nous donne la paix (Ésaïe 53. 5). L’aspect juridique de l’œuvre de la croix est fondamental pour la doctrine chrétienne. A tort, Jésus a été condamné par un tribunal. Le sanhédrin l’a accusé de se dire Fils de Dieu (Matthieu 27. 11). Pilate, le gouverneur romain qui l’a condamné à mort, l’a accusé de se faire roi d’Israël, le Messie fils de David (Matthieu 26. 63). C’est Paul qui développe tout particulièrement le rapport à la loi de la mort de Jésus. Comme il nous est impossible de satisfaire les exigences de la loi (Romains 3. 20), nous sommes pécheurs, déclarés coupables, donc condamnables (Romains 8. 3). Que faire de l’acte d’accusation ? « L’acte rédigé contre nous… est supprimé en le clouant à la croix » (Colossiens 2. 14). Nous sommes acquittés et maintenant justifiés, déclarés justes, par le sang de Christ, c’est-à-dire par sa mort sur la croix (Romains 5. 9). Par la justification, nous sommes sauvés de la condamnation et du châtiment. Par sa mort, Jésus annule les droits de la loi sur nous (Galates 3. 13). Donc plus aucune raison d’avoir mauvaise conscience, plus aucune œuvre à produire pour être sauvé ! Mais n’oublions pas. Nous sommes acquittés au Tribunal de Dieu et du châtiment de nos péchés parce que Jésus, le Fils de Dieu, est mort pour nous et a pu prendre sur Lui tous nos péchés. Oui, Saint et Innocent de tout péché, « Jésus le Juste est mort pour des injustes » (1 Pierre 3. 18). Mais cet acquittement, cette justification, ne concernent que ceux qui ont la foi en Jésus-Christ pour leur salut (Romains 3. 28). Pour tous ceux qui ne croient pas en Jésus ou qui L'ont négligé, ce sera malheureusement la condamnation, le châtiment éternel en Enfer (Matthieu 25. 46).
La croix de Jésus est unique :
Si l’œuvre de la croix est toute suffisante, parfaite, y aurait-il néanmoins une alternative ? Non ! Aucun autre sacrifice, même pas ceux de l’ancienne alliance pourtant ordonnés par Dieu, ne peut donner le salut. Aucune autre rançon que celle payée par Jésus-Christ à la croix pour notre libération ne permet d’échapper à la Colère de Dieu. Aucune œuvre, si ce n’est celle de Christ, ne peut nous libérer de la condamnation du péché pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu. Il n’y a pas d’autre chemin vers le Père (Jean 14. 6), pas d’autre Médiateur entre Dieu et les êtres humains (1 Timothée 2. 8). Il n’est donc pas étonnant que Pierre ait affirmé ceci devant le sanhédrin : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4. 12).
Comprendre et recevoir l'Évangile
Dieu a créé l'être humain. Et tellement l'Amour de Dieu est grand pour l'être humain, Dieu veut le bénir et lui donner le meilleur. (Jean 3. 16 ; 10. 10)
Dieu a créé l'être humain dans le but de l'aimer et de le bénir, mais l'être humain décide d'être indépendant de Dieu, lui tourne le dos et se livre à sa propre volonté, à sa rébellion et tant d'autres choses que la Bible appelle « péché ». Le péché nous sépare de la présence de Dieu et nous fait entrer dans la condamnation et la mort. (Romains 3. 23 ; 6. 23)
Jésus-Christ est devenu la solution pour le péché de l'humanité en mourant pour nous sur la croix. Mais le troisième jour, Jésus ressuscite pour justifier et donner une nouvelle vie à tous ceux qui le reçoivent dans leur vie par la foi. (Romains 5. 8 ; 1 Corinthiens 15. 4)
Jésus-Christ est la porte qui nous fait passer des ténèbres à la lumière et de l'Enfer au Ciel. Rien, ni personne d'autre ne peut nous sauver et nous réconcilier avec Dieu, ni les œuvres, ni l'argent, ni les sacrifices, mais seul Jésus Christ peut le faire. (1 Pierre 2. 9 ; 2 Corinthiens 5. 18)
Recevoir Jésus Christ dans sa vie comme Seigneur et Sauveur personnels, c'est expérimenter et vivre une nouvelle vie dirigée par Dieu et sa Parole, remplit de solutions, de guérison et de bénédictions. (Romains 10 : 9 ; Jean 1 : 12)
Par la foi et par la prière, on peut inviter Jésus-Christ à entrer dans notre cœur et dans notre vie, et à partir de cet instant où on lui remets notre vie, Jésus nous donne sa vie. (Colossiens 1 : 27 ; Apocalypse 3 : 20)
Tous nos péchés, toutes nos erreurs sont effacés et pardonnés par Jésus, par sa mort et sa résurrection. Maintenant nous sommes libres et nous pouvons marcher en nouveauté de vie. (Éphésiens 1 : 7 ; Romains 8 : 1 ; 1 Jean 1 : 9)
Parce que nous croyons en Jésus-Christ et que nous l'avons invité dans notre coeur, le Ciel, est notre destination. Oui, nous avons été sauvés d'une condamnation éternelle. (Jean 5 : 24)
Maintenant nous marchons dans une vie nouvelle dirigée par Dieu, basé sur sa Parole, mais il est important de nous fortifier et de grandir en Dieu. (2 Corinthiens 5 : 17 ; Romains 6 : 4)
Maintenant que nous avons donné notre vie à Jésus Christ, nous devons grandir dans la foi en passant du temps avec Dieu. Nous devons avoir ces quatre choses importantes dans notre nouvelle vie de chrétien : la Parole de Dieu, la communion fraternelle, la prière, le service pour la gloire de Dieu.
Croyez-vous réellement en Dieu, en Jésus ?
Beaucoup d'êtres humains disent qu'ils croient en Dieu, au Dieu Créateur, car ils croient que Dieu existe et ils s'apprécient eux-mêmes ainsi. Mais est-ce suffisant ? Car les démons aussi croient, et sont pourtant ennemis de Dieu. Mais est-ce suffisant ?
Cher(e)s lecteurs/trices, vous êtes-vous déjà approchés du seul vrai Dieu avec un grand respect, et L'avez-vous invoqué, fléchissant les genoux devant sa Majesté, implorant son pardon pour vos nombreux péchés ?
Sinon, sachez que Dieu ne repousse pas le pécheur repentant. Il vous attend patiemment : venez à Lui maintenant. Donnez à Dieu le manteau de votre propre justice, C'est le temps de la grâce, c'est le moment propice. Bientôt, chaque être humain se trouvera devant Dieu le Juge suprême. Alors que maintenant, c'est le jour du salut gratuitement donné à tout pécheur perdu qui se repent de ses péchés et qui croit en Jésus-Christ.
Avez-vous considéré Jésus-Christ sur la croix, Le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, Celui qui tient notre souffle et le tien dans sa main, Le Fils de Dieu qui vint vers les humains ? Il suivit ici-bas un douloureux chemin, rejeté et haï, et condamné enfin. Quel supplice a subi Jésus ! Les soufflets et les coups, La couronne d'épines, les moqueries, les clous. Toutes les cruautés qu'avec stupidité les soldats infligeaient au Seigneur de bonté...
Ce jour-là vers la sixième heure, un fait étrange a lieu : Les choses et les gens, les trois croix et les cieux, Tout s'obscurcit soudain : la Colère de Dieu s'abat sur Jésus, son Saint Fils. Au cours des heures sombres, Jésus supporte l'effroi infini de nos péchés sans nombre et son cœur infini, sous ce poids d'un moment, Subit l'éternité de notre châtiment.
Jésus dit : "Tout est accompli", baisse la tête, expire... (Jean 19. 30).
… Et voici que deux hommes que la piété inspire s’occupent avec respect du corps inanimé de Jésus, le couvrent d’un linceul et, l’ayant déposé dans un sépulcre neuf dans le rocher taillé, ils en ferment l’entrée par une lourde pierre… (Jean 19. 38-42).
Le sabbat terminé, Dieu a ressuscité Jésus son Fils, Le Prince de la vie. Et personne, ni aucune force des ténèbres, ne put L’empêcher de sortir du tombeau.
Oui après la nuit profonde, c’est le jour le plus beau. La tête du serpent a été écrasée, et à la croix, sa puissance est à jamais brisée.
La mort est vaincue… Au Ciel, Christ est monté. Les siens acclament Jésus. C’est l’Homme des douleurs, glorifié maintenant, Glorifié de splendeur, de puissance et d’honneur.
Présentement assis sur le Trône du Père, bientôt Jésus reviendra quand Il en sera l’heure, et les croyants prendront leur essor de la terre, Tous les croyants en Jésus, morts en Christ et ceux qui sont en vie sur la terre, tous ensemble seront en un instant ravis (enlevés) par Jésus-Christ. Ils formeront alors, sur le parvis des cieux, un cortège entourant leur Sauveur glorieux…
Cher(e)s lecteurs/trices, serez-vous, vous aussi ravis (enlevés) sur les nuées, Et ferez vous partis du cortège béni ?
Le plan de Dieu et Satan (2)
2. UN CONFLIT PLANÉTAIRE :
2.a) Satan contre l’être humain :
Si Satan n’a pas une pleine liberté d’action, il peut néanmoins agir librement dans les limites fixées par Dieu : voir Job 1 et 2. Satan connaît la grandeur et la puissance de Dieu, mais il ne connaît pas son parfait Amour ; il est totalement ignorant des ressources de la grâce merveilleuse de Dieu. Ainsi, pas après pas, nous découvrons la Victoire de l’amour sur la haine, la Victoire de Dieu sur Satan.
Au jardin d'Éden, Satan a entendu que la semence de la femme lui briserait la tête (Genèse 3. 15) ; aussi, Satan essaya de détruire cette semence pour anéantir le plan divin. Par exemple c’était Satan qui inspira Athalie : « Et elle se leva et fit périr toute la race royale de la maison de Juda » (2 Chroniques 22. 10), mais Dieu protégea Joas, un petit garçon d’un an, afin que la lignée royale ne s’éteignît pas (2 Chroniques 22. 11-12).
Connaissant la Sainteté divine, Satan essaie de mettre l’être humain dans une position qui appelle le Jugement de Dieu. Il en fut ainsi en Éden, il en est de même dans toute l’histoire de l’être humain, y compris dans l’histoire du peuple d’Israël. C’est Satan qui inspire la violence, l’immoralité, l’idolâtrie. Plus que cela, il désire inciter les êtres humains à l’adoration des créatures et n’y parvient que trop bien : les idoles sont nombreuses et nous savons que derrière les idoles, il y a les démons. Et que dire des cultes ouverts à Satan, etc…
2.b) Satan contre Jésus :
Lorsque Jésus-Christ le Fils de Dieu vint sur la terre, Satan voulut se débarrasser de Lui. Il incita Hérode à tuer tous les enfants de Bethléem, puis Satan s’approcha lui-même de Jésus en essayant de le faire désobéir dans le désert au début de son ministère. Satan essaya plusieurs fois de tuer Jésus par l’intermédiaire des pharisiens et des Juifs fanatiques. Il entra finalement en Judas pour que celui-ci livra Jésus aux principaux sacrificateurs et aux soldats romains (Luc 22. 3). Satan était derrière les chefs religieux et derrière la foule pour qu’on préféra Barabbas le meurtrier à Jésus l’innocent.
Enfin la partie semble gagnée : Jésus fut cloué sur la croix. Satan touche presque au but, il n’y a plus qu’une chose qui rendrait sa victoire complète, la désobéissance de Jésus-Christ : Satan incita la foule à demander à Jésus de descendre de la croix pour qu’Il prouve qu'Il est le Fils de Dieu (Matthieu 27. 40). Jésus ne répond pas, Jésus ne descend pas. Le corps Saint et Pur de Jésus-Christ peut être alors offert à Dieu sans tache : Dieu le Père est glorifié, son Fils Jésus a accompli pleinement sa volonté, Il a marché sur la terre sans commettre le péché, se qualifiant ainsi pour être la Victime de substitution indispensable pour satisfaire la parfaite Justice de Dieu.
C’est alors que se passe ce que jamais Satan n’aurait pu imaginer : Jésus accepte de porter les péchés de sa créature coupable (les êtres humains), Jésus accepte d’être fait péché, devant le Dieu Saint qui n’épargne pas son propre Fils mais le livre pour nous tous. Ce sont les terribles heures d’abandon, ce sont les heures de l’expiation. Ayant enfin subi la juste et sainte Colère de Dieu contre les péchés, Jésus dit : « Tout est accompli » (Jean 19. 30). Il pousse un grand cri et entre en Vainqueur dans le domaine de la mort, rendant impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, le diable, et délivrant tous ceux qui étaient sous son esclavage (Hébreux 2. 14). Dieu montre l’acceptation de cette œuvre en le ressuscitant le troisième jour et en le faisant asseoir à sa droite en attendant qu’il mette tous ses ennemis, y compris Satan, comme son marchepied (Hébreux 1. 11).
2.c) Satan contre les enfants de Dieu :
Satan est jugé (Jean 16. 11), vaincu (Hébreux 2. 14), mais sa condamnation n’est pas encore exécutée : Satan n’est pas encore lié (Apocalypse 20. 2), ni jeté dans l’étang de feu (Apocalypse 20. 10). Mais Satan sait qu’il a un temps limité et aucun moyen n’est trop « coûteux » pour établir son semblant de règne provisoire. Au fond, spirituellement, il n’y a qu’une guerre : la guerre de Satan contre Dieu ; et il n’y a que deux camps : les enfants de Dieu et les enfants du diable. Chaque camp a ses armes et ses ressources, les enfants de Dieu sont du côté de Jésus le Vainqueur, mais ils ne peuvent triompher que dans l’obéissance et la dépendance de Jésus-Christ.
2.d) Les buts de Satan :
Ils sont simples dans le sens qu’ils sont entièrement opposés à ceux de Dieu : contrecarrer les desseins divins en entraînant le plus d’êtres humains possible à la perdition et en faire chuter les croyants en Jésus.
Quant aux moyens employés par Satan pour essayer de tromper les croyants, soulignons-en le mélange subtil de la vérité et de l’erreur, du bon et du mauvais. Oui, connaissant la Sainteté inflexible de Dieu, Satan incite les êtres humains à pécher pour qu’ils déshonorent Dieu et attirent sur eux son juste jugement.
L’opposition systématique de Satan à Dieu l’amène à mettre en place une échelle de valeurs dites « inversées ». Ainsi, dans le royaume des ténèbres, tout ce qui est interdit par le seul Dieu Saint est proclamé bon et louable. Le royaume de Satan a pour fondement le mal qui se traduit sous forme de violence, de corruption et de faux cultes. « Le monde entier est sous la puissance du malin » (1 Jean 5. 19).
C’est dire combien nous enfants de Dieu devons être prudents ; nous sommes en terrain ennemi où tout est miné : nous devons marcher soigneusement, avec circonspection.
Le plan de Dieu et Satan (1)
L’humanité toute entière est actuellement impliquée dans un vaste conflit entre le Christ et Satan, concernant le caractère de Dieu, sa loi et sa souveraineté sur l’Univers. Ce conflit éclata dans le Ciel lorsque Lucifer, un être créé doté de la liberté de choisir, devint par une exaltation de sa personne, Satan, l’ennemi de Dieu, et entraîna dans sa révolte le tiers des anges. Satan introduisit un esprit de rébellion dans ce monde lorsqu’il incita Adam et Ève à pécher. Le péché de l'être humain eut pour conséquence la chute de l'humanité. Au regard de toute la création, ce monde est devenu le théâtre du conflit universel dont, en fin de compte, le seul vrai Dieu d’Amour est déjà Vainqueur. Afin de prêter main-forte à son peuple dans ce conflit, Jésus-Christ vint dans ce monde et accomplit parfaitement l’œuvre de Rédemption pour les êtres humains. Ensuite le Christ envoie le Saint-Esprit pour guider, protéger et soutenir Ses rachetés sur le Chemin du Salut.
1. LE PLAN DE DIEU
1.a) La possibilité de choix :
Dieu n’a pas créé des marionnettes uniquement animées par une force extérieure ; il a créé des êtres capables d’assumer une responsabilité, ayant la possibilité de choisir :
- Lucifer (Satan) a choisi de convoiter la domination universelle : « Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu. […] Je serai semblable au Très-Haut. » (Ésaïe 14. 13-14)
- Ève a eu la possibilité, en désobéissant, de prendre du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse 3. 6), et elle aurait pu avoir accès au fruit de l’arbre de vie (Genèse 3. 22).
1.b) La non-destruction de Satan après sa révolte :
Dieu n’a pas détruit Satan immédiatement après sa révolte, Il ne l’a pas lié. Dieu lui a même laissé la possibilité d’aller en Éden tenter sa toute dernière création : la femme Ève formée de ses propres mains à partir de la côte d’Adam !
Nous pouvons néanmoins affirmer que la chute de Satan, suivie de la chute de l’être humain, n’a pas pris Dieu au dépourvu. Au jardin d'Éden, Dieu annonce déjà sa défaite et limite son action (Genèse 3. 15).
L’obéissance de Jésus-Christ et l’accomplissement de son œuvre parfaite à la croix ont plus encore honoré Dieu que la chute de l'être humain ne l’avait déshonoré. D’autre part, les résultats de l’œuvre de Jésus-Christ permettent d’introduire l’être humain racheté dans une proximité plus grande que celle que connaissait Adam en Éden. Ainsi le pécheur racheté connaît non seulement la Puissance, la Sagesse et la Justice de Dieu, mais aussi son Amour et sa Grâce. Les enfants de Dieu peuvent dire par l’Esprit Saint : « Abba, Père », manifestant une intimité et une relation qu’Adam ne possédait pas.
Nous sommes là en présence du plan grandiose de Dieu dont nous ne pourrons apprécier la sublime beauté et l’infinie perfection qu’au jour où nous irons au Ciel et où nous connaîtrons à fond comme nous avons été connus (1 Corinthiens 13. 12).
1.c) La non-destruction de Satan après la croix :
Comment comprendre que le Seigneur Jésus ait choisi et supporté Judas pendant trois années auprès de Lui ? Jésus dit à ses disciples : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un démon ! » (Jean 6. 70)
Comment comprendre que, Jésus ayant déjà vaincu Satan à la croix (Colossiens 2. 15), ce dernier se trouve encore en liberté dans les lieux célestes, capable de séduire, de tuer, de se faire adorer ? : Mystère. Nous devons nous incliner devant le plan divin qui est parfait.
Voici néanmoins quelques éléments de réponse :
• Selon le propos de Dieu, l’Église doit être bâtie dans un contexte d’opposition : « Je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. » (Matthieu 16. 18)
Les enfants de Dieu sont la démonstration publique de la Victoire de Jésus-Christ au milieu de ce monde ennemi. Ils montrent la puissance de l'Amour divin agissant en eux par la prédication de l’Évangile, par l’amour qu’ils ont entre eux et par la patience dans les persécutions.
• C’est la réalisation des prophéties de l’Ancien et du Nouveau Testament. Par exemple, le Seigneur annonce que dans ce monde, il y aura encore des séducteurs, des guerres, des famines, des maladies, des persécutions, etc... (Matthieu 24).
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Sauvés par la Grâce de Dieu, par le moyen de la foi
« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2. 8-9)
Toutes les bénédictions que Dieu a répandues sur l'être humain viennent de sa pure grâce, de sa bonté ou de sa faveur ; faveur libre, non méritée, complètement gratuite ; l'être humain n'ayant aucun mérite au plus petit des bienfaits du Seigneur Dieu. Car ce fut dans Sa grâce gratuite que « Dieu forma l'être humain de la poussière de la terre et souffla en lui une âme vivante » (Genèse 2. 7). Ce fut dans Sa grâce que Dieu grava sur cette âme vivante l'image de Dieu et mit toutes choses sous ses pieds. La même libre grâce nous procure aujourd'hui la vie, la respiration et toutes choses. Elles sont donc autant de preuves de plus d'une miséricorde, et toute justice qui peut se trouver en l'être humain est aussi un don de Dieu.
Par quel moyen l'être humain pécheur expiera-t-il donc le moindre de ses péchés ? Par ses œuvres ? Non : fussent-elles aussi nombreuses et aussi saintes que possible, elles ne sont pas à lui, elles sont à Dieu ; mais en réalité, les oeuvres des êtres humains pécheurs sont toutes impures et pleines de péché, de sorte que chacune d'elles a besoin d'une nouvelle expiation. L'être humain pécheur ne produit que des fruits mauvais sur un mauvais arbre ; or son cœur est entièrement corrompu et abominable, puisqu'il est « privé de la gloire de Dieu », de cette glorieuse justice gravée au commencement sur son âme, d'après l'image de Dieu son Créateur.
Les êtres humains n'ayant ainsi rien à faire valoir, ni justice ni œuvres, leur bouche est fermée devant Dieu. Si donc les êtres humains pêcheurs trouvent grâce auprès de Dieu, il y a là de la part du Seigneur grâce sur grâce. Si Dieu consent encore à répandre sur nous de nouvelles bénédictions, même la plus grande des bénédictions (le salut) ; que pouvons-nous dire à cela, sinon : « Grâces soient rendues à Dieu de son don ineffable » (2 Corinthiens 9. 15). Oui, il en est ainsi : « Dieu fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous n'étions que pécheurs, Christ est mort pour nous sauver » (Romains 5. 8). Oui, nous sommes sauvés par grâce, par le moyen de la foi. La grâce est la source du salut, la foi en est la condition.
Quelle est donc la foi par laquelle nous sommes sauvés ?
On peut répondre d'abord, en général, c'est la foi dans le seul vrai Dieu, c'est la foi en Jésus-Christ. Ce caractère la distingue assez de la foi des païens anciens ou modernes. La foi n'est pas une simple croyance rationnelle, spéculative, un assentiment à la vérité, froid et sans vie, une série d'idées dans la tête ; mais la foi est une disposition du cœur. Car ainsi parle L’Écriture : « Si tu confesses le Seigneur Jésus de ta bouche, et que tu croies dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. On croit du cœur pour obtenir la justice...» (Romains 10. 9).
La foi en Jésus-Christ reconnaît la nécessité et la vertu propitiatoire de Sa mort sur la croix ainsi que l'efficacité de Sa résurrection. Elle reconnaît Sa mort comme l'unique moyen suffisant pour racheter l'être humain de la mort éternelle, et Sa résurrection comme notre restauration à la vie et à l'immortalité, puisque Jésus « a été livré pour nos offenses et qu'il est ressuscité pour notre justification » (Romains 4. 25). La véritable foi chrétienne est une pleine confiance dans l’œuvre de Jésus-Christ, un repos de l'âme sur les mérites de Sa vie, de Son sang, de Sa mort et de Sa résurrection ; un recours à Jésus comme étant notre sacrifice expiatoire et notre vie, comme s'étant donné pour nous et comme vivant en nous. La foi, c'est recevoir Christ, s'appuyer sur Lui, s'unir et s'attacher à Lui comme à notre « sagesse, justice, sanctification et rédemption » (1 Corinthiens 1. 30), en un mot, comme à notre salut.
Quel est ce salut obtenu par la foi ?
Voilà la délivrance qui s'obtient par la foi ; c'est ce grand salut annoncé par l'ange Gabriel avant que Dieu ne fasse venir son premier-né dans le monde : « Tu lui donneras le Nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » (Matthieu 1. 21). Nous tous qui croyons et qui plaçons notre confiance en Jésus sommes sauvés de tous nos péchés passés et présents et futurs. Par la foi en Jésus, nous sommes délivrés de la culpabilité et de la puissance du péché. Oui, nous sommes sauvés de la culpabilité de tout péché passé. « La justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ a été manifestée pour tous ceux qui croient » (Romains 3. 22), et ils sont maintenant « justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné, pour être une victime propitiatoire par la foi en son sang, afin de faire paraître sa justice par le pardon des péchés commis auparavant » (Romains 3. 24-25).
Jésus-Christ a enlevé « la malédiction de la loi, ayant été fait malédiction pour nous » (Galates 3. 13). « Il a effacé l'obligation qui était contre nous, et il l'a entièrement annulée en l'attachant à la croix » (Colossiens 2. 14). « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8. 1). Et étant délivrés de la culpabilité, ils le sont aussi de la crainte. Ils n'ont point « reçu un esprit de servitude, mais l'esprit d'adoption, par lequel ils crient : Abba, c'est-à-dire, Père ; c'est ce même Esprit qui rend témoignage à leur esprit qu'ils sont enfants de Dieu » (Romains 8. 15-16). Ils sont aussi délivrés de la crainte, mais non de la possibilité de perdre la grâce, et d'être privés des grandes et précieuses promesses de Dieu. Ainsi ils ont la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ. Ils se réjouissent « dans l'espérance de la gloire de Dieu. L'amour de Dieu est répandu dans leurs cœurs par le Saint-Esprit qui leur a été donné » (Romains 5. 5b) ; et par là ils ont « l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni les choses élevées, ni les choses basses, ni aucune autre créature, ne les pourra séparer de l'amour que Dieu leur a montré en Jésus-Christ Notre-Seigneur » (Romains 8. 38-39).
C'est là le salut reçu par la foi, c'est la délivrance du péché et de ses conséquences. Nous sommes délivrés de la culpabilité et de la peine du péché, par le sacrifice de Christ actuellement appliqué à nos âmes qui croient maintenant en Jésus. Nous sommes délivrés de l'empire du péché par Christ, nous sommes justifiés et vraiment nés de nouveau par l’œuvre du Saint-Esprit, nés à une vie nouvelle « cachée avec Christ en Dieu » (Colossiens 3. 3). Amen !!!
Vivons dans la dimension céleste de Jésus-Christ (2)
"Ce même jour, sur le soir, Jésus leur dit : Passons à l'autre bord. Après avoir renvoyé la foule, ils l'emmenèrent dans la barque où il se trouvait; il y avait aussi d'autres barques avec lui. Il s'éleva un grand tourbillon, et les flots se jetaient dans la barque, au point qu'elle se remplissait déjà. Et lui, il dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillèrent, et lui dirent : Maître, ne t'inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ? S'étant réveillé, il menaça le vent, et dit à la mer : Silence ! tais-toi ! Et le vent cessa, et il y eut un grand calme. Puis il leur dit : Pourquoi avez-vous ainsi peur ? Comment n'avez-vous point de foi ? Ils furent saisis d'une grande frayeur, et ils se dirent les uns aux autres : Quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer ?" (Marc 4. 35-41).
Ce n’est pas normal
Quel est donc Celui-ci à qui obéissent même le vent et la mer ? Ces gens-là accompagnaient Jésus depuis un moment, mais quand Jésus dit à la tempête : Silence ! Tais-toi ! Ils se disent : Ce n’est pas normal qu’un homme commande à la tempête et aux eaux, et les eaux se calment. Ce n’est pas normal !
Un chrétien enfant de Dieu doit interpeller les gens qui l’entourent par sa vie, au point qu’ils disent : "Ce n’est pas normal, il a quelque chose que nous n’avons pas !". Je parle de la puissance du ciel. Mais un enfant de Dieu qui est saint et pur par la puissance du Ciel, c’est quelqu’un qui est en même temps heureux, parce qu’il est sauvé par la Toute-Puissance de Dieu.
Le fruit de la chair
Bien-aimés, la dimension céleste est quelque chose à méditer sérieusement. Nous ne sommes pas de ce monde. Jésus l’a dit : "Vous n’êtes pas de ce monde" (Jean 15. 19). Et, par exemple, quand un enfant de Dieu est dans l’excès de table, il doit se dire qu'il ne vit pas par la dimension céleste. L’excès de table est dû au fait qu'il a peur de manquer, il mange au maximum. Il n’a pas la maîtrise car il n’a pas la certitude absolue qu'il aura toujours la même nourriture à souhait. Or avec notre Dieu, nous devons avoir la certitude que l’on aura toujours de quoi manger, que l’on aura toujours ce qui est bon.
Quand quelqu'un est dans la colère inutile tout le temps, il se dit : Non, ce n’est pas de Dieu ! S'il est attaché aux choses de la terre, à l’argent, à la mode, aux vêtements, il doit se dire : Il y a un problème, le ciel ne transparaît pas à travers moi.
Notre justice
Jésus a dit dans Matthieu 5. 20 : « Si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux ». Les pharisiens avaient une certaine justice, ils essayaient d’appliquer la loi. Et Jésus dit à ses disciples : Vous devez les dépasser en justice.
Si un enfant de Dieu se compare avec un religieux qui essaie de bien se comporter, on doit voir la différence. Car lui, ses péchés finirons par l’attraper dans quelque chose lié à la terre. Mais, pour un enfant de Dieu, il est du Ciel, rien ne peut plus le condamner.
Jésus parlait de Dieu, les pharisiens aussi, ils semblaient même plus rigoureux que Jésus. Quand Jésus guérit un aveugle le jour du sabbat, ils sont contre et disent que ce n’est pas biblique. Ils semblaient rigoureux. Quand Jésus entre chez Zachée, ils disent : Il entre chez un pécheur ! C’est une rigueur du monde, charnelle, humaine.
Sachons que le Seigneur Jésus agit, à travers notre amour, notre patience … par le fruit de l’Esprit (qui se trouve dans Galates 5. 22) : La foi, l’amour, la douceur, la tempérance, la générosité, la fidélité… Nous enfants de Dieu vivons à travers la supériorité infini qu’a le fruit de l’Esprit sur le péché. Ainsi les gens qui nous entourent reconnaitront que nous avons un soutien qui ne vient pas d’ici sur terre, et que nous manifestons le Ciel. Oui, nous enfants de Dieu devons vivre, par le fruit de l’Esprit, la dimension céleste, comme des êtres humains qui ne sont pas du monde. C’est très important.
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