Le plan de Dieu et Satan (2)
2. UN CONFLIT PLANÉTAIRE :
2.a) Satan contre l’être humain :
Si Satan n’a pas une pleine liberté d’action, il peut néanmoins agir librement dans les limites fixées par Dieu : voir Job 1 et 2. Satan connaît la grandeur et la puissance de Dieu, mais il ne connaît pas son parfait Amour ; il est totalement ignorant des ressources de la grâce merveilleuse de Dieu. Ainsi, pas après pas, nous découvrons la Victoire de l’amour sur la haine, la Victoire de Dieu sur Satan.
Au jardin d'Éden, Satan a entendu que la semence de la femme lui briserait la tête (Genèse 3. 15) ; aussi, Satan essaya de détruire cette semence pour anéantir le plan divin. Par exemple c’était Satan qui inspira Athalie : « Et elle se leva et fit périr toute la race royale de la maison de Juda » (2 Chroniques 22. 10), mais Dieu protégea Joas, un petit garçon d’un an, afin que la lignée royale ne s’éteignît pas (2 Chroniques 22. 11-12).
Connaissant la Sainteté divine, Satan essaie de mettre l’être humain dans une position qui appelle le Jugement de Dieu. Il en fut ainsi en Éden, il en est de même dans toute l’histoire de l’être humain, y compris dans l’histoire du peuple d’Israël. C’est Satan qui inspire la violence, l’immoralité, l’idolâtrie. Plus que cela, il désire inciter les êtres humains à l’adoration des créatures et n’y parvient que trop bien : les idoles sont nombreuses et nous savons que derrière les idoles, il y a les démons. Et que dire des cultes ouverts à Satan, etc…
2.b) Satan contre Jésus :
Lorsque Jésus-Christ le Fils de Dieu vint sur la terre, Satan voulut se débarrasser de Lui. Il incita Hérode à tuer tous les enfants de Bethléem, puis Satan s’approcha lui-même de Jésus en essayant de le faire désobéir dans le désert au début de son ministère. Satan essaya plusieurs fois de tuer Jésus par l’intermédiaire des pharisiens et des Juifs fanatiques. Il entra finalement en Judas pour que celui-ci livra Jésus aux principaux sacrificateurs et aux soldats romains (Luc 22. 3). Satan était derrière les chefs religieux et derrière la foule pour qu’on préféra Barabbas le meurtrier à Jésus l’innocent.
Enfin la partie semble gagnée : Jésus fut cloué sur la croix. Satan touche presque au but, il n’y a plus qu’une chose qui rendrait sa victoire complète, la désobéissance de Jésus-Christ : Satan incita la foule à demander à Jésus de descendre de la croix pour qu’Il prouve qu'Il est le Fils de Dieu (Matthieu 27. 40). Jésus ne répond pas, Jésus ne descend pas. Le corps Saint et Pur de Jésus-Christ peut être alors offert à Dieu sans tache : Dieu le Père est glorifié, son Fils Jésus a accompli pleinement sa volonté, Il a marché sur la terre sans commettre le péché, se qualifiant ainsi pour être la Victime de substitution indispensable pour satisfaire la parfaite Justice de Dieu.
C’est alors que se passe ce que jamais Satan n’aurait pu imaginer : Jésus accepte de porter les péchés de sa créature coupable (les êtres humains), Jésus accepte d’être fait péché, devant le Dieu Saint qui n’épargne pas son propre Fils mais le livre pour nous tous. Ce sont les terribles heures d’abandon, ce sont les heures de l’expiation. Ayant enfin subi la juste et sainte Colère de Dieu contre les péchés, Jésus dit : « Tout est accompli » (Jean 19. 30). Il pousse un grand cri et entre en Vainqueur dans le domaine de la mort, rendant impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, le diable, et délivrant tous ceux qui étaient sous son esclavage (Hébreux 2. 14). Dieu montre l’acceptation de cette œuvre en le ressuscitant le troisième jour et en le faisant asseoir à sa droite en attendant qu’il mette tous ses ennemis, y compris Satan, comme son marchepied (Hébreux 1. 11).
2.c) Satan contre les enfants de Dieu :
Satan est jugé (Jean 16. 11), vaincu (Hébreux 2. 14), mais sa condamnation n’est pas encore exécutée : Satan n’est pas encore lié (Apocalypse 20. 2), ni jeté dans l’étang de feu (Apocalypse 20. 10). Mais Satan sait qu’il a un temps limité et aucun moyen n’est trop « coûteux » pour établir son semblant de règne provisoire. Au fond, spirituellement, il n’y a qu’une guerre : la guerre de Satan contre Dieu ; et il n’y a que deux camps : les enfants de Dieu et les enfants du diable. Chaque camp a ses armes et ses ressources, les enfants de Dieu sont du côté de Jésus le Vainqueur, mais ils ne peuvent triompher que dans l’obéissance et la dépendance de Jésus-Christ.
2.d) Les buts de Satan :
Ils sont simples dans le sens qu’ils sont entièrement opposés à ceux de Dieu : contrecarrer les desseins divins en entraînant le plus d’êtres humains possible à la perdition et en faire chuter les croyants en Jésus.
Quant aux moyens employés par Satan pour essayer de tromper les croyants, soulignons-en le mélange subtil de la vérité et de l’erreur, du bon et du mauvais. Oui, connaissant la Sainteté inflexible de Dieu, Satan incite les êtres humains à pécher pour qu’ils déshonorent Dieu et attirent sur eux son juste jugement.
L’opposition systématique de Satan à Dieu l’amène à mettre en place une échelle de valeurs dites « inversées ». Ainsi, dans le royaume des ténèbres, tout ce qui est interdit par le seul Dieu Saint est proclamé bon et louable. Le royaume de Satan a pour fondement le mal qui se traduit sous forme de violence, de corruption et de faux cultes. « Le monde entier est sous la puissance du malin » (1 Jean 5. 19).
C’est dire combien nous enfants de Dieu devons être prudents ; nous sommes en terrain ennemi où tout est miné : nous devons marcher soigneusement, avec circonspection.
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