Sauvés par la Grâce de Dieu, par le moyen de la foi
« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2. 8-9)
Toutes les bénédictions que Dieu a répandues sur l'être humain viennent de sa pure grâce, de sa bonté ou de sa faveur ; faveur libre, non méritée, complètement gratuite ; l'être humain n'ayant aucun mérite au plus petit des bienfaits du Seigneur Dieu. Car ce fut dans Sa grâce gratuite que « Dieu forma l'être humain de la poussière de la terre et souffla en lui une âme vivante » (Genèse 2. 7). Ce fut dans Sa grâce que Dieu grava sur cette âme vivante l'image de Dieu et mit toutes choses sous ses pieds. La même libre grâce nous procure aujourd'hui la vie, la respiration et toutes choses. Elles sont donc autant de preuves de plus d'une miséricorde, et toute justice qui peut se trouver en l'être humain est aussi un don de Dieu.
Par quel moyen l'être humain pécheur expiera-t-il donc le moindre de ses péchés ? Par ses œuvres ? Non : fussent-elles aussi nombreuses et aussi saintes que possible, elles ne sont pas à lui, elles sont à Dieu ; mais en réalité, les oeuvres des êtres humains pécheurs sont toutes impures et pleines de péché, de sorte que chacune d'elles a besoin d'une nouvelle expiation. L'être humain pécheur ne produit que des fruits mauvais sur un mauvais arbre ; or son cœur est entièrement corrompu et abominable, puisqu'il est « privé de la gloire de Dieu », de cette glorieuse justice gravée au commencement sur son âme, d'après l'image de Dieu son Créateur.
Les êtres humains n'ayant ainsi rien à faire valoir, ni justice ni œuvres, leur bouche est fermée devant Dieu. Si donc les êtres humains pêcheurs trouvent grâce auprès de Dieu, il y a là de la part du Seigneur grâce sur grâce. Si Dieu consent encore à répandre sur nous de nouvelles bénédictions, même la plus grande des bénédictions (le salut) ; que pouvons-nous dire à cela, sinon : « Grâces soient rendues à Dieu de son don ineffable » (2 Corinthiens 9. 15). Oui, il en est ainsi : « Dieu fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous n'étions que pécheurs, Christ est mort pour nous sauver » (Romains 5. 8). Oui, nous sommes sauvés par grâce, par le moyen de la foi. La grâce est la source du salut, la foi en est la condition.
Quelle est donc la foi par laquelle nous sommes sauvés ?
On peut répondre d'abord, en général, c'est la foi dans le seul vrai Dieu, c'est la foi en Jésus-Christ. Ce caractère la distingue assez de la foi des païens anciens ou modernes. La foi n'est pas une simple croyance rationnelle, spéculative, un assentiment à la vérité, froid et sans vie, une série d'idées dans la tête ; mais la foi est une disposition du cœur. Car ainsi parle L’Écriture : « Si tu confesses le Seigneur Jésus de ta bouche, et que tu croies dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. On croit du cœur pour obtenir la justice...» (Romains 10. 9).
La foi en Jésus-Christ reconnaît la nécessité et la vertu propitiatoire de Sa mort sur la croix ainsi que l'efficacité de Sa résurrection. Elle reconnaît Sa mort comme l'unique moyen suffisant pour racheter l'être humain de la mort éternelle, et Sa résurrection comme notre restauration à la vie et à l'immortalité, puisque Jésus « a été livré pour nos offenses et qu'il est ressuscité pour notre justification » (Romains 4. 25). La véritable foi chrétienne est une pleine confiance dans l’œuvre de Jésus-Christ, un repos de l'âme sur les mérites de Sa vie, de Son sang, de Sa mort et de Sa résurrection ; un recours à Jésus comme étant notre sacrifice expiatoire et notre vie, comme s'étant donné pour nous et comme vivant en nous. La foi, c'est recevoir Christ, s'appuyer sur Lui, s'unir et s'attacher à Lui comme à notre « sagesse, justice, sanctification et rédemption » (1 Corinthiens 1. 30), en un mot, comme à notre salut.
Quel est ce salut obtenu par la foi ?
Voilà la délivrance qui s'obtient par la foi ; c'est ce grand salut annoncé par l'ange Gabriel avant que Dieu ne fasse venir son premier-né dans le monde : « Tu lui donneras le Nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » (Matthieu 1. 21). Nous tous qui croyons et qui plaçons notre confiance en Jésus sommes sauvés de tous nos péchés passés et présents et futurs. Par la foi en Jésus, nous sommes délivrés de la culpabilité et de la puissance du péché. Oui, nous sommes sauvés de la culpabilité de tout péché passé. « La justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ a été manifestée pour tous ceux qui croient » (Romains 3. 22), et ils sont maintenant « justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné, pour être une victime propitiatoire par la foi en son sang, afin de faire paraître sa justice par le pardon des péchés commis auparavant » (Romains 3. 24-25).
Jésus-Christ a enlevé « la malédiction de la loi, ayant été fait malédiction pour nous » (Galates 3. 13). « Il a effacé l'obligation qui était contre nous, et il l'a entièrement annulée en l'attachant à la croix » (Colossiens 2. 14). « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8. 1). Et étant délivrés de la culpabilité, ils le sont aussi de la crainte. Ils n'ont point « reçu un esprit de servitude, mais l'esprit d'adoption, par lequel ils crient : Abba, c'est-à-dire, Père ; c'est ce même Esprit qui rend témoignage à leur esprit qu'ils sont enfants de Dieu » (Romains 8. 15-16). Ils sont aussi délivrés de la crainte, mais non de la possibilité de perdre la grâce, et d'être privés des grandes et précieuses promesses de Dieu. Ainsi ils ont la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ. Ils se réjouissent « dans l'espérance de la gloire de Dieu. L'amour de Dieu est répandu dans leurs cœurs par le Saint-Esprit qui leur a été donné » (Romains 5. 5b) ; et par là ils ont « l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni les choses élevées, ni les choses basses, ni aucune autre créature, ne les pourra séparer de l'amour que Dieu leur a montré en Jésus-Christ Notre-Seigneur » (Romains 8. 38-39).
C'est là le salut reçu par la foi, c'est la délivrance du péché et de ses conséquences. Nous sommes délivrés de la culpabilité et de la peine du péché, par le sacrifice de Christ actuellement appliqué à nos âmes qui croient maintenant en Jésus. Nous sommes délivrés de l'empire du péché par Christ, nous sommes justifiés et vraiment nés de nouveau par l’œuvre du Saint-Esprit, nés à une vie nouvelle « cachée avec Christ en Dieu » (Colossiens 3. 3). Amen !!!
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