Comment Adam a-t-il pu pécher si sa volonté était parfaite ?
Adam avait la capacité de ne pas pécher et la capacité de pécher. Par son obéissance à Dieu son Créateur, il devait obtenir l’incapacité de pécher ; mais par sa désobéissance, il devint incapable de ne pas pécher. Voir Ecclésiaste 7. 29.
Lors d’un de ses plaidoyers, Job pose une excellente question : « Comment d'un être souillé sortira-t-il un homme pur ? Il n’en peut sortir aucun » (Job 14. 4). Inversons maintenant cette question pour le bien de notre présente réflexion : "Comment d’un être pur sortira-t-il un homme souillé ? Il en est pourtant sorti un !" La constitution d’Adam, lors de sa création par Dieu, était-elle déficiente pour qu’il puisse être séduit par le péché ? La possibilité de pécher serait-elle demeurée pour toujours avec les hommes si le premier homme n’avait pas lui-même péché ?
Dans son état d’innocence, l’être humain avait la liberté et le pouvoir de vouloir et de faire ce qui est bon et agréable à Dieu. Mais puisque Dieu a créé l'être humain avec le choix de Lui obéir ou de Le désobéir, l'être humain était cependant muable et pouvait donc en déchoir.
Oui; l’être humain a été créé dans son état d’innocence, mais la chute de l'être humain s’en est suivi par sa désobéissance à Dieu. Avant de pouvoir répondre à la question : comment Adam a-t-il pu pécher ?, Et aux questions sous-jacentes, il nous faut premièrement définir ce qu’est la liberté. La conception populaire de la liberté est généralement réduite à un simple choix entre des options. Pour plusieurs, être libre, c’est pouvoir choisir de faire le bien ou de faire le mal. Cette définition est incomplète puisque la liberté ne se réduit pas uniquement à choisir ce que l’on veut. Deuxièmement, cette définition est erronée, puisque Dieu est libre et Il fait ce qu’Il veut (voir Psaumes 115. 3 ; Daniel 4. 35), pourtant, Dieu ne peut pas faire le mal, ni être tenté par le mal (Habacuc 1. 13 ; 2 Timothée 2. 13 ; Jacques 1. 13 ; 1 Jean 1. 5).
La liberté parfaite consiste à ne pouvoir faire volontairement que le bien ; être complètement affranchi du mal, du mensonge, du péché et de la mort. C’est cette liberté qui est promise par Jésus-Christ à ceux qui croient en Lui : "Et Jésus dit aux Juifs qui avaient cru en Lui : Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Ils lui répondirent : Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ? En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres" (Jean 8. 31-36).
La liberté que le Seigneur Jésus-Christ promet n’est pas la simple capacité de choisir entre le bien et le mal, mais c'est l’affranchissement du mal. La liberté promise est celle que possèdent Dieu, les anges élus, et que Jésus le Fils de Dieu seul peut donner : c'est une capacité à ne choisir que le bien et un cœur qui aime Dieu parfaitement et sans partage. Voilà ce que signifie être réellement libre !
Adam avait-il une telle liberté ? S’il l’avait eue, il n’aurait pas pu déchoir. Cependant, cela ne signifie pas que le premier homme fut créé avec une déficience ou une insuffisance relative à sa volonté ou morale. Adam possédait la capacité de ne pas désobéir à Dieu, et la capacité de désobéir à Dieu, mais il ne possédait pas encore l’incapacité de pécher. Autrement dit, Adam a été créé parfait par Dieu, mais avec le choix de Lui obéir ou de ne pas Lui obéir. Adam était donc sujet à pécher, il avait la possibilité de pécher, ou de ne pas pécher en obéissant à Dieu. Lors de sa création par Dieu, Adam n’était pas encore pécheur.
La chute était possible pour Adam en raison de sa capacité d'obéir à Dieu ou de Lui désobéir, pendant la période de mise à l'épreuve. L’être humain fut créé par Dieu avec un objectif eschatologique : atteindre la vie éternelle par son obéissance. Cette vie éternelle aurait consisté, entre autres choses, en un état d’incorruptibilité (voir 1 Corinthiens 15. 54 ; 1 Jean 3. 9). Alors qu’il était dans un état d’innocence, l’être humain devait accomplir l’alliance des œuvres et, grâce à son obéissance, sa capacité à pécher aurait fait place à l’incapacité de ne pas pécher.
La condition initiale d’Adam n’était pas prévue par Dieu pour demeurer de manière permanente. Adam, avant de goûter au fruit de la connaissance du bien et du mal, était dans un état d’innocence et d’enfance spirituelle. Il devait grandir par la voie de l’obéissance à Dieu, mais il a choisi de grandir par la voie de la désobéissance à Dieu. Adam aurait pu devenir irréprochable par l'obéissance à Dieu et toute sa postérité après lui n'aurait pas péché. Mais Adam s’est corrompu et toute sa postérité avec lui devinrent pécheurs, c’est-à-dire incapable de ne pas pécher. La capacité du premier homme, de choisir d'obéir ou de désobéir à Dieu, était une condition temporaire qui devait déterminer son futur, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire.
Résumons donc l’explication de la chute de l'être humain à la lumière des données que nous possédons : Dieu a décrété la chute afin de manifester par elle sa gloire (Romains 9. 22-23). Cependant, ce décret n’a pas annulé la liberté d’Adam, ni la réalité des alternatives qui se présentaient à lui à l’issue de l’alliance des œuvres en Éden ; car Dieu fit de l’être humain le maître temporel de sa volonté (Ecclésiaste 7. 29). La parfaite harmonie entre ce décret et cette liberté échappe à la raison humaine (Romains 11. 33). Cependant, au niveau concret, Adam a pu pécher malgré sa perfection, car son état d’innocence était muable : il pouvait déchoir ou être définitivement confirmé dans la justice (Genèse 2. 8-17 ; Deutéronome 30. 19). Entraîné par sa femme Ève, elle-même séduite par le serpent, Adam choisit la mort (Romains 5. 12, 17-19). L’homme a non seulement perdu sa justice originelle, mais également sa capacité de ne pas pécher, il devint dès ce moment asservi à la puissance du péché, et depuis, il demeure incapable d’obéir à Dieu (Ecclésiaste 7. 20 ; Romans 8. 7).
Saisir la Grâce de Dieu
Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. (Hébreux 4. 16)
Nous trouvons l'Amour de Dieu en plénitude en nous approchant du Trône de la Grâce. Là, siège Jésus-Christ, le Roi des rois, plein de compassion pour ceux qui s'approchent de Lui. Durant sa vie sur la terre, Jésus a Lui-même expérimenté la souffrance dans son corps et dans son âme. Il peut ainsi nous comprendre parfaitement, et nous accorder sa Grâce d'être secourus dans tous nos besoins.
Que serait notre vie aujourd'hui sans la Grâce de Dieu ? Elle concerne toutes les choses que Dieu nous donne gratuitement, sans que nous l'ayons mérité. La Grâce de Dieu nous accorde le souffle de vie, et le salut (Romains 6. 23). Par la Grâce de Dieu, nous sommes déclarés justes aux yeux de Dieu et nous pouvons entrer avec assurance dans Sa présence (Romains 3. 24). La Grâce de Dieu nous permet d'être la personne que nous sommes aujourd'hui, et de faire ce que nous serions incapables de faire par nous-mêmes (1 Corinthiens 15. 10). Elle produit en nous le désir et le pouvoir d'obéir à Dieu en éclairant notre intelligence. Nous pouvons ainsi faire face à nos circonstances et trouver la force de surmonter nos difficultés. La Grâce de Dieu est pleinement présente pour nous préserver, lorsque nous sommes dans la fournaise de l'épreuve, et elle sait rafraichir notre âme desséchée.
Réalisons simplement que la Grâce de Dieu est à notre disposition pour nous accorder le secours dont nous avons besoin dans notre vie sur la terre. Recevons-la avec un cœur plein de foi. Elle pourra ainsi couler comme un flot puissant, capable de porter la barque de notre vie, même dans la tempête. Elle est suffisante pour aplanir chaque montagne et combler chaque fossé sur le chemin de notre destinée.
UNE PRIÈRE : Merci Seigneur Jésus pour ta Grâce qui nous est offerte. Nous voulons la saisir par la foi. Elle est puissante pour nous secourir dans nos besoins quels qu'ils soient, et nous permettre de vivre une vie chrétienne victorieuse. AMEN !
Jésus-Christ, Celui dont le monde n'a pas voulu
"Jésus donc sortit, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Il sortit, portant sa croix, et s'en alla au lieu appelé lieu du Crâne... où ils le crucifièrent" (Jean 19. 5, 17)
Marie coucha Jésus dans une crèche parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie (Luc 2. 7). Jésus-Christ rendit visite à notre monde sans y trouver un lieu pour reposer sa tête (Matthieu 8. 20). Et Jésus mourut, cloué sur une croix, comme si la terre refusait de Lui laisser poser les pieds sur elle.
Jésus sortit du tribunal, le corps meurtri par un fouet, portant une couronne d'épines sur la tête et vêtu, par dérision, d'un vêtement royal. On lui donnait des gifles, on crachait sur Lui, et on criait à Pilate : Ote, crucifie-Le ! Il doit mourir ! Un tel déchaînement de violence et de haine nous serre le cœur. Le monde entier, représenté par Pilate, va commettre son plus grand crime : en crucifiant Jésus le Messie venu sur la terre pour le Salut de quiconque croit.
« Jésus sortit, portant sa croix » (Jean 19. 17). Il sort, chassé de sa ville par les habitants. La douleur profonde que Jésus-Christ dut éprouver en franchissant la porte de Jérusalem, la ville que Dieu avait choisi pour y faire habiter son Nom, nous ne pouvons pas la connaître. Rien n'est épargné à Jésus : bien que son corps soit meurtri par les coups, on met la croix sur son épaule. Le monde l'avait rejeté, le peuple demande sa crucifixion.
On pourrait s'étonner que Dieu ait supporté un tel déversement de haine sur son Fils bien-aimé. Pourtant, il n'y a qu'une réponse : « Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui... ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Nous, les disciples de Jésus, sommes aussi haïs par le monde :
Jésus dit ceci : "Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé" (Matthieu 10. 22). "Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.…" (Jean 15. 18-19).
Les disciples de Jésus étaient haïs par le monde parce qu’ils avaient reçu de notre Sauveur Jésus son témoignage de l’Amour du Père, et ils étaient réconciliés avec Dieu et vivait selon sa Volonté. Le monde nous détestera nous aussi lorsque nous agissons selon la volonté du seul vrai Dieu qui s'est révélé à nous en son Fils Jésus-Christ.
« Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé » (Jean 17. 22-23).
Le monde voit ces choses, et il y a une plus grande puissance dans la prédication par nos actes, et par nos attitudes, qu’il n’y en a dans nos paroles. Nous devons être des « porteurs » de la Parole de Dieu de façon à ce que le monde puisse voir Jésus-Christ en nous.
Deux destinées éternelles : le Paradis ou l'Enfer
LE PARADIS EST LA DESTINÉE ÉTERNELLE DES CROYANTS EN JÉSUS :
L'étude de la « destinée éternelle » est considérée à juste titre comme une subdivision de la discipline générale de l'eschatologie, ou doctrine de la fin des temps. Nous devons d'abord admettre que le seul témoignage certain dont nous disposions à ce sujet est celui de la Bible, et qu'aucun autre « livre saint », ni nulle autre philosophie n'a la même autorité, ni le même degré de fiabilité.
Le terme grec le plus souvent traduit par « éternel » dans la Bible est "aionos", qui décrit quelque chose qui n'a ni commencement et ni fin dans le temps, ou, qui a un commencement mais pas de fin. Le sens exact dépend toujours du contexte. Associé à la « vie » (zoé en grec), il désigne non seulement une vie sans fin, mais aussi d'une qualité différente de celle de la vie biologique et physique.
Nous savons que tous les véritables croyants en Jésus recevront un corps ressuscité (1 Corinthiens 15. 42). Dans l'éternité, nous ne serons donc pas des esprits désincarnés, mais nous aurons, au Retour de Jésus, un corps glorifié, adapté à notre existence éternelle au Ciel.
La Bible ne donne que peu de détails sur notre état éternel. Les Écritures parlent des Nouveaux Cieux et de la Nouvelle Terre que Dieu créera, ainsi que de la Nouvelle Jérusalem, qui descendra d'auprès de Dieu sur la Nouvelle Terre (Apocalypse 21. 1-2). Dans cette nouvelle création, « le tabernacle de Dieu [sera] parmi les hommes ! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, (Il sera leur Dieu) » (Apocalypse 21. 3) « Ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4. 17).
Notre existence éternelle sera très différente de notre existence terrestre : « La mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu » (Apocalypse 21. 4). La malédiction du péché sera abolie (Apocalypse 22. 3). On imagine difficilement un monde sans deuil, ni douleur, mais c'est bien ce que Dieu a promis, une réalité qui défie l'imagination : « comme il est écrit, ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme, Dieu l'a préparé pour ceux qui l'aiment. » (1 Corinthiens 2. 9, voir aussi Ésaïe 64. 4).
Notre existence éternelle ne sera pas non plus troublée par les mauvais souvenirs de notre vie sur terre, mais notre joie sera infiniment plus grande que tout : « En effet, je crée un nouveau ciel et une nouvelle terre. On ne se souviendra plus des premiers événements, ils ne viendront plus à l'esprit » (Ésaïe 65. 17).
Notre destinée éternelle est de servir le Seigneur Jésus (Apocalypse 22. 3), de Le voir face à face (Apocalypse 22. 4) et d'avoir une santé parfaite (Apocalypse 22. 2). 2 Pierre 3. 13 parle d'un Nouveau Ciel et d'une Nouvelle Terre « où la justice habitera », qui ne sera pas souillé par l'ombre du péché.
Dès le commencement de la création, Dieu a voulu rassembler ses élus dans ce lieu de plénitude et de gloire (Romains 8. 30, Philippiens 1. 6), où il n'y aura plus de péché, plus de malédiction, plus de mort, ni d'adieux, grâce au parfait sacrifice de Jésus sur la croix. Ce plan parfait se réalisera dans l'éternité, où l'humanité accomplira enfin sa destinée : « glorifier Dieu et le louer éternellement ».
L'ENFER EST LA DESTINÉE ÉTERNELLE DES NON-CROYANTS EN JÉSUS, C'EST UNE SÉPARATION ÉTERNELLE D’AVEC DIEU :
La Bible dit clairement qu'il y a deux destinées possibles pour l'âme humaine après la mort physique : le Ciel ou l'Enfer (Matthieu 25. 34, 41 et 46 ; Luc 16. 22-23). Seuls les justes hériteront la vie éternelle, et nous ne pouvons être déclarés justes devant Dieu que par la foi en la mort et en la résurrection de Jésus-Christ (Jean 3. 16-18, Romains 10. 9). Juste après la mort, l'âme des justes va directement dans la présence de Dieu au Ciel (Luc 23. 43, 2 Corinthiens 5. 8, Philippiens 1. 23).
Quant à ceux qui n'auront pas accepté Jésus-Christ comme leur Seigneur et Sauveur, dès leur décès, ils subissent dans le Séjour des morts un châtiment éternel (2 Thessaloniciens 1. 8-9). Ce châtiment est comparé par exemple à un étang de feu (Luc 16. 24, Apocalypse 20. 14-15), aux ténèbres extérieures (Matthieu 8. 12), et à une prison (1 Pierre 3. 19). Il est éternel (Jude 1. 13, Matthieu 25. 46). L'idée d'une deuxième chance de repentance après la mort n'a aucun fondement biblique. Hébreux 9. 27 dit clairement que "tous passeront par la mort physique, après quoi viendra le jugement". Les enfants de Dieu ont déjà été jugés sur la croix de Jésus qui a pris sur Lui leur condamnation. Quand nous croyons en Jésus, Jésus prend notre péché et nous donne sa Justice. Parce que Jésus a pris sur Lui notre juste châtiment, nous n'aurons plus à craindre d'être éternellement séparés de Lui. Le jugement des incroyants est encore à venir à la fin des temps.
2 Thessaloniciens 1. 8-9 dit que Jésus-Christ reviendra « pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n'obéissent pas à l'Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils auront pour peine une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de la gloire de sa force ». L'horreur de l'Enfer ne sera pas que la torture physique, mais aussi l'agonie d'être séparé de tout ce qui peut rendre heureux. Dieu est la source de toute bien (Jacques 1. 17), et ceux qui sont séparés de Lui sont privés de tout ce qui est bon pour eux. L'Enfer sera un lieu de péché perpétuel, et ceux qui y souffriront auront pleinement conscience de l'horreur du péché. Leur remords, leur culpabilité, et leur honte seront infinis, avec la conviction que leur châtiment est juste.
Toute illusion sur la « bonté humaine » aura disparu. Être séparé de Dieu, c'est être exclu pour toujours de Sa lumière (1 Jean 1. 5), de Son amour (1 Jean 4. 8), de Sa joie (Matthieu 25. 23), et de Sa paix (Éphésiens 2. 14), dont Dieu est la source. Tout ce qu'il y a de bon en l'être humain ne fait que refléter le caractère de Dieu, en l'image de qui nous avons été créés (Genèse 1. 27).
Au Paradis, tous les enfants de Dieu qui, durant leur vie sur la terre, ont été régénérés (nés de nouveau) par le Saint-Esprit de Dieu, demeureront éternellement avec Dieu dans un état de perfection. "Ils seront semblables à Jésus, car ils Le verront tel qu'Il est" (1 Jean 3. 2). Tandis que ceux qui seront jetés en Enfer n'auront aucune part à ce qui est de Dieu. Toutes leurs œuvres sur terre, par lequel ils espéraient être sauvés, sera exposé comme une forme d'égoïsme, de convoitise et d'idolâtrie (Ésaïe 64. 6). Car, face à la parfaite Sainteté divine, aucune bonté humaine ne fait le poids. Ceux qui seront en Enfer ne pourront plus jamais voir la face de Dieu, entendre sa voix, recevoir son pardon, ou se réjouir de sa présence. La séparation éternelle avec Dieu est donc le châtiment ultime pour tous ceux qui rejettent ou négligent le parfait Salut en Jésus-Christ.
Comment une personne est-elle convertie à Dieu ?
Pour qu’une personne puisse être convertie à Dieu, elle doit être efficacement appelée à Lui par le Saint-Esprit au moyen de la Parole de Dieu (Voir 1 Thessaloniciens 1. 5 et 9).
Il y a différentes façons d’expliquer la conversion. Généralement, lorsqu’une personne raconte sa conversion, elle donne un témoignage personnel qui relate les circonstances qui l’ont amenée à la repentance et à la foi envers Dieu. Bien que la plupart des témoignages attribuent la conversion à l’intervention de Dieu, c’est souvent le côté humain de la conversion qui est présenté. Cependant, une conversion qui n’a que le côté humain ne vient pas d’une intervention divine. Aujourd'hui, nous allons voir en termes théologiques le côté divin de la conversion.
Ceux que Dieu a prédestinés à la vie, il lui plaît, au temps que Dieu seul a fixé, de les appeler efficacement par sa Parole et son Esprit, hors de l’état de péché et de mort dans lequel ils sont par nature, à la grâce et au salut par Jésus-Christ. Dieu éclaire spirituellement leur intelligence et leur donne de comprendre à salut les vérités divines. Dieu enlève leur cœur de pierre, pour leur donner un cœur de chair ; il renouvelle leur volonté, et par son pouvoir Tout‑Puissant, les oriente vers ce qui est bien, et les attire efficacement à Jésus-Christ. C’est cependant très librement qu’ils viennent, Dieu produisant leur vouloir par sa grâce.
La vraie conversion au vrai Dieu est l’œuvre de Dieu seul. L’être humain est le sujet de la conversion, mais il n’est pas l’agent de celle-ci. Ceux qui, par le moyen de la foi en Jésus, se repentent de leurs péchés et sont convertis par Dieu, sont « ceux que Dieu a prédestinés à la vie ». La conversion d’un pécheur se produit « au temps que Dieu seul a fixé ». Chaque conversion authentique n’est donc pas un simple récit humain d’une expérience religieuse personnelle, mais elle raconte comment Dieu Lui-même appelle ses enfants. La conversion de Paul dans Actes 9. 3-9, et celle de Timothée dans 2 Timothée 1. 5 et 3. 15 sont très différentes l’une de l’autre ; mais chacune est fondée sur l’élection inconditionnelle et la vocation divine (Galates 1. 15 ; 2 Timothée 1. 9).
Nous pouvons décrire la conversion en termes "d’appel de Dieu". Cette terminologie correspond à celle de la Bible qui utilise le concept de la vocation efficace de Dieu (voir Romains 4. 17), pour expliquer la conversion des pécheurs.
Il y a deux appels qui vont de pair, mais qu’il faut distinguer. L’appel externe et universel et l’appel interne et efficace.
L’appel externe, s’il est seul, est inefficace pour convertir une âme rebelle, il lui faut l’efficacité de l’appel interne. Cependant, l’appel interne ne peut pas avoir lieu sans l’appel externe : « Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? » (Romains 10. 14).
L’appel externe vient de la vérité révélée par la Parole de Dieu. Dieu appelle tous les êtres humains au salut et les invite à se repentir de leurs péchés et à croire l’Évangile (Matthieu 28. 19 ; Actes 17. 30 ; Romains 2. 4 ; 1 Timothée 2. 4). Cet appel correspond à la volonté de Dieu et est absolument nécessaire à la conversion, autrement Dieu demeurerait inconnu (Actes 17. 23 et suivants). L’appel interne procède de l’appel externe lorsque le Saint-Esprit appelle efficacement des pécheurs par la Parole de Dieu (1 Thessaloniciens 1. 5 et 2. 13 ; 1 Pierre 1. 23). Cet appel correspond à la volonté du décret de Dieu et marque le moment de la conversion (Romains 8. 30). Pour qu’une conversion soit authentique, il faut ces deux appels : par l’Évangile et par le Saint-Esprit. Entendre l’Évangile seulement ne sauve pas. Être appelé efficacement par Dieu au moyen de l’Évangile, voilà comment se produit la vraie conversion.
Partout où les Saintes Écritures nous rapporte des conversions, nous voyons ces deux appels à l’œuvre. Lorsque Paul prêcha à Icone, plusieurs entendirent l’appel général de Dieu et rejetèrent l’Évangile, par contre « tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent » (Actes 13. 48). Un peu plus loin dans le livre des Actes, Lydie, la marchande de pourpre, a non seulement entendu la Bonne Nouvelle de la Grâce de Dieu, mais « le Seigneur Jésus lui ouvrit le cœur, pour qu’elle fût attentive à ce que disait Paul » (Actes 16. 14) ; c’est pourquoi elle fut convertie. Encore un peu plus loin, alors que l’apôtre Paul appelait les Athéniens à la repentance et leur faisait entendre l’appel général de Dieu, « les uns se moquèrent, et les autres dirent : Nous t’entendrons là-dessus une autre fois..., Quelques-uns néanmoins s’attachèrent à lui et crurent » (Actes 17. 32, 34). Les premiers ne reçurent que l’appel général, tandis que les seconds reçurent également l’appel efficace, voilà comment s’explique la différence entre leurs réponses respectives. C’est la grâce de Dieu seule qui fait la différence entre les convertis et les non-convertis.
La distinction entre l’appel externe et général ; et l’appel interne et efficace, est de la plus haute importance. D’une part, l’appel externe nous indique quel est notre devoir comme ambassadeurs de Dieu dans le monde : nous devons appeler tous les êtres humains à être réconciliés avec Dieu (voir 2 Corinthiens 5. 19-20 ; Éphésiens 6. 19-20). D’autre part, l’appel interne nous rappelle que nous n’avons pas besoin de forcer la conversion de quiconque, en risquant de produire des conversions artificielles, mais il suffit de proclamer l’Évangile pour que Dieu sauve son peuple (1 Corinthiens 1. 21, et 3. 6-7 ; 2 Corinthiens 2. 15-17).
Une conversion authentique produira un changement à trois niveaux : la pensée, le cœur et la volonté. La régénération opérée par le Saint-Esprit agit simultanément sur ces trois dimensions de l’être et poursuit ensuite leur transformation par la sanctification.
Voici comment nous pouvons décrire la transformation initiale de chacune de ces parties.
- « Il éclaire spirituellement leur intelligence et leur donne de comprendre à salut les vérités divines ». Depuis la chute, l’intelligence de l’être humain est naturellement opposée à la connaissance de Dieu et l’empêche de connaître la vérité (voir Romains 1. 18 ; 1 Corinthiens 2. 14 ; Éphésiens 4. 18). La conversion produit un changement de la pensée afin de conformer celle-ci à la vérité (voir Ésaïe 55. 7-11 ; Actes 26. 18 ; Éphésiens 4. 20-24).
- Reprenons ensuite le langage biblique d’Ézéchiel 36. 26 pour décrire la conversion du cœur : « Il enlève leur cœur de pierre, pour leur donner un cœur de chair ». Ce changement des affections du cœur est aussi présenté comme une circoncision spirituelle (voir Romains 2. 29, Romains 8. 5-6).
- « Dieu renouvelle leur volonté, et par son pouvoir Tout‑Puissant, Il les oriente vers ce qui est bien et les attire efficacement à Jésus-Christ ». Une volonté régénérée est un don de la Grâce de Dieu (Philippiens 2. 13).
Que faisons-nous des jours que Dieu nous donne ?
"Rachetez le temps, car les jours sont mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur" (Éphésiens 5. 16-17).
Qu’est-ce que 80 ans, 90 ans, voir même 100 ans ? La vie n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de l’éternité ! Elle est comme une vapeur qui apparait, et qui disparait presque aussi vite. Il faut déjà que la fleur éclose, pour qu’elle puisse plus tard resplendir de beauté ! Mais elle finira, quoi qu’il en soit, par faner et mourir. C’est le cycle de la vie et nul ne peut le changer, que l’on soit riche ou pauvre, bon ou méchant, reconnu ou méprisé de tous, le sort est le même pour tout être vivant !
Mais que faisons-nous de ces jours qui nous sont donnés ? Comment les utilisons-nous ? Quel but suivons-nous, quel chemin empruntons-nous ? De cela dépendra notre vie ici-bas, mais surtout notre éternité !
En tant que véritables chrétiens, enfants de Dieu, notre but est la vie éternelle. C’est l’espérance que le Seigneur Jésus a mis dans notre cœur et nous marchons jour après jour sur le chemin de la Vérité avec persévérance et endurance. Nous luttons souvent, tantôt avec nous-mêmes, tantôt avec Satan qui est l’adversaire de nos âmes ; mais nous nous relevons toujours par la grâce du Seigneur Jésus.
Notre temps est court et nous ne pouvons le gaspiller. La gestion de ce temps nous a été confiée et nous en sommes pleinement responsables. Un jour viendra où nous rendrons des comptes de toutes les actions que nous aurons faites et de celles que nous n’aurons pas faites, de ce que nous aurons accompli avec l'élan de notre cœur et de tout ce que nous aurons négligé volontairement.
Moïse a dit : « Enseigne-nous à bien compter nos jours » (Psaumes 90. 12), et c’est une prière que chaque enfant de Dieu devrait faire ! "Montre-nous Seigneur ce qui est important, ce qui doit passer en premier dans mon emploi du temps, aide-moi à ne pas m’éparpiller dans des choses vaines et surtout à chercher ta volonté !"
Paul nous dit de racheter le temps (Éphésiens 5. 16), car les jours sont de plus en plus mauvais, il n’y a plus une minute à perdre avec les futilités du monde, les disputes de mots, les choses sans intérêt pour l’éternité et surtout tout ce qui n’est pas dans la volonté de Dieu !
Nous cherchons tous une vie stable, tranquille et confortable ; mais notre priorité ne devrait pas se porter sur les choses périssables, mais sur l’éternité. "Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez–vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu" (Colossiens 3. 1-3).
Notre manière de vivre est très révélatrice, elle est en quelque sorte le miroir de ce que nous sommes réellement. Une nouvelle création ne peut plus se comporter comme l’ancienne, puisqu’elle a été renouvelée, transformée au plus profond d’elle-même ! Paul est clair sur ce sujet : Si nous sommes ressuscités avec Christ, alors nous sommes mort à notre ancienne vie ! Notre regard n’est plus le même, il est désormais en Christ, il se porte sur toutes les choses célestes et non plus sur ce qui est appelé à disparaitre.
Ce n’est qu’en ayant un regard transformé que l’on peut mettre les priorités à leur place, dans le bon ordre ! Dieu devient alors notre seul et unique but, rien ne peut passer avant Lui, pas même les œuvres faites en son Nom !
Le problème est que ce n’est pas toujours le cas, et nous le voyons dans le livre de l’Apocalypse, lorsque Jésus en fait le reproche à l’église d’Éphèse : "Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour" (Apocalypse 2. 4). Cette église faisait des œuvres merveilleuses pour Dieu, et en tant qu’êtres humains, nous mettons en avant nos œuvres plutôt que Dieu Lui-même. Mais Dieu demanda à l'église d’Éphèse de se repentir sous peine de lui retirer son Esprit ! C’est très grave, car sans le Saint-Esprit, sans sa Lumière, c’est la mort assurée. Et pourtant, en tant que chrétiens, nous avons souvent du mal à envisager cela pour des chrétiens qui sont très actifs dans leur assemblée et qui passent beaucoup de temps à agir pour les autres.
Aucune œuvre, si bonne et grande soit-elle, ne nous sauvera, et nous ne devons pas l’oublier ! Les œuvres sont certes importantes, car sans les œuvres, nous démontrons que notre foi est vaine, mais les œuvres doivent toujours passer après Dieu.
Avons-nous suffisamment de sagesse pour savoir ce que cela veut dire ? "Afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse" (Psaumes 90. 12). Avons-nous réellement compris que les œuvres agréables à Dieu découlent avant tout de notre relation vivante et personnelle avec Lui ? « Que ta volonté soit faite, Seigneur ! » devrait être notre désir de chaque instant ! « Non pas ce que je veux », comme l’a dit Jésus, « mais CE QUE TU VEUX ! ».
Peut-être avons-nous perdu du temps jusqu’à ce jour avec ce que nous pensions être de Dieu. C'est pourquoi, il est temps de se ressaisir individuellement et de chercher la volonté de Dieu pour notre vie ! "Que veux-tu que je fasse, Seigneur ? Je n’ai plus de temps à perdre avec ce que je considère être de toi et qui ne l’est pas ! Je veux Te chercher en premier pour mieux te connaitre".
Demandons la sagesse à Dieu, et Il nous la donnera si nous ne doutons pas ! "Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre" (Jacques 1. 5-6).
Cherchons la face de Dieu, cherchons-le tant qu’il se trouve ! Ce n’est pas parce que Dieu est entré dans notre vie, que nous l’avons pleinement trouvé. Dieu veut se révéler à nous jour après jour, et il veut nous conduire dans sa vie de résurrection. Il veut nous enseigner qui Il est, et nous apprendre à marcher dans ses pas.
Ne perdons plus de temps, le Seigneur Jésus est à la porte et il frappe. Certains de ceux qui se disent chrétiens Le laissent dehors, parce qu’ils ne veulent pas être dérangés dans leur raisonnement et leur vie de confort. Pour eux, ils disent avoir Jésus et le Salut, ça leur suffit. Ils pensent avoir gagné le gros lot et ne s’embêtent pas à chercher Sa volonté. Jésus frappe à leur porte, il veut rentrer parce qu’Il n’a pas sa place dans leur cœur, bien qu’ils en soient persuadés ! Certains d’entre eux ont un agenda rempli d’activités chrétiennes, mais pourtant Jésus frappe à la porte de leur cœur et leur dit : « Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apocalypse 3. 20).
Ne gaspillons pas notre temps, mais mettons le Seigneur Jésus en premier dans notre vie et que nous puissions dire comme l'apôtre Paul : "Ce n'est plus moi qui vis, mais c'est Christ qui vit en moi !" (Galates 2. 20).
Quelle vérité glorieuse que celle de la résurrection de Jésus-Christ !
"Et si Jésus-Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore dans vos péchés" (1 Corinthiens 15. 17).
Nous avons été rachetés "par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu" (1 Pierre 1. 19-21).
La résurrection de Jésus-Christ
Les Saintes Écritures présentent des preuves concluantes de la Résurrection de Jésus-Christ qui est racontée en Matthieu 28. 1-20, Marc 16. 1-20, Luc 24. 1-53 et Jean 20.
"Comme elles ne savaient que penser de cela, voici, deux hommes leur apparurent, en habits resplendissants. Saisies de frayeur, elles baissèrent le visage contre terre; mais ils leur dirent: Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée" (Luc 24. 4-6).
Jésus-Christ ressuscité apparaît aussi dans le livre des Actes des apôtres (voir Actes 1. 1-11). On peut tirer de ces passages plusieurs « preuves » de la résurrection. Il y a d’abord le changement radical qui a eu lieu chez les disciples, lesquels étaient un groupe d’hommes effrayés qui se cachaient au moment de l'arrestation de Jésus, à des témoins forts et courageux de l’Évangile, parcourant le monde entier et prêchant l’Évangile. Qu’est-ce qui pourrait mieux expliquer ce changement radical que l’apparition de Jésus-Christ ressuscité ?
- Il y a le tombeau vide de Jésus : si Jésus n’était pas ressuscité, alors où son corps se serait-il trouvé ?
- Les disciples et d’autres ont vu le tombeau où il a été enseveli. Quand ils y sont retournés, son corps n’était plus là. Des anges ont dit aux disciples que Jésus était ressuscité des morts, comme il l’avait promis (voir Matthieu 28. 5-7).
- Les nombreuses apparitions de Jésus sont une autre preuve de sa résurrection (voir dans Matthieu 28. 5, 9 et 16-17, Marc 16. 9, Luc 24. 13-35, Jean 20. 19, 24 et 26-29, Jean 21. 1-14, Actes 1. 6-8, 1 Corinthiens 15. 5-7).
- Il y a eu aussi la vie de l’Apôtre Paul. Qu’est-ce qui l’a transformé de persécuteur de l’Église en Apôtre ? - C'est l’apparition de Jésus-Christ ressuscité et glorifié qu’il eut sur le chemin de Damas (Actes 9. 1-6).
L’importance qu’attachaient les Apôtres dans la Résurrection de Jésus est également une preuve de Sa Résurrection. Le passage-clé à ce sujet est 1 Corinthiens 15. Dans ce chapitre, l’Apôtre Paul explique pourquoi il est crucial de comprendre et de croire en la Résurrection. Il nous donne les raisons suivantes :
1) Si Christ n’était pas ressuscité, les croyants ne ressusciteraient pas non plus (1 Corinthiens 15. 12-15) ;
2) Si Christ n’était pas ressuscité, son sacrifice pour le péché ne serait pas suffisant (voir 1 Corinthiens 15. 16-19).
La Résurrection de Jésus est la preuve que sa mort a été agréée par Dieu pour l’expiation de nos péchés. Si Jésus était resté mort, cela aurait prouvé que son sacrifice n’avait pas été jugé suffisant. Par conséquent, les croyants ne recevraient pas le pardon des péchés et resteraient morts également (voir 1 Corinthiens 15. 16-19). Et il n’y aurait pas de vie éternelle, car Jésus-Christ est la Vie éternelle (Voir Jean 3. 16).
« Mais en réalité, Jésus-Christ est bien ressuscité, précédant ainsi ceux qui sont morts » (1 Corinthiens 15. 20).
3) Enfin, les Saintes Écritures disent clairement que tous ceux qui croient en Jésus-Christ seront ressuscités pour la vie éternelle, tout comme Lui (voir 1 Corinthiens 15. 20-23).
1 Corinthiens 15 poursuit en expliquant comment la Résurrection du Christ prouve sa victoire sur le péché et nous donne le pouvoir de vivre une vie victorieuse (voir 1 Corinthiens 15. 24-34), en décrivant la nature glorieuse de notre corps ressuscité (voir 1 Corinthiens 15. 35-49), et en proclamant que, par la Résurrection de Christ, tous ceux qui croient en Lui ont remporté la victoire sur la mort (voir 1 Corinthiens 15. 50-58).
Oh, quelle vérité glorieuse que celle de la Résurrection !
« Ainsi, mes frères et sœurs bien-aimés, soyez fermes, inébranlables. Travaillez de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas sans résultat dans le Seigneur » (1 Corinthiens 15. 58). D’après la Bible, la Résurrection de Jésus-Christ est clairement vraie : la Bible la raconte, mentionne 400 témoins qui l’ont vu ressuscité et base des doctrines chrétiennes cruciales sur l’historicité de sa résurrection.
Jésus-Christ seul nous sauve de tous nos péchés
Qu'est-ce que le péché ?
Selon la Bible, tout acte ou toute pensée contraire à la volonté de Dieu est un péché. Le péché est un affront à Dieu, un mépris de sa Sainteté et une offense à sa Gloire éternelle. Alors Saül dit à Samuel : « J'ai péché, car j'ai transgressé le commandement de l’Éternel » (1 Samuel 15. 24).
D'où vient le péché ?
Dans le premier livre de la Bible qui s'appelle la Genèse, nous avons un aperçu de l'aube de la création. Dieu créa le premier homme, Adam, et lui donna une femme, Ève. Ils marchaient tous deux en étroite relation avec Dieu. Dieu aimait Adam et Ève, qui eux aussi, répondaient avec bonheur à l'Amour de Dieu, savourant la complicité et la communion qu'ils expérimentaient avec Dieu leur Créateur. La vie humaine et terrestre était pleinement enrichissante et libre de tout stress. C'était le Paradis sur terre.
Malheureusement, cette vie paradisiaque fut de courte durée. Ce qui s'ensuivit eut des conséquences énormes. La Bible nous apprend qu'Adam et Ève ont été tentés et ont désobéi au commandement de Dieu. Dieu tint Adam pour responsable lorsqu'il s'est rebellé et a choisi de marcher dans sa propre voie. C'est la première manifestation de ce que la Bible appelle péché. Le résultat fut que non seulement Adam, mais tous ceux nés après lui héritent de ce défaut mortel.
Peu de temps après, l'entrée du péché dans le monde à travers Adam, Dieu promit la Venue de celui qui viendrait régler le problème et nous sauver du péché. Dieu dit : "Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon" (Genèse 3. 16).
Le Remède du péché :
La nature de l'être humain depuis Adam a laissé la violence, l'envie et la jalousie le dominer. La Bible appelle cela le péché. La conséquence encore aujourd'hui du péché d'Adam est une cassure, une séparation dans notre relation avec Dieu notre Créateur.
Mais grâce à Dieu qui nous aime infiniment, ce n'est pas la fin de l'histoire ! Peu après que le péché soit entré dans le monde par Adam, Dieu a promis la Venue de Celui qui réglerait le problème du péché et nous sauverait de son emprise. Ce Sauveur qui fut promis par Dieu le Père est son Fils unique, le Messie. Son Nom est Jésus-Christ. Et en tant que représentant parfait de Dieu, le Fils de Dieu vient dans ce monde sur la terre en se faisant Homme sans péché, car Lui seul avait le pouvoir de traiter parfaitement le problème du péché.
Qui est Jésus-Christ ?
L'être humain naît pécheur. Nous ne pouvons pas échapper à notre péché. Mais, il y a une Bonne Nouvelle ! Comme nous l'avons déjà souligné, au Commencement, Dieu créa le premier homme et la première femme. Presque aussitôt, ils cédèrent au péché. Alors, après des millénaires de préparation, au moment décidé par Dieu Lui-même, Dieu envoya l'ange Gabriel visiter une jeune vierge appelée Marie pour lui annoncer, alors qu'elle n'était pas mariée, qu'elle donnera naissance à un fils, qu'elle donnera le Nom de Jésus, le Fils de Dieu.
Lorsque Jésus devint un jeune homme, Il travailla comme charpentier dans l'entreprise de Joseph son père. Quoique Jésus ait fait face aux même tentations que chacun d'entre nous, Jésus a grandi en vivant une vie parfaite, sainte, sans péché.
A l'âge de 30 ans, Jésus quitta son métier pour commencer à partager le Message du Royaume de Dieu son Père. Beaucoup de personnes Le suivirent, beaucoup furent guéris, et des morts revinrent à la vie grâce à Jésus.
Alors les dirigeants religieux et politiques virent Jésus comme une grande menace. Ils collaborèrent et s'arrangèrent pour Le faire condamner à mort sur la base de faux témoignages. Jésus fut trahi, arrêté, jugé, fouetté et enfin cloué sur la croix. Jésus aurait pu appeler une multitude d'anges pour Le sauver, mais Il ne l'a pas fait. "Il a été conduit comme un agneau à l'abattoir, une brebis à la boucherie " (Ésaïe 53. 7). Enfin, ils Le crucifièrent à Golghota. Le sang de Jésus fut versé et Il mourut sur la croix.
Jésus-Christ seul nous sauve :
Mais c'est sur la croix que Jésus porta tous nos péchés sur Lui et les expia pour nous. Après avoir terminé de souffrir horriblement sur la croix, Jésus dit : "Tout est accompli" (Jean 19. 30). Oui, Jésus a vaincu tous nos péchés sur la croix, ainsi que Satan et toute son armée, etc... Le sang précieux de Jésus-Christ, qui fut versé sur la croix, est le seul remède de Dieu pour nos péchés. Jésus a satisfait aux exigences de Dieu en tant que "sacrifice parfait pour le péché". Amen !
Jésus-Christ fut enseveli dans une tombe qui est scellée. Au troisième jour, à la grande surprise de ses plus proches disciples, Jésus ressuscita des morts. Ses disciples trouvèrent le tombeau vide et ils sont étonnés. C'est alors que Jésus leur apparut, à eux, puis à des centaines d'autres personnes. Jésus les réconforta et apaisa leurs craintes en leur expliquant que ces événements incroyables concernant sa mort ont été depuis tous temps au cœur même du plan de Dieu.
Après sa Résurrection, Jésus passa 40 jours avec ses disciples. Puis Jésus monta au Ciel où Il est réuni à Dieu, son Père pour l'éternité. Dieu le Père Lui donna ensuite l'honneur suprême de dominer sur tout ce qui est sur la terre et dans le Ciel. Jésus-Christ est proclamé Seigneur des seigneurs et Christ (positions qu'Il occupe encore aujourd'hui et éternellement). "Seigneur" fait référence à sa Seigneurie, et "Christ" qui signifie "oint, Messie" fait référence à sa capacité de sauver. Jésus-Christ et Lui seul est le parfait Sauveur de l'humanité. De sa position d'autorité, Jésus nous invite à devenir ses disciples. En Jésus, nous sommes de nouvelles créatures, nous sommes nés de nouveau ! En Lui, nous avons le pardon de tous nos péchés. Gloire à Dieu !
Qui ne serait pas d'accord pour dire que c'est incroyable, mais c'est vraiment la Vérité ! Oui, Dieu le Père nous a donné en sacrifice son Fils unique Jésus-Christ. Pourtant, cela s'est passé pour une raison essentielle : pour que vous et moi puissions être rétablis dans une relation vivante et personnelle avec Lui le seul vrai Dieu, ce qu'Il a voulu depuis l'éternité.
L'importance de la résurrection de Jésus-Christ
La résurrection de Jésus est importante pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il témoigne de l'immense puissance de Dieu lui-même. Croire en la résurrection, c'est croire en Dieu. Si Dieu existe, et si Il a créé l'univers et a le pouvoir sur elle, Il a le pouvoir de ressusciter les morts. S'Il n'a pas ce pouvoir, Il n'est pas un Dieu digne de notre foi et de culte. Seul Celui qui a créé la vie peut la ressusciter après la mort, Lui seul peut renverser la laideur de ce qui est mort et Lui seul peut enlever l'aiguillon de la mort et Jésus a vaincu la mort (1 Corinthiens 15. 54-55). En ressuscitant Jésus d'entre les morts, Dieu nous rappelle sa souveraineté absolue sur la vie et la mort.
Deuxièmement, la résurrection de Jésus est un témoignage de la résurrection des êtres humains, qui est un principe fondamental de la foi chrétienne. Contrairement à toutes les autres religions, le christianisme seul possède l'un des fondateurs, qui traverse la mort et qui promet que ses disciples feront de même. Toutes les autres religions ont été fondées par des hommes et des prophètes dont la fin a été la tombe. En tant qu'enfants de Dieu, nous sommes réconfortés par le fait que notre Dieu s'est fait homme, mort pour nos péchés, et est ressuscité le troisième jour. Le tombeau ne pouvait pas Le retenir. Il vit, et Il siège aujourd'hui à la droite de Dieu le Père dans le Ciel.
Dans 1 Corinthiens 15, Paul explique en détail l'importance de la résurrection du Christ. Certains de Corinthe ne croyaient pas en la résurrection des morts, et, dans ce chapitre Paul donne six conséquences désastreuses s'il n'y a pas de résurrection :
1) la prédication du Christ n'aurait pas de sens (v. 14),
2) la foi dans le Christ serait inutile ( v. 14);
3) tous les témoins et les prédicateurs de la résurrection serait menteurs (v. 15);
4) ne serait racheté du péché (v. 17);
5) tous les croyants anciens auraient péri (v. 18), et
6) les chrétiens seraient les plus à plaindre sur la terre (v. 19).
Mais le Christ a en effet ressuscité des morts et "est devenu les prémices de ceux qui se sont endormis" (v. 20), assurant que nous allons le suivre dans sa résurrection.
La Parole inspirée de Dieu garantit la résurrection des enfants de Dieu à la seconde Venue de Jésus-Christ pour enlever l’Église. De tels espoirs et assurances résident dans un grand chant de triomphe, comme Paul écrit dans 1 Corinthiens 15. 55, "O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? "
Comment ces versets à la fin se rapportent à l'importance de la résurrection ? Paul répond: «... vous savez que votre travail dans le Seigneur n'est pas en vain» (v. 58). Il nous rappelle que parce que nous savons que nous seront ressuscités à une vie nouvelle, nous pouvons souffrir la persécution et du danger pour l'Amour du Christ (v. 29-31), comme il le faisait. Nous pouvons suivre l'exemple des milliers de martyrs à travers l'histoire de l’Église qui ont volontiers échangé leur vie terrestre pour la vie éternelle par la résurrection.
La résurrection est la victoire triomphante et glorieuse pour chaque croyant. Jésus Christ est mort, a été enseveli, et est monté au ciel le troisième jour selon les Écritures. Et, Il revient bientôt ! Les morts en Christ ressusciteront, et ceux qui restent et qui sont en vie à Sa venue seront changé et recevoir de nouveaux et glorieux corps (1 Thessaloniciens 4. 13-18). Pourquoi la résurrection de Jésus-Christ est-elle si important au salut ? Il a montré que Dieu a accepté le sacrifice de Jésus en notre nom. Cela prouve que Dieu a le pouvoir de nous élever d'entre les morts. Elle garantit que ceux qui croient dans le Christ qu'ils ne resteront pas morts mais seront ressuscités pour la vie éternelle. Tel est notre espoir béni !
Les dimensions de l'Amour de Jésus-Christ
Nous devons apprendre et comprendre toutes les dimensions de l'Amour de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ : « Afin que vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l'amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu » (Éphésiens 3. 18-19)
· La hauteur : L'Amour de Christ s'élève jusqu'au Ciel, jusqu'au Trône même de Dieu, où Jésus-Christ s'est assis à la Droite de son Père. Il pénètre au delà du voile, dans le lieu Très Saint de la présence de Dieu. « C’est par la grâce, (par l’Amour immérité de Dieu pour nous), que nous sommes sauvés, par le moyen de la foi ; cela ne vient pas de nous, c’est le don de Dieu » (Éphésiens 2. 8). C’est en effet d’une façon parfaitement libre, sans être contraint par quoi que ce soit, que Dieu a fait une alliance d’Amour. Dieu ne nous est redevable en rien. Son Amour est un Amour gratuit. Cette dimension de son parfait Amour parle de sa Souveraineté.
· La profondeur : L'Amour de Christ descend jusque dans l'abîme, afin de nous en faire remonter et nous faire asseoir avec Lui dans les lieux célestes. Jésus nous délivre des abîmes du péché, du pouvoir du malin et de ses puissances de ténèbres. La profondeur de l’Amour de Dieu se voit en Jésus-Christ, « Lui dont la condition était celle de Dieu, Il n’a pas estimé comme une proie à arracher d’être égal à Dieu, mais Il s’est dépouillé Lui-même en devenant semblable aux hommes, Il s’est humilié, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix » (Philippiens 2. 6-8). La profondeur de l’Amour de Dieu révèle le Dieu qui s’approche de nous, et qui s’identifie à nous. Par Amour, Jésus le Fils de Dieu a accepté de se revêtir de notre humanité, et d’être mis au rang des malfaiteurs. Et là encore, mieux que n’importe où, c’est l’Amour de Dieu qui se manifeste pleinement.
· La longueur : C'est un salut éternel qui se situe dans le temps éternel de Dieu et dans la distance infinie de son Amour, atteignant même le pécheur le plus éloigné. Dieu dit : « Je t’aime d’un amour éternel, c’est pourquoi je te conserve ma bonté » (Jérémie 31. 3). « Avec un amour éternel, j’aurai compassion de toi, dit ton Rédempteur, l’Éternel » (Ésaïe 54. 8). Dieu est Amour, Il nous aime depuis toujours et pour toujours. Pour nous enfants de Dieu, malgré la présence du péché dans notre nature humaine, Dieu a tout préparé pour nous sauver parfaitement et pour nous combler de ses bienfaits. Dieu nous aime constamment : son Amour ne varie pas selon ce que nous sommes. Dieu nous aimera toujours, demain comme aujourd’hui et éternellement. C'est une certitude ! Dieu est fidèle dans son alliance.
· La largeur : L'Amour de Jésus s'étend à tous les êtres humains sans exception, et Il efface tous les péchés des élus, de tous ceux qui placent réellement leur confiance en Lui, même les péchés qui nous paraissent les plus graves, les plus odieux. En Jésus-Christ, Dieu offre à chacun la certitude du Salut éternel. Tous ceux qui se tournent vers le seul vrai Dieu sont sauvés pour l'éternité. La Grâce de Dieu se manifeste en ce qu’Il a envoyé son Fils Jésus pour témoigner pleinement de la dimension de son Amour : Sans distinction de race, de sexe, de condition sociale, Jésus sauve quiconque place en Lui sa confiance.
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