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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Ce que nous enseigne l'histoire du bon samaritain (1)

23 Septembre 2026 , Rédigé par l-evangile-sauve Publié dans #Divers

LIRE Luc 10. 25-37

Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver des pécheurs (1 Timothée 1. 15). Il est mort sur la croix pour des impies (Romains 5. 6). Des prophètes avaient déclaré à maintes reprises que « le Salut est de l’Éternel », et parlaient depuis longtemps de Jésus comme du « Dieu Juste et Sauveur ». C’est ce que l’Évangile proclame haut et fort : on l’appela Jésus (c’est à dire Sauveur) « car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » (Matthieu 1. 21), et lorsque l’ange du Seigneur annonça sa naissance aux bergers, il dit : « Aujourd’hui, dans la cité de David vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2. 11). Jésus Lui-même enseigna à ses disciples qu’Il était venu, non pas pour juger les êtres humains, mais, pour les sauver (Jean 12. 47), et lorsqu’une femme convaincue de péché Le reçut comme tel, Il la déclara sauvée (Luc 7. 47). À un autre qui le recevait avec joie, Jésus déclara : « Aujourd’hui, le Salut est entrée dans cette maison » (Luc 19. 9). L'apôtre Paul a témoigné de ce que « la Grâce de Dieu apporte le Salut » (Tite 2. 11), et que « c’est une parole certaine et digne d'être reçu, que le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Timothée 1. 15). Quelle bénédiction de penser qu’aujourd’hui encore Dieu proclame le Salut au plus grand des pécheurs par la mort expiatoire de Christ et par sa Résurrection !

Salut, paix et pardon ! Que ces mots retentissent partout dans l’univers !
Oui, Seigneur, qu’en tout lieu tes rachetés unissent leurs voix à nos concerts !

Gloire à l’Agneau de Dieu ! Force, honneur et puissance
À l’homme de douleur
Qui mourut sur la croix pour notre délivrance
Nous t’adorons, Seigneur !

Dieu notre Créateur nous a fait le don du parfait Sauveur, pour nous les pécheurs, qui ne le méritons pas. Et cela manifeste si merveilleusement l’Amour divin pour nous êtres humains qui avons péché contre Lui. Lorsque cela est reçu dans le cœur par la foi, ceux qui étaient ruinés et perdus sont attirés dans le sein de Dieu. Personne n’aurait pu concevoir que Dieu ait un Amour si merveilleux pour le pécheur tel que celui que Jésus a révélé. Le fait de condamner le péché dans son Fils unique, afin de nous introduire dans la Gloire, au lieu de nous condamner nous-mêmes éternellement comme nous le méritions si justement, témoigne l'Amour ineffable de Dieu, tel que seule la croix de Jésus-Christ pouvait l’exprimer. « Personne n'a jamais vu Dieu. Le Fils unique, qui est dans le sein du Père, Lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18).

Les êtres humains estime généralement que Dieu est un maître dur, exigeant, qui lui demande de grandes choses (Matthieu 25. 24). C’est pourquoi, s’il leur arrive de penser à Dieu, il l’associe presque toujours à l’idée de devoir Lui apporter quelque chose au lieu de recevoir de Lui. L'apôtre Paul a observé cet état d’esprit chez les Athéniens idolâtres auxquels il a jugé bon de dire : « Dieu n’est pas servi par des mains d’hommes, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui "donne" à tous la vie et la respiration et toutes choses » (Actes 17. 25). C’est cette idée orgueilleuse que se fait l’être humain de ses capacités, qui fait tellement obstacle à l’entrée de l’Évangile dans le cœur, et c’est cette barrière impénétrable que le Saint-Esprit de Dieu renverse en convainquant les êtres humains de leur péché et de leur besoin du Sauveur Jésus, et en leur montrant qu’ils ne peuvent être justifiés que par la foi en Jésus, Celui qui est maintenant à la Droite de Dieu.

Il est écrit, qu’en maintes occasions, des personnes vinrent à Jésus avec ces idées erronées. Elles lui demandaient ce qu’elles pouvaient faire pour mériter la vie éternelle, ce qui, dans le cas qui est devant nous, était une bonne occasion pour le Seigneur d’expliquer la différence entre la loi et l’Évangile, et de montrer qu’Il est venu, non pas pour appeler des justes, mais, pour chercher et sauver ce qui était perdu.

La parabole si touchante du Bon Samaritain a pour point de départ la question tout empreinte de propre justice du docteur de la loi. Du fond des ténèbres d’une profonde ignorance et d’une curiosité futile, il tenta le Seigneur en lui posant cette question : « Que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? » (Luc 10. 25). Il s’agissait de faire quelque chose pour avoir droit à la vie. Notre Seigneur ne pouvait donc que le renvoyer à ce que Dieu avait écrit dans la loi de Moïse, où il avait été maintes fois déclaré que l’homme qui faisait ces choses vivrait par elles. Le meilleur remède à la vaine confiance de ce poseur de questions était de la faire se mesurer ainsi à l’échelle de Dieu, en matière de justification. Car, lorsque l’homme se croit capable de faire ce qui lui donnera le droit à la vie éternelle, seule la juste balance de la loi et du témoignage de Dieu peut trancher la question. La réponse de notre Seigneur fut donc : « Qu’est-il écrit dans la loi ? Comment lis-tu ? » (Luc 10. 26). La réponse du docteur de la loi montre que, comme beaucoup d’êtres humains aujourd’hui, il connaissait la lettre de la loi, mais, il ignorait tout de sa puissance de mort et de condamnation ; alors que cette loi mettait à nu sa conscience et lui révélait la dépravation de son propre méchant cœur. Il répondit sans hésiter : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même », ce à quoi notre Seigneur répondit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras » (Luc 10. 27-28). La parfaite justesse de la balance de la sainte loi de Dieu étant ainsi établie, restait à savoir si le docteur de la loi, une fois pesé, serait trouvé manquant de poids. Il avait lui-même énoncé le niveau requis, mais y atteignait-il personnellement, et avait-il droit à la vie éternelle ? Ou, au contraire, était-ce la preuve qu’il était de ceux qui « ont péchés et n’atteignent pas à la gloire de Dieu » ? (Romains 3. 23). Car cette loi sondait impitoyablement le cœur en disant à l’homme : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même ». Elle impliquait donc une consécration parfaite à Dieu, sans défaillance et sans interruption, ainsi que le sacrifice de soi-même pour le bien de notre prochain. N’est-il pas étrange que ce docteur de la loi, repris dans sa conscience devant de telles exigences, ne se soit pas jeté à genoux en s’écriant : « Ô Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur » ? (Luc 18. 13). Mais il n’en fit rien. L’être naturel est tellement aveugle et ignorant qu’il ne discerne rien spirituellement, à moins que le Saint Esprit n’éclaire son intelligence et n’ouvre son cœur ! Le docteur de la loi continuait à vouloir se justifier lui-même. Combien le cœur humain est aveugle ! Chercher des excuses et se justifier soi-même, cela n’a-t-il pas toujours été la manière de l’être humain ? Ne côtoyons-nous pas des multitudes qui ont toujours la loi de Moïse à la bouche, tout en saisissant si peu ses parfaites exigences qu’elles s’efforcent de se justifier et de se construire une justice par cette loi-même. La loi de Moïse prouve si bien leur état de transgresseur qu’elle leur annonce la condamnation et la mort, « afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit coupable devant Dieu » (Romains 3. 19).

Telle est la loi. Ses exigences sont strictes, sa mesure parfaite, son niveau immuable ; elle inflige la mort au transgresseur, sans aucune promesse de miséricorde ; sainte, juste et bonne en elle-même, mais, capable de montrer la nature pécheresse de l'être humain, sans lui donner la vie, ni la justice ; car l’Écriture dit : « Si la justice est par la loi, Christ est donc mort pour rien » (Galates 2. 21). Qui donc peut prétendre à la vie sur le terrain de la loi ? Qui peut dire à Dieu qu’il est net, qu’il est pur, qu’il n’a absolument jamais transgressé Ses commandements ? Béni soit Dieu de ce qu’il y en eut Un qui a pu dire : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17. 4). Oui, « Il a rendu la loi grande et honorable » (Ésaïe 42. 21). Il a aimé l’Éternel, son Dieu, de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa pensée, et de toute sa force. Il a prouvé qu’Il a aimé son prochain comme Lui-même en le rachetant par Son sang précieux.

Bien que ce docteur de la loi désirât tant se « justifier lui-même », il n’y réussit pourtant pas, car, il se trouvait en face de la lumière de la vérité, et sa propre question « Et qui est mon prochain » ? semble sous-entendre qu’il doutait un peu de pouvoir répondre à cette exigence particulière de la loi. Aussi, lorsque le Seigneur lui eut fait le portrait d’un homme aimant son prochain comme lui-même, en ajoutant « Va et toi fais de même ». Le docteur de la loi fut incapable de lui poser d’autres questions, car, sa conscience coupable, sous l’effet de la Sainte Vérité de Dieu, lui ferma la bouche. Si son cœur avait été disposé à recevoir l’instruction bénie qui lui était proposée, il n’aurait pas manqué de se condamner lui-même pour avoir si mal répondu aux exigences de Dieu, en matière de justice. Il aurait remarqué, dans cette parabole, que c’était son propre portrait que Christ lui présentait dans ce pauvre voyageur nu, blessé, indigent, gisant à demi-mort ; et que Celui qui lui parlait était ce « prochain », prêt à panser ses plaies et à remplir de paix et de joie sa conscience blessée. Ainsi, aurait-il appris le vrai secret de l’Évangile qui est celui-ci : bien qu’il ne pût "hériter" de la vie éternelle par ses propres efforts, il pouvait cependant l’obtenir « sans argent et sans prix » (Ésaïe 55. 1), du Sauveur des pécheurs Lui-même, comme le Don gratuit de Dieu.

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