Se réconcilier avec Dieu
Tout d’abord, précisons que la foi chrétienne est unique. Elle est indissociable de la Parole de Dieu : la Bible. Ce que dit la Parole de Dieu est vrai et sans équivalent. Et voici ce que Dieu dit au travers de sa Parole :
Dieu a créé toutes choses. Dieu a créé l’être humain à son image. L’être humain a désobéi à Dieu, et ainsi le péché est entré dans la création. Le péché a entraîné la corruption et la mort de toute la création. Satan, un ange déchu, est devenu le prince du monde dans lequel nous vivons. Ce que nous voyons aujourd’hui autour de nous est la conséquence de tout cela.
Mais la Bible dit aussi que "Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jean 3. 16). Dieu Lui même a rendu ce témoignage au sujet de son Fils, Jésus-Christ le Sauveur : "Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui j’ai trouvé mon affection, écoutez-le" (Matthieu 17. 5). La Bible dit encore qu’"en Jésus-Christ habite toute la plénitude de la divinité corporellement" (Colossiens 2. 9). Jésus-Christ a dit : "Personne ne m'ôte ma vie, mais moi, je la laisse de moi-même; j'ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre, j'ai reçu ce commandement de mon Père" (Jean 10. 18). La Bible dit que Jésus est mort sur une croix. Ce n’est pas parce que les êtres humains l’ont tué que Jésus est mort sur la croix, car Il est la Vie, mais c’est parce que "Jésus a donné sa vie en rançon pour tous" (1 Timothée 2. 6a)
Très cher lecteur, c’est pour vous et c’est pour moi que Jésus a offert sa vie en sacrifice, afin que nous soyons réconciliés avec Dieu, notre Créateur. La Parole de Dieu dit encore : "Que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant pas aux hommes leurs offenses et en mettant en nous la parole de la réconciliation" (2 Corinthiens 5. 19).
Devant le seul Dieu trois fois Saint, tous ont péché. Nous êtres humains, comprenons ces choses et acceptons les. Acceptons le parfait Salut que Dieu nous offre par le sang précieux de Jésus-Christ qui seul peut nous purifier définitivement et parfaitement de tous nos péchés. Seul le sang précieux de Jésus nous ouvre l’accès vers le seul vrai Dieu trois fois Saint qui est notre Créateur.
La Bible dit que Jésus-Christ nous a réconciliés avec Dieu (Romains 5. 10, 2 Corinthiens 5. 18, Colossiens 1. 20-21). S’il a fallu une réconciliation, cela signifie que notre relation à Dieu était brisée. Puisque Dieu est Saint, c’est de notre faute, c'est notre péché qui nous a séparés de Dieu. Romains 5. 10 dit que nous étions ennemis de Dieu : « En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu grâce à la mort de son Fils lorsque nous étions ses ennemis, nous serons à bien plus forte raison sauvés par sa vie maintenant que nous sommes réconciliés ».
En mourant sur la croix, Jésus-Christ a satisfait le Jugement de Dieu, pour que nous, ses ennemis, puissions être en paix avec Lui, si nous nous repentons et croyons en Lui. La Bible dit aussi que Jésus est RESSUSCITÉ, la mort est vaincue. Maintenant que Jésus a souffert pour nous, qu’Il est mort et qu’Il est ressuscité, qu’il est aujourd’hui vivant auprès de Dieu le Père, nous pouvons Lui parler par la prière, et Lui remettre notre vie entière, L’accepter et le recevoir comme notre Seigneur et notre Sauveur personnel.
Notre réconciliation avec Dieu implique Sa Grâce et le pardon de nos péchés. Grâce au sacrifice de Jésus, notre relation avec Dieu a changé : alors que nous étions ses ennemis, nous sommes devenus ses amis. « Je ne vous appelle plus serviteurs […] mais je vous ai appelés amis » (Jean 15. 15). La réconciliation chrétienne est une vérité glorieuse ! Nous étions ennemis de Dieu et sommes devenus ses amis. Nous étions condamnés à cause de nos péchés, mais maintenant nous sommes pardonnés. "Nous étions en guerre avec Dieu, maintenant nous avons la paix qui surpasse toute intelligence" (Philippiens 4. 7).
Approchons-nous donc de Dieu par la croix de Jésus-Christ. Demandons pardon à Dieu pour tous les péchés de notre vie, particulièrement pour ceux que Dieu nous montre dans notre conscience. N’endurcissons pas notre cœur. Dieu nous aime tous sans exception. N’oublions pas que Dieu veut avoir une relation vivante et personnelle avec chacun de nous êtres humains en faisant de nous Ses enfants.
Qui chanteront les cantiques du Ciel ?
"À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang... à lui la gloire et la force aux siècles des siècles !" (Apocalypse 1. 5, 6)
"A celui qui fait des œuvres, le salaire n'est pas compté comme une grâce, mais comme un dû ; tandis qu'à celui qui, sans faire des œuvres, croit en Celui qui justifie l'impie, sa foi est comptée à justice." (Romains 4. 4, 5)
Un chrétien raconte sa discussion avec son ami, il dit :
Mon ami pensait avoir quelques « chances » d'aller au Ciel, parce que, disait-il, il avait toujours été bon pour sa femme et ses enfants, et n'avait jamais fait de mal volontairement à personne. Je lui demandai alors quelle idée il se faisait du ciel.
– C'est, dit-il, un lieu de repos où il n'y a ni mal, ni tristesse, un lieu où l'on doit chanter de bonheur !
– En effet, ai-je répondu, au ciel on chante ce cantique : « Gloire, honneur, louange, à Celui qui nous aime et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ». Mais ceux qui chantent ne disent rien de ce qu'ils ont fait, rien de leurs mérites ; ils évoquent seulement ce que leur Sauveur Jésus-Christ a fait pour eux, pour leur Salut, et ils Le remercient. Jésus les a aimés et les a lavés de leurs péchés. Jésus est mort pour leurs péchés et ressuscité. Si vous pensez entrer au Ciel parce que vous avez été bon pour votre famille et que vous n'avez fait de mal à personne, vous ne pourrez pas chanter ce cantique ! Pour pouvoir le faire, il faut avoir bénéficié de la Grâce imméritée de Dieu. Il faut être sauvé par la Grâce de Dieu.
– Je n'ai jamais pensé à cela, dit mon ami, après un moment de silence.
Il prit conscience que, malgré tout le bien qu'il avait fait, il était un pécheur et avait besoin d'un Sauveur. Mon ami put alors s'appuyer sur ce que Jésus a fait à la croix pour lui. Et parce qu'il a cru en l'oeuvre parfaite de Jésus sur la croix, mon ami sera parmi ceux qui chanteront les cantiques du ciel à la gloire du Sauveur.
Vous aussi, avez vous accepté sincèrement dans votre coeur le Seigneur Jésus le Sauveur pour pouvoir chanter les cantiques du ciel ?
Les deux résurrections
"L'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront la voix de Jésus ; et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien (qui auront cru sincèrement en Jésus le seul Sauveur), pour une résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal (qui auront refusé ou négligé Jésus comme Sauveur), pour une résurrection de jugement" (Jean 5. 28-29)
Le verset ci-dessus affirme de la manière la plus explicite qu'il y aura deux résurrections : une résurrection de vie et une résurrection de jugement. D'autres passages de la Bible précisent aussi qu'il y aura une première résurrection : la résurrection d'entre les morts, pour les vrais croyants en Jésus (Philippiens 3. 11), et une seconde résurrection de jugement, pour les non-croyants. Ces deux résurrections seront séparées par une période d'au moins mille ans (Apocalypse 20. 5-6, 12-13).
Que les incroyants le mettent en question ou même s'en moquent, cela ne changera rien aux faits. Tout ce que la Bible a annoncé s'est accompli jusqu'ici dans les moindres détails. Nul doute que ces paroles du Christ se réaliseront : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Luc 21. 33).
Mais une expression du texte cité (Jean 5. 29) peut pousser certains à dire : « Voilà une parole pour moi : ceux qui auront pratiqué le bien. J'en fais partie ». C'est à eux que le Seigneur répond : « L'oeuvre que Dieu attend de vous, c'est que vous croyiez en Celui qu'il a envoyé » (Jean 6. 29). C'est la première oeuvre que Dieu attend de l'être humain. Si honorable soit-il, l'être humain est un pécheur perdu. Il n'y a pour lui qu'une seule délivrance : la foi au parfait sacrifice de Jésus. Dieu a envoyé son Fils bien-aimé afin qu'Il prenne sur lui nos péchés et en subisse pour nous le terrible jugement. « Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).
Ne pas douter de notre Salut
“L’amour parfait bannit la crainte.” (1 Jean 4. 18)
Nous arrive t-il de douter de notre Salut alors même que nous faisons de notre mieux pour servir fidèlement le Seigneur Dieu ? Si nous sommes conscients d’avoir commis un péché spécifique, nous pouvons nous sentir néanmoins indignes de nous tenir dans la présence de Dieu, de croire que nous sommes réellement son enfant. Quand cela nous arrive, relisons ce verset : “L’amour parfait bannit la crainte” (1 Jean 4. 18).
Si Dieu nous aimait d’un amour imparfait, nous aurions effectivement des raisons de nous inquiéter car l’amour humain, qui est un amour imparfait, n’oublie jamais les péchés commis et se plaît à les ressasser. Mais l’Amour divin est différent. Dès que nous recevons Jésus-Christ et que nous plaçons notre confiance en Lui seul, Dieu nous considère comme déjà sauvés, justifiés et rachetés, appartenant pour toujours à Lui. Son parfait Amour bannit notre crainte tout simplement parce qu’Il a banni nos péchés loin de notre vie. Nous souvenons-nous de ce qu’affirme Jean ? “Si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et Il connaît toutes choses” (1 Jean 3. 20). Cela signifie qu’il est possible d’être pardonné, tout en se sentant condamné. Ainsi, dès que nous nous sentons indigne de l’Amour de Dieu, au lieu de douter de Sa fidélité, refusons de nous fier à nos sentiments. Ne tenons absolument pas compte de nos émotions, référons-nous aux Écritures, à la Parole de Dieu. La Parole de Dieu surpasse tout sentiment d’autocritique et de doute de soi. Paul a dit à Tite : “Dieu a amplement prouvé Sa volonté de bénir et de pardonner en offrant Son salut à tous... Voilà ce que tu dois dire afin d’encourager ceux qui t’écoutent...” (Tite 2. 11-15).
Croyons-nous que Jésus-Christ est notre parfait Sauveur ? Si c’est le cas, n’ayons pas peur d’aimer et de vivre avec audace dans la vie. Rien de tel qu’une révélation de la Grâce de Dieu pour stimuler le courage ! “Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité” (1 Jean 1. 9). Remarquons l’expression “de toute iniquité”. Puisque le Seigneur nous a pardonné, conduisons-nous comme quelqu’un qui est vraiment libéré de tous ses péchés !
Voici cinq raisons nous permettant d’être sûrs de notre salut :
1. La rédemption éternelle :
En versant son précieux sang pour nos péchés, Jésus-Christ a accompli « une rédemption éternelle » (Hébreux 5. 9). Il a payé un prix très élevé (1 Pierre 1. 18-19 ; 1 Corinthiens 6. 20) qui nous permet d’être « gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3. 24).
2. Le salut éternel
Nous n'avons pas besoin d'attendre le jour de notre mort pour savoir si nous serons sauvés. La Bible déclare que nous sommes déjà sauvés si nous avons reçu Jésus comme Seigneur et Sauveur dans notre vie. Et nous ne pouvons pas perdre ce salut une fois que nous l'avons reçu, car Jésus-Christ est devenu « l’auteur d’un salut éternel » (Hébreux 9. 15).
3. L’héritage éternel
En Jésus-Christ, nous ne sommes pas seulement sauvés de la condamnation et de la perdition éternelles, mais nous avons reçu un glorieux héritage : connaître Dieu et participer à l’accomplissement de son dessein éternel. La Bible nous assure qu’il s’agit d’un « héritage éternel » (Hébreux 9. 15).
4. La vie éternelle
La vie humaine est précieuse, mais un accident tragique peut y mettre fin. En revanche, la vie que nous avons reçue en Jésus-Christ ne peut être perdue, elle est éternelle. La Parole de Dieu nous assure que même Satan ne peut pas nous ravir de la main de Dieu : « Je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main » (Jean 10. 28).
5. L’amour éternel
Dieu nous aime « d’un amour éternel » (Jérémie 31. 3) et nous pouvons avoir l’assurance que rien ne nous séparera de l’Amour éternel de Dieu : « ni la mort, ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 8. 38-39).
Au commencement, Dieu créa ...
La Bible commence par cette parole : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1. 1).
Puis, elle nous donne les différentes étapes de la création : Le premier jour, puis le deuxième jour etc..., jusqu’au septième jour où Dieu se reposa de toute son œuvre.
Ces jours sont-ils de 24 heures, de mille ans ? puisque « un jour est devant e Seigneur comme mille ans et mille ans comme un jour » (2 Pierre 3. 8 ; voir aussi Psaume 90. 4), ou des jours à durée indéterminée.
Nous l’ignorons. Dieu n’a pas voulu satisfaire notre curiosité, Il nous a simplement révélé ce que nous devons savoir.
Ignorons les absurdités inventées par les êtres humains telles que l’évolution ou le "big-bang", et tenons-nous en à la Parole de Dieu : « Par la foi, nous comprenons que l’Univers a été formé par la Parole de Dieu » (Hébreux 11. 3).
Si nous voulons créer quelque chose, nous avons d’abord besoin de matière première et de matériel. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » a déclaré Lavoisier ; tandis que pour Dieu, il suffit de sa Parole et tout est fait à partir de rien : « Et Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut » (Genèse 1. 3). « Et Dieu dit : … Et il fut ainsi » (6 fois : Genèse 1 versets 6, 9, 14, 20, 24, 26).
La création a donc eu un commencement, comme le dit un proverbe : "Il y a un commencement à tout". Il y a toutefois une exception importante : Au commencement était la Parole…
L’Évangile selon Jean commence par ces mots : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait » (Jean 1. 1-3).
En lisant Jean 1. 14 : « Et la Parole a été faite chair », nous comprenons qu’il s’agit de Jésus Christ. Ce début de l’Évangile selon Jean nous apprend donc que Jésus est la Parole, la parfaite expression des pensées de Dieu. Il était avec Dieu, donc une Personne distincte de Dieu tout en étant Dieu : la Parole était Dieu.
Nous voici donc devant le mystère de la Divinité existant de toute éternité en trois Personnes divines ne formant qu’un seul Dieu, avant le commencement de toutes choses.
« Au commencement était la Parole ». Non pas : "se fit" la Parole, ou qu’elle vint à l’existence, mais elle était. Bien avant le commencement de toutes choses, Jésus Christ est le Fils de Dieu de toute éternité.
« Jésus Christ est le même hier, et aujourd’hui et éternellement » (Hébreux 13. 8). « Par Lui ont été créées toutes les choses dans les cieux et sur la terre … toutes les choses ont été créées par Lui et pour Lui. Et Jésus est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par Lui » (Colossiens 1. 16-17).
La Sagesse, qui n'est autre que Jésus Christ, dit : « L’Éternel Dieu m’a possédée au commencement de sa voie, avant ses œuvres d’ancienneté. Dès l’éternité je fus établie, dès le commencement, dès avant les origines de la terre… Il n’avait pas encore fait la terre, ni le premier atome de la poussière du monde… Quand il disposait les cieux, j’étais là… J’étais à l’œuvre auprès de lui et je faisais ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui, me réjouissant en la partie habitable de sa terre, et mes délices étaient dans les fils des hommes » (Proverbes 8. 22-31).
Ces paroles nous font remonter le cours du temps avant le commencement des choses créées. Bien plus loin que nos pensées peuvent aller dans l’éternité passée la Sagesse était là, Personne à côté de Dieu, le Fils avec le Père, dans une plénitude réciproque d’amour et de joie pour concevoir, puis réaliser ensemble avec Amour l’œuvre de la création.
Quelle chose extraordinaire ! Mystère insondable ! Avant qu’il n’existe un seul homme, avant même qu’il y ait la terre pour le porter, nous avons été, vous et moi, connus et aimés.
Cet Amour éternel a été manifesté de manière éclatante à la croix de Golgotha où Jésus, le Fils éternel de Dieu, ayant pris un corps, s’est offert Lui-même pour subir la terrible condamnation que nous méritions tous à cause de nos péchés.
Tu m'as aimé Seigneur, avant que la lumière
Brillât sur l’univers que ta voix a formé,
Et que l’astre du jour, parcourant sa carrière,
Versât la vie à flot sur la nature entière.
Jésus, tu m’as aimé !
Jésus, tu m’as aimé !
Oh combien tu m’as aimé, quand, sur la croix infâme,
On vit, Seigneur Jésus, ton corps inanimé ;
Quand, pour me racheter de l’éternelle flamme,
Tu as pris sur Toi tous les péchés de mon âme,
Mon Dieu, tu m’as aimé !
Mon Dieu, tu m’as aimé !
Les enfants de Dieu face au péché
La Grâce de Dieu ne cessera jamais de nous surprendre et de nous étonner. C’est lorsque l’on croit enfin la comprendre et en mesurer la portée qu’elle nous prend au dépourvu et nous pousse à reconsidérer notre théologie.
En tant qu'enfants de Dieu, nous ne péchons pas pour que la Grâce abonde. Mais le fait est que, tant que nous vivons dans ce monde, il peut nous arriver de pécher, même parfois en toute conscience ou de manière trop délibérée. D’autres fois, nous péchons sans nous en rendre compte.
Mais, puisque le Saint-Esprit, qui vit en nous enfants de Dieu, nous a convaincu de péché, de justice et de jugement, pécher volontairement nous plonge dans une grande détresse et dans une profonde tristesse jusqu'à ce qu'on se repente. Satan utilise ce péché, dont nous avons bien conscience en le commettant et qui avait si bon goût, pour le faire revenir sur nous en pleine face, avec tout son bagage de condamnation et de culpabilité. N’est-il pas écrit que le péché, une fois consommé, engendre la mort. Oui autrefois, cette mort était bien présente en nous ; et comme un venin, il se répandait dans tout notre être.
Mais n’est-il pas aussi écrit ceci dans la Parole de Dieu : “O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ?… Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché; et la puissance du péché, c’est la LOI...” (1 Corinthiens 15. 55-56).
Attendez une seconde : la LOI ? Mais pour nous enfants de Dieu, nous sommes déjà libérés de la loi. Puisque Romains 7 explique que autrefois nous étions unis à la Loi, mais que ce mari tyrannique (la loi) est mort, et que nous sommes désormais unis à Jésus-Christ. Donc si nous ne sommes plus sous la loi mais sous la Grâce, pourquoi alors ces sentiments de culpabilité et de honte lorsqu'il nous arrive de pécher ?
Est-ce Dieu qui nous condamne ? Non ! Car il est écrit : "Où est–il celui qui condamne, car c’est Dieu qui justifie. Et si Dieu est avec nous qui peut être contre nous ?" (voir Romains 8. 31-34)
Qui donc nous accuse ? On le surnomme l’accusateur des frères, ou encore Satan, l’accusateur, l’adversaire. Et comment le fait-il ? Il utilise la Loi pour nous accuser.
N’est-ce pas légitime ? La loi est sainte, et nous avons péché. Mais si ces accusations sont justifiées, elles ne tiennent pas compte du facteur essentiel qui est la Croix.
Sous la loi, nous avons péché et méritons toutes les malédictions qui doivent s’abattre sur ceux qui en brisent les commandements. Mais il en est UN (Jésus-Christ) qui est venu accomplir parfaitement la Loi pour nous et qui a payé pour nous le prix de tous nos péchés. De ce fait, quand nous sommes accusés par Satan, il est bon de rappeler à Satan que le prix a déjà été payé par Jésus-Christ sur la croix.
"Jésus est devenu péché pour que nous puissions devenir la justice de Dieu en lui" (2 Corinthiens 5. 21). De ce fait, nous sommes pour toujours justifiés. Étant donc déjà justifiés, comment donc nous positionner par rapport à nos péchés ? Devons-nous pour autant ne pas en tenir compte ?
Qui sommes-nous ? Nous sommes la justice de Dieu en Christ. Alors, nos péchés, qu'il nous arrive de commettre, appartiennent à qui nous étions autrefois ; mais ils n’appartiennent plus à qui nous sommes dorénavant en Jésus-Christ. Étant devenus enfants de Dieu, Dieu nous aime tout autant avant que nous ne péchions aussi bien qu’après, car Dieu est éternellement satisfait envers nous par le sang précieux de Jésus dont nous sommes couverts. Quand Dieu le Père voit notre vie, Il voit Jésus son Agneau et son sang versé à la croix pour nous, et ainsi sa Justice est satisfaite envers nous.
Cela veut-il dire que nous pouvons continuer de pécher à notre guise. Non, absolument pas ! dit Paul dans Romains 6. 1-2 : “Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ?”.
Mais quel que soit notre péché ou le nombre de fois où nous le commettons, cela ne change rien au Jugement de Dieu porté déjà sur notre vie en Jésus, en ce qui concerne le Salut et la Justification. Le verdict de Dieu a été prononcé, il y a de cela bientôt 2000 ans, sur la croix où Jésus a été puni une fois pour toutes, pour tous nos péchés passés, présents, et à venir. Alors nous n'avons plus a être puni par la Justice divine, sinon Jésus serait mort en vain. Comme le dit la Parole de Dieu : “Je n’anéantis point la grâce de Dieu; car si la justice vient de la loi, Christ est donc mort en vain.” (Galates 2. 21).
Pourquoi nous arrive t-il donc encore de pécher en tant qu'enfants de Dieu ?
Nous sommes enfants de Dieu, nous sommes sauvés, nés de nouveau, pardonnés, nous avons en nous le Saint-Esprit, et pourtant, à cause de la chair, nous ne pouvons nous empêcher de commettre des péchés, que ce soient en paroles, en pensées ou en actes. Nous nous demandons comment pouvons-nous continuer à faire cela alors que nous sommes enfants de Dieu.
A cela, je vous répondrais qu’il ne sert à rien de nous laisser accabler par toutes formes de culpabilité et de nous en vouloir terriblement pour notre attitude et nos actions. Tant que nous vivons sur la terre, nous péchons à cause de la chair qui est en nous. Même quand nous nous promettons à nous-mêmes et à Dieu que c’est la dernière fois, nous répétons les mêmes erreurs. Même l'apôtre Paul est passé par là et il a dit que : "Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas" (Romains 7. 18-19).
La culpabilité que nous éprouvons vient du diable qui veut nous dérober notre joie, souvenons-vous que son nom signifie l’accusateur. Il est cette petite voix qui nous accuse et nous dit que nous ne sommes pas dignes de l’Amour de Dieu. Sachons alors que la meilleure façon de se débarrasser d’une mauvaise habitude par exemple, c’est d’arrêter de lui accorder trop d’importance. Plus vous vous concentrez sur la faute, la culpabilité et la Loi, plus vous donnez d’énergie au péché, et plus vous aurez tendance à recommencer.
Lorsque nous péchons, confessons notre faute à Dieu et nous recevrons le pardon. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité" (1 Jean 1. 9). Pour Dieu, çà s’arrête là, et Il va même oublier ce qui s’est passé. Faisons de même. "Soumettons-nous donc à Dieu; résistons au diable, et il fuira loin de nous" (Jacques 4. 7).
Le sentiment de culpabilité ne vient pas de Dieu. Car "Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ..." (Lire Romains 8. 1-4).
En nous concentrant sur Dieu et non sur le péché, en apprenant à vivre par sa grâce, nous verrons que petit à petit, nous laisserons ces mauvaises habitudes derrière nous, nous serons transformés de jour en jour en l'image de Christ.
Nous sommes tous des chantiers en construction, en apparence peu plaisants au monde, mais à l’intérieur de nous se prépare quelque chose de glorieux. Même dans les moments où nous nous sentons le plus éloigné de Dieu, le Saint-Esprit opère en nous une transformation graduelle, nous sommes transformés de gloire en gloire. Courage ! Relevons la tête ! Aux yeux de Dieu, nous sommes justifiés et parfaits, car quand Dieu nous voit, Il voit Jésus, et Il sourit. C’est par sa grâce que nous sommes sauvés, et par sa grâce que nous vivons aujourd’hui. Ne nous faisons pas d’illusions, nous êtres humains n’aurions jamais par nous-mêmes le niveau de Sainteté requis pour entrer dans la présence de Dieu. C’est seulement par le sang de Jésus que nous avons ce privilège. Soyons bénis, nous qui lisons et méditons cela et embrassons la Grâce du Seigneur Jésus dans notre vie.
Écouter Dieu - Rencontrer Jésus Christ
Jésus dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Matthieu 11. 28). « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix » (Jean 14. 27).
Jésus ne nous promet pas une vie sans difficultés, mais Il nous assure de sa présence dans chaque étape de notre vie, de son Amour, du pardon de nos péchés, de son secours, de sa paix. Jésus dit : « Moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28. 20).
Qui n’aspire pas à une vie plus sereine ? Qui n’a pas soif de justice face au débordement de violence dans ce monde ? Des circonstances très diverses peuvent nous amener à soupirer après un changement salutaire.
Quels changements souhaiterions-nous : – une bonne santé, – un emploi stable et si possible un salaire décent, – un nouveau métier, – un nouvel employeur, – un conjoint plus aimant, plus présent, – un gouvernement plus juste… ?
Nous attendons souvent des autres qu’ils améliorent leur comportement. Et eux, qu’attendent-ils de nous ? Que nous passions plus de temps avec eux (avec notre conjoint et nos enfants) ? Que nous œuvrons pour une société plus juste ? Que nous soyons plus attentif en cours ? Que nous soyons motivés au travail ?
Étrangement, nous avons souvent du mal à admettre que ce soit à nous de changer…
Un terrible constat !
Depuis des millénaires, la Bible nous révèle que même dans les circonstances les plus favorables, voire idéales, l’être humain n’est jamais parvenu – par lui-même – à « réussir sa vie », ni à maintenir durablement la paix et la justice sur la terre.
Il y a plus de 4000 ans, le constat était celui-ci : « Et l’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que méchanceté en tout temps… Et la terre était corrompue devant Dieu, et la terre était pleine de violence. » (Genèse 6. 5-11).
La Bible nous prévient qu'en dépit de tous les progrès, les conditions de vie sur terre ne s’amélioreront pas. Elles se dégraderont de plus en plus jusqu’à ce qu’arrivent les jugements et la fin du monde. « Il surviendra des temps difficiles… les hommes méchants et les imposteurs iront de mal en pis, séduisant et étant séduits » (Voir 2 Timothée 3. 1 à 13). « Les cieux et la terre … sont réservés par sa parole pour le feu, gardés pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies » (2 Pierre 3. 7).
Mais qu’est-ce qui doit changer ?
Pour chacun de nous êtres humains, une transformation fondamentale de notre vie est POSSIBLE. Elle ne se construit pas sur nos efforts ou sur nos bonnes résolutions. Elle n’est pas le résultat de l’amélioration de la société, ni du monde dans lequel nous vivons, ni des personnes qui nous entourent.
Sommes-nous à l'écoute de Dieu notre Créateur ? Sachons que c’est « notre cœur » qui doit être transformé.
Nous avons besoin « d'être renouvelés spirituellement dans notre intelligence et d'avoir revêtu le nouvel homme, créé selon Dieu, en justice et sainteté de la vérité » (Éphésiens 4. 23-24).
C’est la SEULE solution. Elle blesse peut-être notre orgueil, mais elle entraînera des conséquences bénéfiques et merveilleuses sur notre vie personnelle, notre vie de couple, notre vie de famille et sur nos relations en société.
« Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés : qu’ainsi des temps de rafraîchissement puissent venir du Seigneur » (Actes 3. 19).
Pour qu’une transformation (une conversion) vraie, salutaire et durable puisse avoir lieu, chacun de nous doit personnellement rencontrer Jésus Christ et Le recevoir dans sa vie.
Ce n’est pas un mouvement collectif. Il ne s’agit pas non plus de s’engager dans une religion, ni de se conformer à des règles.
Alors comment est-ce possible ?
Nous rencontrons Jésus Christ lorsque nous lisons la Bible. Le premier pas, c'est écouter ce que Dieu nous dit au sujet de son Fils Jésus Christ.
« Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16) « Dieu a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur, qui a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Romains 4. 25).
Recevoir Jésus Christ, c’est croire qu’Il est le Fils de Dieu, c’est croire que son parfait sacrifice nous purifie de tous nos péchés, c’est croire que son Amour pour nous est infini.
Recevoir Jésus Christ, c’est accepter que par nous-mêmes, nous ne pouvons pas nous améliorer mais que Jésus seul est « la réponse » à toutes nos attentes. C’est en nous appuyant sur Jésus Christ que nous pouvons commencer une « nouvelle vie ». Il la remplira de sa paix, de sa joie, de son Amour. C’est ainsi que des transformations concrètes se produiront dans notre vie et dans nos relations avec les autres.
Oui, nos vies peuvent changer réellement et s'épanouir durablement.
Recevons Jésus Christ dans nos vies, confions-Lui notre avenir.
La Suprématie de Jésus-Christ
Lire COLOSSIENS 1. versets 15-20
1. Jésus-Christ est l’image du Dieu invisible (verset 15a)
En Genèse 1. 26-28, l’être humain est créé à l’image de Dieu. Mais cette image a été déformée (et non perdue) lors de la chute. En Christ, l’être humain est renouvelé à l’image de Dieu (2 Corinthiens 3. 18), en conformité à Christ, qui est l’image parfaite de Dieu (2 Corinthiens 4. 4). En somme, on ressemble à Dieu en ressemblant à Christ. Christ est celui par qui Dieu se révèle. "Personne n’a vu Dieu, mais Jésus nous le fait connaitre" (Jean 1. 18 ; Hébreux 1. 3). En Jésus, l’invisible est devenu visible. De fait, pour mieux connaitre Dieu, nous voulons mieux connaitre Christ. Aussi, à ceux qui veulent connaitre Dieu, nous voulons leur présenter Christ.
2. Jésus-Christ est le premier-né de toute création (verset 15b)
Le verset 16, qui nous dit que tout a été créé par Lui, met l’emphase sur la totalité de ce qui existe : visible et invisible, ce qui est sur la terre et dans les cieux. Si tout a été créé par Jésus, Il ne peut pas Lui-même avoir été créé.
L’expression « premier-né » est parfois employée de manière métaphorique pour souligner la prééminence (supériorité absolue de ce qui est au premier rang) qui était accordé au premier-né. Ainsi, Israël est appelé le « premier-né » de Dieu (Exode 4. 22 ; voir aussi Psaumes 89. 27-30). En Hébreux 1. 6, Christ est présenté comme le « premier-né » de Dieu. Ce verset souligne donc que Christ est supérieur à toute la création sur laquelle Il règne et dont Il est l’héritier (Hébreux 1. 2).
3. Tout a été créé par Jésus-Christ (verset 16a)
Paul précise bien que Christ a tout créé, y compris les trônes et les seigneuries, les principautés et les autorités. Ces quatre noms détaillent le monde invisible et font référence à des êtres spirituels (Ephésiens 1. 21 ; 2 Pierre 2. 10 ; 1 Corinthiens 15. 24). Dans un contexte où les faux enseignants portaient une attention et une portée excessives aux anges (Colossiens 2. 18), Paul rappelle que Christ les a créé (Colossiens 1. 16), qu’Il en est le chef (Colossiens 2. 10), et qu’Il a vaincu à la croix les anges qui sont devenus rebelles à Lui (Colossiens 2. 15). Dans notre contexte, nous rappeler que tout a été créé par Christ nous garde de l’idolâtrie. L’être humain est prompt à remplacer l’adoration du Créateur par l’adoration de la création. Cela nous pousse aussi à la reconnaissance, sachant tout nous vient de Lui (1 Timothée 6. 17).
4. Tout a été créé pour Jésus-Christ (verset 16b)
Après avoir dit que Christ est le début de la création, par qui tout a été créé, Paul souligne maintenant que Christ est aussi la fin de la création, pour qui tout a été créé. Ailleurs, Paul souligne que Dieu a voulu tout réunir sous Christ (Ephésiens 1. 10). Tout ce qui a été créé est pour Christ et donc tout Lui doit allégeance. C’est pour Christ que nous avons été créé, c’est à Lui que nous devons adoration.
5. Tout se tient en Jésus-Christ (verset 17)
Jésus-Christ est Celui qui maintient toutes choses en existence. L’auteur de l’épître aux Hébreux nous dit qu’il « soutient toutes choses par sa parole puissante » (Hébreux 1. 3). Christ ne s’est pas retiré de la Création après l’avoir créé (dans le passé) ou n’attend pas le moment où tout sera réconcilié en Lui (dans le futur), mais Christ agit dans le présent en maintenant toutes choses. Si le monde continue de tourner, c’est grâce à l’œuvre présente de Christ. Christ maintient toutes choses. Il est Souverain sur absolument toute la création. Cela devrait nous encourager de savoir que rien ne Lui échappe et que tout ce qui arrive a été voulu par Lui.
6. Jésus-Christ est la tête de l’Église (verset 18a)
Paul parle de l’Église comme le corps de Christ ailleurs dans la lettre (Colossiens 1. 24 ; 2. 19 ; 3. 15). La conception de l’Église comme corps de Christ nous aide à comprendre comment Paul peut parler des croyants comme étant en Christ, mais également de Christ comme étant en eux. Contre ceux qui enseignaient que l’expérience spirituelle ultime devait être trouvée en plus du Christ, Paul affirme que Christ est la seule vraie source de vie pour le corps. La deuxième partie (verset 18b à 20), parle de Christ comme étant l’agent de la rédemption, ou de la nouvelle création. Christ est ici présenté comme le chef de cette nouvelle création, dont font partie tous les croyants (2 Corinthiens 5. 17).
7. Jésus-Christ est le premier-né d’entre les morts (verset 18b)
Le texte nous dit que Jésus est « le commencement », ici il y a une idée temporelle. Comme au verset 15, l’expression « premier-né » marque surement la prééminence (comme le confirme la fin du verset : « afin d’être en tout le premier »), mais l’idée de priorité temporelle est aussi présente. Dans l’Ancien Testament, la résurrection d’entre les morts annonce la venue eschatologique du Royaume de Dieu (Daniel 12. 1-2 ; Ézéchiel 37). En 1 Corinthiens 15. 20, Jésus est les prémices, celui qui initie et annonce la résurrection eschatologique (de la fin des temps). Sa résurrection annonce celle de tous ceux qui Le suivent (Actes 26. 23 ; Matthieu 27. 52-53). Cette prééminence affirme aussi que Christ est le Maitre de la Création qu’il a créée et qu’Il veut réconcilier par la croix.
8. En Jésus-Christ habite toute la plénitude (verset 19)
La plénitude dont il est question est la plénitude de Dieu (voir Colossiens 2. 9). On pourrait aussi traduire par : « Dieu dans toute sa plénitude a choisi d’habiter en Christ ». La plénitude que les êtres humains recherchent ne se trouve qu’en Jésus-Christ. Tout ce que nous pouvons connaitre et expérimenter de Dieu est en Christ. Il est suffisant, et rien ni personne ne doit lui être ajouté.
9. Par Jésus-Christ, Dieu réconcilie tout avec Lui-même (verset 20a)
L’idée de réconciliation exprime qu’on a perdu la qualité d’une relation. Dans la première partie (15-17), nous avons vu que Christ règne sur tout ce qu’Il a créé. Mais quelque part, cette souveraineté a été déréglée, et tout n’est pas soumis au Créateur tel que cela devrait être. Il y a donc un besoin de réconciliation. Dans les autres passages du Nouveau Testament (Ephésiens 2. 16 ; 2 Corinthiens 5. 18 ; Romains 5. 11), l’idée de réconciliation fait référence à la restauration de la relation entre Dieu et les pécheurs. Mais la portée de cette réconciliation est cosmique. Comme en Romains 8. 18-25, l’efficacité de la rédemption s’étend à toute la création. Les effets du péché sont cosmiques, (il a affecté la création en entier et la terre attend aussi sa libération), de même les effets de la rédemption sont cosmiques. Paul ne parle pas ici « d’universalisme » (l’idée que tous les êtres humains seront sauvés), mais de « l’universalité » de la restauration cosmique : toute la création est au bénéfice de la réconciliation en Christ. Par l’œuvre de Christ à la croix, Dieu a ramené toute sa création rebelle sous le règne de Sa Puissance souveraine. Jésus-Christ règne déjà sur tout, même si nous ne le voyons pas encore totalement (Hébreux 2. 8).
10. Par Jésus-Christ, Dieu fait la paix, par le sang de sa croix (verset 20b)
La croix est le centre de la prédication chrétienne. Le Message de l’Évangile s’articule autour de la mort et de la résurrection de Christ. Cet évènement historique est le plus important de toute l’histoire de l’humanité. En Romains 5. 1-2 nous lisons : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ ; c’est à lui que nous devons d’avoir eu [par la foi] accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu ». La paix dont parle Paul dans ces deux passages n’est pas une paix subjective, mais objective. Ce n’est pas une paix que l’on sent, mais que l’on sait. Cette paix est certaine et inébranlable. Elle ne dépend pas de ce que je fais, mais de ce que Christ a fait. Christ a fait la paix par le sang de la croix. Il a payé le prix que je devais payer, et je suis pardonné (voir Colossiens 1. 14).
L'arbre de la liberté
Pierre leur dit : "Vous avez cloué Jésus sur une croix et vous L'avez fait périr... mais Dieu l'a ressuscité" (Actes 2. 23, 24).
"Il a dépouillé les pouvoirs et les autorités, il les a livrés publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix" (Colossiens 2. 15)
Dans son discours pour la plantation d'un arbre de la liberté sur la place des Vosges, à Paris, Victor Hugo s'exprimait ainsi le 2 mars 1848 : “Le premier "arbre de la liberté" a été planté, il y a dix-huit cents ans, par Dieu Lui-même sur le mont Golgotha. Le premier "arbre de la liberté", c'est cette croix sur laquelle Jésus Christ s'est offert en sacrifice pour la liberté, l'égalité et la fraternité du genre humain”.
Cette expression "arbre de la liberté" employée par Victor Hugo pour désigner la croix de Jésus Christ ne se trouve pas dans la Bible. Elle évoque tout de même la pensée que la vraie liberté s'obtient en croyant que Jésus est mort sur la croix et ressuscité pour sauver quiconque croit en Lui et pour qu'il obtienne le pardon et la vie éternelle. “Jésus a été livré pour nos péchés et a été ressuscité pour notre justification” (Romains 4. 25). Le vrai croyant en Jésus sait qu'il est délivré du péché par la croix de Christ. La parole de Jésus : “C'est accompli” (Jean 19. 30) prouve que le problème des relations de l'être humain pécheur avec le Dieu Saint a trouvé à la croix sa solution définitive. Là, Jésus Christ a triomphé de la mort et a rendu “impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le diable” (Hébreux 2. 14). Sa résurrection atteste ce triomphe éternel.
Mettons notre confiance en Jésus Christ qui a été crucifié et qui est “vivant aux siècles des siècles” (Apocalypse 1. 18). Il est le Dieu Sauveur !
Le merveilleux Don de Dieu
Jésus dit (à la femme samaritaine) : « Si tu connaissais le don de Dieu… » (Jean 4. 10)
« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3. 36)
« Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur. » (Romains 6. 23)
« C’est par la grâce vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2. 8-9)
Avons-nous remarqué que dans chacun de ces versets ci-dessus de la Bible, il est question de DON DE DIEU ? Oui, Dieu offre gratuitement le Salut parce que Quelqu’un a payé le prix pour nous tous : C'est Jésus Christ, son Fils unique et bien-aimé qui a payé pour nous, sur la croix, le châtiment que nous méritions tous à cause de nos péchés. C'est à travers ce don de grâce de Dieu que nous avons la Vie Éternelle dans le Christ Jésus.
La grâce donne. La foi reçoit. Refuser un don, n’est-ce pas mépriser le donateur ? Et quand il s’agit du Don parfait de Dieu, rien ne peut être plus grave. Oserions-nous refuser ce don suprême que Dieu nous a fait ? Il nous a donné Jésus-Christ son Fils unique ! La Bible dit : « Comment échapperons-nous, si nous méprisons un si grand salut ? » (Hébreux 2. 3). Ou alors, comme l’enseignent les nombreuses religions, l'être humain peut-il faire quelque chose pour mériter le pardon de Dieu ? Des bonnes œuvres, par exemple. Non, personne n’a jamais été sauvé ainsi. L’œuvre de Jésus-Christ à la croix est pleinement suffisante pour que quiconque croit et place sa confiance en Lui soit sauvé ; et Dieu est pleinement satisfait de l’œuvre parfaite de Jésus. Nous n’avons rien à ajouter. Sa Grâce nous offre le Salut et nous n'avons qu'à l'accepter par la foi. Il n’est pas question de mériter cette Grâce, car la Grâce de Dieu ne se mérite pas. « Cela ne vient pas de nous, c’est le don de Dieu », l'avons-nous bien lu dans Éphésiens 2. 8.
Seul l’Évangile parle de grâce pure. Il en parle à tous les êtres humains sans exception. Que chaque être humain ouvre donc ses yeux sur son état, reconnaisse qu'il est tel qu'il est, sache qu'il a besoin de la Grâce de Dieu pour être sauvé de tous ses péchés et qu'il accepte par la foi le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. C'est ainsi que l'on saisit le pardon éternel de Dieu et que l'on pourra dire avec force, comme l’apôtre Paul : « Grâces soient rendues à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Corinthiens 9. 15).
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