(2) Pour obtenir la Vie Éternelle
Chers ami(e)s lecteurs/trices, vous-êtes vous déjà demandés comment obtenir ce don gratuit qu’est la Vie Éternelle ? " La Bible nous le dit dans Actes 16 : 25-33, le geôlier, inquiet, demanda à Paul : "Que faut-il que je fasse pour être sauvé ?" Paul a répondu : " Crois au Seigneur Jésus-Christ, et tu seras sauvé…"
Il nous faut mettre toute notre confiance en Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur personnel. Afin de croire véritablement, mettons toute notre foi, toute notre confiance en Christ, comptons sur Jésus qui est notre unique espérance pour le salut et la vie éternelle. Il s’agit là d’une disposition profonde du cœur ; jamais un être humain ne peut tromper Dieu en affichant les "signes extérieurs" de la foi, car Dieu sait absolument tout de nous. Il y a des gens qui pensent que, pour être sauvé, il suffit de savoir et connaître simplement les faits qui concernent Jésus-Christ, Sa mort, Son ensevelissement, et Sa résurrection. Mais il n’en est pas ainsi. Les prédicateurs disent qu’il s’agirait là d’un simple savoir cérébral et non d’une connaissance du cœur. Le Salut est accordé gratuitement, mais seulement à ceux qui ont une foi authentique en Jésus-Christ.
5) Dans Jean 1 : 1 et 14 nous voyons que Jésus-Christ est Dieu, égal à Dieu, présent avec Dieu depuis toujours, et qu’Il est véritablement le Créateur de l’Univers. Jésus est Dieu fait homme. Voilà pourquoi, Il s’est servi de ces deux titres au cours de Son ministère : Fils de Dieu, et Fils de l’homme. Pour naître de nouveau, il nous faut croire cette doctrine au sujet de Christ.
Le verset 14 est capital ; il enseigne que Jésus, qui est Dieu, s'est fait homme tout en étant Saint, sans péché. Cet enseignement-là fait la différence entre les disciples de Christ et ceux de l’Antichrist. Dans 1 Jean 4 : 1-3, nous apprenons que tous ceux qui nient la Venue de Jésus dans la chair ont l’esprit de l’Antichrist.
6) Ésaïe 53 : 6 annonce très exactement ce que Jésus a fait pour nous à la croix. "Le Seigneur (Dieu le Père) a mis sur Lui notre iniquité à tous". Rendons grâces à Dieu ! Seule la Sagesse, la Grâce, la Force du Dieu Tout-Puissant pouvait concevoir un plan de salut aussi miséricordieux ! La Nature de Dieu, sa Sainteté, est telle qu’il faut que le péché soit châtié avec justice. Mais Dieu a conçu un merveilleux plan par lequel son Fils Jésus, le Substitut innocent, a été châtié pour nous les pécheurs. Dans l’Ancien Testament, Dieu permettait que l’agneau soit sacrifié à la place du pécheur. Par la suite, ce fut Jésus qui devint le Sacrifice suprême, notre parfait Substitut, pour tous les péchés du monde. Le sacrifice de Jésus à la croix est absolument parfait ; il ne doit jamais être renouvelé, et il sauve entièrement ceux qui ont mis leur confiance à tout jamais en Jésus.
Nous êtres humains, pour naître de nouveau, il nous faut recevoir et comprendre ce principe du châtiment par substitution, et il nous faut y croire personnellement. Il nous faut également, pour naître de nouveau, croire que Jésus-Christ constitue pour nous le seul Substitut parfait pour le pardon de nos péchés.
Maintenant que nous comprenons ces vérités, et que nous mettons en elles notre foi afin de trouver la Vie, il nous faut aussi comprendre de quelle manière nous pouvons nous approprier ce Don gratuit qu’est la Vie éternelle. Considérons ceci : si quelqu'un nous offre un don gratuit, ce cadeau ne serait jamais nôtre à moins que nous acceptions de tendre notre main pour le recevoir de la nôtre. Alors, le Don de la vie éternelle en Jésus-Christ est donc là. Il nous faut chacun tendre la main et saisir ce Don gratuit, le recevoir de la main de Jésus-Christ.
À SUIVRE...
(1) Chaque être humain doit naître de nouveau
La Bible dit très clairement que tout être humain doit "naître de nouveau" afin de recevoir la vie éternelle et d'aller vivre éternellement au Paradis. Cette expression est de Jésus Lui-même, dans Jean 3 : 3-7, où on Le voit dire à Nicodème qu’il lui faut "naître de nouveau" pour entrer dans le Royaume de Cieux. Personne ne peut être sauvé sans passer par cette merveilleuse conversion spirituelle qu'est la Nouvelle Naissance.
Dans Son amour, Jésus a fait de cette transformation quelque chose de très simple. Pour naître de nouveau, il faut faire les pas suivants :
1) Comprendre que TOUS les êtres humains sont nés pécheurs et soi-même y compris. Romains 3 : 23 dit : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ». La Bible l’affirme très souvent. Cela signifie que chaque être humain est né pécheur aux yeux de Dieu, et comme tout pécheur, chaque être humain est sous la Colère du Dieu trois fois Saint qui ne peut que punir le péché.
2) Puisque l’être humain est un pécheur souillé et mort spirituellement, et que Dieu est Saint, parfait, pas un seul être humain ne peut se sauver lui-même. S’il nous faut être tous parfaits aux yeux de Dieu et vivant spirituellement pour pouvoir entrer au Ciel, comment donc un être humain peut-il entrer au Ciel, puisque la Bible ne cesse de dire que tous sont pécheurs ? De toute évidence, donc, personne ne pourra entrer au Ciel en essayant d’être assez bon pour "mériter le ciel". Mais puisque la Bible nous dit aussi qu’il y aura des multitudes de gens au Ciel, c’est qu’il doit y avoir un moyen d’y parvenir. Toutefois, ce n’est pas en "essayant de s’améliorer" qu'on entre au Paradis, il faut se repentir de tous ses péchés et recevoir la Nouvelle Naissance que Jésus-Christ seul offre à tous ceux qui croient en Lui et qui se confie entièrement en Lui.
Oui, pour naître de nouveau, l'être humain doit avoir profondément horreur de ses péchés, s'en détourner complètement et vouloir être pardonné. Cela s’appelle la repentance. "Se repentir", cela veut dire détester les péchés, s'en détourner, et vouloir ne plus pécher. L'être humain doit mettre également toute sa confiance en Jésus-Christ et en son parfait sacrifice à la croix pour le pardon de ses péchés.
3) Lorsque Jésus-Christ, le Fils de Dieu qui est pur de tout péché, a versé son sang précieux sur la croix au Calvaire, Il est mort en tant que sacrifice parfait pour tous les êtres humains et en tant que Substitut de son peuple. En accomplissant cela, Jésus a subi la juste Colère de Dieu le Père contre les péchés du monde entier qu'Il porta sur Lui. Jésus a payé le prix de nos péchés dans son propre corps, et a acquis la rédemption éternelle de tous ceux qui Lui appartiennent. Voilà pourquoi Jésus est en mesure d’offrir gratuitement Sa propre Sainteté et Sa propre Justice à tous ceux qui croient en Lui et qui Lui font confiance pour être sauvés. Oui, Jésus les justifie et les déclare ainsi absolument parfaits aux yeux de Dieu ! Romains 6 : 23 nous dit : « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle par Jésus-Christ notre Seigneur ». Pas un seul d’entre nous ne mérite d’être sauvé ; mais dans Son Amour et dans Sa miséricorde infinies, Dieu offre la Nouvelle Naissance et Sa grâce à quiconque croit et met sa confiance en son Fils Jésus-Christ. La Grâce de Dieu est une faveur totalement imméritée.
4) Dans Éphésiens 2 : 8-9, Paul répète cet enseignement au sujet de la vie éternelle qui est un don gratuit de Dieu : « C’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi ; cela ne vient pas de vous, mais c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie ». Dans l'éternité, personne ne se tiendra devant Dieu en disant qu’il a "gagné le ciel". Tous ceux qui entreront au Ciel y seront à cause du don gratuit et parfait de Jésus-Christ à la croix, ce Cadeau merveilleux qu’Il nous fait de la part du seul vrai Dieu notre Créateur. Oui, c'est un don merveilleux parce que Jésus est mort pour nous sur la croix et Il est ressuscité pour notre justification.
À SUIVRE...
Le péché et le chrétien né de nouveau
D’où vient le péché du chrétien né de nouveau ?
La Bible ne donne pas de description détaillée de la psychologie de l’être humain ou de la personnalité humaine. Plutôt, elle nous donne une description pratique ou fonctionnelle. Cette description laisse plusieurs questions métaphysiques sans réponse, mais nous fournit amplement de renseignements pour établir une base solide pour la vie chrétienne. Les faits fondamentaux sont clairs :
1. La vérité la plus profonde à propos du chrétien est qu’il est un homme nouveau. C’est là son identité fondamentale. L’homme nouveau représente qui il est maintenant et qui il sera dans l'éternité.
2. L’homme nouveau n’est pas la seule vérité à propos du chrétien. Il existe un aspect de sa personnalité qui n’a pas encore été racheté : son « corps mortel ». Selon la Bible, le combat du chrétien contre le péché découle de cette réalité. Le péché tente toujours de régner dans son corps mortel (Romains 6. 12-13). Ce corps mortel non racheté, là où le péché tente toujours de régner, est la chair. La Bible fait aussi souvent référence aux « membres » de notre corps (mains, pieds, yeux, etc.) comme étant l’endroit où le péché tente de s’affirmer (Romains 6. 13, 19 ; 7. 5, 23 ; Colossiens 3. 5 ; Jacques 3. 6 ; 4. 1). La Bible décrit même les péchés comme « les actions du corps » (Romains 8. 13). Nous savons que lorsqu’un chrétien pèche, ce n’est pas seulement son corps qui pèche, mais bien le chrétien lui-même en tant que personne. Toutefois, la Bible enseigne aussi que lorsque le corps sera complètement racheté, le croyant en Jésus n’aura plus de problèmes avec le péché (Romains 8. 23). La chair constitue un aspect de la personnalité du chrétien, mais ce n’est pas l’ultime vérité à propos de lui. La chair ne représente ni qui il est véritablement ni ce qu’il aime vraiment. Les « actions du corps » l’attristent puisqu’elles s’opposent à tout ce qui lui est précieux.
3. Le chrétien n’a pas forcément à être vaincu par la chair. Sa pensée est renouvelée (Romains 12. 2 ; Éphésiens 4. 23) lorsqu’il croit la vérité à propos de qui il est véritablement. Ainsi, au fur et à mesure que le chrétien apprend à marcher selon l’Esprit, il sera de plus en plus capable de « mettre à mort les actions du corps ».
Est-ce que le chrétien né de nouveau ne pèche plus ? Jean nous enseigne dans 1 Jean 3. 4-9 que les chrétiens « ne pratiquent pas le péché » et « ne peuvent pas pécher ». Que signifient ces affirmations ? Bien que plusieurs réponses aient été suggérées à travers les siècles, nous ne considérerons que deux d’entre elles.
1. Une explication populaire enseigne que la nouvelle nature du chrétien ne peut pas pécher. « La semence de Dieu » (qui est parfaite) « demeure » en lui, et n’éprouve jamais le désir de commettre un seul acte qui soit péché. Bien que cette explication soit près de la vérité, elle suscite des objections considérables.
Premièrement, Jean ne dit pas que la nouvelle nature ne peut pas pécher ; il dit que le chrétien lui-même ne peut pas pécher : « La semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu » (1 Jean 3. 9). Celui qui ne peut pas pécher est clairement identifié comme étant celui « qui est né de Dieu » – soit, la personne elle-même.
Deuxièmement, cette proposition que « la nouvelle nature » du chrétien ne pratique pas le péché est dénuée de sens. Seule une personne qui possède une volonté propre peut pécher : une « nature » abstraite ne peut pécher ni même vouloir pécher. Cette « nature » que nous possédons n’existe pas indépendamment de notre propre personne : elle décrit plutôt qui nous sommes au plus profond de notre être.
Troisièmement, les versets 7 et 8 présentent un contraste entre « pratiquer le péché » et « pratiquer la justice ». De toute évidence, Jean ne fait pas référence à « un seul acte de justice » ; il décrit plutôt la « pratique de la justice ». De la même façon, lorsqu’il enseigne que les chrétiens ne peuvent pas pécher, il ne fait pas référence à « un seul acte de péché », mais plutôt à la « pratique du péché ».
Quatrièmement, Jean tente de démontrer comment les actions des chrétiens sont diamétralement opposées aux actions des personnes non régénérées. Ainsi, il explique comment les chrétiens ne peuvent pas pécher ; il n’enseigne ni que les chrétiens « pèchent, bien qu’ils haïssent le péché » ; ni que les chrétiens « pèchent, mais non pas dans leur nouvelle nature ». Ce type d’enseignement serait plutôt conforme aux doctrines des hérétiques auxquels Jean s’oppose.
2. La meilleure explication enseigne que ce « péché » fait référence à ce qui est habituel ou persistant. Jean dit littéralement que le chrétien ne peut pas « pratiquer le péché ». Au contraire, le chrétien « pratique la justice » : « Enfants, que personne ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste, comme lui est juste » (1 Jean 3. 7).
Pourquoi le chrétien est-il incapable de « pratiquer le péché » ? Le verset 9 répond à cette question : « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, car la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu ». Tous les chrétiens possèdent cette nouvelle nature (la semence de Dieu) qui constitue leur nouvelle identité. Cette nouvelle nature (qui est parfaite) s’oppose à tout ce qui est mal, et fait en sorte qu’il est impossible pour le croyant de vivre dans le péché. Au contraire, sa vie est maintenant caractérisée par la justice. Toutefois, puisqu’il doit encore lutter contre la chair, et ce, aussi longtemps qu’il vivra, sa marche avec Dieu demeure imparfaite. Or, lorsque son corps mortel sera racheté, la vie nouvelle qui se trouve déjà en lui sera complètement manifestée. Ses actions seront alors parfaitement conformes aux désirs de son cœur nouveau.
Cette explication – et non la première, pourtant populaire dans nos églises – nous permet de bien comprendre ce que Jean enseigne en 1 Jean 3. 4-9 : Quiconque pratique le péché pratique aussi l’iniquité, et le péché est l’iniquité. Et vous savez que lui a été manifesté, afin qu’il ôtât nos péchés ; et il n’y a point de péché en lui. Quiconque demeure en lui ne pèche pas; quiconque pèche ne l’a pas vu, ni ne l’a pas connu. Enfants, que personne ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste, comme lui est juste. Celui qui pratique le péché est du diable, car dès le commencement le diable pèche. C’est pour ceci que le Fils de Dieu a été manifesté, afin qu’ il détruisît les œuvres du diable. Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, car la semence de Dieu demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce qu’ il est né de Dieu.
Jésus-Christ, retenu sur la croix par trois clous invisibles
« Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix et nous croirons en toi… ! » (Matthieu 27. 40b). Ainsi se moquaient ceux qui entouraient la croix sur laquelle Jésus était cloué. Avait-Il le pouvoir de descendre de la croix ? Ah ! S’il n’y avait que les clous de fer forgé, il aurait pu descendre immédiatement, mais il ne le pouvait pas, car derrière ces clous visibles, il y en avait d’autres invisibles qui, plus que les visibles, le maintenaient cloué à la croix.
Le premier clou est celui de l’obéissance à Dieu son Père :
Rien dans la vie de Jésus n’était accidentel. Tout était obéissance pure au plan de Salut que Dieu son Père avait dressé et auquel Jésus avait souscrit par ces mots : « Me voici, ô Dieu, pour faire ta volonté » (Psaume 40. 7-8). Et c’est déjà par obéissance à cette volonté que Jésus est né dans une étable, à Bethléem. Sa naissance n’a pas été accidentelle, pas plus que sa vie, son enseignement, ses miracles, tout dans sa marche ici-bas. Sa mort fut comme sa vie un acte d’obéissance purement volontaire. La volonté de Dieu était que Jésus donnât sa vie en rançon pour tous les péchés des êtres humains. Or Jésus était venu pour faire cette volonté, et Il a obéi jusqu’au bout. Alors que son corps brisé était basculé sur la croix jeté à terre, et qu’un horrible clou était enfoncé dans ses chairs, il y avait en même temps un autre clou qui, plus que l’autre, le tenait attaché à la croix : le clou de l’obéissance envers Dieu. Au défi de descendre, Jésus opposa un silence qui voulait dire : Je ne puis descendre, car ce serait cesser d’être ce que je fus toute ma vie : obéissant à Dieu. « Jésus s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Éphésiens 2. 8)
Le deuxième clou était celui de son Amour pour nous :
"Il n’y a pas, parmi les hommes, d’amour plus grand que celui de donner sa vie pour ses amis" (Jean 15. 13). Il y a cependant un amour qui a dépassé celui-là : « Le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous » (Éphésiens 5. 2) et « Dieu démontre son amour à lui envers nous en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5. 8). Au défi de descendre, Jésus opposa un silence qui voulait dire : Je ne puis descendre de la croix, car ce serait cesser de t’aimer.
Le troisième clou était celui de nos péchés :
Plus douloureux que les deux autres a été ce troisième. Tant de gens n’ont jamais rien reçu du message de la croix car ils n’ont jamais vu la responsabilité directe qu’ils avaient dans la crucifixion. C’est vous, disait l’apôtre Pierre à ses contemporains, c’est vous qui l’avez mis à mort (Actes 3. 15).
Et si Pierre devait encore nous parler aujourd’hui, il dirait : C’est toi, c'est chacun de nous ! Ce qui a conduit Jésus à la croix : c’est l’avarice et la trahison de Judas, ce sont tous nos péchés ; le reniement de Pierre, nos reniements ; les hésitations et la faiblesse de Pilate, nos hésitations et nos faiblesses ; l’indifférence des uns, notre indifférence ; l’incrédulité des autres, notre incrédulité.
Tous les péchés qui ont conduit Jésus à la croix se retrouvent dans toute vie d’êtres humains. Cependant, tous ces péchés, Jésus les a pris à son compte. C’est pourquoi, au défi de descendre de la croix, Jésus opposa un silence qui voulait dire : Je ne puis descendre de la croix, car si ma souffrance devenait moins grande que ton péché, tu ne pourrais pas être sauvé.
Cher ami(e), il y a assez d’obéissance dans la croix pour effacer toutes tes désobéissances, il y a assez d’Amour dans la croix pour effacer tout ton manque d’amour, il y a assez de souffrances dans la croix pour effacer tous nos péchés.
La résurrection
Quand les disciples de Jésus-Christ se sont retrouvés au soir du troisième jour après sa crucifixion, voici ce qu'ils se sont mutuellement confirmé : “Le Seigneur est réellement ressuscité” (Luc 24. 34). Peu après, “Jésus se présenta Lui-même, vivant, avec plusieurs preuves assurées, étant vu par eux durant quarante jours” (Actes 1. 3).
La résurrection de Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur est la preuve de sa Victoire sur la mort, sur Satan. Jésus-Christ a porté sur la croix le châtiment que méritaient nos péchés. Dieu tient pour juste celui qui se repent de ses péchés et qui met réellement sa confiance en Jésus-Christ. Il a la paix avec Dieu, il est admis dans sa faveur.
Le vrai croyant en Jésus sait que la mort a été vaincue pour toujours et qu'elle est abolie. Il peut se réjouir dans l'espérance d'être éternellement avec Jésus-Christ dans la Gloire au Ciel, Lui (Jésus) le premier ressuscité d'entre les morts. La résurrection du Christ annonce celle des enfants de Dieu et lui donne son caractère. “Jésus a été ressuscité pour notre justification” (Romains 4. 25).
Quelle assurance de savoir que Jésus-Christ est ressuscité, précédant ceux qui sont morts en Lui (1 Corinthiens 15. 20) ! Pour l'être humain naturel, tout ce pour quoi il a vécu, usé ses forces, déployé son activité, tout ce qu'il a poursuivi, richesse, honneur, célébrité, tout ce qu'il a pu désirer et atteindre, tout lui échappe par la mort. Mais le vrai croyant en Jésus sait que la résurrection, liée au glorieux Retour de Jésus-Christ, l'introduira dans cet état bienheureux où “ce qui est mortel” sera “absorbé par la vie” (2 Corinthiens 5. 4) ; il sait que, ayant revêtu un corps glorieux, il sera semblable à Christ. Car, dit l'apôtre Jean, “nous Le verrons comme Il est” (1 Jean 3. 2).
Jésus dit : « Je suis le Chemin, et la Vérité, et la Vie » (Jean 14. 6)
Jésus s'est offert en sacrifice parfait
Jésus, l'Agneau de Dieu, parfait et sans tâche, a été rejeté de la société, hué par la foule, condamné par les pouvoirs religieux et civil. Il a terminé sa vie terrestre sur une croix dans le mépris et l'échec apparent. Il a accepté la mort sous une forme des plus humiliantes.
Mais la réalité morale est tout autre. Jésus s'est livré par Amour pour être notre parfait Remplaçant sous le Jugement de Dieu. Ainsi l'amour le plus sublime est caché sous l'acte le plus ignoble des êtres humains. Tel est le mystère de l'Amour de Dieu : le Père donne le Fils pour être le Sauveur du monde !
Par Amour, notre Sauveur Jésus-Christ a accepté volontairement de venir dans ce monde. Il est né dans une étable. Il a grandi et à 30 ans, il commença son ministère, enseigna le chemin du Salut, faisant du bien et guérissant les malades... Le peuple ne pouvant plus supporter la Lumière que manifestait Jésus, le livrèrent aux soldats romains. Ceux-ci Le maltraitèrent atrocement, se moquant de Lui. Enfin, ils le clouèrent sur une croix de honte entre deux malfaiteurs. Oui, Jésus se laissa maltraiter d'une terrible manière sans dire un mot, et jusqu'à mourir sur la croix. Après trois jours dans le tombeau, Jésus ressuscita, il vainquit la mort. Jésus-Christ est la résurection et la Vie et la mort ne peut absolument rien contre Lui.
Oui, l'Évangile ne s'est pas arrêté à la croix. Le troisième jour après la crucifixion de Jésus, Dieu ressuscite Jésus et Lui donne la première place dans la Gloire. Sur la terre, Dieu peut alors répandre sa Grâce, et sauver tous ceux qui croient et mettent leur confiance en Jésus-Christ et en son sacrifice parfaitement accompli sur la croix. Le Saint Esprit vient remplir le cœur de tous ceux qui reçoivent Jésus dans leur vie comme Seigneur et Sauveur personnel. Oui, le Saint-Esprit les remplit d'une puissance de justice, d'amour et de vie qui atteste que Jésus est vivant dans leur vie et qu'Il est le Vainqueur.
En Justice, et à cause de l'Amour parfait de Dieu pour les êtres humains, le Seigneur Jésus-Christ sera bientôt vu par tous au milieu du trône de Dieu dans le ciel, célébré par d'innombrables personnes rachetées par son sacrifice, et heureuses pour l'éternité.
Dans la honte, la gloire de Jésus a brillé
Sur la croix.
A toi, Jésus, fut la victoire
Sur la croix.
A toi, durant l'éternité,
Soit force, honneur et majesté
Pour le Triomphe remporté
Sur la croix.
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L’offrande parfaite de Jésus-Christ, Dieu fait Homme, Parfait et Saint
Jésus a cheminé dans un monde ennemi, souillé par le péché, Il y est entré pur et sans tache, Il put donc au terme du chemin se présenter à Dieu pur et sans tache, faire l’offrande du corps qu’Il a reçu… Quel contraste avec les victimes autrefois offertes sous la loi ! — Cette « offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » nous raconte l’excellence infinie, la perfection, la gloire de Celui qui, Dieu sur toutes choses béni éternellement, a été ici-bas un homme, le seul Homme parfait, le seul qui pouvait s’offrir en sacrifice pour le péché. Et rien ne fait ressortir aussi glorieusement la perfection de l’Homme Christ Jésus que le fait qu’Il ait pu être cette Victime sainte, cette « seule offrande », qui nous a « rendus parfaits à perpétuité ».
Jésus le Saint et le Juste a dû être « fait péché pour nous » (2 Corinthiens 5. 21) durant les trois heures sombres et Il n’a pu l’être que parce qu’il était le Saint et le Juste. Victime sainte, Jésus a subi alors le Jugement que nous avions mérité et qui eût été notre part pour l’éternité sans qu’il nous soit jamais possible de l’épuiser. Lui, Saint Agneau de Dieu, a épuisé ce jugement, « Il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » (Hébreux 9. 26). L’expiation accomplie, son sang répandu, son corps a été placé dans le sépulcre, « un sépulcre neuf, dans lequel personne n’avait jamais été mis » (Jean 19. 41). Dieu prit soin de Jésus, Celui qui a achevé l’œuvre qu’Il lui avait donnée à faire, Il maintient la gloire de sa Personne. Alors se trouve accompli ce que le Psalmiste avait écrit bien longtemps à l’avance : « Tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption » (Psaume 16. 10). — Puis, ressuscité dans ce corps formé par Dieu, offert à Dieu — Jésus se manifeste à ses disciples : d’une part, Il peut leur dire : « Voyez mes mains et mes pieds ; — que c’est moi-même : touchez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai » et d’autre part, Il entre dans la pièce où les disciples étaient, bien que les portes en fussent fermées (Luc 24. 39 ; Jean 20. 19). Quarante jours après sa Résurrection, c’est son Ascension glorieuse et notre foi Le contemple maintenant là-haut, dans le Ciel même (voir Hébreux 2. 9), éternellement Dieu et éternellement Homme. Bientôt, de nos propres veux, nous Le verrons dans ce corps glorifié (voir Apocalypse 5. 6) et, déjà nous l'adorons en esprit et en vérité. Au Ciel, voyant le profond mystère de son anéantissement, de son abaissement et de son sacrifice, sans fin, nous L’exalterons d'éternité en éternité !
La lutte du chrétien contre la chair
Certaines personnes veulent nier la lutte du chrétien contre la chair, en présentant la régénération comme un changement ou un renouvellement complet de la vieille nature.
D'après ce principe, la fausse idée qui en ressort est que si notre vieille nature est renouvelée, le chrétien n'aurait à lutter avec rien. Il n'y a rien de la chair au dedans de nous, car notre vieille nature est faite nouvelle, et aucune puissance du dehors ne peut nous atteindre, parce qu'elle ne trouve pas de prise en nous. Le monde n'a point de charmes pour celui dont la chair est entièrement changée, et Satan n'a rien par quoi ou sur quoi il puisse agir.
On peut dire à tous ceux qui soutiennent cette fausse et funeste théorie, qu'ils oublient la place qu'Amalek occupe dans l'histoire du peuple de Dieu. Si les Israélites se fussent imaginés que quand les armées du Pharaon auraient disparu, le combat serait terminé pour eux, ils auraient été bien confondus lorsque Amalek se jeta sur eux. Le fait est que le combat ne commença pour eux qu'alors. Il en est de même pour le croyant, car "toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d'avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints" (1 Corinthiens 10. 11). Mais il ne pourrait y avoir ni "type, ni exemple, ni avertissement dans ces choses", pour celui dont la vieille nature aurait été faite nouvelle. En effet, un tel être humain n'a guère besoin de ces provisions de grâce, que Dieu a faites dans son Royaume pour ceux qui en sont les sujets.
L'Écriture nous enseigne clairement que le croyant en Jésus a au-dedans de lui ce qui correspond à Amalek, c'est-à-dire "la chair, le vieil homme, la pensée de la chair" (Romains 6. 6 à 8. 7 ; Galates 5. 17). Or, si le chrétien, en sentant les mouvements de sa vieille nature, commence à mettre en doute s'il est chrétien, non seulement il se rend extrêmement malheureux, mais encore il se prive des avantages de sa position devant l'Ennemi. La chair existe dans le croyant en Jésus et y sera ici-bas jusqu'à la fin de sa vie sur terre. Le Saint Esprit reconnaît pleinement son existence, ainsi que le prouvent plusieurs passages du Nouveau Testament. En Romains 6. 12, il est dit : "Que le péché donc ne règne point dans votre corps mortel". Un pareil commandement ne serait pas nécessaire, si la chair n'existait pas dans le croyant. Nous dire que le péché ne doit pas régner en nous serait hors de saison, si, de fait, il n'habitait pas en nous. Il y a une grande différence entre demeurer et régner - le péché (la chair) habite dans le chrétien en qui le Saint-Esprit règne ; tandis que le péché règne dans le non-croyants en Jésus.
Toutefois, bien que le péché habite en nous, nous possédons, Dieu en soit béni, un principe de puissance sur lui. "Le péché ne dominera pas sur vous, parce que vous n'êtes pas sous la loi, mais sous la grâce" (Romains 6. 14). La grâce qui, par le sang de la croix, a ôté le péché, nous garantit la victoire, et nous donne une puissance actuelle sur le principe du péché qui habite en nous. Nous sommes morts au péché - par conséquent il n'a aucun pouvoir sur nous. "Celui qui est mort est justifié du péché" (Romains 6. 7). "Sachant ceci, que notre vieil homme a été crucifié avec Lui (Jésus) afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne servions plus le péché" (Romains 6. 6). "Et Josué abattit Amalek et son peuple au tranchant de l'épée". Tout était victoire, et la bannière de l'Éternel flottait sur l'armée triomphante, portant cette belle et encourageante inscription : "YHWH-Nissi" (l'Éternel mon enseigne). L'assurance de notre Victoire en Christ devrait être aussi complète que celle du pardon reçu en Christ. Puisque tous les deux sont fondés sur le grand fait que Jésus est mort et ressuscité. C'est dans la puissance de ces choses que le croyant en Jésus possède une conscience purifiée, et que par le Saint-Esprit, il exerce un pouvoir puissant sur le péché en lui. La mort de Christ sur la croix ayant satisfait à toutes les exigences de Dieu à l'égard de nos péchés, la résurrection de Christ devient la source de la puissance pour tous les détails de la lutte avec le péché, à laquelle nous sommes ensuite appelés. Jésus est mort pour nous sur la croix, et maintenant Il vit en nous. La mort de Christ nous donne la paix - sa vie nous donne la puissance.
La Rédemption accomplie par le Christ
Nous croyons que, par amour et pleinement obéissant à la volonté de son Père, Jésus-Christ, le Fils du seul vrai Dieu vivant et éternel, s’est fait homme : la Parole a été faite chair, pleinement Dieu et pleinement homme (Jean 1 : 14, 1-2). Jésus-Christ Homme, le Messie promis d’Israël, fut conçu par l’intervention miraculeuse du Saint-Esprit et naquit de la vierge Marie. Il obéit parfaitement à Dieu son Père céleste, mena une vie exempte de péché, accomplit des signes miraculeux, fut crucifié sur la croix, mourut pour nous, ressuscita d’entre les morts le troisième jour et remonta au Ciel.
En tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs, le Christ Jésus s’est assis à la droite de Dieu le Père, exerçant dans le Ciel et sur la terre toute la souveraineté de Dieu. En tant que Médiateur, Jésus-Christ est notre Souverain Sacrificateur et notre Avocat.
Nous croyons que par son incarnation, sa vie, sa mort, sa résurrection et son ascension, Jésus-Christ a agi comme notre Représentant et notre Substitut. Jésus l’a fait pour qu’en Lui nous devenions Justice de Dieu : sur la croix, Jésus a annulé la dette de nos péchés ; et en subissant le plein châtiment de nos péchés, Il a réconcilié avec Dieu tous ceux qui se repentent de leurs péchés, qui croient et qui placent leur confiance en Lui.
Après la mort de Jésus sur la croix et sa résurrection, « Dieu a élevé Jésus à la plus haute place et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu'au nom de Jésus chacun plie le genou dans le ciel, sur la terre et sous la terre et que toute langue reconnaisse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2 : 9-11). Oui, Dieu a pleinement approuvé le parfait sacrifice de son Fils Jésus-Christ à la croix. Jésus a brisé le pouvoir de la mort et a vaincu Satan qui détenait ce pouvoir, et Il a communiqué la vie éternelle à tous ceux qui Lui appartiennent.
Par son ascension, Jésus a été éternellement exalté comme Seigneur et nous a préparé une place dans la maison de son Père pour que nous soyons éternellement avec Lui.
Nous croyons que « le Salut ne se trouve en aucun autre, car il n’a été donné sous le ciel aucun autre nom par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4 : 12). Parce que « Dieu a choisi les choses humbles de ce monde, les choses méprisées, celles qui ne sont pas, afin de réduire à néant celles qui sont, aucun être humain ne pourra jamais se glorifier devant lui ; le Christ Jésus est devenu pour nous sagesse de Dieu, c’est-à-dire notre justice, notre sainteté et notre rédemption » (1 Corinthiens 1 : 27-30).
Ce que la Rédemption accomplit exactement ?
Elle ne fait pas que satisfaire la Colère de Dieu. Elle nous sépare de nos transgressions comme « l’orient est éloigné de l’occident » (Psaumes 103. 12). Elle coupe notre lien avec le péché afin de le faire mourir. L’acquisition de la liberté merveilleuse des enfants de Dieu est étroitement liée à la perfection réservée au peuple de Dieu lors de la délivrance complète et finale du péché dans son sens eschatologique (Luc 21. 28 ; Éphésiens 4. 30). La rédemption par la mort de Jésus-Christ est un travail de restauration de la part de Dieu qui prend l’initiative de restaurer l’être humain perdu dans sa relation avec Lui (Jean 3. 16). Par le sang de Jésus, l’être humain pécheur est arraché au présent siècle mauvais (Galates 1. 4). L’être humain racheté n’est plus un ennemi de Dieu, mais un ami de Dieu. C’est Dieu dans son Amour qui a provoqué ce changement de statut dans notre relation : « Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19). Dieu n’était pas tenu de mettre en œuvre notre rédemption et de nous réconcilier avec Lui, mais il l’a fait par pure grâce (Éphésiens 1. 7). La réconciliation avec Dieu permet au croyant de vivre une nouvelle vie en Jésus-Christ (Romains 6. 11). Cette vie est une vie de sainteté que nous obtenons par l’Esprit de Christ en nous. Le Seigneur Jésus-Christ a effectué la rédemption « pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable » (Éphésiens 5. 27).
Une sécurité parfaite
Christ ne nous a pas donc simplement procuré la rédemption, il l’a aussi assurée. Il nous a rachetés d’une manière efficace. Le Nouveau Testament aborde toujours la rédemption sur un ton triomphal. Elle ne devrait donc jamais être envisagée dans l’abstrait. Christ est venu assurer le salut de tous ceux qui sont destinés à la vie éternelle, selon le décret souverain de Dieu : « car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour » (Jean 6. 38, 39). Ce passage nous indique que non seulement la sécurité du croyant repose sur l’œuvre parfaite de rédemption accomplie une fois pour toutes à la croix, mais aussi que nous ne devrions jamais envisager l’œuvre de rédemption que Christ a accomplie une fois pour toutes dans l’Histoire indépendamment de cette union avec son peuple qui fut instaurée dans l’élection du Père avant la fondation du monde. Il y a un lien direct entre le décret d’élection du Père et l’accomplissement de la rédemption par le Fils. L’Écriture nous présente la rédemption comme étant limitée aux élus, à ceux qui ont été destinés à la vie éternelle (Actes 13. 48).
Une œuvre du Dieu trinitaire
La rédemption accomplie par Jésus-Christ fait en sorte que nous lui appartenons. En lui, nous sommes spirituellement en sécurité, protégés par son omnipotence. Nous avons été scellés du Saint-Esprit pour assurer notre rédemption finale (Éphésiens 4. 30). L’Esprit Saint est venu appliquer ce que Christ a accompli pour nous à la croix. Toutes les bénédictions spirituelles qui sont les nôtres dans ce monde et dans le monde à venir, et qui font de nous des sujets qualifiés du royaume de Dieu, sont le résultat de la rédemption décrétée par le Père, accomplie par Jésus-Christ et appliquée par le Saint-Esprit. Nous pouvons donc conclure, en ce qui concerne la rédemption, que toutes choses viennent du Père, par le Fils et dans l’Esprit, et cela pour la gloire de notre Dieu trinitaire.
Devons-nous continuer à nous repentir après avoir été pardonné ?
La repentance initiale n’est pas compromise, mais authentifiée par la repentance continuelle. ~Voir 2 Corinthiens 7. 10
Tout d’abord, rappelons que la confession présente la repentance comme une réalité continuelle qui se poursuit tout au long de la vie chrétienne : Tout comme la repentance doit être continuée pendant tout le cours de notre vie, en raison du corps de mort et de ses actions, ainsi, il est du devoir de chaque être humain de se repentir spécifiquement de ses propres péchés connus.
La repentance doit être envisagée comme une trajectoire qui commence lors de la régénération au début de la vie chrétienne. Les héritiers du Royaume ne sont pas ceux qui se sont repentis depuis longtemps, mais ceux qui se repentent continuellement (Matthieu 4. 17 ; Marc 1. 15). La repentance qui n’est pas continuelle est de même nature que la foi temporaire (Marc 4. 17) : elle vient d’un enthousiasme momentané, d’un sentiment passager de culpabilité ou d’une impression forte qui s’estompe après quelque temps. La repentance qui dure est l’œuvre du Saint-Esprit ; elle est une conscientisation profonde du pécheur non seulement à la gravité de ses péchés, mais à la dépravation radicale de sa nature (Romains 7. 23-24). Celui qui se repent confesse que ce ne sont pas uniquement ses mauvaises paroles ou ses mauvaises actions qui sont le problème, mais son propre cœur corrompu d’où elles émanent (Matthieu 15. 19). De mauvais fruits proviennent d’un mauvais arbre. La vraie repentance amène celui qui se repent à se voir comme le premier des pécheurs (1 Timothée 1. 15), c’est-à-dire à être préoccupé et dégoûté d’abord par son propre péché.
La repentance continuelle commence donc par la confession continuelle (Psaume 51. 4-7 ; 1 Jean 1. 9). La confession dans la grande assemblée et la confession en particulier (Psaume 40. 10 ; Esdras 10. 11 ; Matthieu 6. 12 ; Jacques 5. 16). Cette confession est accompagnée par la mortification de la nature pécheresse (Galates 5. 24 ; Hébreux 12. 1, 4). Ceci signifie que lorsque nous connaissons un péché dans notre vie, nous le confessons, l’abandonnons, le combattons. Le chrétien mène un combat spirituel ; il ne combat pas contre les autres ou contre les circonstances, mais premièrement contre lui-même et la puissance du diable qui cherche à s’emparer de lui (Galates 5. 17 ; Ephésiens 6. 12 ; 2 Timothée 2. 26). Lorsque l’enfant de Dieu n’est pas conscient de ses transgressions, il prie Dieu pour en être conscientisé et pardonné (Psaume 19. 13 ; Luc 19. 8).
Ainsi décrite, la vie chrétienne peut sembler être une tyrannie pénitentielle interminable. Cependant, la repentance ne mène pas au désespoir, mais à l’assurance du pardon. La tristesse selon Dieu produit non pas la mort, mais la vie et le salut (2 Corinthiens 7. 10-11), car Dieu accueille et restaure ceux qui reviennent à lui (Ésaïe 55. 7 ; Amos 5. 4).
Dieu a pris, par Christ dans l’alliance de grâce, des dispositions telles pour la préservation des croyants pour le salut, que malgré qu’il n’est pas de péché si petit qui ne mérite pas la damnation, il n’est pas de péché si grand qui puisse attirer la damnation sur ceux qui se repentent. La proclamation constante de la repentance est de ce fait nécessaire.
La prédication de la repentance, loin de détruire les hommes, les conduit dans le seul refuge qui peut les sauver du péché et ses conséquences : la grâce et la miséricorde de Dieu en Jésus-Christ. La grâce ne consiste pas à banaliser le péché, puisqu’il n’est pas de péché si petit qui ne mérite pas la damnation. Cependant, la grâce divine sera toujours plus grande que n’importe quel péché de l’homme ; car « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Romains 5. 20).
Se voir comme le premier des pécheurs ce n’est pas avoir une si mauvaise estime de soi que l’on mène une misérable existence sous le poids de la honte et de la culpabilité. Paul présente en lui-même le portrait d’un homme qui est à la fois pleinement conscient de son péché et rempli de l’assurance d’être accepté et aimé de Dieu grâce à Jésus-Christ : "J’étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité ; et la grâce de notre Seigneur a surabondé, avec la foi et l’amour qui est en Jésus-Christ. C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. (1 Timothée 1. 13-15).
Le chrétien est donc simultanément juste et pécheur, saint et transgresseur. Conséquemment, il est à la fois confiant et repentant, certain de l’Amour de Dieu et de sa misère. Le chrétien n’a pas commencé avec la repentance et la grâce pour ensuite se passer de celles-ci en continuant par ses propres forces (Galates 3. 3). Le renouvellement de sa repentance n’est pas un signe de régression, mais la preuve de sa conversion, puisque la repentance initiale n’est pas compromise, mais authentifiée par la repentance continuelle. Ceux qui marchent dans une telle repentance ne s’en détournent jamais (2 Corinthiens 7. 10).
La Vie Éternelle
La vie éternelle est l’une des plus grandes bénédictions qui nous appartiennent, si nous sommes de ceux qui ont cru au Fils de Dieu. Il s’agit non seulement du fait que nous serons épargnés du Jugement éternel, de la « seconde mort », et que nous passerons l’éternité dans la félicité de la présence de Dieu. La vie éternelle est une bénédiction présente.
La vie éternelle existait dans l’éternité passée. Jean dit dans sa première épître : « Nous vous annonçons la vie éternelle, qui "était" auprès du Père et qui nous a été manifestée » (1 Jean 1. 2). Nous connaissons l’usage que fait l’évangile de Jean de ce mot « "était" » : « Au commencement "était" la Parole ; et la Parole "était" auprès de Dieu ; et la Parole "était" Dieu » (Jean 1. 1). Sans aucun doute, il se réfère à l’éternité passée. 1 Jean 1. 2 montre donc que la vie éternelle « était auprès du Père » dans l’éternité passée.
La vie éternelle est la vie qui appartient au seul vrai Dieu. « Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils » (1 Jean 5. 11). Le Fils a toujours eu cette vie éternelle en Lui-même. Le Fils de Dieu était « auprès du Père » dans l’éternité passée, et par conséquent la vie éternelle était auprès du Père. Le Père possède cette même vie éternelle. « Le Père a la vie en lui-même » (Jean 5. 26).
Déjà dans l’éternité passée, « avant les temps des siècles », Dieu s’était proposé de communiquer la vie éternelle à d’autres. L’épître à Tite nous parle de « la vie éternelle que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant les temps des siècles » (Tite 1. 2). Nous disons l’éternité passée pour désigner le temps où il n’y avait rien d’autre que Dieu, où rien n’avait encore été créé.
La vie éternelle est l’une des plus précieuses bénédictions appartenant à tous ceux qui sont nés de nouveau par le Saint-Esprit, à tous les enfants de Dieu. Jésus donne une définition de la vie éternelle : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17. 3)
En tant que Dieu, le Seigneur Jésus a toujours possédé la vie éternelle en Lui-même. En fait, Jésus est la vie éternelle. 1 Jean 5. 20 : « Lui est le Dieu véritable et la vie éternelle ». De plus, dans Jean 1. 4, il est dit : « En Lui (Jésus) était la vie ».
Dieu désire que nous passions l’éternité avec Lui dans sa gloire éternelle, pourtant Il nous laisse le choix. Dieu a fait tout le nécessaire pour que nous puissions vivre avec Lui pour toujours. Il n’y a pas de plus grand amour que l'Amour de Dieu manifesté pour nous. Dans son Amour infini, Dieu a envoyé son Fils Jésus-Christ dans ce monde pour nous sauver de tous nos péchés en mourant pour nous sur la croix et en ressuscitant. Si nous croyons en Jésus-Christ, si nous croyons qu’Il est mort en rançon pour nos péchés et qu'Il est ressuscité, nous avons l‘assurance de la vie éternelle avec Lui.
Nous qui sommes enfants de Dieu, la vie éternelle nous a été donné au moment de notre conversion, de la nouvelle naissance. « Nous avons été crucifiés avec Christ, ressuscités pour une vie nouvelle, introduits dans le Royaume du Christ, glorifiés et assis dans les cieux » (Galates 2. 20, Éphésiens 2. 5, Colossiens 1. 13).
Pour ceux qui sont enfants de Dieu, mourir est un gain. Mourir nous ouvre la porte de l'éternité pour vivre avec Dieu pour toujours dans son Royaume de gloire, dans le Paradis. Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jean 11. 25-26). Tous ceux qui sont nés de nouveau par le Saint-Esprit qui est venu vivre en eux, sont passés de la mort à la vie et ils vivront pour toujours durant l'éternité au Paradis. La vie éternelle dans l'éternité va consister à voir Dieu pleinement (1 Jean 3. 2), à entrer dans son Royaume de gloire et à jouir de la justice, la paix, la joie, l'amour infinis, par le Saint-Esprit.
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