L’oeuvre souveraine du Saint-Esprit
"Après avoir rendu témoignage à la parole du Seigneur, et après l’avoir prêchée, Pierre et Jean retournèrent à Jérusalem, en annonçant la bonne nouvelle dans plusieurs villages des Samaritains. Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit : Lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert" (Actes 8. 25, 26).
Que ce soit dans sa planification éternelle ou dans sa mise en œuvre temporelle, le salut relève totalement de Dieu. Le salut découle de la volonté souveraine de Dieu (Actes 13. 48 ; Romains 8. 29s ; Éphésiens 1. 3-7) et est mis en œuvre par sa grâce (Éphésiens 2. 8-9 ; 2 Thessaloniciens 2. 13 ; 2 Timothée 2. 10 ; Tite 1. 1 ; 1 Pierre 1. 1) .Deux barrières insurmontables empêchent l’homme de saisir le salut de Dieu par ses propres efforts.
L’œuvre efficace du Saint-Esprit
Premièrement, les hommes sont spirituellement morts et ne peuvent donc pas répondre à Dieu. Aux Éphésiens, Paul dit simplement et directement : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés » (Éphésiens 2. 1). Quand on est physiquement mort, on ne peut répondre aux stimuli physiques, et quand on est spirituellement mort on ne peut répondre aux stimuli spirituels. Comme on dit : « Les morts ne croient pas ! »
Notre Seigneur est tout aussi direct : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jean 6. 44a). Paul explique que « l’homme naturel [l’homme pécheur rebelle qui est séparé de Dieu] n’accepte pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Corinthiens 2. 14). Sans l’œuvre stimulante de l’Esprit, la prédication de l’Évangile n’est donc rien d’autre que « scandale » et « folie » (1 Corinthiens 1. 23).
Comme si la mort spirituelle de l’homme ne suffisait pas, il y a un deuxième facteur qui le tient éloigné de Dieu. Paul écrit : « Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4. 3-4). Satan et ses démons s’efforcent activement d’empêcher les hommes de trouver la vérité de Dieu. Comme les oiseaux dans la parabole du semeur, ils enlèvent à l’homme déchu la vérité de l’Évangile. En conséquence, lorsqu’un « homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur » (Matthieu 13. 19).
À la lumière de ces vérités, il serait insensé de présumer que quiconque puisse jamais parvenir à la foi qui sauve en Christ sans l’œuvre du Saint-Esprit dans son âme morte. L’homme ne peut franchir les barrières qui le séparent de Dieu. Dans son amour et sa miséricorde, le Dieu souverain doit aller vers l’homme. S’il ne le faisait pas, nul ne pourrait être sauvé.
Le Seigneur Jésus Christ nous appelle
Le Seigneur Jésus Christ dit : « Voici, Je me tiens à la porte, et Je frappe. Si quelqu'un entend Ma voix et ouvre la porte, J'entrerai chez lui, Je souperai avec lui, et lui avec Moi » (Apocalypse 3 : 20).
Rien n’est par hasard, toute chose qui est a son explication. Il nous est encore certes impossible d’expliquer la raison de nombreuses choses et évènements qui se sont déroulés dans nos vies mais au moment voulu par le Seigneur Jésus, tout deviendra plus clair.
Aujourd’hui mon frère, ma sœur, mon prochain, si nous lisons ceci, croyons que ce n’est pas par hasard. C’est notre Seigneur Jésus-Christ qui nous appelle à venir à Lui. Le Seigneur ne nous oblige pas, d’ailleurs Il n’a jamais obligé personne. Le Seigneur Jésus-Christ invite chaque être humain à Le laisser entrer dans son cœur, dans sa vie.
Contrairement à ce que les gens finissent par croire, le seul vrai Dieu notre Créateur est rempli d’amour et de miséricorde à notre égard, et Il nous l'a manifesté en son Fils Jésus-Christ. La compassion que notre Dieu a à notre égard reste extraordinaire et incompréhensible. Dieu a doté à chaque être humain le libre arbitre afin que nous ayons chacun nos propres choix et décisions. Le Seigneur Jésus-Christ ne nous oblige en rien mais Il souhaite que nous venions de nous-mêmes à Lui. Aujourd’hui encore, si ce n'est pas encore fait, Jésus nous supplie à chacun de Le laisser entrer dans nos vies. En Le recevant dans nos cœurs, notre Seigneur Jésus-Christ nous purifie de tous nos péchés par son sang précieux et son éternelle Justice. Jésus efface toutes nos transgressions par Son sang qu’Il a versé à la croix pour le rachat de chaque être humain qui place sa confiance en Lui seul. Autrement, Quiconque qui ne recevra pas le Seigneur Jésus dans sa vie sera retrouvé pécheur et coupable lors du grand Jugement (le Jugement dernier). Satan, l’ennemi de nos âmes, n’aura alors aucune difficulté pour les accuser. Ils subiront alors la terrible Colère de l’Éternel Dieu car en ces temps là, il sera trop tard, trop tard ! Le temps de grâce se serait achevé depuis longtemps lorsque ces temps arriveront.
Si un être humain n'a pas encore reçu le Seigneur Jésus-Christ dans son cœur, qu'il le fasse dès maintenant, qu'il n’attende pas plus longtemps. Tout ce que le Seigneur Jésus souhaite, c’est de nous sauver et d'intercéder en notre faveur auprès de Son Père. Et sans notre accord, Il ne peut rien faire de plus pour nous. Lorsque Jésus-Christ, Juste et Saint, a donné Sa vie à la croix, c’était pour nous tous êtres humains sans exception, afin que quiconque croit en Lui soit sauvé.
Si un être humain n’accepte pas que ce don si précieux lui soit pas imputé en recevant le Seigneur Jésus-Christ comme Seigneur, Sauveur et Rédempteur, il subira le grand Jugement qui va bientôt venir. Car tous nous sommes pécheurs, mais c’est uniquement par la foi en Jésus-Christ que nous sommes justifiés. « Le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur » (Romains 6 : 23).
Ne nous laissons pas être trompé ou séduit par Satan qui est l’ennemi de notre âme. Ce n'est qu’en notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ que nous avons la vie éternelle et que nous pouvons être éternellement justifiés. À part Jésus-Christ, il n’existe pas d’autres chemins menant vers le Ciel et il n’y a aucun autre intermédiaire entre nous et Dieu, ni parmi les vivants et encore moins parmi les morts.
Nous qui sommes les enfants de Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ nous a déjà offert la vie éternelle. Pensons constamment aux choses éternelles et au merveilleux Amour que notre Seigneur Jésus-Christ a pour nous. Prions chaque jour en Son Nom qu’Il puisse élever notre cœur vers les choses éternelles, loin de ce monde déchu. Et demandons aussi avec foi que grâce à Jésus, nous soyons autant parfait et saint dans toute notre conduite.
Nous êtres humains, peu importe l’iniquité et les péchés que nous avons déjà pu faire avant. Aujourd’hui, repentons-nous de nos péchés et revenons à notre Seigneur Jésus-Christ. Il nous blanchira et nous sanctifiera si vraiment nous nous repentons de tout notre cœur. Venons à Lui dès maintenant. Et notre Seigneur Jésus-Christ nous rendra parfait et saint à Son image afin que nous aussi nous ayons part à la vie éternelle qu’Il réserve à tous ceux qui L’aiment et qui Lui appartiennent.
Connaître dès maintenant notre avenir après la mort
COMBIEN DE TEMPS VOUS RESTE-T-IL ?
Si l'on vous demandait depuis combien de temps vous vivez, il vous serait facile de répondre : il suffirait de donner votre âge. Et si l'on vous demandait combien de temps il vous reste à vivre... Personne ne peut le dire. Dieu seul, qui tient la vie dans sa main, le sait.
Chaque année, chaque jour, chaque seconde vous rapproche du moment où vous devrez quitter ce monde pour l'au-delà. La vie de l'être humain se présente tout entière comme un grand compte à rebours. Le processus de vieillissement et de mort de l'être humain est engagé dès la naissance. Ces jours, ces secondes qui s'égrènent et dont le nombre s'amenuise implacablement jusqu'au zéro brutal, combien nous en reste-t-il à vivre ? Sujet bien lugubre dont je vous parle, pensez-vous. Et pourtant, ne faut-il pas y penser ?
Loin de moi de vouloir vous effrayer, bien au contraire : c'est une bonne nouvelle que je désire vous annoncer. L'apôtre Paul a écrit : « Pour moi, vivre c'est Christ, et mourir, un gain » (Philippiens 1. 21). MOURIR EST UN GAIN. Cela est-il possible alors que la mort est, pour la plupart, un sujet d'angoisse ? Avant de prononcer cette parole, Paul dit : « Pour moi, vivre c'est Christ ». Voilà son secret. Qui est Jésus Christ pour vous ? S'il est votre Sauveur, votre Seigneur, votre raison de vivre, la mort ne doit pas être pour vous une perte (celle de la vie) mais un gain.
Le chrétien qui rend son dernier souffle quitte ce lieu de peines et de labeurs pour entrer dans le repos, dans le paradis, en attendant sa résurrection pour être introduit dans la gloire, pour toujours avec le Seigneur. Voilà son espérance. Est-ce aussi la vôtre ?
L'Ecclésiaste a écrit au sujet de la mort : « La poussière (le corps) retourne à la terre... et l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné » (Ecclésiaste 12. 7). Comment y retourne-t-il ? Comment rencontre-t-il Dieu ? Comme Juge pour celui qui, n’étant pas réconcilié avec Dieu, est encore dans ses fautes et ses péchés, ou comme Sauveur pour celui qui a cru au Seigneur Jésus.
Voilà la bonne nouvelle que nous vous annonçons : Dieu vous a tant aimé qu'il a donné son Fils unique, afin que si vous croyez en lui, vous ne périssiez pas, mais que vous ayez la vie éternelle (Jean 3. 16). Jésus Christ est venu dans ce monde afin de nous sauver. Il a subi pour nous, à la croix, le jugement et la mort. Quiconque croit en Jésus possède une réelle espérance. Le croyant a la vie éternelle et la mort physique n'est, pour lui, que l'ouverture sur l'éternité bienheureuse.
Pour les non croyants : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela, le jugement » (Hébreux 9.27).
Pour les croyants en Jésus : « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8. .1).
VOTRE AVENIR : VOULEZ-VOUS LE CONNAÎTRE ?
« L’avenir appartient à ceux qui le préparent ». C’est ce qui est écrit sur l’enveloppe d’une police d’assurance. En langage clair, cela signifie que si vous souscrivez à cette assurance, lorsque vous mourrez, votre conjoint recevra une somme d’argent, autrement dit vous lui aurez assuré un peu d’avenir sur la terre.
Mais lorsque nous vous proposons de connaître VOTRE avenir il ne s’agit pas de vos “petits” lendemains, même si vous avez des soucis à porter.
Votre avenir concernant votre vie terrestre (et vous le connaissez d’ailleurs, c'est un chemin qui mène à la mort) a bien moins d’importance que votre avenir éternel, car la vie sur la terre est de bien courte durée à côté de l’éternité : « Elle n’est qu’une vapeur qui paraît pour peu de temps puis disparaît » (Jacques 4. 14). L’avenir qu’il convient de connaître avec certitude et assurance est donc l’au-delà.
Qu’y a-t-il donc après la mort ?
« Personne n’en est revenu pour nous le dire », entendons-nous souvent comme réponse. Mais Dieu nous le révèle clairement dans sa Parole, la Bible.
Ami lecteur, si vous êtes dans l’incertitude ou dans l’ignorance quant à votre avenir éternel, lisez la Bible qui nous donne des certitudes car « elle n’est pas la parole des hommes, mais elle est véritablement la Parole de Dieu » (1 Thessaloniciens 2. 13) donc la vérité. « Dieu n'est pas un homme pour mentir » (Nombres 23. 19) et Il se révèle comme étant « le Dieu Sauveur qui veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2. 4) « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Qu’y a-t-il donc après la mort ? L’Évangile nous dit : « Qui croit au Fils (de Dieu) a la vie éternelle, mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).
Il y a donc deux manières d’entrer dans l’éternité :
▪ Les croyants qui, s’étant repentis, ont reçu la vie éternelle par la foi au Fils de Dieu : ils attendent un avenir de bonheur et de félicité sans fin, pour toujours avec le Seigneur. (1 Thessaloniciens 4. 17).
▪ Les incroyants qui méprisent l’Amour de Dieu qui a donné son Fils unique attendent le jugement divin pour et jetés dans la géhenne éternelle qui est préparée pour le diable et ses anges (Matthieu 25. 41).
Ami lecteur, quel est votre avenir éternel ?
OU PASSEREZ-VOUS L’ÉTERNITÉ ? Dans le Ciel ou dans la géhenne ? Dans la gloire ou dans la honte ? Dans la lumière ou dans les ténèbres ? AVEC JÉSUS ou AVEC LE DIABLE ?
Maintenant encore, Dieu vous offre le salut éternel en vertu du sacrifice de son Fils Jésus Christ accompli parfaitement à la croix.
C’est là, sur ce calvaire, que l’Amour de Dieu a été manifesté, c’est là que votre péché a été condamné de sorte « qu’il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8. 1).
Croyez au Seigneur Jésus MAINTENANT, car plus tard pourrait être trop tard, et trop tard pour l’éternité…
C’est maintenant que votre avenir éternel se décide, et il ne dépend que de vous. Du côté de Dieu, tout a été accompli par Jésus Christ pour votre salut et votre bonheur éternel.
Cinquième, sixième et septième parole de Jésus sur la croix
Suite des articles : 1ère et 2ème parole de Jésus sur la croix et 3ème et 4ème parole de Jésus sur la croix.
Après cela (après qu'il eut confié sa mère au disciple Jean), Jésus, sachant que toutes choses étaient déjà accomplies, dit : « J'AI SOIF » (Jean 19. 28).
C'est sa cinquième parole sur la croix. Trois mots très courts qui expriment la souffrance intense du Sauveur sur la croix.
« Ma vigueur est desséchée comme l'argile, et ma langue est attachée à mon palais » (Psaume 22. 16). « Je suis las de crier ; mon gosier est desséché ; mes yeux se consument, pendant que j'attends mon Dieu » (Psaume 69. 3).
Jésus, Celui qui a désaltéré tant d’âmes assoiffées a soif. Celui qui a déclaré aux foules : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive… » (Jean 7. 38). « Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai, moi, n'aura plus soif, à jamais ; mais l'eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d'eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14). « Celui qui croit en moi n'aura jamais soif » (Jean 6. 35). Oui, Jésus a dit : « J’AI SOIF » !
Jésus avait déjà eu soif dans sa vie. Il était un être humain comme nous, à part le péché, et « il a été, à tous égards, rendu semblable à ses frères » (Hébreux 2. 17). Il a connu la fatigue, la faim et la soif. Nous l’avons vu, fatigué du chemin, assis sur le bord d’une fontaine à Sichar demandant à une femme samaritaine de lui donner à boire (Jean 4. 5 et suivants). Il faut bien faire la différence entre la soif physique et la soif spirituelle. Jésus, ayant soif physiquement, se trouve en présence d'une femme ayant besoin d'un breuvage spirituel que lui seul peut donner. Jamais Jésus n'a eu soif spirituellement, cela se comprend, tandis que sur la croix, à la fin des trois heures d'abandon, après avoir supporté le châtiment de nos nombreux péchés, Jésus a soif. Il s'agit d'une soif physique, sans aucun doute, mais aussi d'une soif spirituelle. Il a soif de retrouver sa communion avec son Dieu. « Comme le cerf brame après les courants d'eau, ainsi, mon âme crie après toi, ô Dieu ! » a-t-il dit par l'esprit prophétique (Psaume 42).
Jésus a bu du torrent dans le chemin (Psaume 110. 7), il en boit aussi sur la croix : Quel rafraîchissement pour son âme angoissée lorsqu'il peut dire au brigand repentant : « Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis », et lorsqu'Il voit sa mère, avec quelques femmes, et le disciple qu'il aime, se tenir près de la croix. Mais durant les heures ténébreuses pendant lesquelles Jésus expie nos péchés, pas une goutte d'eau ne vient rafraîchir sa langue attachée à son palais, aucune consolation pour son âme altérée de laquelle Dieu se tient éloigné.
C’est de Celui qui, sur la croix, a eu soif que coule la source de la vie, la fontaine d’eau inépuisable à laquelle chacun peut boire gratuitement : « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l'eau de la vie » (Apocalypse 22. 17).
Après les heures ténébreuses pendant lesquelles Jésus, sur la croix, fut abandonné de son Dieu, il dit : « J’ai soif ». Après avoir pris le vinaigre que les soldats lui présentèrent sur une éponge au bout d’une branche d’hysope, Jésus dit : « C'EST ACCOMPLI » (Jean 19. 30)
C'est sa sixième parole. L’œuvre de grâce est achevée. Il n'y a rien à ajouter. Christ a pleinement et parfaitement accompli l'Œuvre de la rédemption. Et si quelqu'un pensait devoir faire quelque chose pour assurer son salut, qu'il écoute ces mots sortis de la bouche de son Sauveur mourant : « C'est accompli ». En grec, c'est un seul mot : TETELESTAÏ, celui qu'on inscrivait au bas des factures acquittées. Notre immense dette envers Dieu est à jamais payée.
Jésus a tout accompli à la pleine satisfaction du Dieu saint et juste. En vertu de cette Œuvre, Dieu pardonne pleinement tout pécheur repentant et croyant alors rendu propre à habiter pendant l'éternité le paradis, le ciel de gloire où il sera toujours avec son Sauveur et Seigneur.
Beaucoup pensent que pour être agréé de Dieu, pour mériter l'entrée au paradis, il faut faire des œuvres telles que pratiquer l'aumône, la charité, faire du bien à son prochain, etc.
La Parole de Dieu est claire et précise à cet égard : « Dieu nous sauva, non pas sur la base des œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde » (Tite 3. 5). « Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2. 8-9).
Quelles œuvres pourrions-nous d'ailleurs faire pour gagner la faveur du Dieu Saint ?
Aucune d'entre elles, aussi bonnes, aussi grandes et aussi nombreuses soient-elles, ne peut ôter un seul de nos péchés. Seule, l’Œuvre de Christ accomplie parfaitement à la croix ôte à jamais tous nos péchés et sauve le croyant. Il n’y a rien à ajouter. Vouloir faire des oeuvres pour le salut de son âme, c’est vouloir ajouter à l’Oeuvre de Christ à la croix, c’est donc la considérer insuffisante, c’est ne pas croire sa parole : « C’est accompli ».
Le Dieu Saint a trouvé la justice accomplie
En son Fils Jésus Christ qui seul le glorifie.
Il a tout accompli pour notre délivrance :
Il est notre justice et notre sainteté,
Sa vie est notre vie, et pour l’éternité.
« Puis, criant à haute voix, Jésus dit : PÈRE ! ENTRE TES MAINS JE REMETS MON ESPRIT. Et ayant dit cela, il expira» (Luc 23. 46). C'est la septième parole de Jésus sur la croix.
Dans les deux premiers Évangiles, il est écrit : « Ayant encore crié d’une forte voix, il rendit l’esprit » (Matthieu 27. 50). « Ayant jeté un grand cri, il expira » (Marc 15. 37).
Jésus meurt en pleine possession de sa force. Jamais pendant les six heures de son affreux supplice, il ne faiblit un seul instant. Sa mort n’est pas naturelle comme celle des crucifiés qui expirent à bout de force, après de longues heures d’agonie. Le cri du Sauveur expirant amène le centurion à glorifier Dieu disant : « Certainement cet homme était Fils de Dieu » (Marc 15. 39). Ce soldat est habitué à assister à l'agonie des crucifiés et son cœur en est probablement devenu indifférent, mais le cri que Jésus jette de sa forte voix en expirant brise son cœur endurci et l’amène à glorifier Dieu.
L’Œuvre est accomplie. Jésus n’a plus rien à faire sur la croix. Il remet lui-même son esprit entre les mains du Père. Sa mort n’est pas une conséquence de ses blessures, mais une mort volontaire et un acte d’obéissance au Père : « A cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie, afin que je la reprenne. Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père » (Jean 10. 17-18).
Jésus est devenu « obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Philippiens 2. 8).
L’œuvre de l’expiation achevée, la victoire est remportée. C’est avec un puissant cri de triomphe que Christ entre dans la mort disant : « Père ! Entre tes mains je remets mon esprit ».
Étienne dont nous avons déjà parlé, prononcera des paroles presque semblables : « Étienne priait disant : Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Actes 7. 59). Toutefois les paroles du Seigneur ne sont pas une prière, mais une affirmation, un acte d’autorité : « Je remets mon esprit », tandis qu’Étienne prie, demandant au Seigneur de recevoir son esprit, n’ayant pas le pouvoir de le lui remettre.
Le corps meurtri du Seigneur restera encore quelque temps suspendu à la croix, mais son esprit est en sécurité entre les mains du Père. « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent pas tuer l’âme » a-t-il dit à ses disciples, « mais craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps, dans la géhenne » (Matthieu 10. 28).
L’être humain peut tuer le corps. Celui qui peut tuer et l’âme et le corps, c’est Dieu. Jésus n’avait pas à le craindre puisqu'il lui avait offert une vie parfaite, sans tâche, faisant toujours sa volonté. C’est pourquoi il peut remettre lui-même son esprit entre les mains du Père.
L'Écclésiaste précise qu’à la mort, l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné (Écclésiaste 12. 7). Comment y retourne-t-il ? L’épître aux Hébreux répond : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela, le jugement » (9. 27). Christ, dont la mort est exceptionnelle et unique en son genre, a subi le jugement auparavant.
« Le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6. 23). Jésus n’ayant jamais péché ne pouvait pas passer par la mort, mais il la subit volontairement après s’être fait lui-même péché pour nous. Grâce infinie ! Si, pour le pécheur, le jugement suit la mort, pour le croyant en Jésus, il n’y a maintenant plus aucune condamnation, Christ étant mort pour lui après avoir subi le jugement divin.
Si Jésus avait le pouvoir de laisser sa vie, il avait aussi le pouvoir de la reprendre. Il est ressuscité ! Triomphant de la mort, il en est sorti victorieux ! Il est vivant aux siècles des siècles, couronné de gloire et d’honneur, élevé au-dessus de tous les cieux, assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux. Bientôt, Il viendra chercher ses rachetés pour les introduire dans son ciel où ils seront toujours avec lui. Y serez-vous, cher lecteur ?
Troisième et quatrième parole de Jésus sur la croix
Suite de l'article :
Près de la croix de Jésus se tiennent Marie, sa mère, et quelques femmes, et Jean, le disciple que le Seigneur aime. Jésus dit à sa mère : "FEMME, VOILA TON FILS", puis à Jean : "VOILA TA MÈRE" (Jean 19. 26).
Jésus est le Fils de Dieu. Pour venir jusqu'à nous, Il s'est fait homme, né de femme. Malgré ses souffrances indicibles, Il ne pense ni ne s'occupe de Lui-même. Dans ses compassions infinies, Il pense à sa mère probablement veuve à ce moment-là, puisqu'il n'est plus parlé de Joseph. Les cœurs de Marie, des quelques femmes et de Jean étaient broyés par la douleur en voyant celui qu'ils aimaient être ainsi l'objet de la haine du monde, suspendu à la croix, dans des souffrances indescriptibles. Quelques trente-trois ans auparavant, un certain Siméon avait prophétisé au sujet de Marie : "Voici, une épée transpercera ta propre âme" (Luc 2. 35). Qui peut comprendre ce qui se passe dans son cœur lorsqu'elle assiste, impuissante, au supplice de son fils ? Jésus le comprend et Il s'occupe de sa mère dont l'âme est transpercée. Il lui avait dit, à Cana de Galilée : "Qu'y a-t-il entre toi et moi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue" (Jean 2. 4). A ce moment là, les liens naturels humains ne devaient pas intervenir dans l'accomplissement de son ministère. Maintenant son heure, l'heure de sa mort, est là, et Jésus s'occupe de sa mère de façon touchante. A qui va-t-il la confier pour qu'elle ne soit pas seule, au milieu d'un monde ennemi qui rejette son fils ? Pas à l'un de ses frères puisqu'ils ne croient pas en lui à ce moment-là (Jean 7. 5) ; Jésus ne va pas confier sa mère à des incrédules ; ni à Pierre qui vient de le renier à trois reprises, ni aux autres disciples qui l'ont abandonné lors de son arrestation (Matthieu 26. 56). Le Seigneur confie sa mère à Jean, le disciple qu'Il aime et qui se trouve à coté de ces femmes près de la croix. Jean occupe une place tout près du cœur de Jésus. L'écriture nous dit qu'il est "dans le sein du Seigneur" (Jean 13. 23), c'est-à-dire dans ses affections. Dans l’évangile qu’il a écrit, Jean se plaît à se nommer "le disciple que le Seigneur aime". C'est lui qui écrira plus tard : "Nous, nous l'aimons, parce que lui nous a aimés le premier" (1 Jean 4 v.19).
C'est à lui que Jésus confie sa mère pour qu'elle ne soit pas seule. Dès cette heure-là, le disciple prend Marie chez lui. Jean et Marie habitent alors dans la même maison comme les croyants, unis tous ensemble par les mêmes liens de l'Esprit, habitent maintenant dans la maison de Dieu, une maison spirituelle (lire Ephésiens 2. 19-22 et 1 Pierre 2. 5).
"Voici, qu'il est bon et agréable que des frères habitent unis ensemble" (Psaume 133. 1). Quoique apparemment divisée en toutes sortes de groupements chrétiens, l’Église est une. Cette unité invisible aux yeux humains est vue par Dieu au travers du parfait sacrifice de son Fils, et sera manifestée dans la perfection lorsque celui-ci viendra enlever les siens et les introduire dans la gloire.
L’apôtre Paul déclare que nous sommes tous baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps (1 Corinthiens 12. 13).
Jésus resta six heures sur la croix, depuis la troisième heure jusqu'à le neuvième heure, c'est-à-dire de neuf heures du matin à trois heures de l'après-midi.
Pendant les trois premières heures, Il souffre de la part des êtres humains qui manifestent, par cet acte odieux de la crucifixion, leur cruauté, leur méchanceté de cœur et leur haine contre le seul Dieu Saint. C'est pendant ces trois premières heures que Jésus prononce ces trois premières paroles : "Père, pardonne-leur..." dit-il. Puis Il s'occupe d'un pécheur repentant en lui promettant sa présence avec Lui dans le paradis. Enfin, Jésus s'occupe des siens, les unissant les uns aux autres.
Ces trois paroles indiquent trois vérités importantes du christianisme, découlant de la mort du Sauveur.
1) Le pardon des offenses : "Père pardonne-leur..."
2) L'accès au paradis : "Tu seras avec moi dans le paradis"
3) Le lien qui unit les croyants : "Femme, voilà ton fils... voilà ta mère"
Non seulement nous, croyants en Jésus, sommes pardonnés, mais nous possédons une espérance vivante et glorieuse, et en attendant d'être introduits tous ensemble dans la Maison du Père, nous sommes unis les uns aux autres par les liens de l'Esprit Saint.
Six heures durant, Jésus est suspendu à la croix par des clous enfoncés dans ses mains et dans ses pieds.
Durant ces trois dernière heures suivantes (de midi à 3 heures de l'après-midi, moment où le soleil brille de toute sa force), il y eu des ténèbres sur tout le pays (Matthieu 27. 45). Le ciel est fermé et Jésus souffre de la part du Dieu Juste et Saint, courroucé contre le péché du monde que Jésus porta. Oui, à ces indicibles souffrances physiques et morales dues à la haine de sa créature, s'ajoutent les souffrances infiniment plus grandes et douloureuses quand Il porte nos péchés pour en subir le châtiment divin qui devrait être le nôtre pendant l'éternité.
Vers la neuvième heure (3 heures de l’après-midi), Jésus s'écria d'une forte voix : « ELOÏ, ELOÏ, LAMASABACHTANI ? », c'est-à-dire : « MON DIEU, MON DIEU, POURQUOI M'AS-TU ABANDONNÉ ? » (Marc 15. 34)
Ces seules paroles que Jésus prononce pendant les heures ténébreuses, et pour lesquelles nous devrions tous rester silencieux pour adorer dans nos cœurs prosternés, nous font saisir quelque peu les profondeurs et l'intensité de la douleur infinie de Christ, qu'aucun mot du langage humain ne peut décrire.
Il nous faut lire dans les Psaumes et dans les prophètes pour connaître en partie quelles ont été les pensées du Seigneur Jésus quand Il fut abandonné de son Dieu. En voici quelques-unes parmi beaucoup d’autres :
« Un abîme appelle un autre abîme à la voix de tes cataractes : toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Psaume 42. 7)
« Les eaux me sont entrées jusque dans l'âme. Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n'y a pas où prendre pied : je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge » (Psaume 69. 1-2)
« Tu m'as jeté dans l'abîme, dans le cœur des mers, et le courant m'a entouré; toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Jonas 2. 4)
Le Ciel est alors fermé. Aucune réponse ne parvient à son cri douloureux : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Il peut poser cette question, car rien ne justifie l'abandon de son Dieu. Il n'a jamais cessé d'être parfait. Tout dans sa vie, sa marche, ses actes et ses paroles n'ont été que perfection. Il a toujours été en parfaite communion avec son Père qu'il a glorifié dans sa vie, comme dans sa mort. Dieu avait déclaré publiquement : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai trouvé mon plaisir » (Matthieu 3. 17). Jésus est le seul juste que la terre ait jamais porté, et David a dit : « Je n'ai jamais vu le juste abandonné » (Psaume 37. 25).
Pourquoi donc Jésus est-Il en ce moment abandonné de son Dieu ? Chacun des croyants peut répondre : « C'est pour moi, Seigneur. Mes péchés faisaient une absolue séparation entre le Dieu Saint et moi. Mais en vertu du sacrifice de Christ qui, à la croix, a expié tous mes péchés, je suis pardonné, purifié, et je peux maintenant m'approcher de Dieu par la foi, étant réconcilié avec lui ». Jésus a été abandonné de son Dieu afin que nous, nous ne le soyons jamais. Le ciel a été fermé pour Lui afin qu'il s'ouvre pour nous.
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ». A cette question suprême posée par le Seigneur Jésus sur la croix, pouvez-vous répondre, cher lecteur, chère lectrice : « C'est pour moi, Seigneur ! » ?
Première et deuxième parole de Jésus sur la croix
« Ne réponds-tu rien ? De quoi ceux-ci témoignent-ils contre toi ? ... N'entends-tu pas de combien de choses ils portent témoignage contre toi ? »
Accusé injustement par de nombreux faux témoins, n'importe qui protesterait énergiquement. Mais Jésus ne répond rien, pas même un seul mot, que ce soit devant le sanhédrin, tribunal religieux des Juifs (Marc 14. 61), devant Pilate, le gouverneur romain (Matthieu 27 v. 12, 14 ; Marc 15. 5) ou même devant Hérode, le roi (Luc 23. 9).
Alors que Jésus pourrait anéantir tous ceux qui l’accusent et le maltraitent, il ne dit mot et se laisse faire jusqu’au bout, jusqu’à la crucifixion, paroxysme de la cruauté humaine.
"Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été condamné comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a pas ouvert sa bouche" (Esaïe 53 v.7).
Mais étant cloué sur la croix, Jésus prononce sept paroles sublimes et dignes d’être méditées.
La première parole est une supplication qu’il adresse à son Père en faveur de ses bourreaux : « PÈRE, PARDONNE-LEUR, CAR ILS NE SAVENT CE QU’ILS FONT. » (Luc 23. 34). Alors que Jésus subit les souffrances atroces de la part des êtres humains qu’Il est venu visiter en grâce, étant l’objet de la plus grande et de la plus horrible des injustices que l’humanité ait jamais commises, Jésus ne pense pas à Lui-même, mais il implore pour eux le pardon. Quel amour ! Il désire le pardon pour ceux qui, quelques instants auparavant, ont réclamé tous ensemble : « Crucifie, crucifie-le ! », insistant à grands cris. A la haine des hommes, Jésus répond par l'amour : « Père, pardonne-leur... »
Jésus a dit durant sa vie sur terre : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faîtes du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous font du tort et vous persécutent » (Matthieu 5. 44). Il met en pratique ce qu’il a enseigné. Il est le modèle parfait. Il aime ses ennemis, il a fait du bien à ceux qui le haïssent. Sa vie sur la terre, ses paroles, ses actes n’ont été que la manifestation de son amour pour sa créature. A son amour, la haine de l’homme répond. Le Fils de Dieu est crucifié. Alors qu’il est suspendu par des clous que les hommes méchants et cruels ont enfoncés dans ses mains et dans ses pieds, il prie pour eux : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font ».
Sa prière sera-t-elle été exaucée ? Il ne peut en être autrement. Déjà le brigand repentant crucifié à côté de lui et qui l’avait auparavant injurié, est pardonné et la deuxième parole que Jésus prononcera sur la croix s’adressera à lui.
Depuis la mort de Jésus, des milliers et des milliers de pécheurs repentants et croyants ont reçu le pardon de Dieu, en vertu du sacrifice de Christ. Cher lecteur, chère lectrice, ce pardon, l’avez-vous reçu ?
Jésus fut crucifié entre deux brigands, un à sa droite et un à sa gauche. L'Ecriture est ainsi accomplie : « Il a été compté parmi les iniques » (Esaïe 53. 12).
La deuxième parole que Jésus prononce sur la croix s'adresse à l'un d'eux : « EN VÉRITÉ, JE TE DIS : AUJOURD'HUI, TU SERAS AVEC MOI DANS LE PARADIS » (Luc 23. 43).
Ce brigand qui a auparavant insulté le Seigneur (la révolte contre Dieu est l'état de tout homme avant sa conversion) reconnaît qu'il est là justement, méritant sa condamnation. Il craint Dieu et déclare que Jésus n'a rien fait de mal. Il lui dit : « Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume ». Non seulement il reconnaît la parfaite justice de toute la vie de Jésus, mais aussi sa seigneurie, et en lui, celui à qui appartient le royaume dans lequel il viendra. En prononçant ses paroles, le brigand manifeste sa foi au Seigneur et en sa résurrection.
« Si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur, et que tu croies dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé » (Romains 10. 9).
Ce brigand confesse de sa bouche Jésus comme Seigneur, et il croit dans son cœur, non pas que Dieu l'a ressuscité‚ mais qu'il va le ressusciter d'entre les morts. En quelque sorte, sa foi est plus grande que la nôtre actuellement et, en tout cas, que celle des disciples que ne croiront pas Marie de Magdala leur annonçant que Jésus était ressuscité (Matthieu 28. 17, Marc 16. 11, 13-14). Jésus ne laisse pas une telle foi sans réponse. « En vérité, je te dis : aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Cette expression "En vérité, je te dis" donne au brigand une certitude absolue. Cette merveilleuse déclaration doit soutenir ce pauvre malfaiteur, devenu bienheureux croyant, durant les quelques heures de souffrances qu'il a à endurer avant d'entrer dans cette félicité inespérée.
Il a demandé au Seigneur qu'il se souvienne de lui quand il viendra dans son royaume. La réponse qu'il reçoit est infiniment plus que ce qu'il a demandé et même pensé : « En vérité je te dis : AUJOURD’HUI… ». Non pas "plus tard" ou "quand je viendrai régner sur la terre", mais "AUJOURD’HUI". « Qui croit au Fils (de Dieu) a la vie éternelle ». Non pas "aura" ou "peut espérer l'avoir", mais il a la vie éternelle. C'est une possession immédiate.
Précieuse promesse faite au malfaiteur repentant et croyant. Précieuse promesse pour vous aussi, cher lecteur, chère lectrice, si vous reconnaissez mériter le jugement de Dieu à cause de vos péchés et si vous croyez au Seigneur Jésus qui les a expiés à la croix.
Les bras et les jambes étant attachés au bois, le malfaiteur ne peut pas prendre la communion, ni se faire baptiser, ni donner l'aumône, ni essayer d'améliorer sa façon de vivre, etc... En fait, beaucoup de ces actes que certaines personnes considèrent nécessaires après que l'on soit sauvé, il est dans l'incapacité de les accomplir. Ce qu'il peut faire, et ce que chacun peut faire quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve, il le fait : Il se repent et croit au Seigneur Jésus.
« Car c’est par la grâce vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2. 8-9).
A SUIVRE ...
Que sont les bonnes œuvres et à quoi servent-elles ?
Dieu seul a révélé dans sa Parole les œuvres qui sont bonnes et qui doivent être pratiquées en vue du bien commun et de la manifestation de sa gloire (voir Éphésiens 2. 10).
Dieu est le Dieu de bonté infini et Il accompli des bonnes œuvres dans le Salut. Dieu ne peut être exclu lorsqu'il est question des bonnes œuvres de l'être humain. La chose la plus importante pour pouvoir définir ce qu’est une bonne œuvre est d’identifier la norme par laquelle une œuvre peut être déclarée bonne. Seules sont œuvres bonnes celles‑là que Dieu a commandées dans sa Sainte Parole, et non pas celles qui sont, sans cette garantie, imaginées par les hommes, soit par un zèle aveugle, soit sous quelque prétexte de bonnes intentions.
Voyons positivement et négativement ce que sont les bonnes œuvres. Positivement, elles sont les œuvres exigées par Dieu dans sa Parole. Le prophète Michée rappelle que les exigences de Dieu envers l’homme lui ont été révélées et qu’il doit les pratiquer : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu » (Michée 6. 8). Paul nous dit que c’est Dieu lui-même qui a préparé les bonnes œuvres que nous devons pratiquer (Éphésiens 2. 10) et l’auteur de l’Épître aux Hébreux ajoute que c’est Dieu qui nous rend capables de faire ces bonnes œuvres pour exécuter sa volonté (Hébreux 13. 21). Les bonnes œuvres sont donc la pratique des commandements divins et du bien selon l’amour, l’adoration de Dieu en conformité avec les instructions de sa Parole, le développement d’un caractère pieux et vertueux, en un mot : tendre vers la perfection de notre Père céleste (Matthieu 5. 48).
Négativement, les bonnes œuvres ne sont pas ce que les hommes imaginent eux-mêmes comme bien, même avec de bonnes intentions puisqu’il s’agit souvent d’un zèle mal éclairé (Romains 10. 2). Qu’il s’agisse d’actes religieux sans fondement biblique, les œuvres qui paraissent si vertueuses aux hommes n’ont aucune justice aux yeux de Dieu, puisque « ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu » (Romains 10. 3). Les préceptes des hommes peuvent parfois avoir une apparence de sagesse, mais s’ils sont fondés sur des doctrines humaines, ils sont non seulement inutiles, mais souvent pernicieux, car ils s’opposent ainsi aux vraies œuvres bonnes qui viennent de Dieu (Colossiens 2. 20-23 ; Matthieu 15. 6-9).
Poursuivons la définition des bonnes œuvres en indiquant leur nature et en décrivant leurs effets qui sont autant de raisons d’être : Ces œuvres bonnes, faites en obéissance aux commandements de Dieu, sont le fruit et la preuve d’une foi vraie et vivante. Par elles, les croyants manifestent leur reconnaissance, fortifient leur assurance, édifient les frères, embellissent la profession de l’Évangile, ferment la bouche des adversaires, glorifient Dieu dont ils sont l’ouvrage, créés en Jésus-Christ pour cela même, afin qu’ayant pour fruit la sainteté ils puissent avoir pour fin la vie éternelle.
Les œuvres bonnes sont le fruit et la démonstration nécessaire de la vraie foi (Jacques 2. 18). La confession rappelle ainsi le rapport entre la foi et les œuvres : le croyant est justifié par la foi seule, mais la foi à salut n’est jamais seule puisqu’elle génère toujours de bonnes œuvres. Puisque les œuvres procèdent de la foi et que la foi vient de la Parole de Dieu (Romains 10. 17), les œuvres de la foi sont nécessairement « faites en obéissance aux commandements de Dieu ».
Comme les bonnes œuvres ne justifient pas, à quoi servent-elles ? Cette question est fondamentale puisque la doctrine de la grâce est souvent accusée de rendre les œuvres vaines et facultatives. La confession énumère donc plusieurs raisons pour la pratique de bonnes œuvres, la première étant la reconnaissance (Psaumes 116. 12-13). La justification est grâce, tandis que l’obéissance est gratitude. Personne ne peut réellement faire l’expérience de la grâce de Dieu tout en demeurant fondamentalement indifférent et ingrat (Matthieu 18. 33 ; Hébreux 12. 28).
Ensuite, la pratique des bonnes œuvres augmente l’assurance du salut. Jean ne dit-il pas que « Si nous gardons ses commandements, nous savons par cela que nous l’avons connu. » (1 Jean 2. 3) et qu’en aimant en action et en vérité « nous rassurerons nos cœurs devant lui » (1 Jean 3. 18-19) ? Garder ses commandements, aimer, n’est-ce pas là pratiquer les bonnes œuvres ?
À la reconnaissance et l’assurance, la confession ajoute l’édification et le bon témoignage. C’est souvent par ces bonnes œuvres que Dieu amène des hommes dans la lumière de l’Évangile (Matthieu 5. 16) et qu’il édifie son Église (1 Pierre 2. 5, 4. 8-10). Ce bon témoignage a un double effet, car lorsqu’il ne convertit pas les pécheurs, il sert néanmoins à faire taire les adversaires de l’Évangile en ne leur donnant en nous-mêmes aucun sujet de médire (1 Timothée 6. 1 ; 1 Pierre 2. 12, 15).
Cependant, la raison ultime pour les bonnes œuvres est la gloire de Dieu. Nous ne pouvons trouver un motif plus noble et plus élevé pour toutes nos actions, même les plus triviales, que celui de glorifier le Seigneur (1 Corinthiens 10. 31). La manifestation de cette gloire par la pratique de bonnes œuvres est un des principaux buts de notre salut (Éphésiens 2. 10 ; Tite 2. 14).
Il est vrai que les bonnes œuvres ne sont pas la porte d’entrée dans le salut, elles en sont cependant le chemin une fois que nous y sommes entrés. C’est pourquoi la confession conclut en rappelant que ceux qui ont pour fruits la sainteté ont pour fin la vie éternelle (Romains 6. 22). Au bout de la route des œuvres bonnes, il y a la vie éternelle.
Jésus Christ a donné sa vie volontairement
Mourir volontairement pour entraîner avec soi dans la mort des personnes innocentes, quel crime atroce ! Un tel comportement est contraire au message de l'Évangile.
L'être humain ne doit disposer ni de sa vie ni de celle des autres. Elle appartient à Dieu. Lui seul la donne et la reprend.
Le seul vrai Dieu, du haut de la Gloire, a vu l'état de perdition dans lequel les êtres humains étaient tombés. Rien ne l'obligeait à s'occuper d'eux si ce n'est que sa Sainteté et sa Justice exigeaient un juste Jugement. Mais Dieu est Amour, Il nous aime d'un Amour infini. Au lieu de condamner, Il a voulu sauver parfaitement. Dieu a tant aimé les êtres humains qu'Il a envoyé son Fils dans le monde pour expier leurs péchés et mourir pour eux sur la croix. Jésus, en entrant dans le monde, a dit : « Voici, je viens... pour faire, ô Dieu ! ta volonté » (Hébreux 10. 7).
Cette volonté de Dieu avait un double aspect : le Dieu Sauveur voulait sauver les pécheurs ; et la Justice de Dieu exigeait un sacrifice parfait.
Jésus-Christ, l'Agneau de Dieu, s'est offert Lui-même volontairement pour être ce sacrifice. Jésus, qui est saint et parfait, a pris à son compte les péchés du monde. Jésus les a portés sur la croix et les a confessés comme siens, et Il en a subi pour nous la terrible colère de Dieu, pour que quiconque croit en Lui, se repent de ses péchés et se confie en Lui soit éternellement sauvé. Oui, par cette offrande de Lui-même, Jésus nous a délivrés du Jugement que nous méritions et de la mort éternelle. Oui, Dieu a sauvé ceux qui étaient perdus et qui ont cru et mis leur confiance en son Fils Jésus-Christ, Il a donné la Vie Eternelle à ceux qui méritaient la mort. Dieu les a, non seulement « délivrés du pouvoir des ténèbres », mais il les a aussi « transportés dans le royaume du Fils de son amour » (Colossiens 1. 12-13). Dès maintenant, le vrai croyant en Jésus connaît une étroite et indestructible relation avec le Fils de Dieu qui l'a aimé et s'est livré Lui-même pour lui (Galates 2. 20).
Le Salut que Dieu offre aux êtres humains
Chaque être humain non converti, qui n'a pas reçu le pardon de ses péchés en Jésus Christ, a un cœur pécheur non lavé, non sanctifié. La Bible, la Parole de Dieu dit : Car du cœur viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les forniciations, les vols, les faux témoignages, les injures (Matthieu 15 : 19). Personne ne peut dire qu'il n'a jamais péché. Les enfants aussi ont fait du mal, ils ont menti, volé ou n'ont pas obéi à leurs parents. Ainsi, chaque être humain, petit ou grand, jeune ou vieux, riche ou pauvre, considéré ou méprisé, est coupable devant Dieu. Dieu est Saint, il ne peut voir le péché sans le punir, le péché est quelque chose d'affreux pour Dieu et à cause de cela, Dieu condamne tous les êtres humains car tous ont péché.
Mais lorsque Dieu vit que les êtres humains ne pouvait aller au Ciel à cause de leurs péchés, Il envoya sur la terre son Fils Jésus Christ qui est mort sur la croix de Golgotha pour les êtres humains coupables d'avoir péché. Le Seigneur Jésus a pu être puni pour nos péchés, Lui qui est Saint et n'a jamais péché. Dieu a mis tous nos péchés sur Lui et ainsi, nous pouvons dire avec Ésaïe : "Jésus a porté nos langueurs et s'est chargé de nos douleurs. Il a été blessé pour nos transgressions, Il a été meurtri pour nos iniquités. Le châtiment de notre paix a été sur Lui et par ses meurtrissures, nous sommes guéris" (Ésaïe 53 : 4)
Quiconque accepte le Seigneur Jésus comme son Sauveur, sait que son coeur pécheur est lavé par le sang du Seigneur Jésus, versé sur la croix de Golgotha et est rendu plus blanc que la neige (Psaume 51 : 7). En effet, 1 Jean 1 : 7 dit « Le sang de Jésus Christ, son Fils, nous purifie de tout péché ». Plus encore, Dieu est aussi devenu notre Père, comme nous le voyons dans Jean 1 : 12, « A tous ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, Jésus leur a donné le droit d'être appelés enfants de Dieu ». N'est-ce pas une offre merveilleuse ? Non seulement nous sommes délivrés de nos péchés, mais en même temps, Dieu devient notre Père et prend soin de nous chaque jour. Il nous aime chacun comme personne ne peut nous aimer, et personne ne peut nous arracher de ses mains. (Jean 10 : 28-29)
C'est pourquoi, chaque être humain doit se reconnaître pécheur, s'agenouiller devant le seul vrai Dieu, Lui confesser ses péchés et s'en repentir.
Le Seigneur Jésus a expié tous nos péchés. Sachons que c'est pour chacun de nous qu'Il est mort à la croix du Calvaire et qu'Il est ressuscité. Croyons aussi que, par la foi en Jésus-Christ notre Seigneur et notre Sauveur, nous avons le pardon de nos péchés, nous sommes sauvés, notre coeur est lavé et nous avons la vie éternelle. "Qui croit au Fils a la vie éternelle" (Jean 3 : 36).
Comment obtenir le pardon de Dieu ?
1) Comment obtenir le pardon de Dieu ?
Est-ce par nos propres efforts en essayant d’être juste ? En accomplissant des œuvres ? Non. Trop souvent, nous avons recours à notre propre justice et nous nous y réfugions même facilement.
Sachons bien ceci : Le péché nous amène à la mort et nous sommes des morts spirituels. Alors posons-nous cette question : Comment un mort peut-il produire une propre justice ou des œuvres d’expiation ou de rachat ?
Nous sommes souvent habiter par l’inconscience, l’aveuglement et l’orgueil dans nos propres vies. La propre justice n’est rien d’autre qu’un vernis que nous mettons sur un mort pour lui redonner l’apparence de la vie, mais l’intérieur reste sans vie. Jésus le dit aux pharisiens : "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au–dehors, et qui, au–dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés" (Matthieu 23. 27).
La propre justice dégage l’odeur de l’Enfer, de la mort. Elle est insupportable pour Dieu et Il s’en détourne. Dieu n’accorde pas le pardon par indulgence ou complaisance, ou simplement parce qu’il est bon ou amour. Il en est de même pour ceux qui pensent ou cherchent à obtenir la faveur ou le pardon de Dieu par les indulgences. Dieu exerce sa Justice avec miséricorde, amour, grâce, par le sang de son Fils Jésus versé sur la croix. Il nous l’offre, c’est à nous de l’accepter. Dieu ne nous à jamais demandé d’indulgence, même des indulgences achetées avec de l’argent ou des œuvres, encore moins des mortifications. Il n’y a jamais de pardon accordé sans que la Justice de Dieu soit satisfaite.
Beaucoup brandissent les versets suivants pour se donner bonne conscience et s’accorder comme une dose de tranquillisants ou de somnifères : "Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui" (Jean 3. 16-17).
Mais ils oublient de placer ces versets dans leur contexte. Ils les détachent de ses versets suivants.
Il est plus facile de croire en l’Amour de Dieu sans être obligé de s’engager ou de prendre position : "Celui qui croit en lui (Jésus) n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises" (Jean 3 : 18-19).
Beaucoup de personnes se méprennent tragiquement sur la bonté de Dieu. Elles ne la connaissent pas ou mal ou par des ouï-dire. Elles se disent : Dieu est bon, Il a donné son Fils afin que nul ne périsse. Tout cela est vrai, mais à condition que sa Justice soit satisfaite. Sa bonté n’annulera jamais sa Justice.
Dieu a accompli sa part, maintenant il nous appartient d’agir selon sa volonté et de rentrer dans Son plan de vie. Dans Son plan, Dieu nous demande de croire dans celui qu’Il a envoyé, Jésus, et dans son œuvre accomplie sur la croix.
Dieu considère tous nos efforts de propre justice comme un vêtement souillé qui sent mauvais. "Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé ; Nous sommes tous flétris comme une feuille, et nos crimes nous emportent comme le vent" (Ésaïe 64. 5).
Mais Dieu nous aime trop pour nous laisser dans cette situation, dans ce gâchis et dans les mains de celui qui est venu usurper, voler et détruire Sa famille. Car en créant Adam et Eve, Dieu désirait se donner une famille, une grande famille. Il n’a pas renoncé. Un des premiers objectifs de Jésus en venant sur cette terre est de redonner cette famille à son Dieu Père.
2) Le Salut par grâce mais non par les œuvres
Nous précisons tout de suite que, dans le péché, nous discernons deux aspects :
1-les fruits, c'est-à-dire la partie visible (mensonge, vol, adultère, colère etc.)
2- l’arbre qui produit le fruit c'est-à-dire la partie cachée, le cœur : notre nature de ténèbres ou pécheresse, de fils et de filles de la rébellion.
Avant que Dieu donne la loi de Moïse, le péché existait dans le monde mais il n’y avait pas de loi pour le sanctionner. Cette nature pécheresse existait depuis la chute d’Adam et produisait ses fruits : le péché ou de mauvais fruits dont nous rougissons aujourd’hui. En l’absence de loi, il n’y avait pas de condamnation. "Car jusqu'à la loi le péché existait dans le monde. Or le péché n’est pas imputé, quand il n’y a pas de loi." (Romains 5. 13 et 14).
Que dirons nous donc ? La loi est–elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’avait dit, Tu ne convoiteras point. (Romains 7. 7).
Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort. (Jacques 1. 14- 15).
C’est exactement la méthode ou le piège que Satan a employé avec Adam et Eve dans le jardin d’Éden. Avec ses paroles mensongères, il déclenche la convoitise. La convoitise conduit au péché et le péché enfante la mort : « Mais non vous ne mourrez point, mais vos yeux s’ouvriront, vous serez comme Dieu » (Genèse 3. 4-5). Dieu leur avait donné un seul interdit et Satan attire leur attention seulement sur cet interdit. Il ne vante jamais les bénédictions de Dieu à moins que ce soit pour nous souffler à l’oreille : Elles ne sont pas pour toi, Dieu ne t’aime pas assez pour cela, ou tu ne les mérites pas, tu es trop pécheur.
"Or, la loi est intervenue pour que l’offense abonde, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus–Christ notre Seigneur" (Romains 5. 20-21).
La loi précise que le sang devait être versé seulement pour les péchés commis involontairement. Pour les péchés volontaires, la sanction était la mort : "Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou trois témoins" (Hébreux 10. 28).
La loi est intervenue pour que le péché soit révélé. La loi révèle le péché ou les mauvais fruits. Elle rend le péché condamnable mais elle est impuissante pour mettre à mort notre nature pécheresse ou nous donner une nouvelle nature, c'est-à-dire retrouver notre première nature : « créés à la ressemblance et à l’image de Dieu » (Genèse 1. 27).
C'est par la loi que vient la connaissance du péché. "Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu. Car personne ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché" (Romains 3. 19-20).
"Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique" (Galates 3. 10).
C'est par la loi que nous nous reconnaissons pécheurs et incapables de l'appliquer totalement dans nos vies. La loi doit être appliquée totalement, un seul manquement amène la malédiction. "Car quiconque observe toute la loi, et pèche contre un commandement, devient coupable de tout" (Jacques 2. 10). Par la loi, Dieu veut faire prendre conscience à l'être humain, que par lui-même, il n'obtiendra jamais de réconciliation avec Dieu ni le pardon de ses péchés. Il ne changera pas nature.
"Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les débauches, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie" (Marc 7. 21-22).
Ces versets nous révèlent que c’est bien la nature de notre cœur, la cause de nos problèmes et c’est lui qui doit être changé. Seuls nous en sommes incapables.
Comme le pommier ne peut lui-même changer sa nature, une intervention extérieure est nécessaire pour la changer : en lui coupant la tête et en introduisant les greffons d’une autre nature.
Nous avons besoin d’une intervention extérieure pour changer la nature de notre cœur. Aucun homme, si intelligent soit-il ne pourra nous aider à changer notre cœur pervers. "Le cœur est tortueux par–dessus tout, et il est méchant : Qui peut le connaître ? Moi, l’Éternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, Pour rendre à chacun selon ses voies, Selon le fruit de ses œuvres" (Jérémie 17. 9-10).
C’est pourquoi Dieu dit : "Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon Esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois" (Ézéchiel. 36 :26-27).
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