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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Troisième et quatrième parole de Jésus sur la croix

8 Décembre 2021 Publié dans #Divers

Suite de l'article :

Près de la croix de Jésus se tiennent Marie, sa mère, et quelques femmes, et Jean, le disciple que le Seigneur  aime. Jésus dit à sa mère : "FEMME, VOILA TON FILS", puis à Jean : "VOILA TA MÈRE" (Jean 19. 26).
Jésus est le Fils de Dieu. Pour venir jusqu'à nous, Il s'est fait homme, né de femme. Malgré ses souffrances indicibles, Il ne pense ni ne s'occupe de Lui-même. Dans ses compassions infinies, Il pense à sa mère probablement veuve à ce moment-là, puisqu'il n'est plus parlé de Joseph. Les cœurs de Marie, des quelques femmes et de Jean étaient broyés par la douleur en voyant celui qu'ils aimaient être ainsi l'objet de la haine du monde, suspendu à la croix, dans des souffrances indescriptibles. Quelques trente-trois ans auparavant, un certain Siméon avait prophétisé au sujet de Marie : "Voici, une épée transpercera ta propre âme" (Luc 2. 35). Qui peut comprendre ce qui se passe dans son cœur lorsqu'elle assiste, impuissante, au supplice de son fils ? Jésus le comprend et Il s'occupe de sa mère dont l'âme est transpercée. Il lui avait dit, à Cana de Galilée : "Qu'y a-t-il entre toi et moi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue" (Jean 2. 4). A ce moment là, les liens naturels humains ne devaient pas intervenir dans l'accomplissement de son ministère. Maintenant son heure, l'heure de sa mort, est là, et Jésus s'occupe de sa mère de façon touchante. A qui va-t-il la confier pour qu'elle ne soit pas seule, au milieu d'un monde ennemi qui rejette son fils ? Pas à l'un de ses frères puisqu'ils ne croient pas en lui à ce moment-là
(Jean 7. 5) ; Jésus ne va pas confier sa mère à des incrédules ; ni à Pierre qui vient de le renier à trois reprises, ni aux autres disciples qui l'ont abandonné lors de son arrestation (Matthieu 26. 56). Le Seigneur confie sa mère à Jean, le disciple qu'Il aime et qui se trouve à coté de ces femmes près de la croix. Jean occupe une place tout près du cœur de Jésus. L'écriture nous dit qu'il est "dans le sein du Seigneur" (Jean 13. 23), c'est-à-dire dans ses affections. Dans l’évangile qu’il a écrit, Jean se plaît à se nommer "le disciple que le Seigneur aime". C'est lui qui écrira plus tard : "Nous, nous l'aimons, parce que lui nous a aimés le premier" (1 Jean 4 v.19).
C'est à lui que Jésus confie sa mère pour qu'elle ne soit pas seule. Dès cette heure-là, le disciple prend Marie chez lui. Jean et Marie habitent alors dans la même maison comme les croyants, unis tous ensemble par les mêmes liens de l'Esprit, habitent maintenant dans la maison de Dieu, une maison spirituelle (lire
Ephésiens 2. 19-22 et 1 Pierre 2. 5).
"Voici, qu'il est bon et agréable que des frères habitent unis ensemble" (Psaume 133. 1). Quoique apparemment divisée en toutes sortes de groupements chrétiens, l’Église est une. Cette unité invisible aux yeux humains est vue par Dieu au travers du parfait sacrifice de son Fils, et sera manifestée dans la  perfection lorsque celui-ci viendra enlever les siens et les introduire dans la gloire.
L’apôtre Paul déclare que nous sommes tous baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps
(1 Corinthiens 12. 13).

Jésus resta six heures sur la croix, depuis la troisième heure jusqu'à le neuvième heure, c'est-à-dire de neuf heures du matin à trois heures de l'après-midi.
Pendant les trois premières heures, Il souffre de la part des êtres humains qui manifestent, par cet acte odieux de la crucifixion, leur cruauté, leur méchanceté de cœur et leur haine contre le seul Dieu Saint. C'est pendant ces trois premières heures que Jésus prononce ces trois premières paroles : "Père, pardonne-leur..." dit-il. Puis Il s'occupe d'un pécheur repentant en lui promettant sa présence avec Lui dans le paradis. Enfin, Jésus s'occupe des siens, les unissant les uns aux autres.
Ces trois paroles indiquent trois vérités importantes du christianisme, découlant de la mort du Sauveur.
1) Le pardon des offenses : "Père pardonne-leur..."
2) L'accès au paradis : "Tu seras avec moi dans le paradis"
3) Le lien qui unit les croyants : "Femme, voilà ton fils... voilà ta mère"
Non seulement nous, croyants en Jésus, sommes pardonnés, mais nous possédons une espérance vivante et glorieuse, et en attendant d'être introduits tous ensemble dans la Maison du Père, nous sommes unis les uns aux autres par les liens de l'Esprit Saint.

Six heures durant, Jésus est suspendu à la croix par des clous enfoncés dans ses mains et dans ses pieds.
Durant ces trois dernière heures suivantes (de midi à 3 heures de l'après-midi, moment  où le soleil brille de toute sa force), il y eu des ténèbres sur tout le pays
(Matthieu 27. 45). Le ciel est fermé et Jésus souffre de la part du Dieu Juste et Saint, courroucé contre le péché du monde que Jésus porta. Oui, à ces indicibles souffrances physiques et morales dues à la haine de sa créature, s'ajoutent les souffrances infiniment plus grandes et douloureuses quand Il porte nos péchés pour en subir le châtiment divin qui devrait être le nôtre pendant l'éternité.
Vers la neuvième heure (3 heures de l’après-midi), Jésus s'écria d'une forte voix : « ELOÏ, ELOÏ, LAMASABACHTANI ? », c'est-à-dire : « MON DIEU, MON DIEU, POURQUOI M'AS-TU ABANDONNÉ ? » (Marc 15. 34)
Ces seules paroles que Jésus prononce pendant les heures ténébreuses, et pour lesquelles nous devrions tous rester silencieux pour adorer dans nos cœurs prosternés, nous font saisir quelque peu les profondeurs et l'intensité  de la douleur infinie de Christ, qu'aucun mot du langage humain ne peut décrire.
Il nous faut lire dans les Psaumes et dans les prophètes pour connaître en partie quelles ont été les pensées du Seigneur Jésus quand Il fut abandonné de son Dieu. En voici quelques-unes parmi beaucoup d’autres :
« Un abîme appelle un autre abîme à la voix de tes cataractes : toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Psaume 42. 7)
« Les eaux me sont entrées jusque dans l'âme. Je suis enfoncé dans  une boue profonde, et il n'y a pas où prendre pied : je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge » (Psaume 69. 1-2)
« Tu m'as jeté dans l'abîme, dans le cœur des mers, et le courant m'a entouré; toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Jonas 2. 4)
Le Ciel est alors fermé. Aucune réponse ne parvient à son cri douloureux : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Il peut poser cette question, car rien ne justifie l'abandon de son Dieu. Il n'a jamais cessé d'être parfait. Tout dans sa vie, sa marche, ses actes et ses paroles n'ont été que perfection. Il a toujours été en parfaite communion avec son Père qu'il a glorifié dans sa vie, comme dans sa mort. Dieu avait déclaré publiquement : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai trouvé mon plaisir » (Matthieu 3. 17). Jésus est le seul juste que la terre ait jamais porté, et David a dit : « Je n'ai jamais vu le juste abandonné » (Psaume 37. 25).
Pourquoi donc Jésus est-Il en ce moment abandonné de son Dieu ? Chacun des croyants peut répondre : « C'est pour moi, Seigneur. Mes péchés faisaient une absolue séparation entre le Dieu Saint et moi. Mais en vertu du sacrifice de Christ qui, à la croix, a expié tous mes péchés, je suis pardonné, purifié, et je peux maintenant m'approcher de Dieu par la foi, étant réconcilié avec lui ». Jésus a été abandonné de son Dieu afin que nous, nous ne le soyons jamais. Le ciel a été fermé pour Lui afin qu'il s'ouvre pour nous.
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ». A cette question suprême posée par le Seigneur Jésus sur la croix, pouvez-vous répondre, cher lecteur, chère lectrice : « C'est  pour moi, Seigneur ! » ?

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