La croix et l'oeuvre de Jésus à la croix
IL est important de se réveiller certes mais ne pas se risquer de s’endormir de nouveau, alors il faut marcher selon le Saint-Esprit, dans la lumière et dans la victoire de Jésus Christ. La spirale "péché, confession, péché" est à proscrire. Tout chrétien réveillé doit continuer de marcher dans la victoire en gardant un esprit de repentance et pas de chute permanente et de repentance permanente. La croix, c’est la repentance et la marche dans la victoire et la justice.
1) LA CROIX :
Il n’y a rien en dehors de la croix, c’est la porte d’entrée aux bénédictions de Dieu. La puissance de la croix est celle de Dieu pour ceux qui sont sauvés, ceux qui sont morts à la croix et ressuscités avec Christ. "Pour moi Frères lorsque je suis allée chez vous ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous sinon Jésus Christ et Jésus Christ crucifié" (1 Corinthiens 2. 1-2).
Si on enlève la croix, l’Évangile n’a plus aucune puissance, car Jésus est venu mourir à la croix. C’était le chemin tracé pour être glorifié et tout le reste est passé à la croix. Notre vie doit être basée sur Jésus Christ crucifié et ressuscité. Quand nous serons auprès de Jésus dans le Ciel, nous verrons ses marques de crucifixion. Sans la croix, il n’y a rien de l’œuvre de Jésus Christ, ni la puissance de Dieu qui puisse se manifester.
"Car la parole de la croix est folie pour ceux qui périssent mais pour nous qui sommes sauvés, elle est puissance de Dieu" (1 Corinthiens 1. 18). Nous devons comprendre Jésus Christ crucifié et ressuscité et accepter l’œuvre de la croix en nous (la mort au péché). C’est dans la croix que Jésus Christ a répondu à tous nos besoins. Jésus a dit tout est accompli. La croix n’est pas dépassé, elle est réalité dans la vie chrétienne et ne peut en être dissocié.
2) L’œuvre de Jésus-Christ à la croix :
Jésus fut crucifié sur la croix et nous avec Lui à la croix. Tous nos problèmes viennent de notre chair souillée par le péché. La mort est dans la chair et Dieu veut faire mourir notre chair. Même nos qualités humaines doivent être placées sur la croix pour servir à la gloire de Dieu. Nous devons servir notre mort en Christ par la foi.
La prédication de la croix est celle de la mort de la chair en Jésus Christ qui aboutit à la vie de résurrection de Jésus. Le problème de la chair a été réglé à la croix. L’œuvre du Saint Esprit est de nous le révéler.
Jésus a dit : "Je m’en vais, je ne vous laisse pas orphelins... je vous enverrais le Saint Esprit qui vous conduira dans la vérité" (Jean 14. 18, 26). Nous pouvons mener une vie sans pécher, une vie de victoire, parce que le Saint Esprit nous aura révélé l’œuvre parfaite de la croix et de la résurrection.
Il est important de croire que l’on est mort et crucifié avec Jésus ainsi l’on peut marcher dans la victoire. Jésus Christ ne nous a pas sauvés pour que nous menions une vie de défaite mais de victoire. "Parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde et voici la victoire qui triomphe du monde. C’est notre foi en Jésus Christ crucifié" (1 Jean 5. 4). "Le chrétien est un ancien pécheur repenti qui est mort en sa vie passé et qui est ressuscité en la vie nouvelle de Christ. Et par la foi, il marche dans cette nouveauté de vie" (Romains 7. 6). "Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair mais sous celle de l’Esprit si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ il ne lui appartient pas" (Romains 8. 9).
Si nous sommes réellement des enfants de Dieu, nous devons marcher selon l’Esprit c’est un choix à faire. La chair est la cause de tous les problèmes dans nos vies, nos églises, nos familles, nos nations. Si celle-ci n’est pas crucifiée, c’est une porte ouverte à Satan et aux démons. Pour lutter contre Satan, il faut être sur le terrain de la croix, celui de la Victoire. Quelqu’un qui est crucifié en Christ et ressuscité avec Lui, doit mettre en pratique la Parole de Dieu en obéissant au Seigneur Jésus. La chair est rebelle à Dieu et à sa Parole, raison pour laquelle nous ne devons pas le laisser nous dominer.
Il est important de se charger chaque jour de sa croix pour manifester les œuvres de Jésus Christ et être un témoignage dans sa famille, sa nation, l’Église. Ce n’est plus nous enfants de Dieu qui vivons de nous-mêmes, mais c'est Jésus-Christ qui vit en nous. Nous ne devons plus être alliés de la chair. Jésus Christ nous a donné une nouvelle nature et nous ne devons plus céder au péché. C’est nous qui devons dominer sur notre chair et nous pouvons résister aux tentations.
La croix a un double langage :
- Le plein pardon pour nos péchés par le sacrifice de Jésus Christ (tous nos péchés) et ses défauts.
- La mort de la vieille nature qui nous fait pécher.
Il est important de comprendre ces vérités par une intelligence spirituelle comme Dieu le veut afin de ne pas rester dans la mort.
1 Thessaloniciens 5. 23 : Dieu va nous sanctifier le corps, l’âme et l’Esprit, il faut qu’ils soient irréprochables. Dieu veut :
- Changer nos pensées pour les remplacer par les pensées de Christ (2 Corinthiens 10. 5)
- Changer nos sentiments (joie, amour, paix)
- Changer notre volonté : non pas ma volonté Seigneur mais la tienne
- Changer le corps pour une guérison (force nouvelle, santé, pour faire ses œuvres).
C’est Dieu qui opère cette œuvre en nous, et nous devons croire, Christ habite en nous pour nous transformer. Dieu veut que ses enfants acceptent librement de faire sa volonté, certes nous sommes différents mais Christ habite en tous avec toutes nos capacités et nous pouvons manifester la nature de Christ. Dieu a promis de nous changer à la parfaite stature de Christ.
3) La croix va agir par l’œuvre du Saint-Esprit en nous :
- Dans les membres se trouvent les péchés grossiers de la chair (sexuels, adultère, gloutonnerie, bestiaux). La croix va agir pour que nous menions une vie de sainteté.
- Dans l’âme : les péchés subtils (pensées impures, égoïstes, sentiments de haine de volonté)
- Dans l’Esprit
Toutes ces choses doivent être éliminées par la croix. L’œuvre du Saint Esprit est de nous révéler où se trouve encore cette nature charnelle.
« Il n’y a aucune créature qui soit invisible, tout est mis à nu et terrassé aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte » (Hébreux 4. 12). Le Saint Esprit nous connait et voit tout, son rôle est de nous aider et de nous montrer ce qui est charnel et qui doit être mis à mort et amené à la croix (incrédulité, égoïsme). Ce n’est plus notre propre esprit qui doit nous diriger, mais c'est le Saint-Esprit qui vit en nous.
(3) Les richesses de la Grâce de Dieu dans laquelle nous sommes
6 - Nous sommes dans la grâce
Notre relation avec Dieu est fondée uniquement sur sa grâce, et ce que nous sommes, nous ne le sommes que par elle (1 Corinthiens 15. 10).
Là où autrefois le péché a régné par la mort, règne maintenant la grâce par la justice pour la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur (Romains 5. 21). Nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce (Romains 6. 14). Étant justifiés, nous sommes maintenant dans la grâce ou la faveur de Dieu, ayant libre accès à lui par la foi (Romains 5. 2).
Nous sommes pour ainsi dire entourés d’une multitude de grâce divine, ayant reçu de sa plénitude « et grâce sur grâce » (Jean 1. 16), c’est-à-dire une manifestation de grâce après l’autre. L’expression « grâce sur grâce » ne se limite pas à notre salut mais comprend aussi les richesses insondables des bénédictions qui nous ont été données par Dieu.
Nous ne pouvons pas ici-bas faire le compte exact de nos richesses en bénédictions spirituelles. Hélas, nous constatons toujours à nouveau combien peu nous sommes capables de nous occuper de toutes les facettes de la grâce divine et d’en jouir.
La chair en nous et les influences exercées par le monde environnant nous en empêchent trop souvent. Mais dans la gloire inaltérable de la maison du Père, nous jouirons d’une félicité éternelle auprès de notre Seigneur Jésus. Tel est l’objet de notre attente et de notre joie, car Dieu nous a donné « une bonne espérance » par grâce (2 Thessaloniciens 2. 16).
La source de cette bonne espérance est la grâce de Dieu et son but, la venue du Seigneur afin d’enlever les croyants, sujet qui occupe une place si importante dans les épîtres de l’apôtre Paul aux Thessaloniciens. En revanche, quand Pierre place devant nous l’espérance, l’objet en est la grâce qui nous sera apportée à la révélation de Jésus Christ (1 Pierre 1. 13).
L’apôtre Paul ne considère pas l’enlèvement des croyants, mais pense à l’apparition du Seigneur en gloire, lorsqu’il sera glorifié et admiré au milieu de ses saints. Nous serons alors manifestés en gloire avec lui sur cette terre.
Cela fait également partie des richesses de la grâce que Dieu réserve à des êtres tels que nous qui sommes maintenant des étrangers et sans droit de cité sur la terre.
Le sujet de la grâce de Dieu dans laquelle nous sommes est vaste. En regardant en arrière, nous voyons la grâce qui nous a apporté le salut et à laquelle nous sommes redevables de tout ce que nous avons et ce que nous sommes.
Pour le présent, nous recevons grâce sur grâce. Et quant à l’avenir, nous possédons par grâce l’espérance vivante et bienheureuse en notre bien-aimé Seigneur.
Nous sommes héritiers de la grâce de la vie (1 Pierre 3. 7), que nous possédons, que nous connaissons et dont nous jouissons maintenant déjà dans la faiblesse, il est vrai, mais bientôt en perfection.
7 - Les richesses de la grâce de Dieu
Si, au début, nous avons défini la grâce comme étant la manifestation imméritée de l’Amour de Dieu envers des êtres humains pécheurs, nous constatons maintenant que cette « définition » est incomplète.
Elle convient pour la grâce de Dieu qui apporte le salut aux pécheurs, mais ne suffit pas quand nous pensons à la grâce offerte par le Père à ceux qui sont devenus ses enfants par la foi.
Nous avons déjà rappelé que Éphésiens 1 nous permet d’entrevoir quelque peu le cœur du Père, « qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ». En poursuivant la lecture de cette épître, nous trouvons plusieurs de ces bénédictions auxquelles nous pouvons penser maintenant avec une profonde reconnaissance et adoration :
- Des créatures plongées dans le péché et les ténèbres sont devenues de bien-aimés enfants de Dieu, « saints et irréprochables devant lui en amour », c’est-à-dire conformes moralement à sa nature (Éphésiens 1. 4 ; 5. 1).
- Le vieil homme est remplacé par le nouvel homme, « créé selon Dieu, en justice et sainteté de la vérité » (Éphésiens 4. 24).
- Nous sommes prédestinés pour être adoptés par Jésus Christ (Éphésiens 1. 5).
- Nous avons été scellés du Saint Esprit, qui est à la fois les arrhes de notre héritage et la source de notre force (Éphésiens 1. 13, 14 ; 3. 16).
- Par le Seigneur Jésus, nous avons « accès auprès du Père par un seul Esprit » (Éphésiens 2. 18 ; 3. 12).
- Nous ne nous trouvons pas ici-bas comme des enfants de Dieu dispersés, mais sommes « bien ajustés ensemble » pour être la maison de Dieu et le corps de Christ (Éphésiens 2. 21, 22 ; 4. 4, 16) et nous formons ensemble l’Épouse de Christ (Éphésiens 5. 25-33).
- Par la foi, nous pouvons déjà être « assis ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus » ; sa place dans la gloire est aussi la nôtre (Éphésiens 2. 6) !
Ces bénédictions, provenant des richesses de la grâce divine, manifestent la libéralité de Dieu envers les siens qu’il comble de biens spirituels infinis. La grâce est donc aussi la bénédiction surabondante des enfants de Dieu sans qu’ils y aient le moindre droit. Ne voyons-nous pas également en cela qu’il est le Dieu de toute grâce (1 Pierre 5. 10) ?
Dans un monde qui poursuit les « bienfaits » passagers et douteux de la civilisation et cherche sa satisfaction dans les plaisirs du péché, nous vivons comme des hommes rachetés, bénis de toutes les manifestations de la grâce de Dieu, qui sont éternelles et satisfont entièrement le cœur !
En étant occupés de ces richesses, nous serons conduits à l’adoration, comme l’apôtre Paul au début de son épître aux Éphésiens.
Même si, pendant le temps de notre vie sur cette terre, nous ne possédons la lumière « de la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ » que comme « un trésor dans des vases de terre », la grâce surabondante qui nous est manifestée devrait maintenant déjà « multiplier les actions de grâces à la gloire de Dieu » (2 Corinthiens 4. 6, 7, 15).
Puissions-nous le réaliser davantage !
(2) L'oeuvre de la Grâce de Dieu qui apporte le Salut
4 - L’œuvre de la grâce
La grâce de Dieu ne s’est pas limitée à la venue du Fils sur cette terre pour apporter l’amour et la miséricorde à ceux qui méritaient le jugement. Pour que la grâce puisse « apporter le salut » et « enrichir », le Seigneur devait encore, par la grâce de Dieu, goûter la mort (Hébreux 2. 9). Aussi Jésus a suivi le chemin difficile conduisant à Jérusalem et à Golgotha. Là, à la croix, la grâce de Dieu, que nous adorerons éternellement, s’est manifestée d’une manière parfaite envers nous, des êtres humains sans force et impies, des pécheurs et des ennemis de Dieu.
Pouvons-nous comprendre ce que la mort a signifié pour le Seigneur Jésus — Lui, l’origine de toute vie devant mourir ! Est-il possible de sonder ce que Jésus, pur et sans péché, a éprouvé, quand il a dû porter nos péchés en son corps sur la croix ? Jésus a suivi ce chemin difficile jusqu’à sa dernière extrémité, la mort, afin que la grâce de Dieu puisse nous être donnée.
Lorsque, entrevoyant la mort, Jésus s’est écrié à la fin des trois heures de ténèbres : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », il se trouvait au plus profond de la pauvreté que Lui le riche avait prise dans sa grâce sur lui afin d’enrichir les pauvres que nous étions, pour l’éternité et à l’infini.
À la croix déjà nous voyons les premiers rayons de la grâce qui apporte le salut atteindre les êtres humains perdus. Alors que les Juifs venaient de faire tout ce qu’ils pouvaient afin que leur Messie soit crucifié, le Seigneur Jésus prie son Père en ces termes : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23. 34).
Il fait cette demande afin que le peuple coupable puisse, selon la loi, être traité non pas en tant que « meurtrier » mais comme « homicide par mégarde » et recevoir la grâce du salut, de Dieu le « vengeur du sang » (Nombres 35. 9-34).
Un autre rayon de cette grâce, à la croix déjà, amène un pécheur à la foi vivante en Jésus. L’un des deux brigands qui, à sa droite et à sa gauche, subissaient leur juste condamnation, est mis dans la lumière de Dieu, reconnaît la grandeur du Seigneur et implore la grâce, une grâce dont il ne peut toutefois pas encore mesurer l’étendue. « En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23. 43) : telle est la réponse du Sauveur souffrant qui allait mourir pour cet homme aussi.
Ne voyons-nous pas également un caractère particulier de la grâce divine dans le fait que le tout premier homme qui a mis sa confiance en Jésus le Crucifié n’a été sauvé que dans les derniers moments de sa vie, peu avant sa mort ?
5 - La grâce qui apporte le salut
Cela nous amène à considérer un autre aspect, la grâce qui apporte le salut. Certes, selon Tite 2. 11 et 2 Timothée 1. 9, 10), la grâce de Dieu est apparue lors de la venue du Fils de Dieu comme Homme dans ce monde ; toutefois, avant qu’elle puisse effectivement « apporter le salut pour tous les hommes », il fallait, selon les conseils éternels de Dieu, que l’œuvre de l’expiation à la croix de Golgotha soit accomplie.
Car ce n’est pas la vie parfaite et sans péché du Seigneur Jésus qui constitue le fondement de notre salut, mais son œuvre expiatoire et sa mort à la croix de Golgotha.
La grâce illimitée de Dieu pour tous les êtres humains ne pouvait pas être proclamée avant que sortent de la bouche du Seigneur ces paroles de triomphe : « Tout est accompli ».
Maintenant « l’évangile de la grâce de Dieu » peut être annoncé dans le monde entier (Actes 20. 24).
C’est donc à juste titre que nous pouvons appeler « temps de la grâce » la période allant de Golgotha jusqu’à la venue du Seigneur Jésus pour enlever les croyants ; relevons pourtant que l’expression ne se trouve pas dans la Bible.
La grâce de Dieu qui apporte le salut en Christ est valable maintenant pour chacun sans distinction, car Dieu veut que tous les êtres humains soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité.
Si aujourd’hui le Seigneur Jésus n’est pas encore revenu pour prendre les siens auprès de lui dans la maison du Père, c’est parce qu’il est patient envers nous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance (2 Pierre 3. 9). Tel est le temps de la grâce.
En tant que pécheurs perdus, nous avions besoin de salut, et comme coupables, de la justification.
Nous avons reçu l’un et l’autre par la grâce de Dieu. En Éphésiens 2. 8, nous lisons : « Vous êtes sauvés par la grâce, par la foi » et en Romains 3. 24 : « … justifiés gratuitement par sa grâce ». La grâce qui apporte le salut se manifeste ici de deux manières et il vaut la peine de s’y arrêter un peu.
Quelqu’un qui, au cours d’une tempête en pleine mer, tombe par-dessus bord est perdu s’il ne peut bénéficier du secours d’un canot ou d’une bouée de sauvetage. Dans une telle situation, nul homme ne penserait pouvoir se sauver lui-même.
Mais combien de personnes s’imaginent pouvoir se sauver de leur état de perdition éternelle par elles-mêmes, par de bonnes œuvres ! Selon le jugement divin, nous étions spirituellement morts pour Dieu à cause de notre état de péché (Éphésiens 2. 1). Un mort ne peut plus rien faire pour lui ou pour autrui, et encore moins se redonner la vie. Tous les efforts que nous déployons en vue de notre salut sont par conséquent non seulement inutiles et insensés, mais impossibles. Seule la grâce de Dieu peut sauver des êtres perdus (Éphésiens 2. 8). Cette grâce incompréhensible est la preuve tangible de l’Amour de Dieu.
Accusé devant un tribunal, reconnu coupable et justement condamné, un prévenu ne peut plus rien avancer pour sa justification. De même, chacun devra comparaître une fois devant Dieu, le juge de tous, et, face à mille accusations, nul ne pourra avancer une excuse. Aucun pécheur ne peut se justifier devant Dieu, car tout parle contre lui.
En revanche, celui qui trouve maintenant, par la foi, son refuge dans le Seigneur Jésus est parfaitement justifié par la grâce de Dieu (Romains 3. 24), parce que Christ a porté tous nos péchés en son corps sur la croix et que le châtiment de notre paix a été sur lui. Dieu ne punit pas deux fois les mêmes actes. Ainsi, il n’y a que deux possibilités : ou, en raison de ses actes, le pécheur doit porter pendant l’éternité le juste châtiment de Dieu, ou il est justifié par Celui qui a subi à la croix ce châtiment pour tous ceux qui croient en lui.
Un homme est justifié quand Dieu le considère juste, parce qu’il croit en Celui qui a porté le châtiment que nous méritions, et qui est de ce fait le seul chemin conduisant à Dieu. La grâce est donc aussi la preuve de la justice de Dieu.
Lorsque nous réfléchissons à tout cela et nous souvenons que notre terrible état est le résultat de nos péchés, la grandeur de la grâce de Dieu nous apparaît avec toujours plus de clarté. Nous comprenons pourquoi le Saint Esprit parle constamment de l’abondance, de la surabondance, des immenses richesses de la grâce de Dieu en bonté (Romains 5:15, 17, 20 ; 6. 1 ; Éphésiens 1. 7 ; 2. 7).
En considérant cette grâce insondable, nous pouvons bien nous écrier avec l’apôtre Paul dans la reconnaissance et l’adoration : « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Corinthiens 9. 15).
Mais ce n’est pas tout. La merveilleuse grâce de Dieu en Christ va bien au-delà de tous nos besoins et de toutes nos attentes. Nous n’avons pas seulement expérimenté la délivrance de notre état de péché et la justification de nos péchés, mais bien plus ! En Éphésiens 1, lorsque le propos éternel de Dieu le Père est placé devant nous, il nous est accordé, pourrait-on dire, d’entrevoir le contenu de son cœur.
Dieu nous a bénis en Christ de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes, il nous a élus en lui avant la fondation du monde et nous a prédestinés pour nous adopter pour lui, selon le bon plaisir de sa volonté divine, éternelle — et tout cela, à la louange de la « gloire de sa grâce » (Éphésiens 1:6) ! Celle-ci se manifeste dans la plénitude infinie des bénédictions, dans la grandeur, l’élévation et la beauté de ses voies divines envers nous, des créatures plongées dans la misère du péché ! La gloire de sa grâce brillera durant l’éternité et sera le motif de notre adoration.
(1) La Grâce de Dieu et sa manifestation
1 - Qu’est-ce que la grâce ?
La grâce est la manifestation imméritée de l’Amour de Dieu envers des hommes pécheurs. Nous ne pouvons en sonder la nature et l’étendue, ni, par conséquent, la décrire d’une manière complète. Mais il est possible de rechercher ce que la Parole de Dieu en dit ; nous en retirerons toujours un grand profit. Dans l’Ancien Testament déjà, la grâce brille continuellement, surtout en relation avec le peuple d’Israël, mais c’est dans le Nouveau Testament qu’elle est pleinement révélée en Christ.
Le mot grec charis, traduit par « grâce », signifie aussi « faveur » (Luc 2. 52 ; Actes 2. 47), « libéralité » (1 Corinthiens 16. 3), « gré » (Luc 6. 32-34) ou « être obligé » (Luc 17. 9) et « digne de louange » (1 Pierre 2. 19, 20).
Apparemment, la grâce est en contraste avec la justice ; pour nous humains, en tout cas, elles sont inconciliables. Ou la justice est exercée et la grâce n’a pas de place, ou la grâce rend la justice sans effet.
Mais la justice de Dieu exige la condamnation des êtres humains à cause de nos péchés, mais dans son Amour et sa grâce, Dieu a envoyé son propre Fils « pour être la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4. 10).
À la croix de Golgotha, ses exigences saintes et justes ont été pleinement satisfaites par le Seigneur Jésus, et là, en même temps, sa grâce admirable a brillé, dans l’accomplissement de la prophétie du Psaume 85. 10 : « La bonté (ou : la grâce) et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont entre-baisées ».
Si donc une harmonie parfaite se dégage de la manière d’agir de Dieu en grâce et en justice, il reste pourtant une chose qui est totalement inconciliable avec sa grâce : l’accomplissement de la loi et la pensée de pouvoir subsister devant Dieu par des « bonnes œuvres ».
La loi exige ; la grâce donne. La loi dit : Fais cela, et ce sera ta justice et tu vivras (Lévitique 18. 5 ; Deutéronome 6. 25). Il devait donc y avoir une récompense de la part de Dieu pour celui qui observait la loi.
Mais il s’est révélé qu’aucun Israélite n’a été capable de la garder. De même tous les autres efforts humains sont vains. Les « bonnes œuvres » ne permettent pas davantage à l’homme de subsister devant Dieu.
Une telle découverte est humiliante pour l’homme « religieux ». Mais considérons ce que la parole de Dieu dit à ce sujet : « Or à celui qui fait des œuvres, le salaire n’est pas compté à titre de grâce, mais à titre de chose due ». — « Or, si c’est par la grâce, ce n’est plus sur le principe des œuvres, puisque autrement la grâce n’est plus la grâce ». — « Vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 4. 4 ; 11. 6 ; 6. 14).
2 - Pourquoi la grâce ?
En tant que créature de Dieu, tout êtres humains est responsable de vivre selon la volonté de son Créateur. Tous ont manqué à cet égard. Nous le constatons chez le premier couple déjà et d’une manière encore plus claire parmi les fils d’Israël, le peuple terrestre de Dieu. Ils avaient les uns et les autres reçu de sa part une place spécialement privilégiée. De plus, l’Ancien comme le Nouveau Testament montrent que, depuis la chute, aucun homme ne peut subsister tel qu’il est devant Dieu, même en y consacrant toutes ses capacités et ses forces. « Il n’y en a aucun qui exerce la bonté, il n’y en a pas même un seul » (Psaumes 14. 1 ; Romains 3. 12).
En raison de ses actes, l’être humain est coupable devant Dieu, et, en raison de sa nature pécheresse, il est perdu. Le jugement éternel, tel est le juste châtiment de Dieu sur le péché.
Mais Dieu n’est pas seulement lumière, il est aussi amour (1 Jean 1. 5 ; 4. 8, 16). Dans son Amour, Il s’est penché sur ses créatures perdues et a envoyé son Fils bien-aimé sur la terre, afin de les sauver. Telle est la grâce.
Nous pouvons donc distinguer deux motifs à la manifestation de la grâce de Dieu : - Par la grâce, la nature de Dieu est parfaitement révélée. - Pour des pécheurs perdus, la grâce est la seule possibilité d’entrer en relation avec le Dieu saint.
3 - La manifestation de la grâce
À deux reprises dans le Nouveau Testament, il est parlé de la grâce de Dieu, apparaissant ou se manifestant dans le Fils. En 2 Timothée 1. 9, 10, nous lisons : « … qui nous a sauvés et nous a appelés d’un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein, et sa propre grâce qui nous a été donnée dans le Christ Jésus avant les temps des siècles, mais qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ », et en Tite 2. 11 : « Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes ». Les deux passages se rapportent au Seigneur Jésus.
Dans l’incarnation du Fils éternel, la grâce de Dieu prend une forme visible, en s’abaissant, d’une manière incompréhensible pour nous, jusqu’à des créatures perdues. Maintenant, la nature et la plénitude de cette grâce sont perceptibles.
La grâce de Dieu est éternelle. Il est le Dieu de toute grâce (1 Pierre 5. 10) ; il savait, dès avant la création, que ses créatures se rebelleraient contre lui et deviendraient des pécheurs, mais il avait également dans son cœur, dès avant les temps des siècles, sa grâce envers nous (2 Timothée 1. 9) ; de même aussi, il avait préconnu son Fils bien-aimé comme l’Agneau et nous avait élus en lui avant la fondation du monde.
La grâce de Dieu est universelle. Dans la personne du Fils de Dieu, elle est apparue, apportant le salut pour tous les hommes (Tite 2. 11), donc non seulement pour le peuple juif, mais pour toute l’humanité.
Une grande partie de l’Ancien Testament traite de l’amour de Dieu pour le peuple d’Israël, qu’il s’était choisi pour lui d’entre toutes les nations et qui a manqué malgré tous ses privilèges.
Lors de sa venue sur la terre, le Seigneur Jésus était certes premièrement le Messie promis qu’attendait son peuple terrestre, mais en outre, il venait pour tous les hommes. La valeur globale, universelle de l’évangile de la grâce — « au Juif premièrement, et au Grec » — est constamment mise en évidence par Paul surtout (Romains 1. 16 ; voir Éphésiens 2. 11-17).
Pierre aussi dit une fois : « Nous [c’est-à-dire les Juifs] croyons être sauvés par la grâce du Seigneur Jésus, de la même manière qu’eux [les nations] aussi » (Actes 15. 11).
La grâce de Dieu est sans pareille. Dans sa grâce, le Fils éternellement riche de Dieu a vécu dans la pauvreté pour nous, afin que par sa pauvreté nous fussions enrichis (2 Corinthiens 8. 9). Pouvons-nous imaginer l’existence éternelle, la toute-puissance, l’omniscience, l’omniprésence et la gloire de la Trinité ? C’est absolument impossible. Le roi David constatait déjà avec adoration : « À toi, Éternel, est la grandeur, et la force, et la gloire, et la splendeur, et la majesté ; car tout, dans les cieux et sur la terre, est à toi. À toi, Éternel, est le royaume et l’élévation, comme Chef sur toutes choses ;… et tu domines sur toutes choses » (1 Chroniques 29. 11, 12).
Quelles étaient les richesses de gloire et d’amour dont jouissait le Fils dans le sein du Père dans la maison éternelle du Père ! Des choses qu’aucun œil n’a vues, qu’aucune oreille n’a entendues et qui ne sont montées au cœur d’aucun homme. Il a quitté ces richesses divines insondables pour descendre dans la pauvreté la plus extrême, il a pris dans l’humiliation la place de ses créatures et a été obéissant jusqu’à la mort de la croix ! Peut-on imaginer une distance plus grande que celle qui existe entre la gloire de la maison du Père et la place de mépris et de rejet à la croix de Golgotha ?
La grâce de Dieu est parfaite. Considérant rétrospectivement la vie du Seigneur Jésus sur la terre, l’évangéliste Jean écrit : « Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous… pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 14). Le Fils est venu non seulement « avec » ou « dans » la grâce et la vérité, mais « plein de grâce et de vérité ».
La grâce est le rayonnement de l’amour de Dieu envers les hommes perdus, et la vérité, un caractère de la lumière de Dieu. La loi donnée par Moïse contenait elle aussi la vérité, puisqu’elle venait de Dieu. Mais elle ne faisait que montrer aux hommes leur incapacité à satisfaire aux saintes exigences divines. Toutefois, lorsque le Fils devint homme, la grâce de Dieu fut aussi manifestée, et non plus seulement sa vérité : « La grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ » (Jean 1. 17). Nous voyons ici à la fois la perfection de la manifestation et l’indissolubilité des caractères divins essentiels : amour et lumière.
Jésus-Christ a ôté tous nos péchés
Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu (1 Pierre 3. 18).
Les péchés du vrai croyant en Jésus ôtés à jamais :
Jésus-Christ est mort pour nous sur la croix. Il vit pour l'éternité et Il est assis à la Droite de Dieu le Père. Par sa mort expiatoire, Jésus a répondu entièrement à notre condition de pécheurs. Il a porté nos péchés et les a ôtés pour toujours. Oui, pour les expier, Jésus fut crucifié sur la croix, chargé de tous nos péchés – les péchés de tous ceux qui croient en son nom. C’est là une vérité de toute importance pour l’âme inquiète – une vérité qui constitue le fondement de toute la position chrétienne.
Il est impossible de jouir d’une paix divinement établie tant que cette vérité si efficace n’est pas saisie par la foi. Il faut que, sur la base de l’autorité divine, nous sachions que tous nos péchés sont ôtés à jamais de devant la face de Dieu. Jésus Lui-même s’en est débarrassé en les expiant de façon à satisfaire toutes ses exigences divines, et tous les caractères de sa nature. Il s’est glorifié Lui-même, en ôtant tous nos péchés, d’une manière infiniment glorieuse et merveilleuse.
Oui, cela, Jésus l’a fait. C’est la substance, le cœur même de toute la question de nos péchés que Dieu a réglée. Dieu le Père a mis tous nos péchés sur son Fils Jésus, et Il nous le dit dans sa sainte Parole pour que nous le sachions selon l’autorité divine – une autorité qui ne peut mentir. Dieu Lui-même a conçu ce plan merveilleux pour ôter les péchés de tous ceux qui croient en son Fils Jésus ; Dieu l’a réalisé et Il le dit. Tout est de Dieu, du début à la fin, et la seule chose que nous ayons à faire, c’est de nous reposer, comme un petit enfant, sur ce que Dieu a fait. Comment pouvons-nous savoir que Jésus a porté nos péchés en son corps sur le bois ? Par cette même autorité de la Parole de Dieu qui nous dit que Jésus a expié nos péchés. Dans son incomparable et merveilleux Amour, Dieu nous donne l’assurance – à nous, qui étions des pécheurs coupables méritant l’Enfer – qu’Il a entrepris Lui-même de traiter toute la question de nos péchés. Dieu s’en est débarrassé d'une manière qui est entièrement à sa Gloire manifestée dans tout l’univers et en présence de toute intelligence créée.
Or personne n’a jamais souffert comme Jésus-Christ. Il est notre Exemple suprême. Mais Ses souffrances relevaient d’une classe à part et qui nous dépasse complètement, car Jésus a souffert pour les péchés comme Substitut, le Juste pour les injustes. Le but de Ses souffrances en substitution est : « afin qu’il nous amenât à Dieu » (1 Pierre 3. 18), c’est-à-dire faisant que nous soyons totalement chez nous en Sa présence, étant dans l’état convenable pour y être. Sommes-nous tous complètement à l’aise avec Dieu, heureux comme chez nous, dans nos cœurs et nos consciences ?
Ayant fait par lui-même la purification des péchés, il (Jésus) s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux (Hébreux 1. 3).
Christ dans la gloire, preuve que nos péchés sont ôtés :
Jésus-Christ est Vivant, Il est dans sa Gloire éternelle ; Christ est assis à la droite de Dieu. Toute cette gloire ne nous effraie pas parce qu’elle brille sur la face de Jésus, notre Seigneur et Sauveur, qui a ôté nos péchés, et sa place même à la Droite de Dieu en est la preuve. Sous quel caractère Jésus est-Il là ? Celui de Fils de Dieu ayant subi la Colère de Dieu contre le péché et porté nos péchés en son corps sur le bois. Cependant, sur Sa face, nous voyons la gloire de Dieu. Nous le voyons là comme Celui qui a ôté nos péchés, parce qu'Il a accompli la rédemption. Dès lors, nous contemplons la gloire de Christ sachant que nous sommes sauvés.
Nous ne pourrions pas contempler Christ dans la gloire si la plus petite tache ou trace de péché demeurait sans être lavée. Plus nous contemplons la gloire, mieux nous comprenons la perfection de l’œuvre de Christ et la justice dans laquelle nous sommes acceptés. Chaque rayon de cette gloire se voit dans la face de Jésus qui a pris nos péchés comme les siens, et les a expiés sur la croix. La gloire que nous contemplons est la gloire de la rédemption. Quand nous le considérons dans la gloire, nous savons que nos péchés ne sont plus parce que Jésus s’en est chargé. Au lieu de voir nos péchés, nous voyons qu’ils ont été ôtés. nous voyons qu'ils ont été mis sur Jésus le Médiateur.
Dieu a été si complètement glorifié au sujet de nos péchés expiés par Christ que Christ est maintenant assis à sa droite. Où sont nos péchés maintenant ? Jésus les a expié, ils ont disparu de devant la face de Dieu. Je vois Christ dans la gloire, le Sauveur béni sur lequel ils ont été trouvés un jour. Maintenant ils ne sont plus, ils ne reparaîtront plus jamais. Celui qui s’était chargé de toutes nos iniquités a été reçu sur le Trône de Dieu où jamais aucun péché ne peut pénétrer.
La maison de ceux qui attendent
Cette inscription gravée au-dessus du portail d'un cimetière de village est écrit en latin. Dommage ! Traduite en français, elle aurait pu inspirer aux visiteurs d'utiles réflexions. La voici : « Ici, la maison de ceux qui attendent ».
Qu'attendent-ils donc, ceux qui reposent là ? La résurrection. Jésus a dit : "L'heure vient, où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de Dieu ; et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien (ceux qui auront mis leur confiance en Jésus et au parfait Salut qu'Il offre par son oeuvre à la croix), en résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal (auront refusé ou négligé le parfait Salut que Jésus offre par son oeuvre à la croix), en résurrection de jugement" (Jean 5 : 28-29). Il y aura donc deux résurrections : celle des vrais croyants en Jésus, à la Venue du Seigneur lors de l'Enlèvement de l'Eglise, et celles des incroyants beaucoup plus tard, à la fin des temps. Alors, les incroyants ou les négligents face au parfait Salut offert par Jésus seront éternellement condamnés en enfer. Les vrais croyants sont désignés par cette expression : "ceux qui auront pratiqué le bien" c'est-à-dire ce que Dieu appelle le bien. Quel est donc ce bien que nous pouvons faire ? Jésus donne la réponse : "L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé" (Jean 6 : 29). Sous la loi de Moïse, il fallait faire des oeuvres méritoires ; sous la grâce, il faut croire d'abord. Puis la vraie foi produit des oeuvres.
Ce qui rend la résurrection particulièrement solennelle, c'est que nous ne ressusciterons pas pour recommencer une seconde vie, mais pour vivre éternellement. Soit dans le bonheur du ciel avec Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, soit malheureusement dans les tourments en enfer, loin de celui dont nous aurons méprisé l'amour. Aujourd'hui encore, Jésus accueille quiconque se confie entièrement en Lui.
Le plus beau des voyages
Nous feuilletons une revue d'offres de voyages. Elles sont si séduisantes que nous ne saurions choisir : les plus grandes villes du monde ou les régions désertiques, les solitudes glaciaires des pôles ou des sites aux climats torrides ; voyages sur mer, ou dans les airs, coûteux ou bon marché. Nous avons tourné toutes les pages et nous n'avons rien trouvé.
Nous voulons autre chose. Nous voulons aller plus loin, dans un pays où il n'y a plus de deuil, plus de peine et d'où nous ne reviendrons pas. Vous direz que nous sommes des insensés et qu'un tel voyage n'existe pas. Vous vous trompez. Nous avons déjà notre billet et nous attendons le moment du départ. Mais peut-être que cela vous intéresse pour vous-même. Alors nous allons vous expliquer.
Notre billet, c'est Jésus-Christ qui l'a payé pour nous. Nous n'aurions pu le faire nous-mêmes. C'était hors de nos moyens ; seul son sang précieux versé à la croix nous lave de nos péchés et nous donne l'accès à la présence de Dieu. Notre destination, c'est le Ciel ; une place est préparée pour chacun de nous, enfants de Dieu, dans la maison du Père. Le moment du départ, c'est le Retour de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Jésus va bientôt paraître sur les nuées. Il ressuscitera les vrais croyants morts en Lui, et transformera ceux qui, étant sauvés par la foi en Lui, seront vivants sur la terre lors son Retour. À tous, Jésus donnera des corps nouveaux pour vivre éternellement avec Lui dans le Ciel. Entrés dans la gloire céleste, ils ne reviendront plus sur la terre.
Il reste encore des places. Dieu, qui aime tous les êtres humains, attend que chacun vienne à Lui par la foi en son Fils Jésus. Que chaque être humain accepte aujourd'hui sa Grâce et, comme nous les enfants de Dieu, qu'il puisse se préparer pour ce dernier voyage.
Jésus-Christ est l'Agneau de Dieu qui nous sauve
Dans l’Ancien Testament, Dieu a ordonné à son peuple d’apporter un animal—habituellement un agneau—comme sacrifice pour leurs péchés. Un homme apportait l’agneau au sacrificateur. Puis il posait la main sur la tête de l’agneau et disait quelque chose comme ceci : « J’ai péché, mais Dieu a permis à cet agneau de mourir pour mes péchés. » Ensuite, on tuait l’agneau et on répandait son sang.
Jésus est l’Agneau de Dieu :
Quelle leçon Dieu enseignait-il à son peuple ? Il lui enseignait que le péché était une chose si terrible, que quelque chose devait mourir pour les péchés de tous. La Bible dit : « [...] sans effusion de sang il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9. 22).
Quand un agneau mourait pour les péchés d’une personne, c’était une « image » de la façon dont Jésus allait mourir un jour pour nos péchés. Quand Jésus est venu, Jean-Baptiste a dit de lui : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
Que voulons-nous dire quand nous disons que Jésus est « l’Agneau de Dieu » ? Nous voulons dire que Jésus est le parfait sacrifice pour les péchés de tous les êtres humains qui ont vécu ou qui vivront sur cette terre.
C’est comme si Dieu disait : « Pendant des milliers d’années, vous m’avez apporté vos agneaux. Maintenant je pourvois moi-même à l’Agneau pour vous. Je vous donne mon Fils Jésus pour qu’il soit votre “Agneau”. »
« Tout est accompli ! » :
Le Seigneur Jésus est venu comme parfait sacrifice pour les péchés de tous les êtres humains. A-t-Il accompli l’œuvre pour laquelle il est venu ? Oui. Jésus l’a accomplie parfaitement. Juste avant de mourir, il s’est écrié : « Tout est accompli ! » Il avait accompli l’œuvre pour laquelle il était venu.
Dieu nous pardonne tous nos péchés, non à cause de ce que nous faisons pour Lui, mais à cause de ce que Christ a fait pour nous. Dieu nous dit : « Si vous croyez en mon Fils Jésus comme étant votre “Agneau”, je vous pardonnerai vos péchés pour toujours ! ». En parlant du Seigneur Jésus, la Bible affirme : « Tous les prophètes rendent de lui [Jésus] le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés » (Actes 10. 43).
Quand Dieu nous pardonne nos péchés, c’est pour toujours. En effet, le pardon que Dieu nous accorde quand nous recevons le Seigneur Jésus comme notre Seigneur et Sauveur est un pardon éternel. C’est le pardon de tous nos péchés passés, présents et futurs.
Vous pouvez vous demander : « Je peux comprendre que Dieu me pardonne mes péchés passés et présents, mais comment Dieu peut-il me pardonner mes péchés futurs : des péchés que je n’ai pas encore commis ? ». La réponse est que Dieu connaît tout : le passé, le présent et le futur. Il voit notre vie entière, depuis le commencement jusqu’à la fin. Dieu a donné son Fils afin qu’Il porte tous nos péchés pour les expier et qu'Il meure pour nous. Dieu voyait en Jésus tous nos péchés passés, présents et futurs qu'Il portait sur Lui à la croix; et Christ est mort pour le pardon de tous nos péchés.
Oui, Dieu nous a pardonné tous nos péchés. Dieu ne tient absolument pas rigueur à ses enfants. Tous nos péchés ont complètement disparu de sa vue. Dieu nous assure qu’Il ne s’en souviendra même pas : « Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités » (Hébreux 10. 17).
Que se passe-t-il quand nous péchons après que nous soyons sauvés ? :
Dès l’instant où nous avons reçu le Seigneur Jésus comme notre Seigneur et Sauveur, Dieu nous a donné son pardon éternel. Cela veut dire que Dieu nous a pardonné tous nos péchés passés, présents et futurs. Dieu est notre Père céleste, et nous sommes Ses enfants pour toujours.
Quand nous péchons maintenant, nous ne perdons pas notre relation avec Dieu notre Père céleste ; nous sommes toujours enfants de Dieu. Mais le péché brise notre communion avec notre Père céleste ; nous perdons notre joie. Pour rétablir une bonne communion avec Dieu quand cela se produit, nous devons lui confesser nos péchés. La Bible dit : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1. 9). Dieu éprouve une grande joie à nous pardonner.
Peut-être croyez-vous que vous êtes sauvé, mais vous n’en êtes pas vraiment sûr. Ne continuez pas à vivre dans le doute. Réglez la question aujourd’hui même, une fois pour toutes. Dites au Seigneur : « Seigneur Jésus, je n’ai jamais vraiment cru en toi comme étant mon "Agneau", celui qui est mort pour tous mes péchés ; je le fais à présent. Je te reçois comme mon Sauveur maintenant ! »
Peut-être avez-vous placé votre confiance en Christ comme votre Sauveur il y a quelque temps déjà, sans toutefois vivre pour Lui. Vous désirez revenir à Dieu, mais vous vous demandez comment il va vous accueillir. L’histoire du fils prodigue montre comment Dieu vous accueillera.
N’attendez pas plus longtemps. Venez à Dieu sans tarder. Venez tel que vous êtes. Vous découvrirez que Dieu est beaucoup plus aimable et plus tendre que vous ne pouviez l’imaginer. Il vous accueillera avec joie.
Dieu nous aime tous, Il nous a tant aimés
"CAR DIEU A TANT AIME LE MONDE QU'IL A DONNE SON FILS UNIQUE, AFIN QUE QUICONQUE CROIT EN LUI NE PÉRISSE POINT, MAIS QU'IL AIT LA VIE ÉTERNELLE" (JEAN 3. 16).
Ce merveilleux message est tiré de la Sainte Bible qui est la Parole de Dieu. Il est souvent cité dans les prédications tant il est important et clair. Tout l’Évangile est contenu dans ce merveilleux verset, moyen de salut pour de nombreuses personnes. Il a souvent été dit qu’il est le résumé de l’Évangile qui nous montre à quel point Dieu nous a aimés, chacun en particulier étant l’objet de cet amour. Relisons ce verset en méditant chaque expression, chaque mot qui a son importance :
DIEU
L’Être suprême, l'Éternel qui n’a ni commencement ni fin, le Créateur des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent
A TANT AIME
Le tout puissant Créateur est aussi le Dieu d’amour. Cet amour n’est pas seulement un de ses caractères, il est l’essence même de son être : « Dieu est amour » affirme deux fois sa Parole (1 Jean 4. 8, 16).
Amour insondable, infini, immuable ! Amour éternel comme Lui est éternel. « Je t’aime d’un amour éternel » nous dit Dieu à chacun (Jérémie 31. 3). Non seulement Dieu a aimé, mais Il a tant aimé… Qu’a-t-Il aimé ? ou plutôt : Qui a-t-Il aimé ?
LE MONDE
Tous les hommes, les femmes, les enfants sont compris dans ce monde. Quelle que soit la couleur de votre peau, quels que soient votre religion, votre âge ou votre situation sociale, quels que soient les péchés que vous avez sur la conscience, Dieu vous aime, cher lecteur, chère lectrice. Qui que vous soyez, Dieu vous a tellement aimé…
QU’IL A DONNE
Dieu ne vend pas, il donne. Tout est gratuit de sa part. Que pourrait payer l’être humain pour acquérir quelque chose du Dieu d’amour ? La Bible dit : « Un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon, car coûteux est le rachat de leur âme, et il faut qu’il y renonce à jamais » (Psaume 49. 8-9).
Dieu a fait un don merveilleux a des êtres pécheurs qui, par leur rébellion, sont devenus ses ennemis.
SON FILS UNIQUE
Ce que Dieu a de plus cher et de plus précieux, Celui qui depuis l’éternité, dès le commencement, avant l’origine de la terre… était auprès de Lui son artisan, ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui (Proverbes 8. 22-31).
Dieu ne pouvait pas nous faire un plus grand don car qui est plus grand que Jésus, celui par qui et pour qui toutes choses ont été créées (Colossiens 1. 16) ?
En parfait accord avec Dieu son Père, Jésus est venu sur cette terre, en se faisant Homme, pour s’offrir Lui-même en sacrifice. Pourquoi ?
AFIN QUE QUICONQUE
« Quiconque », c’est n’importe qui. Qui que vous soyez, vous, moi… Remplacez ce mot « quiconque » par votre prénom et votre nom, cher lecteur.
CROIT EN LUI
Il ne s’agit pas de faire quelque chose pour acquérir quelque mérite, mais de croire. Que pourrions-nous faire pour gagner la faveur de Dieu ?
Que pourrions-nous faire pour effacer un seul de nos péchés qui nous séparent du Dieu saint ? Un gardien de prison demanda à Paul et à Silas : « Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? ». Paul et Silas ne lui répondirent pas : « Fais ceci ou fais cela » mais : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Actes 16. 31). « Vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2. 8).
NE PÉRISSE PAS,
Telle est la condition de tout homme sans Jésus Christ : Perdu ! « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » et « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 3. 23 ; 6. 23). Le pécheur est destiné à la perdition, à la mort éternelle, mais « Dieu veut qu’aucun ne périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3. 9).
MAIS QU’IL AIT LA VIE ÉTERNELLE.
La vie qui ne finit jamais. « Qui croit au Fils de Dieu a la vie éternelle » (Jean 3. 36).
C’est une assurance, une promesse certaine. Il n’est pas dit que celui qui croit au Fils "aura" la vie éternelle, ou "peut espérer l’avoir", ou "à condition que"… Non : « Qui croit au Fils A la vie éternelle ».
Le même apôtre Jean inspiré dit dans une de ses épîtres : « Je vous ai écrit tout cela afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13).
Cher lecteur, chère lectrice, Dieu vous a tant aimé(e) qu'il a donné son Fils unique afin que si vous croyez en lui, vous ne périssiez pas, mais que vous ayez la vie éternelle.
C'est merveilleux si vous croyez au Seigneur Jésus, le saint Fils de Dieu qui s’est livré volontairement aux souffrances de la croix pour vous sauver.
Ce serait terrible si vous ne croyez pas, car « Qui croit au Fils (de Dieu) a la vie éternelle ; mais qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).
« C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres... » (Éphésiens 2. 8).
« Le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur » (Romains 6. 23).
« Grâces soient rendues à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Corinthiens 9. 15).
La repentance du malfaiteur sur la croix
« Mais l’autre brigand disait : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne » (Luc 23. 40-43). Les propos du second brigand dépassent sa personne et nous allons nous les approprier.
Devant la croix de Jésus-Christ, il est possible de manifester plusieurs attitudes : l’indifférence comme la foule ; la moquerie et le mépris comme les soldats, les pharisiens ; et un des deux brigands pour qui sa dernière attitude a été certainement le reflet de sa vie. Mais, par contre, il y a ceux qui, en voyant les événements extraordinaires à ce moment, l’interrogation et l’interpellation chez certains les ont amenés à croire que Jésus était beaucoup plus qu’un condamné. Cela a été le cas de ce brigand qui, dans la repentance, a compris tout d’un coup qui était Jésus ; il prouve par ses paroles qu’il a les yeux ouverts sur ce que Jésus est et sera.
1) Qu’est-ce que la justice ?
« Pour nous, c’est justice que nous subissions cette condamnation, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes » (Luc 23. 41).
Il est facile de reconnaître que la sentence de la justice est bien administrée quand il s’agit des autres. C’est bien plus difficile pour soi-même.
L’attitude de ce second brigand qui reconnaît son état général de péché devrait être la nôtre. Nous n’avons rien de bon en nous.
Pourquoi ? Le péché nous a contaminés jusqu’aux racines de nos pensées. Peut-on se justifier devant Dieu ? Mais de quoi ? La Loi nous montre que nous sommes fautifs. Et la Loi de Dieu affirme que la mort est un jugement normal et juste. Le péché a pour conséquence la séparation éternelle la plus dramatique qui soit : celle d’avec Dieu notre Créateur.
En évoquant la croix, cela nous rend encore plus sensible à notre état véritable : elle nous rappelle l’existence tragique du péché et du mal qui est en nous. Oui, nous méritons la mort ; c’est justice devant Dieu. C’est le salaire juste que nous devons recevoir ; nous devons récolter ce que nous avons semé. Le jugement de Dieu est juste en ce qu’il applique à la lettre ce qu’il avait prédit déjà à Adam. La conséquence du péché, c’est la mort. Oui, nous tous sommes comme ce malfaiteur.
Mais à côté de la reconnaissance de l’application juste de la Loi, ce malfaiteur comprend autre chose qui parle de l’œuvre de Jésus.
2) L’injustice parfaite, la plus affreuse.
« Mais celui-ci [et il parle de Jésus] celui-ci n’a rien fait de mal » (v. 41 b).
Même en prison, même sans vivre près de Jésus pendant son ministère, beaucoup de personnes l’avaient côtoyé. On avait pu discerner sa pureté morale, à travers ses paroles, son comportement, ses actes. Lui-même pouvait lancer ce défi : « Qui de vous me convaincra de péché ? » (Jean 8. 46). « Le prince de ce monde n’a rien en moi » (Jean 14. 30). Même ses ennemis Le reconnaissaient et n’ont pas pu trouver la moindre faille dans sa vie. Il est nécessaire de se souvenir que Jésus a été le seul à ne pas tomber sous la loi de la condamnation. Il a été le seul à ne pas mériter la mort physique, ni la séparation d’avec son Père.
Étienne, plus tard devant les membres du sanhédrin qui allaient le condamner, avait affirmé : « Vos pères ont tué ceux qui annonçaient la venue du Juste,… que vous avez livré, maintenant, et dont vous avez été les meurtriers » (Actes 7. 51-53). L’accent est mis sur ce qui qualifie Jésus : le Juste.
En clouant Jésus sur une croix, en le mettant au rang des malfaiteurs (comme l’avaient annoncé plusieurs prophètes), l’être humain s’est chargé d’une injustice tragique. Par son rejet de Dieu, l’être humain prouve qu’il est, aussi, meurtrier du Juste. A cause de notre péché, de notre rébellion envers le seul vrai Dieu de l'Univers, Jésus, le Fils de Dieu, a accepté de mourir pour nous pour que quiconque croit soit sauvé.
Quand on regarde les êtres humains (représentés par les soldats romains) entrain de crucifier Jésus à la croix, on voit toute l’injustice dont l'être humain coupable est capable. Par nos péchés, nous ajoutons à la condamnation que Jésus supporta à la croix, Lui le Juste et le Saint. En portant nos regards sur la croix et plus précisément sur la relation qui s’est instaurée entre Jésus et le deuxième criminel, nous comprenons pourquoi Jésus a accepté de subir et de souffrir une telle injustice affreuse.
3) En mourant pour nous, Jésus a manifesté tout son Amour pour nous.
Pourquoi sur la croix Jésus est-il mort ainsi spirituellement et physiquement ? Pour que nous vivions éternellement dans sa gloire. Jésus répondit au brigand : « Je te le dis, en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (v. 43).
Pourquoi Jésus a-t-il subi ce châtiment de la mort sur la croix ? Pour nous donner le salut éternel que nous ne pouvions mériter. Dieu nous a tellement aimés qu’Il a donné son Fils unique pour que nous ayons la vie éternelle avec Lui. Ainsi notre injustice (c’est-à-dire nos péchés, nos iniquités) a été couverte, expiée par Jésus dans sa Justice parfaite (Jésus seul a accompli ce qui est juste selon Dieu).
« C’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris » (Esaie 53. 5).
Jésus-Christ est la seule réponse que l’être humain a pour être sauvé. Et cela, c’est bien parce que Dieu nous aime infiniment. L'Amour de Dieu est éternelle et ne change pas.
« Gardons les regards fixés sur Jésus ; il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice » (Hébreux 12. 2-3). Là éclatent sa Justice et son Amour. « Grâces soient rendues à Dieu pour son don ineffable. »
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