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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

En quoi consiste la véritable adoration ?

13 Mai 2026 , Rédigé par l-evangile-sauve Publié dans #Divers

La véritable adoration consiste à rendre un culte à l’unique vrai Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, par la médiation exclusive de Jésus-Christ (voir Luc 4. 8 ; 1 Timothée 2. 5).

La question de la véritable adoration ne doit pas commencer avec l’adorateur et l’adoration, mais bien avec l’Être qui doit être adoré. La validité de l’adoration est déterminée avant tout par l’identité de son objet, et ensuite seulement par la façon d’adorer. Cet ordre reflète la relation qui existe entre le premier et le deuxième commandement des dix commandements : le premier indique qui doit être adoré, et le deuxième indique comment Il doit être adoré. Tel est l’ordre suivi par la confession de foi. Avant de décrire la bonne façon d’adorer, la confession présente l’unique vrai Dieu qui est digne d’adoration.

Le culte ne doit être rendu ni aux anges, ni aux saints, ni à aucune autre créature ; mais, c’est à Dieu seul (Lui qui est Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit) . Aussi, depuis la chute, c'est par le Christ seul que la médiation entre le seul Dieu Saint et les êtres humains pécheurs est possible.

Oui, la vraie adoration est dirigée envers le seul Dieu (Luc 4. 8), qui est Père, Fils et Saint-Esprit (Matthieu 28. 19). Il est impossible d’adorer une des trois Personnes de la Trinité sans adorer aussi les deux autres. Jésus déclare que "tous doivent honorer le Fils comme ils honorent le Père ; et que celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père non plus" (Jean 5. 23). De même, celui qui déshonore le Saint-Esprit, déshonore Dieu (Marc 3. 29 ; Actes 5. 3-4), et celui qui adore Dieu l’adore en Esprit et en vérité (Jean 4. 24 ; Philippiens 3. 3). La vraie adoration est donc trinitaire et est offerte au Père, au Fils et au Saint-Esprit.

L’unicité de Dieu implique l’exclusivité du culte qui Lui est dû. Autrement dit, vénérer qui que ce soit, ou quoi que ce soit d’autre que Dieu est interdit (Exode 20. 3 ; Deutéronome 6. 13-14). Le culte religieux ne peut être rendu « ni aux anges, ni aux saints, ni à aucune autre créature ». La vénération des images, les prières aux saints et autres pratiques similaires que l’on retrouve dans l’Église catholique romaine, et dans l’Église orthodoxe, sont visées par cette interdiction. Ces pratiques sont vues comme idolâtres puisqu’elles offrent à des créatures ce qui est réservé à Dieu seul, ce qui est l’essence même de l’idolâtrie (Romains 1. 25). Les théologiens qui défendent de telles pratiques font des distinctions entre adoration et vénération, afin de justifier qu’on puisse rendre un culte religieux à des créatures, tout en réservant exclusivement notre adoration à Dieu. À la lumière des Saintes Écritures, cette distinction est irrecevable puisque c’est non seulement l’adoration qui est réservée à Dieu, mais, ça concerne toute forme de culte et de vénération (voir Exode 20. 5, Exode 23. 24 ; Colossiens 2. 18 ; Apocalypse 19. 10).

Voici deux éléments essentiels pour que l’adoration soit agréée de Dieu : la nécessité et l’exclusivité de la Médiation de Jésus-Christ. La nécessité de sa Médiation est rappelée en disant que « depuis la chute (le culte religieux doit être rendu) non sans médiateur ». Car, le péché crée un obstacle insurmontable pour que l’être humain pécheur puisse adorer Dieu (Ésaïe 1. 15, Ésaïe 59. 2). Dans cette condition spirituelle, la prière même de l’être humain est une abomination aux yeux de Dieu (Proverbes 28. 9). Les Saintes Écritures nous disent : « Qui pourra monter à la montagne de l’Éternel ? Qui s’élèvera jusqu’à son lieu Saint ? » (Psaumes 24. 3). « Qui dira : J’ai purifié mon cœur, je suis net de mon péché ? » (Proverbes 20. 9). Autrement dit, aucun homme ne peut, par lui-même, être admis dans la Présence de Dieu et être agréé de Lui (Romains 3. 10-12).

Tout le système sacrificiel de l’Ancien Testament enseignait la nécessité d’une médiation sacerdotale. Le grand prêtre, en se présentant devant Dieu, représentait tout son peuple (Exode 28. 29-30). Par sa médiation, le peuple pouvait être agréé devant Dieu (Lévitique 16. 32-34). La médiation lévitique préfigurait l’ultime et véritable Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ : « Car, il y a un seul Dieu, et aussi un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2. 5)

La médiation est aussi exclusive que la divinité ; tout comme il y a un seul Dieu, il y a aussi un seul Médiateur. Tout comme il ne faut pas offrir le culte qui revient à Dieu à d’autres que Lui seul, il ne faut pas non plus rechercher la médiation ailleurs qu’en Jésus-Christ. Il est donc non seulement vain, mais également fautif de rechercher l’intercession de la Vierge Marie ou des saints en notre faveur. Tous les véritables croyants en Jésus-Christ possèdent un sacerdoce devant Dieu (voir 1 Pierre 2. 9). Mais, il est erroné de confondre celui-ci avec l’unique Médiation de Christ, ou une extension de cette médiation. Le sacerdoce universel des croyants n’est pas une médiation universelle. La médiation de Christ, en plus d’être unique, est directe, non transmissible et parfaitement suffisante et efficace (Hébreux 7. 24-25).

Oui, la Médiation de Jésus-Christ est si parfaite que son efficacité s'étend bien avant, et au delà, des événements historiques de son Incarnation, de sa mort sur la croix et de sa Résurrection. Autrement dit, les bénéfices de la Médiation de Christ furent donnés avant même que le Christ vienne sur la terre. L’héritage éternel promis par Dieu fut donné en vertu de la Nouvelle Alliance qui fut révélée aux croyants dès le commencement du monde (Hébreux 9. 15). Depuis la chute d’Adam, c’est uniquement grâce à la Médiation de Christ que tous les êtres humains qui croient en Dieu et en son Oeuvre parfaite peuvent s’approcher de Lui, le seul vrai Dieu.

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