Pour obtenir le pardon total de nos péchés (2)
En réalité, le péché corrompt l’être humain dans sa totalité ; semblable au cancer ou à la gangrène avec des métastases partout, il est particulièrement tenace et nous colle à la peau du début à la fin de notre vie. Suite au jugement du déluge et parlant de la nature humaine, l’Éternel Dieu déclare : « Le cœur de l’homme est porté au mal dès son enfance » (Genèse 8. 21).
Lors de la prière de dédicace du temple, Salomon a posé la question : « quel est l’homme qui ne commet jamais de péché ? » (2 Chroniques 6. 36), une tournure de rhétorique qui signifie que tout être humain est pécheur et coupable devant Dieu.
Et le prophète Jérémie écrit : "Le cœur est tortueux plus que toute autre chose, et il est incurable, qui pourrait le connaître ?" (Jérémie 17. 9)
Terrorisé par une vision de la Sainteté majestueuse de Dieu, le prophète Ésaïe s’est écrié : "Malheur à moi ! Je suis perdu, car j’ai les lèvres impures et j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures. Et voici que, de mes yeux, j’ai vu le Roi, le Seigneur des armées célestes (Ésaïe 6. 5).
Aux Romains, dans sa première épître aux Corinthiens et dans sa lettre à Tite, l’apôtre Paul écrit : "L’Écriture le dit : Il n’y a pas de juste, pas même un seul, pas d’homme capable de comprendre, pas un qui cherche Dieu. Ils se sont tous égarés, ils se sont⁴ corrompus tous ensemble. Il n’y en a pas qui fasse le bien, non, pas même un seul. Leur gosier ressemble à une tombe ouverte, leur langue sert à tromper, ils ont sur les lèvres un venin de vipère, leur bouche est pleine d’aigres malédictions. Leurs pieds sont agiles quand il s’agit de verser le sang. La destruction et le malheur jalonnent leur parcours. Ils ne connaissent pas le chemin de la paix. À leurs yeux, révérer Dieu n’a aucun sens (Romains 3. 10-18). "Car les tendances de la chair sont ennemies de Dieu, parce que la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle en est même incapable. Or ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent plaire à Dieu" (Romains 8. 7-8). L’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge (1 Corinthiens 2. 14). Car nous aussi, nous étions autrefois insensés, désobéissants, égarés, asservis à toute espèce de désirs et de passions, vivant dans la méchanceté et dans l’envie, odieux et nous haïssant les uns les autres (Tite 3. 3).
Le croyant qui comprend l’enseignement des Écritures concernant la totale dépravation de l’être humain, et qui est honnête avec lui-même, sait que le péché entache tout ce qu’il fait et pense, et qu’il n’est jamais pur à cent pour cent.
Ce n’est pas tout ! Le simple fait de ne pas être conscient d’une faute ne veut pas dire qu’on ne l’a pas commise. Le Christ est le seul Homme, qui en toute vérité, peut nous mettre au défi en demandant : "Qui d’entre vous peut m’accuser d’avoir commis une seule faute ?" (Jean 8. 46 ; voir aussi Hébreux 4. 15).
L'apôtre Jean continue sa lettre en parlant de la confession et du pardon des péchés. Quand on parle de confession, les opinions divergent fortement.
Continuons maintenant de lire le texte du premier chapitre de 1 Jean. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifiera même en plus de toute injustice, de toute iniquité" (1 Jean 1. 9).
Ce passage s’adresse seulement aux croyants, car, Jean ne fait jamais de la confession des péchés une condition pour obtenir la vie éternelle.
Le mot traduit par « juste » (dikaios) est un titre que Jean applique à Jésus au début du chapitre suivant, en 1 Jean 2. 1 ; et que plus loin dans l’épître, il utilise également à propos du Père et du Fils (1 Jean 2. 29 ; 1 Jean 3. 7).
Le mot pour « confessons » (homologômen) a donné « homologue » en français, et signifie « dire la même chose ». En d’autres mots, le véritable croyant est celui qui est du même avis que Dieu concernant ses péchés ; il les reconnaît comme une transgression de la loi morale et de la volonté de Dieu son Père céleste, et les avoue comme tels (1 Jean 3. 4 ; Jacques 2. 10-11 ; Jacques 4. 17). En fait, c’est parce que le croyant en Jésus est déjà pardonné, en passant par « le bain purificateur de la nouvelle naissance » (Tite 3. 5), qu’il reconnaît ses fautes ; et qu’en les avouant, ils sont lavés par le sang précieux de Jésus-Christ.
De plus en plus qu’un enfant de Dieu marche dans la lumière, et plus encore, il désire se détourner du péché, ce qui produit en lui un cœur sincèrement repentant. D’ailleurs, à ce sujet, plus loin dans l’épître, Jean écrit que les vrais croyants ne continuent pas dans le péché (1 Jean 3. 4-10) mais, ils aspirent à obéir à Dieu et à mener une vie sainte (1 Jean 3. 19-24).
Dieu seul connaît l’étendue de nos fautes, mais, comme Il est aussi notre Père Céleste, nous sommes membres de sa famille éternelle. Or, il est tout à fait normal qu’un fils (ou une fille) ait à demander pardon à son père pour un écart de conduite. Et s’il ne le fait pas, il est toujours un fils, mais les relations familiales seront tendues. Pour qu’il reste dans la lumière, le croyant doit donc reconnaître et avouer à son Père céleste tout ce que le Saint-Esprit met devant les yeux de sa conscience.
C’est aussi ce que Jésus a enseigné à ses disciples quand Il leur a dit de prier Dieu en disant : Pardonne-nous nos torts envers toi comme nous pardonnons nous-mêmes les torts des autres envers nous (Matthieu 6. 12).
Quand le croyant perd le contact avec son Père Céleste qui est Dieu de lumière, il commence à vivre dans les ténèbres. Mais s’il avoue ses écarts de conduite, une purification complète et parfaite lui est accordée, et il revient dans la lumière. Cependant, il ne faut pas devenir obsessionnel, se torturer l’esprit, et être angoissé concernant les fautes dont on n’est pas conscient. En effet, les croyants en Jésus-Christ sont pardonnés pour tous leurs péchés, même ceux qu’ils n’ont pas reconnus ou avoués, parce que l’œuvre de Jésus-Christ sur la croix couvre au grand complet toutes les fautes de tous ceux qui s’attendent à Lui pour leur Salut. Aucun élu n’entrera donc au Ciel avec une liste de péchés non confessés suspendue au-dessus de sa tête.
Le croyant qui avoue ses fautes peut être certain qu’il est pardonné parce que, d’une part, le pardon que Dieu accorde dépend du sacrifice expiatoire de Jésus (1 Jean 2. 2) qui a parfaitement satisfait sa Justice, et d’autre part, Dieu n’est pas capricieux, mais fidèle à ses promesses.
"Si nous prétendons ne pas avoir commis des péchés, nous faisons de Dieu un menteur et sa Parole n’est pas en nous" (1 Jean 1. 10).
Ici encore, l'apôtre Jean s’adresse en premier lieu à des croyants pour leur dire de ne pas se leurrer ; ce n’est pas parce qu’ils ont accepté Jésus comme leur Seigneur et Sauveur qu’ils ne commettent plus de fautes. Si en ce bas monde, quelqu’un pense avoir atteint ce niveau de perfection, il ne fait pas bon d’être son conjoint parce que ça doit être drôlement difficile de vivre et de satisfaire une personne qui se croit parfaite.
Dans la réalité, le processus de sanctification du croyant, processus qui consiste à devenir comme Jésus ne s’achèvera que lorsqu’il sera glorifié dans le Ciel (Romains 8. 23). Alors et alors seulement, il sera sans péché.
Toute personne, qui prétend avoir atteint un niveau spirituel supérieur où le péché n’existe plus dans sa vie, n’a rien compris de sa vraie condition. Une telle croyance est hautement prétentieuse et contredit totalement les Écritures qui enseignent que ceux qui sont en communion avec Dieu peuvent tomber dans le péché. Mais alors, ils ne nient pas leur faute, mais il l’avouent ouvertement et sincèrement au Seigneur Jésus.
La parabole de Jésus au sujet du pharisien et du collecteur d’impôts indique clairement qu’on ne peut pas être déclaré juste par Dieu sans reconnaître son état de pécheur. Dans cette histoire, et contrairement au pharisien orgueilleux de lui-même, « le collecteur d’impôts se tenait dans un coin retiré, et n’osait même pas lever les yeux au Ciel. Mais il se frappait la poitrine et murmurait : “ Ô Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! » Et Jésus de conclure : « Je vous l’assure, c’est ce dernier, et non pas l’autre qui est rentré chez lui déclaré juste par Dieu. Car celui qui s’élève sera abaissé ; celui qui s’abaisse sera élevé » (Luc 18. 13-14).
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