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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Demeurons en Jésus-Christ afin de ne pas pécher (1)

1 Avril 2025 Publié dans #Divers

« il n'y a pas de péché en Lui (en Jésus). Quiconque demeure en Lui (en Jésus) ne pèche pas » (1 Jean 3. 5-6). « Vous le savez », dit l’apôtre, « le Seigneur est apparu pour ôter les péchés » (1 Jean 3. 5). Et il indique ainsi que c’est avant tout pour nous sauver du péché que le Fils de Dieu a été fait Homme.

Le contexte montre clairement que « ôter les péchés » ne concerne pas seulement l’expiation et la délivrance de la culpabilité, mais la libération de la puissance du péché, afin que le croyant ne le commette plus. C’est dans la Sainteté de la Personne de Christ que réside la puissance d'accomplir ce dessein. Jésus-Christ admet les pécheurs, qui se repentent de leurs péchés et qui croient en Lui, dans une union vivante avec Lui et il en résulte que leur vie deviennent semblable à la sienne.

Aussi longtemps que le croyant en Jésus demeure en Christ, il ne pèche point. La sainteté de notre vie a ses racines dans la Sainteté de la Personne de Christ. « Si la racine est sainte, les branches le sont aussi », nous dit Romains 11. 16.

Une question se pose aussitôt : comment cela s’accorde-t-il avec ce que la Bible enseigne de la corruption attachée à notre nature humaine, ou avec ce que l'apôtre Jean lui-même dit que nous nous séduisons nous-mêmes si nous déclarons que « nous n’avons pas de péché, que nous n'avons pas péché » (voir 1 Jean 1. 8 et 10).

Remarquez la différence entre les deux expressions : au verset 8, nous lisons : « si nous disons que nous n'avons pas de péché ». Et verset 10, nous lisons : « si nous disons que nous n’avons pas péché ». Les deux expressions ne peuvent pas être équivalentes, ou alors la seconde serait une répétition inutile de la première.

"Avoir du péché" (verset 8) n’est pas la même chose que "commettre le péché" (verset 10). Avoir du péché, c’est avoir une nature pécheresse. Le croyant le plus sanctifié doit confesser à tout moment que le péché est attaché à lui, plus exactement à sa chair dans laquelle n’habite rien de bon (Romains 7. 18). Pécher, ou commettre le péché, c’est tout à fait autre chose : c’est se soumettre à la nature pécheresse qui est en nous, et c'est tomber dans une transgression effective.

Nous avons ici deux réalités que tout véritable croyant en Jésus-Christ doit admettre, sachant même qu'il est sanctifié par le Saint-Esprit qui habite en lui. La première, c’est qu’il y a toujours en lui cette nature de péché (verset 8), la seconde, c’est que ce péché s’est manifesté autrefois par des actions mauvaises (verset 10). Aucun croyant ne peut dire « je n’ai pas de péché en moi », c'est à dire la chair, ni « je n’ai jamais péché dans le passé ». Si nous disons que nous n’avons pas actuellement de péché ou que nous n’avons pas péché dans le passé, nous nous trompons nous-mêmes.

Mais, bien que le péché soit actuellement en nous, cela ne signifie pas que nous devions confesser que nous commettons actuellement le péché. La confession des péchés effectifs concerne le passé.
On voit au
chapitre 2 verset 1 que cela peut arriver aussi dans le présent, mais ce n’est pas une norme à laquelle il faille s'attendre. Nous voyons aussi comment la profonde repentance concernant un péché passé (comme l'exemple de l'apôtre Paul pour avoir persécuté l’Église) (voir 1 Corinthiens 15. 9) ; et la conscience profonde de posséder toujours une nature vile et corrompue, peuvent coexister avec une louange humble et joyeuse à l’égard de Jésus-Christ, Celui qui peut nous préserver de toute chute.

Mais, tout en sachant quelle est la terrible puissance et la vitalité intense de ce péché qui habite notre chair, comment donc le croyant en Jésus, qui « a du péché », peut-il néanmoins ne pas « commettre de péché » ? Voici la réponse : « En Lui, en Jésus », il n’y a pas de péché, et celui qui demeure en Christ ne pèche pas.

Quand l’âme humaine demeure en Christ de façon étroite et ininterrompue, quand elle vit moment après moment en parfaite union avec le Seigneur Jésus qui la garde, alors Jésus tient en soumission la puissance de la vieille nature de telle sorte qu’elle ne peut reprendre sa domination sur l’âme.

Nous avons vu que nous pouvons demeurer en Christ à plusieurs niveaux.

Chez la plupart des chrétiens, ce niveau est si bas et si fluctuant que le péché reprend sans cesse son ascendant, et soumet l’âme humaine à sa puissance. Mais Dieu a fait une promesse à notre foi : « le péché ne dominera pas sur vous » (Romains 6. 14). Et avec cette promesse, il a donné ce commandement : « Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises » (Romains 6. 12).

Le croyant en Jésus qui s'appuie avec foi sur cette promesse a le pouvoir d’obéir au commandement de Dieu, et le péché est contraint de renoncer à sa suprématie. Ignorer la promesse, manquer de foi ou de vigilance, voilà ce qui ouvre la porte au règne du péché. Et c’est ainsi que la vie de beaucoup de croyants en Jésus est une succession continuelle de faux pas et de chutes.

Mais si le croyant cherche à demeurer complètement, de façon permanente, en Jésus-Christ, Celui qui est sans péché, alors la vie de Christ le préserve de toute transgression effective. Car comme nous l'avons vu, « Il n’y a pas de péché en Jésus. Quiconque demeure en Lui, en Jésus, ne pèche pas ». Jésus le sauve réellement du péché, non en ôtant sa nature de péché, mais en le préservant d’y être assujetti.

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