Les caractéristiques du Salut en Jésus-Christ
Que dire de ce don incomparable (2 Corinthiens 9. 15), que le Seigneur Jésus nous a fait au prix de sa mort ? Jésus, d’après la Bible, est devenu pour tous ceux qui Lui obéissent l’auteur d’un salut éternel (Hébreux 5. 9) ; Éternel, certes, dans ses conséquences, mais également par rapport à l’éternité passée. Car le Salut que Jésus-Christ nous offre englobe toute l’œuvre de Dieu en notre faveur.
La Bible parle premièrement du Salut comme d’une œuvre accomplie – "Dieu nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels" (2 Timothée 1. 9). Avant la fondation du monde, Jésus-Christ, "l’Agneau… a été immolé" (Apocalypse 13. 8), et "en Lui, Dieu nous a élus" (Éphésiens 1. 4), et a "écrit nos noms dans son livre de vie" (Apocalypse 17. 8).
Ensuite, Dieu nous a appelés, nous a justifiés (Romains 8. 29), nous a régénérés (1 Pierre 1. 3), nous a adoptés (Romains 8. 15), et nous a unis en Christ (Éphésiens 1. 13). En résumé, le Salut comprend toute l’œuvre que Dieu a opérée en nous pour nous rendre acceptables devant Lui, pour que nous soyons pardonnés et membres intimes de son corps, l’Église.
Dieu parle aussi de notre Salut au temps présent, comme une œuvre qui n’est pas encore achevée. Dans 1 Corinthiens 1. 18, nous lisons que "la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés (en train d'être sauvés), elle est une puissance de Dieu". Le salut de Dieu incorpore aussi sa sollicitude continuelle envers nous pour notre sanctification et notre protection.
La sanctification rappelle l’image du Vigneron qui émonde les sarments attachés à la vraie vigne (Jean 15. 2) ; elle est le processus par lequel Dieu nous purifie progressivement de tout ce qui peut nous nuire dans notre vie avec Dieu, de tout fardeau, et du péché qui nous enveloppe si facilement (Hébreux 12. 1). Pour ce faire, II utilise surtout deux grands outils : la Parole qui lave et qui purifie (Jean 15. 3 ; Éphésiens 5. 26), et l’épreuve : Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. (Hébreux 12. 10).
De plus, notre salut comprend la protection de "Celui qui peut (nous) préserver de toute chute et (nous) faire paraître devant sa gloire irréprochables et dans l’allégresse" (Jude 1. 24). Quel réconfort de savoir que "ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’Amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur" (Romains 8. 38-39).
Le Salut est surtout au temps futur, lorsque Dieu nous transformera en l’image de son Fils, nous délivrant de la présence même de l’injustice et de la souffrance. Ce salut ne touche pas seulement notre âme, mais tout notre être, esprit, âme, et corps (1 Thessaloniciens 5. 23). Il se réalisera lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité (1 Corinthiens 15. 54).
Dieu, en effet, réserve pour les siens un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir (1 Pierre 1. 4) dans de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera (2 Pierre 3. 13). Ainsi s’achèvera cette œuvre parfaite de notre salut, dans la présence de Dieu et du Seigneur Jésus, où il y aura d‘abondantes joies et des délices éternelles (Psaumes 16. 11).
A Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles ! Amen ! (Jude 1. 25).
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