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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Se repentir pour être pardonné par Dieu

7 Janvier 2025 Publié dans #Pardon des péchés

Un virus s’est introduit dans le cœur de l’être humain. C’est ce poison que la Bible appelle le péché. Tel un ordinateur contaminé, infecté par un virus informatique et rendu inutilisable, l’être humain est devenu incapable de remplir sa noble vocation. Son être n’est plus programmé et orienté vers ce qui est bien, droit, vrai, pur et noble ; mais plutôt il est dirigé vers le mal. “Il n’y a sur terre aucun homme juste qui fasse toujours le bien sans jamais pécher” (Ecclésiaste 7. 20).

“Pas d’avenir sans pardon !” Oui, sachons qu'il n’y pas d’avenir sans pardon pour les pécheurs, parce que la perfection de la nature morale du seul Dieu Saint exige que le péché soit sanctionné. Car le péché est une offense, un outrage fait à la Sainteté et à la Justice parfaites de Dieu qui nous a créés pour vivre dans l’amour, dans la paix, dans la droiture, dans la justice, dans la fidélité, dans la vérité, et en harmonie avec sa parfaite et sainte loi. La Bible déclare : “Celui qui cache ses fautes ne peut pas réussir, mais celui qui les avoue et les abandonne obtient miséricorde” (Proverbes 28. 13).
Nier l’existence du péché, ou minimiser son action, ne saurait supprimer sa condamnation. Selon la loi divine, “le salaire du péché, c’est la mort” (Romains 6. 23). Non seulement la mort physique “qui s’étend à tous les hommes, parce que tous ont péché” (Romains 5. 12), mais aussi “la seconde mort” (Apocalypse 21. 8), c’est-à-dire la séparation éternelle d’avec Dieu, qui a pour conséquence une éternité de tourments, comme l’a enseigné Jésus Lui-même dans l'Évangile selon
Luc 16 versets 9 à 31.

La Bible dit : “Si tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister ? Mais le pardon se trouve auprès de toi, Afin qu'on te craigne(Psaume 130. 3-4). “Toi Éternel, tu es un Dieu prêt à pardonner, compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté” (Néhémie 9. 17b).
Certes, Dieu déteste et condamne le péché, qui est notre ennemi numéro un. Selon Proverbes 8. 36 : “Celui qui pèche se blesse lui-même, se fait du tort à lui-même, nuit à son âme.” Mais nous, pécheurs, Dieu nous aime, et son plus profond désir, c’est de nous pardonner afin que nous échappions à la condamnation éternelle. Oui, Dieu est prêt à nous pardonner, non pas qu’il considère le péché comme sans importance ; loin de là, sinon Jésus n’aurait pas été sacrifié sur la croix pour expier nos péchés. Mais c’est justement à cause du sacrifice parfait de Jésus, qui a satisfait la Sainteté et la Justice divines en subissant, pour nous, le châtiment que nous méritons, que Dieu peut nous pardonner. “Car Christ est mort pour nos péchés” (1 Corinthiens 15. 3). Mais, Dieu est prêt, tout disposé, à nous pardonner. Toutefois, Il ne peut le faire sans une démarche de notre part.

Dans une course, on ne doit pas partir avant le signal au risque d’être disqualifié. De même, Dieu, qui est prêt à nous pardonner, attend de notre part le signal que la Bible appelle la repentance, qui consiste à reconnaître honnêtement nos fautes, à les avouer à Dieu, et à les abandonner en comptant sur sa Grâce pour Lui rester fidèles. Jésus a dit : “Si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses” (Marc 11. 26). Il faut le savoir, l’amertume, la rancune, le ressentiment, le refus de pardonner sont autant d’obstacles au pardon divin. Et sans le pardon de Dieu, pas de paradis !
Quelqu’un a dit : “S’il y a une chose impardonnable, c’est de ne pas pardonner”. La journaliste Christine Ockrent a écrit : “Dieu pardonne beaucoup, sauf à ceux qui ne savent pas pardonner”. Pardonner à quiconque nous offense n’est pas une attitude de faiblesse, mais bien au contraire un acte courageux témoignant d’un caractère qui ne se laisse pas dominer par des sentiments coupables.

La repentance, c’est selon le sens étymologique du terme, un changement de mentalité, tant vis-à-vis de Dieu que vis-à-vis du péché. La repentance fut le thème de la première prédication de Jésus : “Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous” (Matthieu 4. 17). La repentance est une exigence divine, pour obtenir le pardon de nos péchés et entrer au Paradis éternel : Jésus a dit : “Si vous ne vous repentez, vous périrez” (Luc 13. 5). Dans son enseignement, Jésus employait souvent des images, des paraboles, des comparaisons tirées de la vie courante, pour illustrer des vérités morales et spirituelles. Son but n’était pas de rechercher des effets oratoires pour impressionner ses auditeurs, mais d’atteindre leur conscience et leur cœur par son message toujours empreint de simplicité, d’amour et de vérité.

Une de ses paraboles illustre bien ce que signifie la repentance : “Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de l’héritage qui doit me revenir. Le père leur partagea alors ses biens. Peu de jours après, le plus jeune fils ramassa tout et partit pour un pays éloigné, où il gaspilla sa fortune en vivant dans la débauche. Alors qu’il avait tout dépensé, une importante famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder des porcs. Il aurait bien voulu se nourrir des caroubes que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait. Il se mit à réfléchir et se dit : Combien d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes ouvriers. Il se leva, et alla vers son père.
Alors qu’il était encore loin, son père le vit et fut rempli de compassion, il courut se jeter à son cou et l’embrassa. Le fils lui dit : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le Père dit à ses serviteurs : Apportez vite le plus beau vêtement, et mettez-le-lui ; passez-lui un anneau au doigt, et mettez-lui des sandales aux pieds. Amenez le veau qu’on a engraissé, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé. Et ils commencèrent à faire la fête” (Luc 15. 11-24).

Ce jeune homme, repris dans sa conscience, n’a pas cherché d’excuse, ni à accuser qui que ce soit. Non, il a tout simplement été honnête avec lui-même, avec sa conscience. Il a reconnu avoir brisé le cœur de son père, et s’être déshonoré en vivant dans la débauche. Et quand il est revenu vers son père, il lui dit : “J’ai péché contre le ciel et contre toi.” Il plaide coupable.

La Bible dit : “La conscience est une lampe que le Seigneur donne aux humains pour éclairer le fond de leur cœur” (Proverbes 20. 27, version Parole de Vie).
Notre conscience peut être comparée à un voyant sur le tableau de bord de notre voiture. Quand un voyant rouge s’allume, c’est qu’il y a un problème. Il faut y remédier au plus vite. Ne pas en tenir compte peut mettre notre vie en danger. Imaginons qu’un voyant rouge s’allume nous signalant qu’il n’y a plus assez de liquide de freins, et que nous n’en tenons pas compte ; c’est certain, nous allons au-devant d’un accident qui peut même être mortel.

Quand notre conscience “s’allume”, quand elle nous reproche une action mauvaise, une conduite injuste, et qu’elle nous convainc de péché, alors surtout, ne la faisons pas taire en cherchant à l’étouffer. Ce serait pour notre malheur. Par notre conscience, c’est Dieu, dans son Amour, qui nous parle pour nous ramener dans la bonne voie. Comme le fils de la parabole, plaidons coupable, et demandons pardon à Dieu, car alors seulement, Jésus pourra intervenir en notre faveur et devenir notre Avocat.

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