Savoir pardonner aux autres
LE DON DU PARDON
"Quand nous remettons nos blessures à Dieu, il nous permet d’user de miséricorde envers autrui" (Voir Colossiens 3. 12-17).
On donne un cadeau de bon cœur, sans s’attendre à quoi que ce soit en retour. Nous avons tout reçu de Dieu, surtout notre salut. Nos péchés ne nous avaient rien rapporté, sauf la condamnation; et pourtant, Dieu nous les a pardonnés si nous avons cru en son Fils Jésus. Comme Dieu nous accorde un pardon que nous ne méritons pas et ne pouvons gagner, nous devons également en faire cadeau à notre prochain en leur annonçant la Bonne Nouvelle.
Le pardon de nos péchés nous fait renoncer à toute revendication et à tout droit d’imposer à l’autre une peine pour son offense. On ne peut y rattacher de conditions, car alors, ce ne serait plus le pardon. La rancune se compare à un bagage émotionnel rempli du souvenir des fautes commises contre nous et du désir de vengeance. Il affecte tant la santé spirituelle que physique.
Cependant, celui qui choisit de manifester l’amour, la compassion et le pardon reçoit la paix de Christ. Quand la Parole de Dieu habite richement en nous, la colère et le désir de vengeance font place à la louange envers Dieu.
Bien des gens croient qu’il est trop difficile de pardonner. Nous n’avons toutefois pas à fabriquer le pardon. Jésus le Sauveur nous le donne librement, et nous n’avons qu’à le transmettre à d’autres.
LE VRAI PARDON
« CONFESSEZ DONC VOS PÉCHÉS LES UNS AUX AUTRES, ET PRIEZ LES UNS POUR LES AUTRES, AFIN QUE VOUS SOYEZ GUÉRIS » (JACQUES 5. 16).
Des excuses sincères peuvent aider à guérir et à restaurer une relation mise à mal, mais ce n’est pas forcément suffisant.
Voici quatre façons d’aller au bout d’un processus de pardon.
1- Ne pas se contenter d’être désolé. Dire : « Dommage que tu l’aies mal pris » n’est pas une excuse. C’est une pique insidieuse envoyée à la personne blessée. Il faut admettre précisément ce qu’on regrette.
Éprouver des remords parce qu’on a heurté quelqu’un sans le vouloir est la juste attitude à adopter, car elle reconnaît les torts et rend justice à l’autre.
2- Assumer l’entière responsabilité de son comportement, sans quoi ni guérison ni réconciliation ne seront possibles. Déclarer de façon honnête et responsable : « J’ai eu tort de te parler comme ça ».
Cette attitude aide la personne offensée à considérer la demande de pardon comme authentique, ce qui apaise la colère et rétablit la confiance.
3 - Proposer de faire amende honorable quand on le peut. S’impliquer et chercher à améliorer les choses rend les excuses crédibles. Jacques dit : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris » (Jacques 5. 16).
4 - Demander le pardon, et ne pas le prendre pour acquis ! Il faut l’exprimer haut clair et fort pour bien se faire entendre afin que le rétablissement puisse s’opérer.
Et dès lors que le pardon est accordé, c’est comme deux signatures sur un contrat : on s’engage à dépasser la blessure et à travailler ensemble à une relation plus saine.
UN PARDON COUTEUX
LIRE COLOSSIENS 3. 12-15
Nous tentons souvent de justifier notre ressentiment en nous disant que le Seigneur Jésus connaît le tort que nous avons subi et qu’Il comprend notre colère. C’est vrai, Jésus, entièrement Dieu et entièrement Homme, connaît très bien nos sentiments.
En fait, Juda L’a trahi et les siens l’ont abandonné; par conséquent, Jésus comprend notre douleur. Et pourtant, il ne peut donner son consentement à notre rancœur.
Jésus le Sauveur a concrétisé le pardon de Dieu, même des pires offenses. De plus, songeons au fait que nous Le trahissons sans cesse en refusant son Règne sur notre vie, en doutant de sa Parole et en ignorant ses directives.
Il nous arrive de ne pas l’inclure dans nos activités et nos décisions pour être en mesure de faire ce qui nous plaît. En outre, nous péchons non seulement contre Lui, mais aussi contre notre prochain.
Comment agit Jésus en retour ? Il nous invite ainsi : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11. 28).
Croyons-nous sincèrement que Dieu va justifier notre rancune ? Non, il veut que nous tournions le regard vers la croix pour y découvrir le prix qu’Il a payé afin de nous pardonner nos fautes. Nous devons pardonner, comme Dieu nous a pardonné (Colossiens 3. 13).
INDICES SUR LE PARDON
Lire MATTHIEU 18. 21-35
Il arrive souvent que nous arrêtions d’accepter des excuses après un certain nombre d’offenses ou que nous nous réservions le choix de pardonner. Jésus n’a pas établi de telles distinctions sur la croix. Son Amour inconditionnel signifie que notre pardon devrait aussi être sans limites, même quand nous devons exiger que certains comportements cessent.
Nous sommes parfois tentés de nous accrocher à la rancune pour un temps au lieu de pardonner immédiatement, mais même quand nous le faisons temporairement, nous accordons l’avantage à Satan.
Le pardon est pénible et coûteux. Jésus a senti tous les clous qui L’ont transpercé. Dieu peut toutefois tirer du bien d’une triste situation. Le « bien » pourrait être que Dieu nous façonne à l’image de son Fils Jésus ou qu’en nous révélant notre faiblesse, Il nous attire à Lui.
Étant donné que Dieu est Souverain, nous devrions nous montrer prêts à pardonner. Remettons-Lui toute soif de vengeance et prions Le de nous fournir la sagesse et la force nécessaires pour Lui plaire. Quand nous pardonnons à quelqu’un, ayons toujours l’intention de nous réconcilier avec lui. Ainsi, nous serons portés à faire tout ce que nous indique Dieu pour rétablir cette relation, comme Jésus l’a fait pour nous.
/image%2F0237794%2F20150128%2Fob_54bc49_evangile.jpg)
/image%2F0237794%2F20201127%2Fob_30cab0_moi.jpg)