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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Le brigand sauvé sur la croix

9 Février 2024 Publié dans #Salut

Beaucoup d'exemples montrent que Dieu accorde gratuitement son pardon aux pécheurs, mais un seul suffit, celui du brigand qui mourut en même temps que le Seigneur Jésus. Cet homme connut la plus honteuse forme de mort. On utilisait la crucifixion seulement pour ceux qui se rendaient coupables des crimes les plus odieux. C'est ce qu'il méritait, et sa conscience le reconnaissait. Matthieu le décrit comme un criminel endurci et rapporte comment il se joignait à la foule pour lancer des insultes à l'adresse du Seigneur sur la croix (Matthieu 27. 44).

Lui et l'autre brigand étaient des hommes pécheurs, coupables de blasphémer le Fils de Dieu de toutes leurs forces. Ils ne pouvaient pas ignorer que Jésus était crucifié parce qu'Il affirmait être le Christ, le Fils du Dieu vivant. Ils se moquaient de Lui et Le méprisaient pourtant, alors même que Christ subissait le supplice si cruel de la croix. Ces deux hommes ne manifestaient pas le moindre signe de repentance pour leurs péchés. Ils montraient au contraire la plus profonde haine envers ce Christ qui versait son sang. Ils étaient endurcis vis-à-vis de Dieu et ne montraient aucun intérêt pour les choses de l'éternité.

Telle était la condition du brigand que nous considérons alors qu'il pendait à la croix et s'approchait de la mort. Voilà ses « qualifications » pour recevoir le pardon. Il le reçut pourtant ! Que la grâce souveraine reçoive toute la gloire ! Tout-à-coup, Il réalisa quelque chose de qui était Jésus et de la raison pour laquelle Il souffrait sur la croix. Il reprit vivement l'autre brigand qui continuait de se moquer de Jésus. Il s’adressa en prière à Jésus alors que Celui-ci était en train de mourir, et il Le reconnut comme le Seigneur du Ciel à qui appartient l'autorité pour accorder des couronnes et des trônes à qui Il veut.
En cela, le brigand offrait à Jésus l'honneur le plus élevé qu'un être mortel puisse attribuer au vrai Dieu. Il formula sa requête à Jésus ainsi : « Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne » (Luc 23. 42). Jésus lui répondit avec la majesté et la condescendance qui siéent au Maître suprême de l'univers : « Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23. 43).

La prière de cet homme laisse entendre que sa foi se plaçait dans le Sauveur, et la réponse du Seigneur Jésus en apporte la preuve. Ses péchés furent tous pardonnés. Sinon, comment le Seigneur pouvait-Il l'assurer d'avoir sa place au Ciel ? Ce brigand ne remplit aucune condition ni n'accomplit de devoir qui le qualifiaient pour l'obtention du salut.
On pourrait penser que sa requête : « Souviens-toi de moi », ne serait acceptée que venant des lèvres d’un prophète, d'un apôtre ou d'un martyr à l'approche de la mort ; des hommes qui ont mené une vie de sainteté et de fidèle service devant Dieu.

Ce brigand savait qu'il n'était qu'un criminel coupable. Mais cela ne l'empêcha pas de prononcer ces paroles avec une certaine assurance et de recevoir l'exaucement de son cri. Comment expliquer cela ? Qu'est-ce qui donnait une telle assurance à un pécheur aussi endurci ? La seule réponse réside dans la grâce souveraine de Dieu.
Cette grâce est la seule base d'espoir pour le plus grand des apôtres et pour le plus saint des chrétiens dans le monde, ainsi que pour les blasphémateurs, les persécuteurs, les brigands et les meurtriers.
Contemplons avec émerveillement la grâce étonnante du Seigneur notre Rédempteur, qui choisit de prendre ce brigand pour l'accompagner au Paradis. Il n'avait pas marché avec Dieu, comme Énoch, ou attendu avec impatience et joie de voir le jour de Christ, comme Abraham. Il n'avait pas attendu avec espoir la venue de la consolation d'Israël, comme Siméon. Pour autant qu'on sache, il avait consacré son temps et son énergie au service de Satan. L'épée de la justice avait décidé de lui ôter la vie. Aux yeux de la société, ce brigand était moins digne de miséricorde que Barabbas, un criminel des plus notaires.

Comme la manière d'agir de Jésus, le Juge du monde, est merveilleuse ! Qui peut désespérer en voyant un homme mauvais comme ce brigand recevoir le salut ?
Dans sa conversion, l'Éternel semble vouloir montrer que l'œuvre que Jésus était en train d'accomplir provient d'une miséricorde souveraine, coule dans un sang expiatoire, répond aux besoins du pire des pécheurs et culmine dans le but suprême de sa propre gloire.

La souveraineté de la grâce

Quel exemple nous avons ici de la puissance de la grâce ! La scène s'ouvre sur la personne d’un criminel endurci. Quelques heures plus tard, nous l'entendons prier Jésus et exprimer sa repentance. Avant que le jour ne se termine, alors même que son corps pend encore à la croix. son âme immortelle entre dans les parvis célestes dans la présence même de Dieu. Il est exécuté sur une croix comme une nuisance pour la société et un danger pour le public, mais il est transporté vers le trône de la gloire ! Nous voyons aussi ici la souveraineté de la grâce.
Le second brigand était tout aussi indigne du salut que celui qui le reçut. Mais il demeura dans son impénitence et mourut pour aller à une perdition éternelle. Le Tout-Puissant fait miséricorde à qui il fait miséricorde
(Romains 9. 15).

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