Perte du Salut à cause de nos péchés futurs ?
Voici l’évangéliste américain Ironside qui raisonnait ainsi en rapport de la doctrine de la perte possible du salut pour un pécheur racheté.
Il dit : « Lorsque je me suis converti, j’ai pensé que tous mes péchés commis depuis le moment où Dieu m’a tenu pour responsable, jusqu’à l’instant où j’ai mis ma confiance dans le Seigneur Jésus, avaient été ôtés. Dieu me laissait commencer une nouvelle vie, et si, dès lors, je maintenais pur jusqu’à la fin le déroulement de ma vie, je pourrais aller au ciel. Mais si je ne le maintenais pas pur, je cessais alors d’être un chrétien, et je devais de nouveau me convertir. Chaque fois que je me convertissais à nouveau, je pouvais me reposer sur le sang de Jésus pour mon passé, mais pour l’avenir, il m’appartenait de maintenir pur le déroulement de ma vie ».
Il ajoute alors ceci : « Plus tard, j’ai compris combien cette doctrine est déshonorante pour Dieu ! Si seuls les péchés commis avant la conversion sont expiés par le sang de Christ, comment peuvent être expiés les péchés commis après ma conversion et que j’ai pourtant confessés devant Dieu (1 Jean 1. 9) ? Le seul fondement pour Dieu, pour pardonner les péchés, est le sang de Christ qui a été versé une fois pour toutes. C’est là le sang qui « purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7) : Et sa valeur est permanente.
Jésus-Christ n’est pas seulement mort pour les péchés que nous avons commis avant notre conversion, mais aussi pour ceux que nous pouvons encore commettre ultérieurement. Lorsque Christ porta « nos péchés en son corps sur le bois (de la croix) » (1 Pierre 2. 24), il s’agissait bien de péchés passés et futurs par rapport au moment où iI les a expiés.
- Une autorisation de pécher ?
N’est-ce pas là une affirmation dangereuse, qui nous accorderait une autorisation de pécher ? Non, en aucune manière ! S’il est vrai que celui qui a reçu Jésus Christ comme son Seigneur et Sauveur n’aura à répondre au jour du Jugement d’aucun de ses péchés, car Christ les a tous portés à sa place sous le Jugement de Dieu, il est également vrai que le croyant en Jésus acquiert, dès sa conversion, une nouvelle responsabilité, celle d’enfant de Dieu devant son Père. Si un enfant de Dieu pèche, Dieu s’occupera de lui dans son gouvernement à propos de ce péché, non pas en tant que Juge, mais en tant que Père.
Sans trop s’attarder sur ce sujet, on peut montrer quelles sont les conséquences d’une marche dans le péché pour l’enfant de Dieu :
1) Il perd la joie du salut et pourra même ne plus être assuré de son salut, bien qu’il demeure sauvé.
2) Il perd la communion avec le Père et se trouve sous sa discipline qui a pour but de ramener son enfant d’un chemin d’égarement. Il perd également la communion avec le Seigneur Jésus.
3) Il perd la communion avec les autres croyants et tombe sous la discipline de l’assemblée.
4) Pendant tout le temps où il vit dans le péché, il perd la récompense future liée à la fidélité. Être sauvé est une chose, recevoir la récompense en est une autre ; cela est bien clair dans la Parole (1 Corinthiens 3. 14-15 ; 2 Corinthiens 5. 10).
Seul celui qui est véritablement un enfant de Dieu, ressent le sérieux de ces choses, et comprend que pécher coûte cher. En tout cas, l’activité du Seigneur Jésus comme Avocat (1 Jean 2. 1 ; Jean 21. 15-17) ne le laissera pas poursuivre un chemin de péché avec une conscience tranquille, mais travaillera à sa restauration et au rétablissement de relations de communion avec Lui, le Seigneur, avec son Dieu et Père, et avec ses frères.
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