Qu'est-ce que la conversion ? (1)
"Repentez-vous donc et vous convertissez, pour que vos péchés soient effacés" (Actes 3. 19).
"Vous vous êtes tournés des idoles vers Dieu, pour servir le Dieu vivant et vrai" (1 Thessaloniciens 1. 9).
Nous connaissons le mot conversion dans le sens de modifier ou d’améliorer la forme ou l’usage d'une chose, d’un bâtiment. Un changement est alors opéré. C’est aussi ce qu’implique le sens biblique de ce mot. Le mot grec original signifie le fait de se tourner d’une chose vers une autre, comme on le voit dans le second verset cité. Quand nous nous tournons vers Dieu, notre vie connaît une transformation complète. Nous tournons le dos au chemin que nous suivions jusque-là, et nous nous engageons dans une nouvelle direction, dans laquelle nous pouvons trouver l’approbation de Dieu.
Les chrétiens de Thessalonique avaient adoré des idoles, mais la bonne nouvelle du salut avait touché leurs consciences et ils avaient pris conscience qu’ils étaient des pécheurs, « sans espérance et sans Dieu dans le monde » (Éphésiens 2. 12). Aussi, Ils s’étaient alors tournés vers le Dieu vivant, afin d’obtenir le pardon de leurs péchés. C’était une réelle conversion.
Ce qui est merveilleux quant à la conversion, c’est que, non seulement Dieu pardonne nos péchés, mais qu’ils sont « effacés ». Dieu dit trois fois dans les Saintes Écritures : « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés, ni de leurs iniquités » (Jérémie 31. 34b ; Hébreux 8. 12 et 10. 17). Tous nos méfaits, une fois confessés et pardonnés, ne seront plus jamais relevés contre nous. Comme nous devrions être reconnaissants pour une telle grâce !
Cependant, notre conversion implique quelque chose de plus, dont jouit le croyant comme résultat de sa conversion. Mais, pour faire l’expérience de la bénédiction de ces privilèges, nous avons besoin de nous souvenir que nous devons notre conversion à l’Amour et à la grâce du Seigneur Jésus Christ, qui a porté le châtiment de notre culpabilité sur la croix.
LA CONVERSION – DE LA CULPABILITÉ À LA JUSTIFICATION
"Le publicain, se tenant loin… se frappait la poitrine, disant : O dieu, sois apaisé envers moi, pécheur !… celui-ci descendît dans sa maison justifié" (Luc 18. 13-14).
La parabole que Jésus Christ a narrée en Luc 18 dit que « deux hommes montèrent au temple pour prier » (v. 10). L’un était un pharisien, qui adhérait strictement à la loi, l’autre un publicain (collecteur d’impôts), toujours prêt à tromper les autres. La prière du pharisien exprimait sa satisfaction quant à sa propre justice, et une critique sévère du publicain. Ce dernier ne trouvait rien de bon à dire de lui-même, mais ne pouvait que faire appel à la miséricorde de Dieu. Le Seigneur Jésus ajoute son commentaire au récit : le publicain quitta le temple en étant justifié ; par contre, le pharisien fut humilié à cause de sa fierté et de son exaltation de lui-même.
"Jésus Christ a le pouvoir de pardonner les péchés" (Luc 5. 24). Quiconque se tourne vers Lui pour obtenir Son pardon est « justifié sur la base de la foi » (Romains 5. 1). Quelle transformation ! La culpabilité est expiée par la mort de Christ sur la croix. Ceux qui confessent leurs péchés devant Lui peuvent dès lors être déclarés justes. Ils ont appris quelle est l’horreur du péché, et cherchent à mener une vie juste afin de glorifier Jésus Celui qui est mort pour eux.
Ce désir, cependant, ne peut se réaliser que dans la dépendance de Sa grâce. La volonté de vivre justement est bien là, mais combien souvent, les forces manquent pour la réaliser ! Mais cette puissance se trouve dans le Sauveur Lui-même. L’apôtre Jean a écrit : « Que personne ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste, comme lui (Christ) est juste » (1 Jean 3. 7).
Qu’Il nous accorde les forces nécessaires pour vivre pour Lui ! C’est un puissant témoignage devant le monde qui nous entoure !
LA CONVERSION – DE LA MORT À LA VIE
"Tenez-vous vous-mêmes pour morts au péché, mais pour vivants à Dieu dans le christ Jésus" (Romains 6. 11).
La conversion apporte des changements radicaux. Le passage de la mort à la vie en est probablement l’élément majeur. Quand le Seigneur Jésus était sur la terre, Il a ramené à la vie trois personnes qui étaient mortes : une jeune fille de 12 ans (Marc 5. 35-43) – et Il a ordonné qu’on Lui donne à manger ; puis un jeune homme qu’on se préparait à aller enterrer, et qui s’est mis aussitôt à parler (Luc 7. 11-15) ; et enfin un homme nommé Lazare, dont le corps était déjà dans la tombe (Jean 11. 1-46). Ce dernier cas était un signe pour ceux qui refusaient de Le reconnaître comme le Fils de Dieu.
Nous qui avons été amenés de la mort spirituelle à la vie éternelle, nous avons besoin de nourriture spirituelle pour alimenter la vie nouvelle qui nous a été donnée. Nous trouvons cette nourriture dans la Parole de Dieu, la Bible. De plus, nous pouvons témoigner de notre nouvelle vie par nos œuvres, manifestant la puissance du Fils de Dieu dans notre conduite de chaque jour.
La mort physique est « le salaire du péché » (Romains 6. 23). Personne ne peut y échapper, car « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3. 23). Mais le Seigneur Jésus Christ est venu sur la terre afin que nous ayons la vie, et que nous l’ayons « en abondance » (Jean 10. 10). La vie qu’Il nous donne est une puissance qui nous rend capables de vivre d’une manière qui Lui plaise, en surmontant le mal. Le Seigneur Jésus a dit à Nicodème, un docteur des Juifs, qu’il lui fallait être « né de nouveau » (Jean 3. 3). C’est la manière de « passer de la mort à la vie » (Jean 5. 24).
LA CONVERSION – DE L’ESCLAVAGE À LA LIBERTÉ
"Quiconque pratique le péché est esclave du péché… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres" (Jean 8. 34 ; 36).
Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant. (Galates 5. 1).
Aussi énergiquement qu’il puisse contester ce fait, l’être humain naturel trouve qu’il ne peut résister à la contrainte de commettre des péchés. Tôt ou tard, il y succombe. Cela démontre la vérité de ce que le Seigneur Jésus affirme en disant que les gens sont esclaves de Satan et du péché.
Les Saintes Écritures nous donnent une illustration bien appropriée de cet état, dans l’homme possédé du démon, qui était Gadarénie. (Marc 5. 1-20). Rien ne pouvait l’empêcher de se détruire lui-même, ni le maîtriser, jusqu’à ce qu’il rencontre le Seigneur Jésus Christ. Mais alors, quel changement se produisit ! Il est trouvé « assis, vêtu et dans son bon sens » (v. 15).
Dans notre condition naturelle, nous sommes peu conscients à quel point Satan nous tient en esclavage. L’œuvre et la Personne du Seigneur Jésus nous apprennent la vérité sur nous-mêmes, et la vérité nous affranchit (cf. Jean 8. 31-32). Accepter le salut par la foi en Sa mort expiatoire au Calvaire, par laquelle Il a aussi vaincu la puissance de Satan, nous introduit dans « la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8. 21).
Des esclaves ne pouvaient être libérés que si un bienfaiteur payait pour leur rachat. C’est exactement ce que le Seigneur Jésus a fait pour nous sur la croix (cf. 1 Pierre 1. 18-19). Ce changement de position est une autre bénédiction qui résulte de la conversion. Puissions-nous, par Sa grâce, demeurer fermes sur ce fondement de la liberté !
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