L'image du cep : La réalité de notre union avec Jésus
Dans Jean 15. 1 à 8, Jésus a utilisé l'image du cep pour souligner des principes importants concernant la réalité de notre union avec Lui et de notre utilité dans le Royaume de Dieu. Ce sont : l'appartenance à Christ, la dépendance de Christ, la présence de Christ, l'attachement à Christ.
a) L'appartenance : Comme le sarment appartient au cep, les rachetés de Jésus-Christ Lui appartiennent. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? "Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu" (1 Corinthiens 6. 19). "Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux" (2 Corinthiens 5. 14).
Ce n'est pas systématique. Cela demande notre accord, une décision personnelle : "En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; car celui qui est mort est libre du péché. Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice". (Romains 6. 4-14).
b) La dépendance : Nos seuls efforts ne sont pas suffisants, nous devons compter sur Jésus, nous appuyer sur Lui, nous confier en Lui, rechercher la force en Lui, car la notre n'est que faiblesse. Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire. Il nous le dit Lui-même : "Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jean 15. 5).
Nous le comprenons bien, si nous ne demeurons pas dans sa communion, la vie qui vient de Lui ne nous est plus communiquée et nous ne pouvons porter un vrai fruit. Nos œuvres personnelles ne seront qu'une imitation grossière de la réalité.
c) Sa présence : Jean 15. 4 L'apôtre Paul affirme : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi" (Galates 2.20). "Et si Christ est en nous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice" (Romains 8. 10). "Par son Esprit, Christ vient demeurer en moi, dans mes pensées, mes sentiments, mon vouloir…" (Romains 8. 9-10 ; Éphésiens 3. 14-17). "Par sa Parole habitant abondamment en moi, Jésus éclaire et inspire ma vie" (Colossiens 3. 16 ; Hébreux 4.12).
d) L'attachement : Jésus parle d'un attachement indispensable et il précise la nature de cet attachement : notre amour pour Lui. "Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui" (Jean 14. 23).
Aimer Jésus crée le lien intime et personnel qui nous attache fortement à Lui, "comme le sarment est attaché au cep". Il s'agit d'un amour réciproque. Jésus dit : "Si quelqu'un m'aime… mon Père l'aimera… nous viendront habiter chez lui" (Jean 14. 23).
Il y a dans l'amour deux éléments qui dépendent l'un de l'autre : 1) un lien affectif réciproque : Il nous aime, nous l'aimons ; 2) un choix personnel : nous voulons. L'attachement au Seigneur est à la fois le fait de nos sentiments d'amour pour Lui et de notre volonté de L'aimer. Nous pouvons traduire l'attachement par "la fidélité". Cela donne une dimension d'exclusivité et de durée dans le temps, la persévérance : demeurer attachés au Seigneur chaque jour que nous vivons.
Unis à Christ : Nous pouvons définir les quatre éléments ci dessus : l'appartenance, la dépendance, sa présence et l'attachement, par un seul mot : la communion, être uni à Christ, un avec Lui. Jésus dit de sa situation avec son Père : "Moi et le Père nous sommes un". Cela signifie qu'ils sont unis par une même pensée, un même sentiment, une même volonté, un même but, les mêmes projets… C'est la même situation que nous sommes appelés à vivre avec Christ. "... afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé" (Jean 17. 21).
Nous devons savoir que tout le fruit d'une vie de disciple de Christ, ne peut être que le résultat de notre communion personnelle avec le Seigneur lui-même. Si nous nous détachons de Christ, le cep, nous nous mettons en dehors de sa communion. Nous devenons un sarment coupé, séparé du cep, qui se dessèche et que l'on brûle. L'union constante avec Jésus-Christ, le cep de vigne, est essentielle pour porter du fruit, produire la nature de Celui à qui nous sommes attachés et unis. Le Père interviendra alors pour émonder, couper, tout ce qui va nuire au développement de ce fruit.
/image%2F0237794%2F20150128%2Fob_54bc49_evangile.jpg)
/image%2F0237794%2F20201127%2Fob_30cab0_moi.jpg)