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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Trois étapes de la vie chrétienne

20 Octobre 2025 Publié dans #Divers

"Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la Gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ (Tite 2. 11-13).

La Grâce de Dieu est la source de notre Salut, nous dit Tite 2. 11. Mais, on oublie souvent que c’est aussi la Grâce qui est à l’œuvre dans notre sanctification. Non seulement la Grâce de Dieu se manifeste à notre conversion, mais elle se manifeste tous les jours de notre vie. C’est elle qui nous transforme. Dans ce passage, l'apôtre Paul articule trois mouvements de la vie chrétienne.

1. Renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines (verset 12a)
S’attacher à Dieu, c’est se détacher du monde. Se tourner vers Dieu, c’est se détourner des idoles de notre vie. Peut-être certaines sont moins évidentes que d’autres. On aurait tort de penser que « renoncer à l’impiété » est un acte unique dans notre vie. C’est plutôt une dynamique que l’on devrait cultiver durant toute notre vie. Mais parfois, nous faisons vite de retourner à ce qui nous a asservi autrefois, en oubliant le prix que Christ a payé pour nous en délivrer.
Dans la perspective de l’éternité, devenir chrétien, c’est perdre peu, pour gagner beaucoup. Mais, le fait qu’on peut devenir chrétien sans renoncer à quoi que ce soit, est une illusion. On ne peut pas devenir disciple de Christ sans renoncer aux choses contraires à sa volonté. On ne peut pas aimer Dieu et le monde en même temps
(Matthieu 6. 24).
Dans la perspective de l’éternité, devenir chrétien, c’est perdre peu pour gagner infiniment beaucoup.

2. Vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété (verset 12b)
Notons d’abord que nous sommes appelés à vivre dans le siècle présent, même s’il est mauvais. Nous ne sommes pas appelés à nous séparer du monde, mais à nous séparer des mauvaises oeuvres du monde. Nous devons être des lumières dans le monde
(Matthieu 5. 13-16 ; Philippiens 2. 15). C’est utile de le rappeler, surtout quand le monde dans lequel on vit devient de plus en plus mauvais. Notre manière de vivre dans le monde doit contraster vivement avec les valeurs du monde. Pour faire la différence, il faut être différent. Notre piété doit contraster avec l’impiété à laquelle nous renonçons, par la puissance du Saint-Esprit.
On retrouve le contraste entre les choses que nous devons abandonner (le côté négatif) ; 
et les choses à cultiver (le côté positif). Être chrétien, ce n’est pas seulement arrêter de faire le mal, mais, c’est arrêter de faire le mal, ET AUSSI, faire le bien que Dieu veut que nous fassions (Éphésiens 4. 25-30 ; Galates 5. 16-24).

3. Attendre la bienheureuse espérance et la manifestation de la Gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ (verset 13)
Vivre dans le siècle présent fait mal. La maladie, l’injustice, la misère et le péché en général, rend notre vie pénible. C’est normal, nous sommes dans un monde qui souffre des effets du péché. Jésus n’a pas promis la belle vie à ceux qui Le suivraient. Au contraire ! Une chose qu’on retrouve dans le Nouveau Testament, c’est le lien entre souffrances et eschatologie. C'est-à-dire qu'au milieu des épreuves, la Gloire à venir est une délivrance qui nous permet de tenir bon. Dans une perspective éternelle, notre vie sur terre est passagère
(Romains 8. 18 ; 2 Corinthiens 4. 17-18). Dans les temps difficiles, savoir que tout cela est passager (mais qu'ils peuvent durer toute la vie) nous aide à supporter, sachant que tout ça finira bientôt.
Cette attente de la Gloire à venir nous soulage, mais elle nous donne aussi un nouveau regard sur notre conduite. Notre attente n’est pas passive, elle est active. Attendre le Retour de Jésus, c’est aussi être diligent, dans notre manière d’administrer notre vie
(Matthieu 24. 42-51). Enfin, attendre, c’est se rendre compte de l’urgence et l’imminence de la fin des temps, et par conséquent de la teneur de notre mission. Attendre, c’est annoncer le Retour de Jésus-Christ qui est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. AMEN ! GLOIRE À DIEU !

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