Les mains du Seigneur Jésus-Christ
Il y a un peu plus de 2000 ans, Jésus est venu ici-bas, sur cette terre, en se faisant Homme, naissant dans une humble étable. Ce bébé qui fut couché dans une mangeoire pour bestiaux n’était autre que, ô mystère insondable, le Créateur des cieux et de la terre et tout ce qu'ils contiennent. Lorsque Jésus vint sur la terre en se faisant Homme, ses mains qui avaient créé les mondes se sont mises au service de sa créature.
D’une parole, Jésus pouvait délivrer et guérir à distance, comme Il le fit à Cana d’où Il guérit le fils d’un officier qui se trouvait à Capernaüm (Jean 4. 46-50), mais bien souvent, Jésus ajoutait à sa puissance libératrice un geste de sa compassion ; il étendait ses mains vers ceux qu’Il soulageait.
Comme le Samaritain de la parabole de Luc 10. 30-37, Jésus n’hésitait pas à s’approcher de ceux et celles qui sont dans la détresse, et à toucher leur cœur et leur corps :
- Ému de compassion, Jésus étendit la main, toucha un lépreux et le guérit (Marc 1. 41). Qui aurait osé toucher un lépreux condamné à l’isolement ?
- Jésus mit les doigts dans les oreilles d’un sourd-muet et lui toucha la langue et aussitôt le sourd entendit et se mit à parler correctement (Marc 7. 33-35).
- Jésus toucha les yeux des aveugles qui recouvrirent aussitôt la vue (Matthieu 9. 29-30).
- Jésus prit par la main la fille de Jaïrus et la ressuscita (Marc 5. 41-42).
- Jésus posa ses mains sur les petits enfants et les bénit (Matthieu 19. 15).
Et nous savons comment la vie terrestre de Jésus s'est terminée : Entendons-nous les coups de marteau qui résonnaient sur la colline de Golgotha, près de Jérusalem ? Les mains du Seigneur Jésus qui ont fait tant de bien étaient transpercées par des clous qui vont le suspendre au bois de la croix. Cette cruauté à nulle autre pareille fut la réponse de l’être humain à Celui qui a manifesté tant d’Amour à son égard.
Si les êtres humains ont rendu à Jésus le mal pour le bien, de la haine pour son Amour, Jésus suspendu à la croix par des clous, dans des souffrances atroces infligées par sa créature, répond par un Amour sublime en implorant le pardon pour ses bourreaux. Jésus dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23. 34).
« Et ceux qui passaient par là injuriaient Jésus ; ils hochaient la tête et disaient : si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix ! » (Matthieu 27. 39-40). Jésus aurait pu descendre de la croix et ce ne sont certainement pas les clous qui l’en empêchaient. Jésus, Celui qui a guéri tant de malades, rendu la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds, qui a ressuscité des morts, Celui à qui le vent et la mer obéissaient… n’aurait-il pas pu descendre de la croix ? Mais par Amour pour nous, Jésus y est resté volontairement pour subir pour nous le divin châtiment que nous méritions tous à cause de nos péchés. Et c'est ce châtiment infini que subiront éternellement ceux qui auront négligé ou refusé le pardon divin qui leur est offert gratuitement encore aujourd’hui par Jésus-Christ.
Jésus mourut pour nos péchés. Il ressuscita le troisième jour et se montra à ses disciples qui, troublés et effrayés, n’en croyaient pas à leurs yeux. Alors Jésus leur montra ses mains et ses pieds disant : « Voyez que c’est moi-même ! » (Luc 24. 38). Quarante jours après, « il les mena vers Béthanie et, levant les mains en haut, il les bénit. Et il arriva qu'en les bénissant il fut séparé d'eux et fut élevé dans le ciel. » (Luc 24. 50-51).
Le dernier acte que Jésus accomplit avant de monter au Ciel est de lever les mains pour bénir les siens, et maintenant qu’Il est dans le Ciel, Jésus continue de nous bénir de ses mains percées, marquées à jamais des souffrances qu’Il a endurées pour nous, ses mains percées que nous verrons et qui nous rappelleront son Amour immense qui sera la sujet de notre louange éternelle.
Si dans les mains de notre Sauveur Jésus, nous avons un souvenir ineffaçable des souffrances qu’Il a endurées pour nous, Jésus n’oubliera jamais ceux et celles pour qui Il a souffert, car Il affirme à chacun et chacune : « Moi, je ne t’oublierai pas. Voici, je t’ai gravée sur les paumes de mes mains » (Ésaïe 49.16). Et Jésus ne les abandonnera jamais. Jésus dit : « Mes brebis … je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher de la main de mon Père. Moi et le Père, nous sommes un » (Jean 10. 27-30).
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