(1) La douleur de la crucifixion
La crucifixion a été inventée par les Perses entre 300 et 400 avant Jésus-Christ. Elle a été ensuite « perfectionnée » par les Romains au premier siècle avant Jésus-Christ. La mort par crucifixion sur la croix est sans doute la mort la plus douloureuse jamais inventée par l'être humain. Elle était réservée principalement pour les criminels les plus vicieux.
Le dispositif le plus couramment utilisé pour la crucifixion était une croix en bois, qui se composait d'un poteau vertical fixé de façon permanente dans le sol avec une barre transversale placé vers le haut, pesant ensemble entre 35 et 45 kilogrammes.
1) JÉSUS A SUPPORTÉ LE SUPPLICE DE LA CROIX (Matthieu 27. 35a)
Matthieu écrit simplement : “après l’avoir crucifié”. Pourtant, ces paroles ne communiquent pas toute l’horreur de ce que Jésus a supporté sur cette croix. Considérons le fait qu’avant même que Jésus arrive au Calvaire, Il est resté éveillé toute la nuit. De plus, avant d’être crucifié, Jésus a été éprouvé à au moins quatre reprises : - Il a été battu par les Juifs, - Il a été battu par les soldats romains, - Il a supporté toute l’horreur du fouet romain, - Il a supporté les moqueries de tous. Jésus a été ridiculisé, on Lui a craché au visage et on Lui a demandé de porter sa croix jusqu’au Calvaire, pour ensuite Le crucifier.
Ceci est une brève description de ce que Jésus a pu supporter en allant au mont Golgotha pour être crucifié. Il nous est difficile d’imaginer tout ce que Jésus a pu subir, et ce que cela implique d’être cloué sur une croix.
Un médecin a fourni une description physique de la crucifixion :
La croix était placé sur le sol, et l’homme épuisé était rapidement rejeté vers l’arrière, les épaules immobilisées contre le bois. Le soldat romain plaçait son pouce sur le poignet du condamné à l’endroit où l’on prend le pouls. Il enfonçait un énorme clou en fer à travers le poignet du condamné et il le fixait solidement dans le bois. Rapidement, il se dirigeait de l’autre côté, et il répétait la même opération avec l’autre poignet, tout en prenant soin de ne pas trop tendre les bras, afin de permettre une certaine flexibilité dans les mouvements du crucifié. Ensuite, on prenait le pied gauche qu’on ramenait contre le pied droit. Les orteils pointés vers le bas, on enfonçait un énorme clou à travers l’arche de chaque pied, laissant les genoux fléchis. Finalement, on levait la croix en fixant la base dans un trou qui avait été creusé auparavant. C’est à ce moment-là, qu’on considérait la victime comme étant crucifiée.
Lorsque le crucifié s’affaiblissait, le poids de son corps menaçait de déchirer ses poignets qui étaient retenus par les clous. Une douleur atroce partait des doigts, parcourait les bras pour ensuite éclater dans le cerveau. Les clous plantés dans les poignets exerçaient une pression sur les nerfs.
Lorsqu’il cherchait à se redresser pour éviter d’être tourmenté davantage, tout le poids de son corps se reportait sur les clous enfoncés dans ses pieds. Il sentait alors la douleur aigue des clous qui déchiraient les nerfs qui se trouvaient entre les os de ses pieds.
Lorsque les bras étaient fatigués, des crampes ravageaient ses muscles, les tordants ensemble au point où la douleur était atroce et insoutenable. Lorsque ces crampes apparaissaient, il n’était plus capable de se redresser vers le haut pour respirer. Il pouvait aspirer l’air dans ses poumons, mais il ne pouvait l’expirer. Il essayait de se redresser de toutes ses forces afin de pouvoir reprendre son souffle. Ensuite, le bioxyde de carbone s’accumulait dans les poumons et dans les vaisseaux sanguins, et les crampes diminuaient légèrement. De façon irrégulière, le crucifié était capable de se redresser pour expirer et aspirer de l’air afin de rester en vie.
Il y avait alors une autre douleur qui apparaissait. Une profonde douleur écrasait la cage thoracique tandis que le péricarde se remplissait lentement avec un sérum et commençait à comprimer le coeur. C’était maintenant presque la fin. La perte de tissus sanguins et de liquide atteignait maintenant un seuil critique. Le coeur qui était comprimé faisait des efforts supplémentaires pour pomper le sang dans les tissus sanguins. Les poumons torturés faisaient un effort hors du commun pour haleter des petites bouffées d’air. Alors le crucifié pouvait sentir la froideur de la mort envahir ses tissus et puis finalement, il rendait l’âme.
Tout ce que nous venons de décrire, Marc l’écrit dans ces simples paroles, “ils le crucifièrent” (Marc 15. 24). Quel merveilleux Amour Jésus a manifesté n’est-ce pas ! “Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous” (Romains 5. 8).
J’aimerais vous rappeler qu’au moment où Jésus-Christ était suspendu sur la croix, Il était toujours Dieu le Créateur. Il aurait pu invoquer son Père afin qu’Il Lui envoie “plus de douze légions d’anges” (Matthieu 26. 53), mais Jésus a supporté en silence le supplice de la croix, exactement comme le prophète l’avait annoncé : “Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n’a point ouvert la bouche” (Esaïe 53. 7). Pourquoi Jésus a-t-Il supporté tout cela ? Parce qu'Il nous aime vous et moi d'un Amour parfait et infini.
LIRE AUSSI : (2) La crucifixion de Jésus et sa puissance
/image%2F0237794%2F20150128%2Fob_54bc49_evangile.jpg)
/image%2F0237794%2F20201127%2Fob_30cab0_moi.jpg)