Nous sommes justifiés, en paix avec Dieu, pour une espérance vivante
"Puisque nous avons été déclarés justes en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Dieu grâce à notre Seigneur Jésus-Christ" (Romains 5. 1).
L’apôtre parle maintenant des conséquences de la justice acquise par la foi. Les croyants en Jésus-Christ, déclarés justes jouissent d’une nouvelle relation vis-à-vis le Dieu Saint, car ils sont dorénavant en situation de paix avec Lui, Dieu notre Créateur. La paix est le sentiment paisible de quiétude intérieure. Cette tranquillité de l’âme, ce repos, correspond aux paroles de Jésus lorsqu’il a dit à ses disciples : Je pars, mais je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne. C’est pourquoi, ne soyez pas troublés et n’ayez aucune crainte en votre cœur. Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes (Jean 14. 27 ; Matthieu 11. 28-29).
Nous sommes justifiés par la foi quant au passé, mais cette justification nous garantit-elle le salut ? Pouvons nous avoir la certitude d’échapper à tout châtiment quand nous comparaîtrons devant le Tribunal de Dieu au Dernier Jour ? Pouvons nous espérer avoir part à la Gloire de Dieu ? Voilà les questions que l’apôtre Paul abordent maintenant, et qu’il va traiter afin de tout dire sur le sujet de la justification, et pour montrer que le croyant en Jésus reçoit un Salut complet. Dans ce passage, l’apôtre Paul parle donc d’une troisième sorte de paix qui est un état objectif. Chacun de nous enfants de Dieu sommes en paix avec Dieu dans le sens qu’Il n’est plus fâché contre nous à cause de nos fautes. Sa Colère n’est plus suspendue au-dessus de notre tête. Dieu n’a plus d’accusations à porter à notre compte et nous ne serons pas appelé à la barre du Grand Jugement pour comparaître devant Lui. Si un enfant de Dieu quitte ce monde en décédant, il sera accueilli à bras ouverts dans l’au-delà par Jésus-Christ, par Dieu notre Père céleste. Le contentieux qui existait entre le Dieu Saint et chacun de nous, a été réglé une fois pour toutes. Cette paix, nous la devons à Jésus-Christ ; c’est Lui qui nous l’a acquise grâce à son précieux sang versé sur la croix lors de son sacrifice. La croix de Jésus est le seul endroit où nous pouvons nous débarrasser de notre culpabilité, celle qui nous empêche de dormir la nuit ou qui nous tourmente le jour, peu importe de quoi il s’agit ; car Jésus a déjà tout porté sur Lui et sur la croix. Aujourd’hui, Dieu le Créateur est réconcilié avec sa créature par son Fils Jésus-Christ ; ses bras sont grands ouverts, mais encore faut-il que chacun fasse la démarche d’aller à Lui par un acte de foi.
Par Jésus-Christ, nous avons eu accès, à ce don gratuit de Dieu dans lequel nous nous trouvons désormais établis ; et notre joie se fonde sur l’espérance d’avoir part à la Gloire de Dieu (Romains 5. 2).
Littéralement : « Nous nous glorifions dans l’espérance de la Gloire de Dieu », c’est à dire que nous avons et manifestons la certitude de posséder un jour pleinement cette Gloire dans les Cieux. Le Seigneur Jésus-Christ est non seulement l’agent par lequel le croyant peut jouir d’une nouvelle relation de paix avec Dieu, mais, c’est aussi Lui qui nous donne le privilège de nous approcher de l’Éternel Dieu, le Créateur Lui-même ; et un jour de pouvoir demeurer constamment dans sa sainte Présence. Jésus est la porte d’entrée du Ciel qui mène à Dieu. D’ailleurs, Jésus Lui-même a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14. 6). Dans sa Présence, nous pourrons partager sa Gloire pour l’éternité. Voilà certes une bonne raison de se réjouir. Le véritable croyant en Jésus possède une espérance grandiose ; il a un avenir magnifique devant lui. En fait, il n’existe pas vraiment de mots adéquats pour décrire l’état bienheureux des rachetés.
Mieux encore ! Nous tirons notre fierté, même de nos détresses, car nous savons que la détresse produit la persévérance, la persévérance conduit à la victoire dans l’épreuve, et la victoire dans l’épreuve nourrit l’espérance (voir Romains 5. 3-4).
Les véritables croyants en Jésus peuvent jouir de la paix avec Dieu et du glorieux avenir qui les attend dans le Royaume de Dieu, le Royaume Céleste. Mais, en attendant, comment allons-nous faire face aux épreuves de la vie ? Paul nous encourage à les accepter, non parce que les détresses sont bonnes en elles-mêmes, mais parce qu’elles développent notre caractère chrétien, celui que Dieu veut former en chacun de nous. L’affliction produit la capacité de persévérer sans abandonner, ce qui développe la fermeté dans la foi et engendre l’espérance, parce que nous avons l’assurance que nous pouvons compter sur Dieu en toute circonstance. Dès que le croyant en Jésus a été déclaré juste, il reçoit en germe une nouvelle nature. Ce germe se développe, devient un arbre qui, secoué par les vents, enfonce ses racines toujours plus profondément dans le sol, et produit d’autant mieux les fruits qu’il est destiné à porter. Les tribulations de la vie raniment notre espérance et fortifient notre assurance; elles nous détachent de ce monde et de notre "moi", nous préparant ainsi à la Vie Éternelle.
Or, notre espérance ne risque pas d’être déçue, car Dieu a versé son Amour dans nos cœurs par l’Esprit Saint qu’Il nous a donné (Romains 5. 5). C’est ici la première mention du Saint-Esprit dans cette Épître. Paul mentionne que le Saint-Esprit est donné à tous les croyants, ce qu’il confirme dans un autre passage que voici : "Votre corps est le temple même du Saint-Esprit qui vous a été donné par Dieu et qui, maintenant, demeure en vous ? Vous ne vous appartenez donc pas à vous-mêmes. Car vous avez été rachetés à grand prix. Honorez donc Dieu dans votre corps" (1 Corinthiens 6. 19-20).
L’espérance du chrétien authentique se fonde sur les promesses divines ; comme elles sont certaines, notre espérance est bien placée. L’amour de Dieu pour nous, démontré objectivement par la mort du Christ sur la croix et sa Résurrection, est répandu dans son cœur par le Saint-Esprit qui l’habite et il en est conscient.
En effet, au moment fixé par Dieu, alors que nous étions encore sans force, le Christ est mort pour des impies. À peine accepterait-on de mourir pour un juste ; peut-être quelqu’un aurait-il le courage de mourir pour un homme de bien. Mais voici comment Dieu nous montre l’amour qu’Il a pour nous : alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous (Romains 5. 6-8).
L'apôtre Paul explique maintenant pourquoi l’Amour de Dieu est une garantie de l’espérance des croyants. Il poursuit son argumentation qui est destinée à prouver le droit des croyants de « se glorifier de l’espérance de la Gloire de Dieu ». Dieu notre Créateur a prouvé qu’Il aime ses créatures par la mort du Christ pour eux. Cette démonstration d’amour a eu lieu au temps marqué par l’éternel et immuable conseil de Dieu, au moment de l’histoire humaine, alors que les êtres humains étaient toujours et encore gravement coupables devant Lui. Ils étaient tout à fait incapables de faire quoi que ce soit pour se sauver eux-mêmes. Le sacrifice de Jésus a clairement été une mort de substitution, Il est mort pour nous tous, pas pour des gens biens, mais pour des misérables comme nous qui n’avons rien qui puisse plaider en notre faveur.
La plus grande forme d’amour et de dévouement que l’homme connaisse est lorsqu’une personne offre sa vie pour en sauver une autre, ce qui n’arrive que dans des circonstances exceptionnelles. À ce propos, connaissez-vous quelqu’un qui accepterait de donner sa vie pour nous sauver ? Et vous, chers lecteurs et lectrices y a-t-il quelqu’un pour qui vous seriez prêt à sacrifier votre vie ? Mais l’Amour de Dieu va plus loin encore puisque Jésus-Christ a accepté de mourir non pour des gens biens ou ou pour des justes, mais pour des pécheurs impies qui étaient par nature, ses ennemis. Mais Jésus a considéré les impies comme des amis potentiels et a dit à ses disciples : "Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jean 15. 13). Cependant, si nous refusons cette démonstration de l’Amour de Dieu pour nous en la Personne de Jésus-Christ, alors, nous demeurons sous sa Colère et nous n'échapperons pas au Châtiment.
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