Pourquoi le mal ?
Ézéchiel 28. 13-15 parle, au sens figuré, de Lucifer (Satan), qui a été créé à l'origine sans défaut, comme toutes les choses créées par Dieu. Le verset 15 nous donne un indice sur l'origine du péché : "Tu as été intègre dans ta conduite depuis le jour où tu as été créé, et ce jusqu'à ce qu'on trouve de l'injustice chez toi". Ésaïe 14. 12-14 indique en outre que Satan (Lucifer) a péché par son orgueil et sa convoitise du Trône de Dieu. Lorsqu'il s'est rebellé contre Dieu, Satan a été éjecté du Ciel (Ézéchiel 28. 15 ; 1 Timothée 3. 6).
Le mal est mentionné pour nous dès les premiers textes de la Genèse. Il est là sous la forme d’un serpent. Il surgit dans le texte comme comme un fait. Il paraît évident qu’il est lié à la désobéissance, à l’orgueil et à la tentation du pouvoir. Il manifeste clairement la séparation entre la créature et Dieu le Créateur. Dieu est celui qui constamment libère les êtres humains des conséquences du mal au milieu d’eux, en eux. Et la réponse est lui-même en Jésus-Christ, le Fils de Dieu.
Oui, le Fils de Dieu est précisément apparu, pour détruire les œuvres du diable (1 Jean 3. 8). Et cela s’est réalisé, car il s’est offert pour nous sur la croix, pour nous délivrer de la puissance du mal. Sur la croix, il a désarmé toute autorité, tout pouvoir, les donnant publiquement en spectacle quand il les a traînés dans son cortège triomphal après sa victoire sur la croix (Colossiens 1. 20).
La Bible nous révèle un plan de salut qui permet la venue du Royaume de Dieu. C’est le « déjà et pas encore ». Car ce Royaume est déjà là (il s’est approché de nous lors de la Venue du Christ), et en même temps, nous en attendons la pleine manifestation. Henri BLOCHER dit : « "Le règne qui est" englobe mystérieusement le mal, alors que "le règne qui vient" l’expulse ». Dieu a répondu au mal d’une manière active et engagée par sa vie et par la croix. C’est un combat et c’est bien ce que souligne le texte de Colossiens déjà cité.
À l’heure actuelle, point de doute, la souffrance et le mal, non seulement, sont présents, mais, on peut dire qu’ils s’épanouissent. Quand le Royaume en Christ survient, les puissances du mal multiplient les combats. On suit cette réalité, depuis la Venue de Jésus au monde et l’absence de place pour Lui dans une hôtellerie, jusqu’aux autorités qui cherchent à Le tuer. Dès que son ministère commence, les démons réagissent et sont constamment présents même s’ils sont toujours vaincus. L’opposition des autorités civiles et religieuses suit encore et la croix en est l’étape finale, mais aussi "le triomphe de Christ" (Colossiens 1. 20).
Il nous a libérés du mal, il a porté sur Lui, dans son corps, le poids du mal et de la souffrance et il est ressuscité. « Cette résurrection de Jésus est le signe, le gage et la manifestation initiale d’une nouvelle création, d’une réalité nouvelle à laquelle nous aurons part, qui est déjà acquise et qui sera bientôt manifestée ».
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