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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

L'être humain peut-il résister à l’appel de Dieu ?

25 Février 2025 Publié dans #Divers

L’être humain pécheur ne peut que résister à l’appel de Dieu, car il est mort spirituellement jusqu’à ce qu’il soit régénéré et être irrésistiblement attiré à Dieu (Voir Jean 5. 25).

Précisons qu’il n’est pas question de n’importe quel appel de Dieu en vue d’un service quelconque, mais il est question ici de l’appel au Salut. Nous reviendrons sur la distinction entre l’appel général et l’appel efficace qui nous permettra d’apporter d’importantes précisions.

Voici ce que nous appelons parfois la grâce irrésistible de Dieu :
Cet appel efficace procède de la seule Grâce de Dieu, libre et spéciale ; et non en rien de quelque chose qui aurait été vu à l’avance en l’être humain, ni d’un pouvoir ou d’une opération quelconques en la créature coopérant avec sa grâce spéciale. L’être humain est donc entièrement passif, puisqu’il est mort dans ses péchés et dans ses transgressions, jusqu’à ce qu’il soit vivifié et renouvelé par le Saint-Esprit. Il est alors rendu capable de répondre à cet appel et d’accueillir la grâce qui y est offerte et communiquée. Et cela, par une puissance non moins grande que celle qui a ressuscité Jésus d’entre les morts.

L’arminianisme explique la prédestination au salut par la prescience divine. Autrement dit, les élus sont ceux que Dieu a choisis d’avance, parce qu’il a vu d’avance qu’ils accepteraient sa grâce lorsqu’elle leur serait offerte. La confession de foi rejette ce point de vue en affirmant que la conversion procède exclusivement de la libre grâce de Dieu « et en rien de quelque chose qui aurait été vu à l’avance en l’homme ».

Pourtant, la Parole de Dieu ne dit-elle pas que nous avons été « élus selon la prescience de Dieu le Père » ? (1 Pierre 1. 2). Le mot prescience ne signifie pas simplement savoir d’avance, mais connaître et aimer d’avance. L’idée n’est pas que Dieu a su d’avance qui allait croire, mais plutôt qu’il fut d’avance en communion avec ceux qui allaient croire. Dieu n’a pas prédestiné ce qu’il a su d’avance, mais il a aimé ceux qu’il a choisis d’avance puisque « le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent » (2 Timothée 2. 19). Connaître, dans les Saintes Écritures, ne se réduit pas à savoir, mais signifie aimer, ou encore, être en communion (Voir Genèse 4. 1 ; 1 Corinthiens 8. 3 ; Galates 4. 9 ; 1 Jean 3. 1).

Une des raisons pour laquelle l’élection au salut est inconditionnelle est l’incapacité de l’être humain déchu pour se convertir. Avant d’être régénéré pour pouvoir répondre à l’appel de Dieu, « l’être humain est entièrement passif, puisqu’il est mort dans ses péchés et dans ses transgressions ». Qu’est-ce qu’un inconverti ? Un inconverti est quelqu’un qui retient coupablement la vérité captive (voir Romains 1. 18), qui ne peut rien recevoir du Saint Esprit de Dieu puisqu’il considère l’Évangile comme une folie repoussante (1 Corinthiens 1. 18 et 23, 1 Corinthiens 2. 14 ; 2 Corinthiens 2. 16). Il est incapable d’obéir à Dieu et de croire en Lui (Romains 8. 7), car il n’a pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvé (2 Thessaloniciens 2. 10). Comment un tel homme, qui d’après le verdict des Écritures est mort dans son péché (Éphésiens 2. 1), pourrait-il se convertir ou même se préparer à la conversion ?

La condition de l’être humain est telle qu’il ne peut que résister à l’appel de Dieu à moins d’être efficacement appelé. La distinction entre l’appel général (externe), et l’appel efficace (interne), nous permet d’expliquer comment d’un côté, il est possible de résister au Saint-Esprit (voir Actes 7. 51 ; Matthieu 23. 37), et comment de l’autre côté, cela est impossible (Jean 3. 8 et 6. 37). La régénération est comparée à une naissance irrésistible. La naissance n’est pas un acte de la volonté de celui qui est engendré, de même que celle de la Nouvelle Naissance (voir Jean 1. 12-13, Jean 3. 6). La confession rappelle que la régénération est non seulement une naissance, mais une résurrection (Ézéchiel 37. 12-14 ; Jean 5. 25 ; Éphésiens 2. 5-6) puisqu’elle s’opère « par une puissance non moins grande que celle qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » auprès de gens qui étaient morts.

Est-ce que tous ceux que Dieu appelle viennent à Lui ? Si nous parlons de l’appel externe, la réponse est non, puisque Jésus dit : « il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » (Matthieu 22. 14). Beaucoup de ceux qui sont appelés par Dieu ne viennent pas à Lui. Cependant, il y a d’autres passages où les appelés ne peuvent pas être définis simplement comme étant ceux qui entendent l’Évangile, mais sont nécessairement ceux qui ont été efficacement appelés par Dieu, et irrésistiblement régénérés par Lui. Autrement dit, dans ces passages suivants, appelés est synonyme de sauvés (Lire Romains 1. 6, Romains 8. 28 et 30 ; 1 Corinthiens 1. 23-24 ; Jude 1. 1). La seule façon d’expliquer ces deux sortes d’appelés est la distinction entre les deux sortes d’appels : résistible et irrésistible.

Il est important de préciser que l’appel efficace produit une réponse libre et volontaire chez l’être humain. L’irrésistibilité de la grâce ne signifie pas le fait de contraindre la grâce ; la grâce irrésistible n’est pas contraignante, mais elle est vivifiante. Tout comme l’être vivant ne peut s’empêcher de respirer, de penser et de vivre, l’homme spirituel ne peut non plus s’empêcher de venir au Christ et d’avoir la vie éternelle. Il ne le fait pas contre sa volonté cependant, il le fait parce qu’il le veut et ne peut s’empêcher de le vouloir, Dieu ayant créé en lui ce vouloir nouveau (Philippiens 2. 13).

« C’est cependant très librement qu’ils viennent à Dieu, Dieu produisant leur vouloir par sa grâce ». Dans la première phase de l’appel efficace, « l’être humain est entièrement passif », puisqu’il s’agit de la vivification opérée par le Saint-Esprit. Cette régénération précède la deuxième phase dans laquelle l’être humain est actif, et où il est « rendu capable de répondre à cet appel, et d’accueillir la grâce qui y est offerte et communiquée ». Il est donc vrai que seuls ceux qui acceptent le Seigneur Jésus en répondant à son appel sont sauvés (Jean 3. 36), mais nul ne peut faire une telle chose à moins d’être efficacement appelé par le Père (Jean 6. 44 et 65), et nul ne peut résister à un tel appel (Jean 6. 37-39).

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