Le fait d'être libérés du péché et de la malédiction (2)
2) IL PEUT ARRIVER QUE LES CROYANTS EN JÉSUS, DÉJÀ SAUVÉS, CONTINUENT DE COMMETTRE DES PÉCHÉS TANT QU'ILS VIVENT SUR LA TERRE :
L’apôtre Paul explique très clairement tout cela dans le passage suivant : « Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point. Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort (c’est-à-dire inactif). Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus. Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort. Car le péché, saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui, me fit mourir » (Romains 7. 7-11).
L'apôtre Paul explique que c’est le péché qui habitait en lui qui a été activé et qui l’a poussé à désobéir aux commandements qui lui ont été inculqués. Étant « autrefois » sans loi, il vivait. Quand est-ce que l'apôtre Paul était-il sans loi ? C'est quand il était trop petit pour désobéir consciemment aux commandements de la loi de Dieu. Et quand l'apôtre Paul dit qu’il était vivant, la vie dont il parle n’était pas la vie physique. Paul parle de la vie spirituelle, qui était la sienne avant de pécher, c'est à dire lorsqu'il était un tout petit bébé.
Mais, lorsque Paul a été assez grand pour désobéir consciemment et volontairement, en succombant à la séduction du péché, il « fut mort ». Il ne peut s’agir que de la mort spirituelle, puisqu’il était toujours physiquement vivant au moment où il a péché.
Paul s’en est rendu compte plus tard, quand il a voulu obéir aux commandements de Dieu. Il s’est aperçu qu’il y avait dans ses membres, dans son corps physique, une loi de péché et de mort qui l’empêchait d’obéir à Dieu. Il écrit : « Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Romains 7. 18-24).
Qui le délivrera de cette loi du péché, qui habite dans son corps ? L’apôtre Paul a compris que seule la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ a pu le libérer complètement de cette loi du péché et de la mort, qui est dans sa chair. Mais à condition qu'il ne marche selon l’Esprit, et non selon la chair.
Nous devons bien comprendre que, dans le langage de l'apôtre Paul, le mot « chair » peut avoir deux significations différentes. La chair peut tout d’abord désigner notre corps physique. Notre corps est neutre en soi. Il peut être au service du bien comme du mal, du péché comme de la justice. Mais la chair peut aussi désigner la loi (ou la puissance) du péché et de la mort qui habite dans notre corps physique. C’est cette puissance du péché qui rend notre corps mortel, et qui nous fait produire toutes les œuvres mauvaises de la chair. « Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables » (Galates 5. 19-21).
Cette chair de péché est en réalité un esprit fixé à notre corps mortel, et qui a les mêmes caractéristiques que l’esprit de Satan. « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres » (Éphésiens 2. 1-3).
Cette chair du péché est cet esprit qui agit dans les fils de la rébellion. Mais elle reste aussi présente dans le corps des chrétiens nés de nouveau. La chair a des convoitises, des volontés, des pensées et des désirs, qui sont contraires à ceux de Dieu, et à ceux de notre esprit régénéré en Christ. La chair de péché agit exactement comme un démon, sans être un démon. Si la chair était un démon, nous pourrions la chasser de notre corps. Mais c’est impossible ! Nous enfants de Dieu serons libérés de la chair que lorsque nous quitterons ce monde ici-bas, et que nous irons dans la Gloire de Dieu en attendant la Résurrection au Retour de Jésus, ou lorsque Jésus reviendra pour enlever son Église, pour tous les enfants de Dieu qui seront vivants sur la terre à ce moment-là.
Lorsque notre corps physique mourra, et qu'au Retour de Jésus, il sera instantanément ressuscité, transformé en corps glorieux et immortel, le Seigneur Jésus arrachera et supprimera de notre corps la chair, cette puissance de péché et de mort. Ainsi, notre âme sauvée et sanctifiée ainsi que notre corps glorifié seront totalement et pour l'éternité délivrés de la chair. Nous nous retrouverons alors, esprit, âme et corps, dans un état de perfection absolue, sans ride, ni tache. Nous irons ainsi à la rencontre de notre Seigneur Jésus-Christ dans les airs, et nous serons pour l'éternité avec Lui dans sa Gloire ! AMEN !
A SUIVRE...
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