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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Dix leçons du bon samaritain

21 Mai 2024 Publié dans #Divers

"Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu'il le vit. Il s'approcha, et banda ses plaies, en y versant de l'huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui" (Luc 10. 33, 34).

Cet homme, grièvement blessé au bord du chemin, pourrait bien être une victime de Satan, notre frère ou notre sœur qui s’est laissé surprendre par quelque faute (voir Galates 6. 1), ou une personne meurtrie par les difficultés de la vie.

Quelle sera alors notre attitude à son égard ?

1- Regarder de la bonne façon : trois passants ont vu cet homme, mais un seul l’a regardé de la bonne manière : il fut ému de compassion. Laissons parler nos émotions. Ici, l’émotion conduit le Samaritain à compatir, à s’associer à la souffrance de l’autre.

2- S’approcher : Pour se constituer effectivement le prochain du blessé, nous réduisons la distance entre lui et nous. Nous éliminons donc de notre esprit tant de choses qui peuvent créer une distance : la position sociale, l’argent, la couleur de peau, l’éducation, etc.

3- S’occuper des plaies : Nous observons soigneusement les plaies du blessé et nous ne les pansons pas à la légère. Nous les soignons avec précaution : Avec de l’huile, symbole du Saint Esprit, nous agissons avec sagesse, en traitant les problèmes dans la lumière divine. L’huile adoucit la douleur (Esaïe 1. 6). Avec du vin, symbole du sang versé par Jésus Christ, nous appliquons la grâce : seul ce sang purifie de tout péché. Avec des bandes, nous protégeons des impuretés extérieures le travail de guérison en cours ; nous le laissons s’accomplir à l’abri des regards.

4- Porter le blessé devant le Trône de la grâce : Si le fardeau est trop lourd, nous nous associons à un frère ou à une sœur bien choisi pour en partager la charge.

5- Mettre le blessé en lieu sûr : L’hôtellerie est une image de l’Église où une personne en difficulté devrait pouvoir trouver Christ Lui-même qui y habite par son Saint-Esprit. C’est là qu’il peut reprendre des forces grâce à une bonne nourriture (la lecture de la Bible) et aux encouragements de l’hôtelier (la prière par l’Esprit).

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"Le lendemain, en s’en allant, il tira deux deniers, les donna à l’hôtelier et dit: Prends soin de lui; et ce que tu dépenseras de plus, moi, à mon retour, je te le rendrai" (Luc 10. 35).

Nous avons parcouru les premières étapes d’une intervention en faveur de notre prochain en grande difficulté, une intervention en étroite proximité avec lui. Vient ensuite la nécessité de prendre de la distance, sans cesser de porter de l’intérêt au convalescent. C’est ce que le Samaritain nous indique par sa manière de procéder au moment de quitter l’hôtellerie.

6- Prendre soin de confier le blessé à une personne qui poursuivra le travail commencé, en s’assurant qu’elle est en mesure d’assumer cette charge. Pas question de faire sentir à l’autre qu’il nous est redevable.

7- Pour autant, ne pas négliger de pourvoir aux besoins présents et prévisibles de la personne démunie : peut-être lui fournir de l’argent, peut-être aussi préparer sa réinsertion dans la société, ou lui faire retrouver la confiance de ses frères, s’il l’a perdue.

8- Continuer ensuite sa route, car certainement Dieu me fera rencontrer d’autres blessés de la vie : il en existe tellement ! Considérons alors chaque personne comme unique, mais demandons le discernement de Dieu pour ne pas nous laisser dévorer par des simulateurs qui profitent de la bonté des chrétiens enfants de Dieu !

9- Le Samaritain promet aussi son retour à l’hôtelier et à son protégé : Revenons prendre des nouvelles du blessé et l’encourager en montrant notre intérêt dans la durée.
    
10- Enfin, après avoir accompli tout ce parcours, réalisons avec sincérité que nous sommes des serviteurs oeuvrant pour Dieu; ce que nous devions faire, nous l’avons fait (voir Luc 17. 10).

"Lequel de ces trois nous semble avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les mains des brigands ? Il dit : C’est celui qui a usé de miséricorde envers lui. Jésus lui dit : Va, et toi fais de même "(Luc 10. 36, 37).

Le Seigneur ne raconte pas seulement une histoire. Il désire que nous mettions en pratique son enseignement. Ne cherchons pas qui est notre prochain, mais soyons, comme l’a été notre Maître, le prochain du pauvre, du démuni, des victimes de la méchanceté des hommes.

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