Un chrétien peut-il perdre son Salut ?
Il est de coutume en Israël, avant de répondre à une question posée, d'en poser une autre. On trouve cela dans les Évangiles : au sujet du baptême de Jean-Baptiste (Matthieu 21. 23-27) ou au sujet de l'impôt à César (Matthieu 22. 15-22) par exemple.
Ainsi, Il est donc nécessaire d’en poser une autre : Qu'est-ce qu'un véritable chrétien ?
C'est un être humain qui est né de nouveau (ou : d'en haut). Cette nouvelle naissance s'est produite parce que cet être humain s'est repenti de ses péchés, a cru en Jésus crucifié et ressuscité, et s'est converti (ou : s'est tourné vers Dieu). Il est donc passé de la mort à la vie et a été transféré dans le Royaume du Fils bien-aimé de Dieu. Le Saint-Esprit rend témoignage à son esprit qu'il est enfant de Dieu.
Il n'est pas question ici de religion, d’appartenance à une église, à un mouvement, ou à une dénomination. C'est une affaire entre Dieu et l'être humain sauvé ; c'est une question de relation avec Dieu par Jésus-Christ le Sauveur.
Cet être humain, selon les critères exposés ci-dessus, est désormais revêtue du vêtement de justice, sa vie est cachée avec Christ en Dieu. Il est au bénéfice du sang de Jésus et de sa fidèle intercession dans le sanctuaire céleste. Il marche en nouveauté de vie et porte des fruits.
Il est (globalement) fidèle. S'il lui arrive de pécher, elle fait appel à Jésus, son divin Avocat, pour recevoir pardon, relèvement, restauration...
Posons donc la question de la manière suivante : CETTE PERSONNE-LÀ peut-elle perdre son salut. ?
Laissons parler les Écritures. Jésus a dit (au sujet de ses brebis) : "Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père" (Jean 10. 28-29).
"Il n'y a donc plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus" (Romains 8. 1a). Rien ne pourra nous séparer de l'Amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ (Romains 8. 38). Les promesses de Dieu sont certaines ; et la promesse qu'il nous a faite c'est la vie éternelle.
Bien entendu, il y a la notion de persévérance : j'ai gardé la foi, dit Paul. Dieu ne nous sauve pas indépendamment de notre foi, mais par son moyen.
Les deux textes de l'épître aux Hébreux 6. 4-6 et 10. 26-29 sont à replacer dans leur contexte : ces paroles s'adressaient à l'origine à des Hébreux qui revenaient aux sacrifices du temple et ainsi foulaient aux pieds le sang de Jésus.
2 Pierre 2. 20-22 est aussi a replacer dans son contexte : il est question des faux-prophètes et des faux docteurs, et de ceux qui les ont suivis. Les chrétiens qui sont tombés peuvent revenir à Dieu, toujours prêt à pardonner.
Si une personne ne remplit pas les critères qui caractérisent un véritable chrétien, la question n'est même pas de savoir si elle peut perdre son salut car elle n'a probablement jamais été sauvée : on ne peut perdre ce qu'on ne possède pas.
Dans nos églises évangéliques il y a des chrétiens de nom, ayant l''apparence de la piété et de véritables enfants de Dieu : l'ivraie dans le bon grain (voir 1 Jean 2. 19).
Ce n'est pas le baptême d'eau en lui-même qui sauve, c'est le baptême de la régénération (ou. nouvelle naissance). Le Seigneur Jésus connaît ceux qui Lui appartiennent !
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