La crainte de Dieu
Le péché produit une crainte accablante qui vient de la connaissance que notre vie ne plaît pas à Dieu. C’était un jour tragique quand Adam et Ève ont cédé à la suggestion de Satan de désobéir au commandement de Dieu de ne pas manger de l’arbre au milieu du jardin. À travers la désobéissance, ils ont péché et ils se sont cachés de la présence de Dieu. Dieu les a appelés, et Adam a dit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur » (Genèse 3. 10).
Pendant toutes les générations depuis Adam, l’humanité se trouve sous l’ombre du péché. Si cette crainte des jugements de Dieu pousse quelqu’un à se repentir de ses péchés, elle deviendra une force positive dans sa vie. « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse » (Psaumes 111. 10). Ceci est un respect révérenciel très approprié que nous ressentons. Nous voyons en parti la Grandeur de Dieu, sa Justice, son Jugement, son Amour, sa Miséricorde, sa Sagesse et son existence éternelle. Dieu connaît toute chose, Il est Tout Puissant et Omniprésent. Nous réalisons que notre existence est entièrement entre ses mains et que nous sommes devant Lui en tant que sa création. Nous craignons de déplaire à un tel Dieu. Nous savons que la Justice de Dieu condamne au feu de l’Enfer ceux qui vivent dans le péché, « car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles» (Hébreux 10. 26, 27). Cette connaissance apporte une crainte du péché. Comme nous apprenons à connaître Dieu comme notre Ami personnel à travers la repentance, le pardon et l’obéissance, notre service envers Lui est motivé par une sainte crainte, par amour et actions de grâces pour son Don ineffable de salut. « La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour » (1 Jean 4. 18). Notre crainte de Dieu n’en est pas une qui nous terrorise, mais une qui approfondit notre amour pour Lui. Lorsqu’elle est entièrement appliquée à nos vies, c’est la crainte qui enlève toutes les autres. Pourquoi alors qu’il y en a tellement qui permettent des nuages de crainte de s’emparer de leur cœur, de troubler leurs pensées et de noircir le chemin de la vie ? Le chemin de Dieu est un chemin de paix et de confiance.
Nous devons apprendre à bien connaître notre Père céleste. À mesure que nous devenons familiers avec Dieu, nous Lui remettons complètement le sort de notre vie, plaçant notre main en sécurité dans la sienne. Nous Lui parlons humblement des questions qui tourmentent nos pensées et de ces tristesses qui nous désespéreraient.
Nous avons l’exemple de l’apôtre Pierre, quand Jésus lui a demandé de marcher sur les vagues orageuses de la mer de Galilée. Pierre n’avait pas peur jusqu’à ce qu’il éloigne ses yeux du Seigneur et qu’il commence à regarder aux grandes vagues. Alors il commença à s’enfoncer (voir Matthieu 14. 24-31). À mesure que nous cherchons à être libérés de la crainte et que nous plaçons notre confiance en Dieu, son Esprit Saint nous parle par un murmure doux et léger. À mesure que nous regardons vers Lui et non à nos craintes, la tempête se calme. Il peut alors répondre à nos questions perplexes, remplacer nos doutes par la confiance et prendre notre main avec réconfort dans la sienne. Nous pouvons, par sa grâce, vaincre les effets paralysants de la crainte.
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