Vrais croyants en Jésus ou chrétiens de nom
- Croyants ou simples professants
Le terme « croyant », dans son sens biblique, désigne tous ceux qui ont cru Dieu, à quelque époque qu’ils aient vécu. Abraham est un croyant (Galates 3. 9), car « Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice » (Galates 3. 6).
Aujourd’hui, depuis la Venue du Fils de Dieu sur la terre, les croyants en Jésus sont encore ceux qui croient Dieu quand Il parle, c’est-à-dire ceux qui croient les paroles de Jésus (Jean 5. 24), la parole de l’Évangile (Actes 15. 7), la parole annonçant le Seigneur (Actes 11. 20-21 ; 16. 30-34), et se reposent pleinement sur son œuvre de salut, se tournant vers Lui et se joignant à Lui (Actes 5. 14 ; 9. 35 ; 11. 21, 24 ; 18. 5, 8 ; voir aussi Romains 10. 4). Ces croyants sont des chrétiens parce qu’ils portent le Nom de Jésus (Actes 11. 21, 24, 26). Ils ont reçu, par pure grâce et par le moyen de la foi (Éphésiens 2. 8), la vie divine, la vie éternelle, selon ce qui est écrit : « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 11-12).
Un vrai croyant est quelqu’un qui est né de nouveau (Jean 3. 3, 7, 14-16). Il ne s’agit pas de naissance naturelle ou de filiation. Avoir des parents croyants, avoir bénéficié d’une éducation chrétienne ou se rattacher à un rassemblement chrétien ne donne pas la vie nouvelle. Quelqu’un qui admet l’existence du Ciel et de l’Enfer, qui reconnaît même que Dieu existe et qu'Il nous demandera compte un jour de toutes nos actions, n’est pas nécessairement sauvé ou né de nouveau. En effet, les démons, eux aussi, croient que Dieu existe et qu’il y aura un lieu de tourment, mais ce n’est pas cela qui les sauve (Jacques 2. 19).
Un « croyant », un « chrétien né de nouveau », est quelqu’un qui, dans une sincère repentance , s’est reconnu pécheur devant Dieu et a accepté par la foi le fait que Jésus Christ est mort sur la croix pour porter ses péchés et que Dieu l’a ressuscité (Luc 24. 47 ; Jean 3. 3, 16 ; 5. 24 ; Actes 2. 38 ; 17. 30 ; 20. 21 ; 1 Jean 1. 9).
Beaucoup cependant, se proclament chrétiens sans être vraiment croyants au sens biblique du terme. Selon l’expression de Tite 1. 16, beaucoup « professent de connaître Dieu, mais par leurs œuvres ils le renient ». Et il y a aussi ceux dont les œuvres sont trompeuses. Tout être humain qui déclare se rattacher à Christ, c’est-à-dire être chrétien, est un « professant » du christianisme. Mais pour être sauvé, cette déclaration doit s’accompagner de la foi dans le cœur (Romains 10. 9).
Ainsi nous utiliserons l’expression « chrétiens de nom » pour désigner ceux qui se disent chrétiens, mais n’ont que l’apparence de la vie. Nous les désignerons ainsi pour la clarté de l’exposé en sachant bien qu’il ne nous est souvent pas possible de les distinguer des vrais croyants, car Dieu seul connaît l’état réel des cœurs (2 Timothée 2. 19).
- Le sort des chrétiens de nom
Tous ceux qui ne sont que des chrétiens de nom, passeront effectivement l’éternité en Enfer « dans les ténèbres de dehors » (Matthieu 8. 12 ; 22. 13 ; 25. 30). La parole prononcée par le Seigneur Jésus Lui-même est déterminante : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux ; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom, et n’avons-nous pas chassé des démons en ton nom, et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom ? Et alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui pratiquez l’iniquité ! » (Matthieu 7. 21-23).
Dans ce passage le Seigneur Jésus ne parle ni des incrédules ni des êtres humains qui ignorent tout de la foi puisqu’ils désignent le Christ comme leur Seigneur et sont même très zélés dans l’activité chrétienne. Pourtant il leur déclare sans équivoque qu’ils sont perdus. Insistons sur le fait qu’il ne dit pas : « Je vous ai bien connus, mais maintenant je ne vous connais plus » ; au contraire, sa Parole, une parole de jugement (Jean 12. 48), retentit ainsi pour tous ces chrétiens de nom : « Je ne vous ai jamais connus ». Ainsi ces êtres humains n’ont jamais fait partie des siens ! Pour le salut, dire simplement « Seigneur, Seigneur » ne suffit pas : il faut faire la volonté de Dieu son Père. Et celle-ci ne consiste pas en premier lieu à « prophétiser », « chasser les démons » et s’occuper d’activité chrétienne, mais à croire au Seigneur Jésus-Christ. Ceux qui demandaient à Jésus : « Que ferons-nous pour faire les œuvres de Dieu ? » reçurent comme réponse : « C’est ici l’œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu’il a envoyé » (Jean 6. 28, 29). AMEN !!!
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