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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Le Salut en Jésus-Christ est l’œuvre de Dieu

15 Juin 2023 Publié dans #Salut

Déjà l’Ancien Testament déclarait que tout ce que Dieu fait subsiste à toujours (Ecclésiaste 3. 14a). Combien plus pouvons-nous nous attendre à ce que le salut opéré par Dieu dans le don de son Fils Jésus ait pour nous des conséquences éternelles !

- Dieu achèvera son œuvre

Je suis « assuré de ceci même, que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre, l’achèvera jusqu’au jour de Jésus Christ » (Philippiens 1. 6).
Et encore : « Jésus Christ, qui aussi vous affermira jusqu’à la fin pour être irréprochables au Jour de notre Seigneur Jésus Christ » (1 Corinthiens 1. 7-8 ; voir aussi
2 Thessaloniciens 3. 3).
Ces deux versets montrent clairement que Dieu poursuit en nous son œuvre jusqu’à ce que nous atteignions la gloire. Pourtant, celui qui pense que le croyant peut perdre le salut, citera aussitôt le passage : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé » (Matthieu 24. 13). Il sous-entend par là, qu’il y a des croyants qui ne persévèrent pas et qui seront perdus, mais cette déduction est fausse.
Dans les deux versets cités, il n’est pas parlé de notre persévérance, mais de la persévérance de Dieu et de celle du Seigneur Jésus. L’œuvre de la conversion et de la foi dans nos cœurs n’est pas vue ici comme notre œuvre, mais comme l’œuvre de Dieu, et par là on touche le fond du problème.

Par la prédication de l’Évangile, Dieu met l’être humain devant sa responsabilité de recevoir la Bonne Nouvelle du Salut : « Que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » (Apocalypse 22. 17). Un évangéliste devrait toujours présenter le salut de telle sorte qu’il soit clair que la responsabilité se trouve du côté du pécheur, sans pourtant oublier l’autre face : le salut d’un pécheur est l’œuvre de Dieu.
Nous ne pouvons pas concilier ces deux choses avec notre intelligence limitée. Nous devons les recevoir toutes les deux par la foi pour ne pas tomber dans des conceptions opposées, inspirées d’un seul des deux aspects de la vérité. En effet, certains insistent uniquement sur la responsabilité du pécheur de se convertir, et font ainsi du salut une affaire humaine, tout en maintenant que Christ a dû donner sa vie sur la croix pour que ce salut soit possible. D’autres excluent la responsabilité de l’être humain et disent : « cela ne peut que t’être donné ; Dieu doit l’accomplir ».

Quoi qu’il en soit, Dieu achèvera l’œuvre qu’il a commencée et Jésus Christ nous affermira jusqu’à la fin. La question n’est pas de savoir si nous persévérons, mais si Dieu persévère. Et puisqu’il persévère, nous persévérons par Lui jusqu’à la fin.
Dieu achèvera son œuvre en nous, malgré nos défaillances, parce que Jésus-Christ est le Médiateur de notre salut. Il intercède continuellement dans le Ciel pour chacun de nous et son intercession est toujours efficace car elle est fondée sur la valeur éternelle de son sang devant Dieu. Ainsi, nous sommes continuellement « sauvé par sa vie »
(Romains 5. 10), car « il est toujours vivant pour intercéder » (Hébreux 7. 25 ; voir aussi 1 Jean 2. 1) pour nous.

- Une nouvelle création

« Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont faites nouvelles » (2 Corinthiens 5. 17). Voilà une preuve supplémentaire de l’éternité du salut.

Adam est le chef de race de tous les êtres humains. Parce qu’il s’est rendu indépendant de Dieu dans le jardin d’Éden, il est devenu un pécheur dans sa nature et dans ces actes. Aussi, tous ses descendants sont nés pécheurs et sur tous repose la sentence de mort (Romains 5. 12 et 2 Corinthiens 5. 14).
Jamais un être humain n’est venu au monde sans être de la race d’Adam, sauf le Seigneur Jésus Christ. Il fut conçu de l’Esprit Saint de façon miraculeuse
(Matthieu 1. 20 ; Luc 1. 35). Trois versets rendent clairement témoignage de sa pureté absolue : Il « n’a pas commis de péché » (1 Pierre 2. 22), témoigna Pierre. Il « n’a pas connu le péché » (2 Corinthiens 5. 21) (Il n'a jamais commis de péché) écrit Paul. « Il n’y a point de péché en lui » (1 Jean 3. 5) déclare Jean. Jésus Christ est descendu vers nous, a pris nos péchés sur Lui, fut fait péché, et entra volontairement dans la mort. Il est descendu dans l’abîme, dans lequel nous nous trouvions spirituellement par rapport à Dieu. Mais Il est aussi ressuscité. Il n’est pas resté dans la mort, mais en est sorti en puissance et avec majesté par la Résurrection. Cependant, ce n’est pas seulement pour Lui que Jésus a fait cela. L’Écriture dit : « (Dieu) nous a vivifiés ensemble avec le Christ… et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus » (Éphésiens 2. 5-6).

Cela signifie que Dieu ne nous a pas de nouveau replacés dans la condition où se trouvait Adam avant sa chute, mais qu’il a créé pour nous quelque chose d’entièrement nouveau : nous appartenons maintenant, en Christ, a une nouvelle création, sur le terrain de la résurrection.
Et parce que nous appartenons à la nouvelle création, nous ne pouvons plus jamais être perdus.

"Encore une fois : Oui, mais…"

Certains peuvent se demander : « Est-ce que cela n’est pas seulement valable tant que l’on garde la foi ? »

Nous n’avons pas décidé nous-mêmes de naître, dans la première création, comme descendants d’Adam. De même, la nouvelle création n’est pas notre œuvre mais celle de Dieu : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie ; car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus, pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles » (Éphésiens 2. 8-10).

Ce passage, et d’autres avec lui (2 Corinthiens 5. 15-18 ; 2 Timothée 1. 9-10 ; Romains 3. 28), montrent très clairement que le salut est l’œuvre de Dieu. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que Dieu veut ôter tout motif qui pourrait entraîner le pécheur sauvé à se glorifier et à s’élever. Si nous étions sauvés sur le principe de nos propres œuvres, alors nous pourrions nous glorifier de quelque chose. Mais, dit les Saintes Écritures, nous ne pouvons être sauvés que sur le principe de la foi dans l’œuvre accomplie par Jésus Christ.

Si cette foi résultait de notre propre capacité, alors nous aurions de quoi nous glorifier. Mais la Parole montre que la foi elle-même fait partie du don de Dieu (Éphésiens 2. 8 ; Philippiens 1. 29). Si la persévérance dans la foi dépendait de nous-mêmes, alors nous pourrions encore s’en glorifier. Mais ce motif de nous glorifier nous est aussi retiré. Car c’est l’œuvre de Dieu du début jusqu’à la fin. Dieu a achevé en nous ce qu’Il a commencé. Nous sommes une nouvelle création en vertu de ce qu’Il a fait. Jamais nous ne pourrons détruire l’œuvre de la nouvelle création de Dieu en nous.

Le croyant appartient à cette nouvelle création. Nous étions perdus à la suite d'Adam, le chef de la première création, qui a failli et est tombé. Nous sommes sauvés parce que, Jésus-Christ, le Chef de la nouvelle création ne sera jamais ébranlé et ne faillira jamais.

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