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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

La Grâce de Dieu dans le Salut

6 Juin 2023 Publié dans #Salut

Écoutons les déclarations de Dieu :

« Moi, moi, je suis l’Éternel, et hors moi il n’y en a point qui sauve… C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même ; et je ne me souviendrai pas de tes péchés » (Ésaïe. 43. 11, 25).

« De Dieu juste et sauveur, il n’y en a point si ce n’est moi. Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre » (Ésaïe. 45. 21-22).

« Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19. 10).

« Vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Éphésiens 2. 8).

Sauver ce qui était perdu, voilà le salut. Les passages cités montrent clairement que le Salut est l’œuvre de Dieu, et que l’être humain le reçoit par le moyen de la foi. C’est pourquoi nous parlons du salut de ceux qui croient, du salut des croyants.

Cette œuvre, Dieu l’a accomplie par son Fils unique Jésus-Christ qui « est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l’auteur du salut éternel » (Hébreux 5. 9). Ce salut éternel, appelé en Hébreux 2. 3 « un si grand salut », est donc une œuvre divine que l’être humain reçoit gratuitement comme un don. « Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Romains 6. 23).

Le salut va de pair avec la nouvelle naissance, la communication de la vie divine, la vie éternelle, et la participation à la nouvelle création. « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création » (2 Corinthiens 5. 17) ; « nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance afin que nous marchions en elles » (Éphésiens 2. 10).

La nouvelle naissance n’annule pas la responsabilité du croyant, elle l’affirme au contraire. Devenu enfant de Dieu, il est responsable de marcher comme tel : « marchez comme des enfants de lumière » (Éphésiens 5. 10). S’il ne marche pas ainsi, il aura affaire à la discipline de Dieu, « nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde » (1 Corinthiens 11. 32).

Pour le croyant en Jésus, le jugement est passé parce qu’il a été porté à sa place par Christ, une fois pour toutes sur la croix. « En vérité, en vérité je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).

D’une part, avoir conscience que son salut est l’œuvre de Dieu remplit de certitude le cœur du croyant. « Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13). D’autre part, le croyant ne peut en aucune manière se prévaloir du caractère définitif de ce que Dieu a fait pour lui, pour agir comme bon lui semble et mépriser les injonctions de la Parole de Dieu de la même manière que les incrédules dont le chemin va à la perdition. Agir comme eux volontairement et y persister serait démontrer que l’on ne connaît pas Dieu.

Nos cœurs sont aussi réticents à accepter « la vraie grâce de Dieu » (1 Pierre 5. 12) que disposés à la changer « en dissolution » (Jude 1. 4). Aussi la Bible abonde-t-elle en passages qui établissent le Salut de Dieu, et d’autres qui insistent sur la responsabilité de l’être humain. L’esprit de l’être humain qui n’accepte pas entièrement l’un et l’autre trouve des contradictions là où Dieu veut nous enseigner en mettant en échec nos raisonnements.

L’œuvre divine du salut ne peut être détruite, et à ce propos, chaque être humain en a une responsabilité quel qu’il soit, incrédule ou croyant. Pour nous enfants de Dieu, notre désir, comme notre prière, est que les êtres humains soient amenés à réaliser en même temps « l’heureuse liberté d’un fils devant son Père, et le saint tremblement d’un mortel devant Dieu » D’après Adolphe MONOD, Cantique 90 des « Hymnes et Cantiques »

Heureux celui qui accepte la vraie grâce du Dieu Sauveur et la responsabilité du croyant de marcher en conséquence, sans chercher à les mettre en opposition ! il écoute la voix du Bon Berger et se repose paisiblement sur sa Parole : « Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et moi, je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de ma main » (Jean 10. 27-28).

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